Le Fil du BBF

2nde édition de la « rentrée littéraire accessible »

Après une première édition réussie, la deuxième « Rentrée littéraire accessible » du Syndicat national de l’édition (SNE) a regroupé encore davantage d’éditeurs, soit 49 maisons d’éditions.

Cet événement, organisé par le SNE en partenariat avec la BnF et le Centre national du livre (CNL), permet aux personnes handicapées visuelles de lire en format accessible de nombreux ouvrages de la rentrée littéraire, à partir de fichiers numériques utilisables sur ordinateur. Cette initiative souligne également l’engagement du secteur du livre en faveur de l’accessibilité.

Le principe : les éditeurs transmettent leurs fichiers de la rentrée littéraire à des structures chargées de les adapter. Celles-ci créent ainsi des livres audio, en braille ou en gros caractères, qui proposent une navigation par chapitre, une indexation du contenu, une lecture des notes de bas de page et une possibilité de marque-page. Administrée par la BnF, la plateforme Platon fait le lien entre les éditeurs et les associations partenaires de l’événement : l'AVH (Association Valentin Haüy), BrailleNet, GIAA (Groupement des intellectuels aveugles ou amblyopes), l'INJA (Institut national des jeunes aveugles) et Lisy (Lire sans les yeux). Ces associations proposent alors à leurs membres l’accès aux publications adaptées, celles-ci représentant 85 % des titres présents sur les listes des sélections des prix littéraires.

Pour sa deuxième édition, la « Rentrée littéraire accessible » permet ainsi aux personnes handicapées visuelles d’accéder à 233 ouvrages, les plus jeunes n’étant pas oubliés avec 23 titres qui leurs sont destinés.

Près d’un français sur dix lecteur d’e-books

Le Groupement pour le développement de la lecture numérique (GLN) et la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi) viennent de publier les résultats de leur enquête conduite avec l’Ifop sur « les perceptions et usages du livre numérique ».

Dans cette étude, on apprend notamment que 11% des Français lisent des livres numériques. La moitié de ces lecteurs a d’ailleurs commencé à utiliser les e-books grâce à leur matériel (tablette, PC portable, liseuse, etc.). De plus, si la tablette reste le dispositif le plus utilisé, la liseuse est l’appareil considéré le plus satisfaisant pour la lecture numérique. La rapidité et la fluidité d’accès aux e-books est aussi régulièrement mise en avant.

Concernant les achats, les titres gratuits restent les plus téléchargés, même si deux tiers des lecteurs disent avoir acheté au moins un e-book dans l’année écoulée. La moitié de ces lecteurs numériques pratique également le partage d’e-books.

Enfin, ce sont les personnes les plus équipées et les plus à l’aise avec le numérique qui adoptent le plus facilement ce mode de lecture (34% des lecteurs), la moitié d’entre elels déclarant même lire moins de livres papier depuis qu’elles lisent en numérique.

Lire pour payer ses frais de retard à la bibliothèque

Jusqu’au 25 octobre, les jeunes abonnés de l’ensemble des bibliothèques de Montréal (âgés de 13 ans et moins), ont la possibilité de s’acquitter de leurs frais de retard en minutes de lecture grâce à l’opération « Lire c’est payant ».

En effet, si l'inscription aux bibliothèques de Montréal est gratuite, un retard de retour de livre coûte 0,10 $ par jour et par document. A partir de 2 $, le paiement de cette « amende » devient obligatoire avant de pouvoir emprunter de nouveaux documents.

Or, grâce à ce système, 0,10 $ des frais de retard sont retranchés du total à payer par minute de lecture en bibliothèque. Mise en place pour notamment éviter que des jeunes ne fréquentent plus les bibliothèques à cause de frais de retard trop importants, cette campagne devrait aussi permettre de ramener des documents non retournés depuis longtemps et considérés comme « perdus ».

Une bibliothèque innove en fabriquant des e-books

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Expérimentation de fabrication d'ebooks à la BCUL

La Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne (BCUL) s'est toujours penchée sur la question de la restauration des livres, de leur entretien et de leur conservation. Ces dernières années, avec l’arrivée de la lecture numérique qui a bousculé les pratiques bibliothécaires, de nouvelles interrogations dépassant la simple constitution des collections sont apparues.

Des bibliothécaires de la BCUL, afin de mieux appréhender l’univers de la lecture numérique, ont ainsi décidé de se prêter au jeu de la conception d’e-books. Après une phase de recherche puis de création, deux livres numériques ont pu voir le jour :

  • un mode d’emploi de l’outil de découverte « RERO Explore » destiné à la recherche dans les collections de la bibliothèque,
  • une plaquette de présentation de Cinespace, l’espace dédié au cinéma à l’Unithèque.

Ces deux e-books sont disponibles gratuitement aux formats ePub, PDF et Mobi.

Une nuit des bibliothèques à Lille

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La nuit des bibliothèques

Le 18 octobre, Lille Métropole organise la « nuit des bibliothèques », événement auquel  participent 65 bibliothèques et médiathèques de 50 communes différentes. Pour cette grande première, un parrain de choix a été invité : il s’agit de Pierre Lemaître, prix Goncourt 2013 pour « Au revoir là-haut », auteur de polars et adepte des bibliothèques.

Ce samedi, les établissements ont donc prévu d’ouvrir et de faire découvrir de façon originale leurs collections et services. Un riche programme d'animations autour du partage du savoir est prévu : lecture de contes pour les enfants, lectures adultes, théâtre, musique et chanson, cours de cuisine. Les plus jeunes seront même invités à résoudre des enquêtes policières.

Si certaines animations débuteront dès la matinée, la majorité de celles-ci s’ouvriront en début de soirée pour se terminer vers à 22 heures et faire vivre cette première nuit des bibliothèques.

Vers un déploiement des archives françaises dans les bibliothèques

Afin de conserver un historique de l’internet français, le « dépôt légal de l’internet » a pour objectif de sauvegarder dans le temps un échantillon représentatif du web français. Depuis 2006, c’est la BnF qui a pour mission de collecter, conserver et communiquer les sites internet du domaine français au titre du dépôt légal. Ainsi, ses robots « moissonnent » le web en copiant des milliers de pages web : 460 téraoctets de données archivées sont, à ce jour, disponibles.

Pour faciliter la consultation de ces « archives françaises du Web », jusqu’alors seulement accessibles depuis les locaux de la BnF, le ministère de la Culture et de la Communication a publié un arrêté autorisant une vingtaine de bibliothèques municipales et départementales à proposer un accès à ces fonds. Le déploiement de ce dispositif sera progressif et devrait être achevé d’ici 2016.

« A un flash d’une bonne histoire »

Jusqu’à la fin du mois de novembre, l’attente des voyageurs parisiens pourra être agrémentée par un dispositif de lecture sur smartphone.

En partenariat avec la société Premierchapitre, la RATP et la Ville de Paris viennent d’installer un service de lecture numérique dans les abribus situés aux abords de la gare de Lyon. Ainsi, un simple scan des QR codes affichés sur place permet d’accéder aux premiers chapitres des livres sélectionnés par les bibliothécaires de la médiathèque Hélène Berr.

Voulant donner aux passagers l’envie de découvrir la suite des ouvrages et de se rendre en bibliothèque, la sélection des titres disponibles s’enrichira toutes les deux semaines.

Signature de la première déclaration européenne pour le livre


A l’occasion de la Foire du livre de Francfort et à l’initiative du CNL, plusieurs responsables d’organismes européens du livre vont, ce jeudi 9 octobre, signer la première déclaration commune pour le livre, en présence des partenaires français et des fédérations professionnelles européennes.

Selon un communiqué du Centre national du Livre, cette déclaration a pour but de « garantir le droit des auteurs et préserver ceux des lecteurs », de favoriser « un taux de TVA réduit sur les livres imprimés et numériques », ainsi que de contribuer au libre choix du lecteur, c’est-à-dire à « l’interopérabilité permettant de lire n’importe quel ouvrage sur l’appareil de son choix ».

La BnF accueille le Sommet du livre 2014

Lancé par la bibliothèque du Congrès en 2012, le Sommet du livre est devenu depuis un événement international. L’édition 2014 de Paris, organisée par la BnF en partenariat avec le CNL, abordera à travers différentes conférences et tables rondes les questions de dialogue interculturel et celle du numérique en tant que nouveau lieu de mémoire.

Ce forum international se tiendra lundi 13 octobre dans le Grand Auditorium de la Bibliothèque nationale de France, autour de deux sessions :

  • « Paris, Babel littéraire »,
  • « Le numérique, nouveau lieu de mémoire ».

Plus d’informations sur le site de la BnF.

Europeana newspapers, un projet européen de numérisation

Projet financé par la Commission européenne, Europeana Newspapers a pour objectif de numériser des journaux historiques afin de les rendre disponibles en accès libre et d’y simplifier les recherches.

Une fois numérisés, les journaux se retrouvent la plupart du temps sous format image, ce qui rend inefficace la recherche de mots dans le texte. Europeana Newspapers vise ainsi à reproduire  l’intégralité du texte d’environ 10 millions de pages de journaux, ce qui permettra une recherche rapide et ciblée sur des critères bien précis. De plus, les pages issues de ce processus de numérisation feront partie du domaine public et chacun des titres sera librement consultable (bibliothèques numériques Europeana et The European Library).

Europeana Newspapers se propose aussi de sensibiliser toute personne intéressée par la numérisation de contenus, en organisant des ateliers et des journées d'information sur les défis techniques du projet, son contenu et ses enjeux politiques.

Le 27 novembre 2014 se tiendra une journée d'information d'Europeana Newspapers au Grand auditorium de la BnF, où seront notamment abordés l’accès aux documents numérisés, ainsi que les attentes et les pratiques des utilisateurs.

Plus d'informations sur le site du projet Europeana newspapers.

Quelle accessibilité numérique des portails de bibliothèques ?

Au regard de la lenteur de l’évolution du web dans la prise en compte des normes d’accessibilité, le ministère de la Culture et de la Communication, sur proposition de Tosca Consultants et de pixFL et en coopération avec l’association BrailleNet, a lancé une étude sur l’accessibilité numérique des portails de bibliothèque en France.

Cette enquête comprend deux volets :

  • l’un quantitatif, qui s’appuie sur 80 BM, 40 bibliothèques intercommunales, 10 BDP ainsi que sur les portails de la BnF, de la BPI et de la Ville de Paris,
  • l’autre qualitatif, souhaitant dégager les points positifs et les améliorations possibles de la dizaine de sites internet de bibliothèques étudiés.

Alors que les résultats de l’analyse quantitative ont été publiés le 25 septembre 2014, ceux de l'analyse qualitative devraient l’être début décembre.

Plus d’informations sur le site web de l’étude.

Projet d’étude sur les horaires d’ouverture des bibliothèques

La BPI et le Service du livre et de la lecture (SLL) du ministère de la Culture et de la Communication ont lancé, début septembre, un appel d’offres pour la conduite d’une enquête analysant les impacts sur les bibliothèques territoriales et leurs collectivités des projets d’aménagements d’horaires récemment conduits par certains de ces établissements.  

Plus d’informations sur le site du BOAMP (Bulletin officiel des annonces des marchés publics).

Un projet Biblio Remix mis en place

Plus d’un an après le lancement de Biblio Remix, dispositif d’expérimentation, d’invention et de création participatives autour des services en bibliothèque, la ville de Rennes va accueillir la première mise en œuvre d’un des projets.

Intitulé Agora, celui-ci propose de mettre en en place un « tiers-lieu » au sein des bibliothèques, afin qu’un intervenant puisse, en « empruntant un créneau de temps »,  venir « faire une animation, une performance artistique, un débat ou encore un cours de cuisine ». C’est la bibliothèque rennaise Lucien Rose qui accueillera ce nouvel atelier (dénommé Carte blanche à Lucien Rose) et qui verra, à partir du mois d’octobre, « des individuels, collectifs ou associations (...) venir un samedi après-midi sur trois proposer une animation dans le hall de la bibliothèque ».

Des titres de littérature classique en accès libre


TV5 Monde vient de lancer sa bibliothèque numérique qui propose l’accès à 201 ouvrages issus de la littérature classique française.

Proposant notamment des œuvres de Balzac, Hugo, Proust et Maupassant, la bibliothèque offre également aux titres disponibles une valeur ajoutée :

  • un ouvrage est mis en avant chaque semaine,
  • chaque livre possède une page dédiée,
  • chaque auteur dispose de sa propre fiche indiquant notamment les autres titres accessibles.

Chacun de ces 201 ouvrages est disponible gratuitement et téléchargeable aux formats ePub et pdf.

Netflix et médiathèques : la VOD en débat ?

L’arrivée en France du service de vidéos à la demande Netflix fait débat, notamment sur la question d’un impact possible sur l’offre de VOD en bibliothèque.

C’est d’abord Claude Poissenot, sociologue, qui a publié dans Livres Hebdo une tribune intitulée « Netflix contre les médiathèques » et dans laquelle il  soutient que  « Netflix et ses concurrents vont rendre obsolète » l’offre VOD proposée par les médiathèques.
Selon lui, les bibliothèques, très silencieuses à ce sujet, ont été totalement dépassées par  le « bruit » engendré par l’arrivée de Netflix. Ensuite, vient la singularité des offres : si Netflix propose un modèle simple et disposant d’une grande latitude d’action (accès direct, large catalogue, maîtrise des horaires, etc.), en revanche, la vidéo en médiathèque ne représente qu’une petite partie des fonds et des prêts, les principaux fournisseurs de DVD ne proposant que « depuis peu des services de VOD ». Ainsi, toujours selon Claude Poissenot, les médiathèques ne sont tout simplement pas perçues comme acteurs susceptibles de proposer un service VOD.
Pour le sociologue, les médiathèques « ont perdu la bataille de la communication » et doivent  véritablement s’interroger sur le « bien-fondé » de proposer une offre de VOD.  Alors que « la constitution des collections n’est pas en phase » avec l’univers d’Internet qui « privilégie le bruit à la pertinence », elles devraient plutôt s’orienter sur des services « financièrement avantageux pour les usagers », simples d’utilisation, au catalogue important et proposant des « blockbusters ».

En réponse à cette tribune, Jean-Yves de Lépinay, président de l’association Images en bibliothèques, minore, dans un communiqué, le propos de Claude Poissenot en assurant que « Netflix ne change sans doute à peu près rien à la question de la VOD portée par les médiathèques ». Pour lui, le silence des médiathèques n’existe pas. Il s’avère par contre que leur voix est « hélas trop faible et qu’elle ne peut empêcher une méconnaissance (…) de la place tenue par les médiathèques dans la diffusion du cinéma et de l’audiovisuel ».
Jean-Yves de Lépinay argumente son propos en citant les « centaines de milliers de DVD empruntés par les usagers des médiathèques », ainsi que nombre d’actions organisées dans toute la France : séances de projection largement plébiscitées, partenariats avec de nombreux festivals et salles de cinéma, participations à des actions avec les scolaires, etc. Surtout, il cite les « 500 médiathèques publiques en France » qui communiquent et « s’engagent dans la mise en œuvre  de services de VOD », tout en certifiant qu’aujourd’hui « plusieurs dizaines de milliers de personnes utilisent régulièrement ces services ».

Le président d’Images en bibliothèque en profite pour citer une déclaration de Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, qui rappelait que contre le piratage, « la meilleure parade est une offre légale de qualité ». Or, J.-Y. de Lépinay stipule que, depuis toujours, « le modèle des bibliothèques publiques » est basé sur ce type d’offre légale, « respectueuse des droits des auteurs et des producteurs et fondée sur le partage ».
Pour lui, à l’heure où la « densité du réseau des médiathèques est unique (…) la VOD en bibliothèque est une chance à saisir » et il est donc « urgent » de mettre en place une « vaste et officielle » réflexion quant à son devenir.

Et vous, pensez-vous que l’arrivée de Netflix aura un impact sur l’offre de VOD proposée par les médiathèques ?

La bibliothèque Diderot de Lyon : un espace en perpétuelle évolution

Née en septembre 2012 des fusions successives des bibliothèques de l’ENS Lyon avec la BIU Lsh (Lettres et sciences humaines) et la bibliothèque de l’INRP (Institut national de la recherche pédagogique), la Bibliothèque Diderot de Lyon est aujourd’hui une bibliothèque pluridisciplinaire de lettres, langues, sciences humaines, éducation et sciences. CADIST en Éducation et pôle associé de la Bibliothèque nationale de France, s’inscrivant dans le réseau des bibliothèques d’étude et de recherche lyonnaises, elle est ouverte à tous les étudiants, enseignants et chercheurs de Lyon et de sa région,  ainsi qu’au grand public.

Proposant six salles de lectures, elle rassemble plus de 1,2 million de documents et de ressources électroniques répartis en deux lieux : le site Descartes (collections de lettres, langues, sciences humaines et sociales, de recherche, du patrimoine et du CADIST Education, etc.) et le site Monod (collections du pôle Sciences : mathématiques, informatique, physique, chimie, biologie et sciences de la Terre). Concernant sa politique documentaire, la bibliothèque Diderot (qui, elle aussi, doit faire face aux restrictions budgétaires) consacre peu d’investissements aux revues papier, contrairement aux abonnements aux ressources numériques, pour lesquels la moitié du budget est consacrée.

Enfin, pour répondre aux nouvelles exigences du numérique et proposer un aménagement optimal, la bibliothèque va, durant les cinq prochaines années, porter plusieurs projets de développement :

  • l’engagement d’un travail de fond sur les diverses collections,
  • la reconfiguration des lieux de lectures (approche thématique, supports pour la lecture électronique et les usages distants, etc.),
  • l'aménagement d'espaces d’expositions, de conférences et de nœuds de convivialité pour les lecteurs.

Une nouvelle directrice aux Archives nationales


Dans un communiqué de presse, la ministre de la Culture et de la Communication Fleur Pellerin a annoncé la nomination de Françoise Banat-Berger, conservatrice générale du patrimoine, pour succéder à Agnès Magnien à la tête des Archives nationales.

En vertu de sa « capacité d’adaptation aux nouveaux enjeux des archives » ainsi que de son « attachement profond au réseau des services d’archives publiques », le ministère a souligné que  Françoise Banat-Berger possède toutes les qualités requises pour diriger les Archives nationales.

La nouvelle directrice devra relever plusieurs défis et notamment assurer « la bonne gestion des trois sites des archives nationales et tout spécialement celui de Fontainebleau, dont la situation nécessite un suivi particulier ». En effet, des milliers d’archives sont actuellement inaccessibles sur ce site qui menace de s’effondrer.

Forum d'Avignon 100% data


L’édition 2014 du Forum d'Avignon @Paris (visible en direct sur le site internet dédié), qui a cette année pour thème « réformer par la culture », s’est installée ce vendredi au CESE (Conseil économique, social et environnemental) pour un « forum 100 % data » construit de débats sur la question des données personnelles.

A cet égard, l’organisation a rédigé une Déclaration préliminaire des droits de l'homme numérique, qu'elle souhaite compléter puis présenter devant des instances internationales.

Ce forum et cette déclaration visent plusieurs objectifs :

  • finaliser la rédaction d’une déclaration des droits de l’homme numérique;
  • débattre des enjeux culturels des données personnelles, pour clarifier l’impact de l’empreinte numérique des citoyens et pour définir ces données dans les textes internationaux;
  • déterminer les perspectives juridiques et éthiques donnant la possibilité de respecter à la fois la diversité culturelle et l’identité individuelle;
  • construire un consensus au cœur des agendas des instances internationales pour porter une déclaration universelle au niveau de l’Europe et de l’Unesco.

Lettre de mission de l’IGB

Le BO a publié aujourd’hui la lettre de mission du MENESR (Ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche) transmise à l’Inspection générale des bibliothèques.

Le Ministère, au regard de l’évolution des bibliothèques inhérente au développement du numérique et à leurs nouveaux territoires d’intervention, a demandé à l’IGB d’inclure dans ses différents rapports « des recommandations concrètes et des pistes d'innovation concernant l'optimisation des moyens mobilisés au service des usagers ».

L’IGB devra plus particulièrement s’attacher aux évolutions de « l'organisation du travail, des horaires d'ouverture et des politiques d'acquisition et de conservation de documents physiques et numériques », ainsi qu’à la « coopération » entre les bibliothèques dans les secteurs de l'enseignement, de la recherche et de la culture.

Quelques missions thématiques :

  • pour le MENESR : les fusions d'universités et la documentation, le devenir des bibliothèques des organismes de recherche dans la transition numérique, l'offre numérique éditoriale et académique pour les étudiants;
  • pour le MCC : les besoins en équipements de lecture publique sur l'ensemble du territoire, le jeu dans les bibliothèques.

BU de Lille 1 : première pierre pour LILLIAD !

La bibliothèque universitaire de l’université Lille 1 deviendra à l’horizon 2016 le LILLIAD Learning Center Innovation. En effet, ce matin à 10h30 aura lieu la pose symbolique de la première pierre du chantier.

Notamment soutenu par  l’université Lille 1 et la région Nord-Pas de Calais, ce nouveau centre multimédia de ressources et de diffusion des connaissances sera installé au cœur du campus universitaire et sera ouvert aux entreprises, aux acteurs de l’innovation, à l’enseignement et au grand public.

Un nouveau service de prêt de livres numériques


Les bibliothèques municipales de Grenoble viennent de lancer Bibook, un nouveau dispositif de prêt de livres numériques développé dans le cadre du programme national Prêt numérique en bibliothèque (PNB).

Pionnière en matière de livre numérique, la ville de Grenoble offre avec cette nouvelle plateforme, un service continuellement mis à jour et proposant déjà 300 e-books au prêt, dont de nombreux ouvrages de la rentrée littéraire. La durée de prêt des livres numériques sur liseuse, tablette ou smartphone est de 28 jours et il est possible d’emprunter en même temps jusqu’à 5 e-books.

D’ici à la fin de l’année 2015, environ 1000 titres devraient être accessibles gratuitement sur Bibook.

Les bibliothèques pourront librement numériser certains livres


En arbitrant un litige opposant l’université technique de Darmstadt à une maison d’édition allemande, la Cour de justice de l'Union européenne vient d’arbitrer que les États membres de l’Union pouvaient autoriser les bibliothèques à numériser, sans l’accord des titulaires des droits, « certains livres de leur collection pour les proposer sur des postes de lecture électronique ».

Le Bundesgerichtshof (Cour fédérale de justice d’Allemagne) avait en effet saisi la Cour de justice de l’Union européenne afin de trancher le désaccord entre, d’une part, l’éditeur, qui souhaitait interdire à l’université Darmstadt de numériser le livre et, d’autre part, l’université qui a décliné l’offre de livre électronique de ce dernier et numérisé un des ouvrages afin de le proposer à la consultation sur des postes de lecture électronique.

Dans son arrêt, la Cour établit que même si le titulaire des droits propose à une bibliothèque un contrat d’utilisation du document, la directive sur le droit d’auteur n’interdit pas à celle-ci de « se prévaloir de l’exception prévue au profit des terminaux spécialisés », car sinon « elle ne pourrait pas réaliser sa mission fondamentale ni promouvoir l’intérêt public lié à la promotion des recherches et des études privées ». De même, la Cour de justice de l'Union européenne estime qu’à des fins de recherche cette directive n’empêche pas non plus les États membres d’accorder « aux bibliothèques le droit de numériser les œuvres de leur collection » pour les mettre à la disposition des particuliers au moyen de terminaux spécialisés.

En revanche, la Cour souligne que l’impression sur papier ou le stockage sur clé USB par des particuliers des livres numérisés par les bibliothèques n’est pas nécessaire « à la communication de l’œuvre aux usagers au moyen de terminaux spécialisés » et que, pour l’autoriser, des limites devront être mises en place par les états membres, comme « le paiement d’une compensation équitable aux titulaires de droits ».

3e édition de l’Observatoire du dépôt légal

La Bibliothèque nationale de France a récemment publié une nouvelle édition de l’Observatoire du dépôt légal : reflet de l’édition contemporaine. Le dépôt légal permettant à la BnF « de recevoir tout document édité, importé ou diffusé en France », ce document se présente comme une synthèse et une analyse statistique annuelle sur l’édition en France.

Couvrant l’ensemble des secteurs de l’édition (bases de données et internet, documents cartographiques, graphiques, multimédias, photographiques et sonores, livres, logiciels, musique imprimée, périodiques, vidéogrammes) ainsi que tous les secteurs éditoriaux, cette étude établit qu’en 2013, 74 818 livres ont été enregistrés, pour 7 660 déposants actifs.

Montrant que ces chiffres sont supérieurs aux années précédentes (7 289 déposants en 2012 et 7 206 en 2011), cette édition de l’Observatoire du dépôt légal permet également de remarquer un certain nombre de tendances :

  • Le dépôt légal des livres est diversifié : en effet pas moins de 86,6 % des déposants font enregistrer entre 1 et 10 livres, 12 % en déposent entre 11 et 100, et seulement  1,5 % plus de 100.
  • Le nombre de nouveaux déposants est élevé (2 584, soit plus du tiers des déposants).
  • Le quart des déposants est parisien (23 %), ces derniers effectuant plus de la moitié des dépôts (51 %) et l’Ile-de-France totalisant le tiers des déposants pour deux tiers des dépôts (64 %).

Villeurbanne : vente de livres à des tarifs préférentiels

Les médiathèques de Villeurbanne vont, du 15 au 21 septembre, procéder à la vente de divers ouvrages (livres, bandes dessinées, dictionnaires, CD, etc.). L’événement proposera environ 20 000 titres au grand public à des tarifs très intéressants (1 à 3 euros).

Ouverte à tous, la vente sera accessible dans le hall d'exposition de la Maison du livre, de l’image et du son (247 cours Emile-Zola) :

  • le lundi 15 septembre, de 14 heures à 18 heures,
  • du mardi 16 au vendredi 19 septembre, de 11 à 19 heures,
  • les samedi 20 et dimanche 21 septembre, de 10 à 18 heures.

Lancement d’une nouvelle collection d’e-books

BnF-Partenariats, filiale de la Bibliothèque nationale de France, vient de lancer BnF collection ebooks, une « collection de livres numériques de référence publiée en haute qualité éditoriale au format epub ».

Pour compléter les cinquante titres déjà disponibles, une nouvelle sélection viendra chaque mois enrichir une collection qui sera largement diffusée. En effet, les livres numériques seront accessibles en streaming ou en téléchargement à partir de toutes les plateformes de distribution (iBooks Store, Fnac, Amazon…), mais également « dans le cadre de services enrichis auprès des entreprises » ou des institutions culturelles.  

Compatible avec des supports de lecture tels que les smartphones, tablettes et liseuses, cette nouvelle offre « apporte à la lecture en mobilité un choix de textes uniques ».

PNB : lancement officiel

Après avoir été testé durant plusieurs mois, le prêt numérique en bibliothèque vient d’être ouvert au public. D’après le communiqué de presse de l’éditeur Archimed, le service est en effet désormais disponible sur le portail du réseau des médiathèques de l’agglomération de Montpellier, où une sélection de livres numériques est proposée sur place, ainsi qu'en prêt par téléchargement, aux lecteurs de l’agglomération.

Composé de milliers de titres, le catalogue PNB s’enrichira au fur et à mesure que de nouveaux  éditeurs rejoindront la démarche.

Pour en savoir plus : consultez le communiqué de presse d’Archimed

Des e-books gratuits dans les TER

La SNCF vient de lancer, à titre expérimental, une bibliothèque de livres numériques à destination des utilisateurs du réseau TER Lorraine. S’associant avec la région Lorraine et les éditeurs StoryLab Éditions et Parallèles Éditions, elle présente une sélection d’auteurs régionaux, d'auteurs contemporains, et de classiques de la littérature française (Fables de la Fontaine, Germinal, etc.).

Les ouvrages proposés sont pour la plupart disponibles gratuitement : un simple scan des QR Codes affichés dans les wagons permet d’y accéder facilement. Etant le plus souvent des nouvelles ou des romans assez courts, les titres mis à disposition ne nécessitent pas un temps de lecture trop long et s’adaptent donc très bien à de petits trajets en train.

IFLA : cérémonie de clôture


La cérémonie de clôture du congrès de l’IFLA, jeudi 21 août, fut l’occasion de célébrer et remercier.

La présidente de l’IFLA et les principaux responsables de la fédération remirent ainsi le prix du meilleur responsable de la communication d’une entité IFLA (à Raphaëlle Bats, pour la section Library Research and Theory) et du meilleur poster IFLA 2014 (à l’ALIA, l’association des bibliothécaires australiens), décernèrent un « Scroll of Appreciation » au Comité national d’organisation d’IFLA 2014 et à Réjean Savard (EBSI, Montréal) pour ses « services distingués » à l’IFLA et au multilinguisme, remirent la médaille de l’IFLA à Pascal Sanz (CFIBD), à Peter Lor (université de Pretoria), à la BnF et à Jesus Lau (université Veracruzana, Mexico) et un « Honorary Fellow », la plus haute distinction, à Alex Byrne, président de l’IFLA de 2005 à 2007. L’importance de la Déclaration de Lyon fut rappelée par Bruno Racine (BnF) et Georges Képénékian (Ville de Lyon).

Les remerciements tombèrent en pluie abondante sur les volontaires, sur l’équipe projet, sur les traducteurs et les multiples responsables des multiples activités qui se déroulèrent lors du congrès : 3991 participants, 296 volontaires, 227 réunions et sessions, 225 posters exposés, 23118 tweets…

La présidente, Sinikka Sipilä, annonça qu’après Le Cap (congrès 2015), c’était la ville de Colombus (Ohio) qui avait été choisie pour le congrès 2016.

Un congrès 2014 très réussi de l’avis des participants, auquel le beau temps, les terrasses ensoleillées, la gastronomie lyonnaise, la qualité de l’accueil et de l’organisation, les films des frères Lumière, la soirée dansante apportèrent la très appréciée « French Touch ».

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