Dans cette lettre, l’ABF interpelle notamment Emmanuel Macron au sujet des bibliothèques et de la lecture publique en France et sur ses propositions d’élargissement des horaires d’ouverture, de diversification des publics, de maillage du territoire, de pluralisme et de développement des pratiques numériques.
L’ABF souhaite également pouvoir travailler avec le président Macron et son équipe à « la reconnaissance du rôle des bibliothèques comme acteur du développement durable des territoires, comme outil incontournable des politiques publiques et moyen de contribuer à l’égalité des chances ».
Dans le cadre du projet ISTEX (dont l’ambition est de renforcer la recherche et l’enseignement supérieur français sur la scène mondiale), les chercheurs français auront désormais accès aux collections historiques et contemporaines des eBooks Springer.
Springer et l’ABES (Agence bibliographique de l’Enseignement supérieur) ont en effet signé une licence nationale inédite donnant accès à quatre collections complètes de livres électroniques. Cet accord mettra à la disposition de la communauté scientifique française une des plus grandes collections de livres électroniques scientifiques et techniques au monde (33 000 titres de livres électroniques en mathématiques, physique et astronomie, chimie et sciences des matériaux et ingénierie). Les titres seront disponibles sur la plateforme SpringerLink de Springer.
Si les lycéens « constituent un public encore mal connu des bibliothèques de l’enseignement supérieur », leur accueil représente un enjeu réel parce qu’ils sont « de futurs étudiants pour qui la fréquentation de la bibliothèque constitue l’un des premiers contacts avec l’université et les services qu’elle propose ».
l’accueil des lycéens en tant que public individuel ;
les actions et canaux de communication ;
la perception des lycéens par les personnels et les usagers.
Si l’accueil des lycéens est « diversement appréhendé et valorisé » en fonction des établissements, l’étude montre que « peu de services sont conçus pour répondre [à leurs] éventuels besoins (…) tout au long de l’année ou sur des périodes qui correspondent à leur calendrier ». Une réflexion est à mener quant à « la diversité et les spécificités de ces publics ainsi que sur leurs usages et leurs besoins au regard des particularités de chaque bibliothèque ».
Intitulé Une bibliothèque dans la ville, cet échange illustre la position du Premier ministre quant à la place que doit tenir la bibliothèque dans la politique culturelle.
Le 20 avril dernier, le Réseau francophone numérique (association internationale créée en 2016 et regroupant 26 institutions documentaires dans le monde), a lancé sa bibliothèque numérique.
Dans le département du Val-de-Marne, l’association Valmédia se consacre à la coopération entre les bibliothèques. Regroupant 37 des 40 établissements du département et plus de 600 professionnels, Valmédia « s’adresse à la quasi-totalité des professionnels de son territoire, auprès de qui elle joue un peu le rôle d’une bibliothèque départementale », institution qui n’existe pas dans le Val-de-Marne.
L’association organise « des journées professionnelles, cofinance des manifestations culturelles » et a mis en place des groupes de travail thématiques autour de la littérature et du numérique.
Couperin vient de lancer une nouvelle enquête sur les livres électroniques. Celle-ci a pour objectif de faire le point sur la présence d’ebooks dans les bibliothèques d’enseignement supérieur et de recherche.
L’enquête permettra aussi à Couperin « d’affiner le périmètre de ses négociations » et aux professionnels « d’avoir une vision globale de l’existant ».
Disponible jusqu’au 15 juin, une trentaine de minutes suffisent pour y répondre. Découvrez plus d’informations sur le site de Couperin.
Les résultats montrent que le « goût pour la sortie et les lieux culturels (…) ne se dément pas ». Les données soulignent également « une augmentation significative de la culture d’écran et musicale, notamment portée par le support numérique », ainsi que des « difficultés économiques dans plusieurs secteurs et branches culturelles qui persistent ».
Quelques chiffres illustrant l’attractivité des équipements culturels :
61,5 millions de visites dans les musées en 2015 ;
205 millions d’entrées dans les cinémas ;
un peu plus d’un million d’entrées dans les centres dramatiques nationaux ;
25 millions d’entrées dans les représentations payantes de spectacles de variétés ;
plus d’un million de visiteurs pour la première année de la Philharmonie de Paris.
Sur les 45 000 étudiants que compte l’Université Claude Bernard Lyon 1, plus de 11 500 sont inscrits dans les filières de santé sur le site de Lyon Est, et fréquentent assidument la BU Santé Rockefeller, située dans le bâtiment principal du campus. Ces étudiants, et particulièrement les 2 300 PACES (Première Année Commune aux Etudes de Santé), sont rapidement confrontés à l’étude de l’anatomie humaine, discipline difficile à appréhender et source souvent importante d’échec pour ces étudiants.
Etudiants en santé (site Lyon Est) à l’Université Lyon 1 - Effectifs 2015/2016
Faculté de Médecine Lyon Est : 7 672 étudiants
Institut des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques : 1 945 étudiants
Institut des Sciences et Techniques de Réadaptation : 1 336 étudiants
Faculté d’Odontologie : 628 étudiants
Si l’Université proposait déjà depuis 2009 des ressources innovantes en anatomie (site Anatomie 3D), elles semblaient davantage utilisées par les étudiants de STAPS, voire par des étudiants extérieurs à Lyon 1. Les besoins des étudiants en santé, très présents à la BU, restaient donc à couvrir pour les accompagner au mieux dans l’apprentissage de cette discipline.
Une demande forte des étudiants en santé
Le projet spécifique de salle d’anatomie à la BU Lyon 1 remonte à 2014, dans le contexte d’un projet beaucoup plus large : celui de la réhabilitation de la BU Santé Rockefeller. Un groupe de travail interne à la BU était alors chargé de préparer la réouverture de la bibliothèque autour de deux axes : l’accueil du public et l’offre de nouveaux services.
Une enquête en ligne, intitulée « Votre BU, vous la voulez comment ? », avait ainsi été réalisée auprès des étudiants de santé pour connaître leurs souhaits et leurs priorités en matière de nouveaux services dans leur future bibliothèque. La proposition d’une salle consacrée à l’apprentissage de l’anatomie (inspirée par le mémoire de DCB de Raphaëlle Moatti) avait été très favorablement accueillie : près d’un tiers des étudiants indiquaient en effet qu’il s’agissait pour eux d’un service prioritaire, parmi lesquels 59% de PACES !
Un projet confié aux bibliothécaires stagiaires
Le groupe de travail ayant déjà un périmètre d’étude très étendu, il lui paraissait trop ambitieux de prendre en charge à lui seul le projet de salle d’anatomie.
En parallèle, l’enssib réorganisait la maquette pédagogique de la formation initiale des bibliothécaires d’Etat, et notamment le module de gestion de projet. L’objectif était de faire travailler simultanément plusieurs groupes d’élèves sur un projet concret leur permettant de mettre en perspective les enseignements reçus et de se confronter à la réalité d’un travail sur le terrain. Un même projet serait ainsi soumis à plusieurs groupes d’élèves bibliothécaires qui développeraient chacun non pas plusieurs scenarii, mais une seule proposition concrète.
Sollicité pour proposer un sujet à l’attention de la nouvelle promotion, le SCD Lyon 1 a donc formulé en avril 2015 un sujet intitulé « Etude de faisabilité pour la création d’une salle d’anatomie à la BU Santé Rockefeller ».
Ce sujet ayant été retenu par l’enssib, il a d’abord été présenté à l’ensemble de la nouvelle promotion de bibliothécaires stagiaires début octobre, puis a été suivi d’une visite générale de la BU Santé Rockefeller en deux groupes dans les jours suivants. A l’issue de ces présentations, le projet a finalement été confié à trois groupes de 5 bibliothécaires dans le cadre de leur module de gestion de projet.
Ces groupes avaient pour mission de :
Dresser un panorama de salles similaires qui existeraient dans d’autres bibliothèques de santé (en France ou à l’étranger)
Entrer en contact avec les étudiants demandeurs de cet espace (PACES= Première année commune aux études de santé, ISTR = Institut des sciences et techniques de réadaptation, et tuteurs), afin de connaître plus précisément leurs attentes et leurs besoins
Interroger les enseignants d’anatomie afin de recueillir leurs préconisations
Formuler des propositions pour ce nouveau service en termes d’espaces, de collections, d’organisation et de communication.
Les 15 étudiants ont été accueillis simultanément fin octobre par la pilote du projet pour une présentation plus approfondie du sujet, de son contexte et des attendus : un retour détaillé sur l’enquête de 2014, une présentation des personnes ressources au sein du SCD mais aussi à l’Université, les coordonnées de professeurs d’anatomie et d’étudiants s’étant manifestés comme intéressés par des modèles anatomiques (squelette, mâchoire…), sans oublier les instances partenaires incontournables à consulter (le tutorat de médecine Lyon-Est, l’Institut de Formation des Masseurs-Kinésithérapeutes Déficients Visuels…).
L’encadrement des groupes
Les bibliothécaires ont alors bénéficié d’une journée par semaine dédiée au projet, de fin octobre à mi-mars. Ils ont dans l’ensemble profité de ce temps pour travailler sur place à la BU ou pour caler leurs rendez-vous. Les trois groupes se sont littéralement emparés du sujet ; ils ont mis en place rapidement leur organisation interne et leur méthodologie de travail, et ont très régulièrement sollicité la pilote du projet.
Au cours des deux mois précédant le premier comité de pilotage (Copil), le rôle de cette pilote a été de faciliter le travail des stagiaires : trouver des espaces où travailler correctement, répondre aux questions posées par mail par les responsables de communication au sein des groupes, leur rendre visite lors de leur présence dans la bibliothèque pour répondre à leurs questionnements au fur et à mesure de l’avancée de leur réflexion (analyse, travail).
Par exemple, une boîte à idées déposée à l’accueil de la BU aurait-elle des chances de récolter des réponses de la part des étudiants ? Ou bien tel emplacement dans la BU serait-il un espace envisageable pour l’implantation de la salle d’anatomie ? Ou bien encore le personnel de la bibliothèque accepterait-il telles modalités de fonctionnement du nouveau service ? Ces modalités demanderaient-elles trop d’implication des personnes en situation d’accueil du public ?
Projet Faire corps : Communication autour de la boîte à idées
Premier comité de pilotage
Le comité de pilotage s’est réuni une première fois en décembre 2015 pour la soutenance des rapports d’étape. Les trois groupes se sont alors succédés pour présenter leur rapport intitulé « Définition de la prestation », et comprenant :
une analyse fouillée du contexte,
des compte-rendus d’entretiens avec les personnes ressources
et les résultats de la veille opérée
A ce stade, les groupes n’avaient pas à proposer des solutions, il s’agissait de se mettre d’accord sur le périmètre du projet, sur la méthodologie et sur le « livrable » du projet : en cela, cette réunion était engageante pour les deux parties.
Composition du comité de pilotage :
la Directrice du SCD Lyon1
la pilote du projet, responsable des services aux publics en Santé
la responsable du processus "Ecoute usagers" pour la démarche qualité
la responsable de l’équipe des magasiniers Santé
la responsable du processus "Fournir des Espaces" pour la démarche qualité
la responsable de la BU Santé Lyon Sud
le responsable des collections de Santé
un étudiant de médecine responsable de l’anatomie au sein du tutorat
Les exposés lors de ce comité de pilotage ont confirmé ce qui ressortait à la lecture des rapports : des dossiers instruits avec sérieux, très documentés, montrant la richesse de la réflexion et faisant souvent preuve d’inventivité dans les outils utilisés ou les pistes à explorer.
Le Copil a par exemple été séduit par un panorama des salles d’anatomie existantes présenté sous forme de blog ou encore par l’utilisation de Pinterest pour réaliser des enquêtes auprès des tuteurs. La qualité du benchmarking a été remarquable en règle générale.
A l’issue des trois soutenances, le Copil a globalement validé les axes de travail et le livrable exposés. Il a parfois demandé des réajustements lorsque certaines pistes envisagées ne lui semblaient pas adaptées. Enfin, il a été confirmé aux groupes qu’ils pouvaient poursuivre leur travail en s’affranchissant de contraintes budgétaires.
Anatolab’, Faire corps et Anatomie box
De retour de stage en février, les trois groupes se sont alors investis avec une grande énergie, en passant de longues journées à la BU pour construire leur projet : visites, rendez-vous, animation de focus group, entretiens à poursuivre de visu ou à distance, finalisation d’enquêtes, demandes de devis aux entreprises et fournisseurs, demandes de validations diverses auprès d’enseignants, établissement de budgets, de plannings prévisionnels, de plans de communication internes et externes, de plans de formation pour le personnel et les usagers… Les dernières semaines ont été denses !
Le rapport final de chaque groupe, assimilable à un cahier des charges fonctionnel, comprenait ainsi une analyse du contexte, une réponse au projet soumis, des éléments de planification et de chiffrage, des éléments de communication. Ces rapports ont été soutenus lors d’une 2ème réunion en mars 2016 devant les membres du Copil.
Faisant suite à des rapports d’étape déjà très prometteurs, les trois projets exposés se sont révélés être d’une grande richesse et d’une grande variété :
- L’un des projets, intitulé « L’Anatomie Box, une salle d’anatomie mobile à la BU Santé Rockefeller » défendait le concept original et séduisant d’un module sur roulettes pouvant être déplacé dans et hors de la BU. Cette idée inspirée des Ideas Box de Bibliothèques Sans Frontières permettait un usage collectif, sur réservation d’une salle de travail en groupe. Concrètement, l’Anatomie Box, composée d’une ou deux armoires aux portes vitrées était placée dans le hall de la BU pour être visible de tous. Elle contenait les différentes ressources utiles à l’apprentissage de l’anatomie (manuels, modèles, planches). Cette Anatomie Box pouvait également être utilisée en amphi, par les tuteurs ou les enseignants d’anatomie, pour une présence des ressources de la BU hors ses murs.
- Le projet « Anatolab’ » proposait, lui, un espace dédié (une salle de travail en groupe de la BU) avec pour les pièces anatomiques, des casiers transparents fermés à clé contenant du matériel à prêter aux étudiants : modèles, ipads, lunettes anatomiques. Il comprenait également l’acquisition d’une table de dissection virtuelle pour les étudiants ainsi qu’une balance de précision à l’attention des bibliothécaires pour faciliter la vérification des modèles anatomiques en plusieurs pièces. L’idée de transparence du mobilier était particulièrement astucieuse pour valoriser les ressources proposées aux étudiants.
Projet Anatolab’ : visualisation de l’espace en 3D
- Quant au projet « Faire corps », il préconisait une salle en libre accès sur le mode de l’autogestion, équipée de casiers à verrouillage électronique pouvant s’ouvrir avec la carte d’étudiant. Ce service pouvait ainsi fonctionner sur toute l’amplitude horaire de la bibliothèque. Ce projet comprenait une liste de ressources (modèles, planches et ressources électroniques) validée et commentée par trois enseignants et deux étudiants du tutorat de Médecine Lyon-Est. Il insistait également sur la nécessité de la création d’une page thématique Anatomie sur le site Web de la BU.
Le Copil a apprécié le travail très complet de chacun des trois groupes et les propositions relatives aux espaces, aux mobiliers et équipements, aux modèles anatomiques, aux collections imprimées, aux ressources électroniques ainsi qu’au fonctionnement. Il a été particulièrement séduit par de nombreuses fiches « clé en main » faciles à réutiliser ou bien encore par la qualité des plans de communication proposés.
Projet RockAnat : proposition de logo
De l’arbitrage à la mise en œuvre
A l’issue de cette présentation, les membres du Copil se sont réunis pour arbitrer parmi les propositions faites par les bibliothécaires-stagiaires. Deux principes structurants ont ainsi été retenus : l’autonomie de l’usager, qui doit pouvoir utiliser la salle en auto-gestion sans intervention des bibliothécaires, et la souplesse de fonctionnement en interne. L’aspect esthétique des projets, notamment pour la partie mobilier, a également été décisif. Ont ainsi été déterminés : l’espace où serait installée la salle d’anatomie, le mobilier, et la typologie des ressources à proposer. Le calendrier prévisionnel et le chiffrage (incluant l’équipement informatique et la signalétique) ont également été établis, à partir des éléments très détaillés fournis par les bibliothécaires-stagiaires.
Au total, un budget de 60 000 € était nécessaire pour mener à bien ce projet, dans le périmètre défini par le Copil. Le SCD a pu contribuer à hauteur de 20 000€ environ, et un montant complémentaire de 40 000€ a alors été sollicité auprès de l’Université Lyon 1, dans le cadre d’un Plan de Développement Concerté. La gouvernance de l’Université, sensible à l’aspect innovant de ce projet et à sa contribution à la réussite des étudiants de santé dans l’apprentissage de l’anatomie, a accepté de co-financer la création de cette salle.
La mise en œuvre proprement dite a donc pu démarrer, dans un calendrier relativement resserré. Au total, cinq réunions en interne ont été nécessaires entre juillet et décembre 2016 pour :
Commander le mobilier (casiers en plexiglas sur mesure) et l’articuler avec un système de réservation en ligne (Affluences)
Préciser le fonctionnement de la salle : accès à la communauté Lyon 1, rédaction du règlement de la salle (voté en conseil documentaire de décembre 2016), horaires d’ouverture…
Arrêter le calendrier des travaux et solliciter les services concernés (peinture, réseau, pose de cimaises)
Elaborer le plan de formation de l’ensemble des collègues (atlas en ligne Visible Body, modalités de réservation des places et des modèles)
Définir le plan de communication
La responsable de la logistique de la BU Santé et les deux référents désignés de cette nouvelle salle ont été particulièrement mis à contribution pour le suivi de ces dossiers, en particulier auprès des fournisseurs les dernières semaines avant l’ouverture.
Photo d’étape : les casiers en plexiglas, réalisés sur mesure, partiellement équipés de serrures à codes
Ouverture de la salle d’anatomie
Un travail étroit avec le Tutorat s’est alors engagé : les tutrices chargées de l’anatomie ont été consultées pour valider les ressources achetées (sélection des modèles les plus adaptés aux PACES), puis pour les tester. Toujours en collaboration avec le Tutorat, les référents de la salle ont élaboré des notices explicatives de montage et démontage à mettre à disposition des étudiants. En parallèle ont eu lieu les différents tests et paramétrages du système de réservation en ligne des modèles anatomiques et des places de la salle, puis le déploiement dans l’application Affluences et sur le site Web de la BU Lyon 1.
L’ouverture de la salle d’anatomie a eu lieu en janvier 2017, au moment où commençaient les cours d’anatomie pour les étudiants de 1ère année. Ouverte 7 jours sur 7, cette salle propose à tous les étudiants de Lyon 1 des ressources de différents types sur l’anatomie :
29 modèles et 2 squelettes grandeur nature, qui couvrent l’ensemble des parties du corps humain
des atlas récents de référence
4 planches anatomiques sur le cœur humain, le système nerveux, les muscles et le squelette
un atlas électronique en 3 D : Visible Body, pour tester l’anatomie en 3D, visionner plus de 4 000 structures anatomiques, naviguer par vue régionale ou système corporel, découvrir les structures couche par couche de la tête aux pieds
une sélection de ressources en ligne sur l'anatomie (notamment le projet Anatomie 3D de Lyon 1), consultables sur un poste informatique à écran tactile disponible dans la salle.
Une salle ouverte 7/7
La salle d’anatomie est accessible aux horaires d’ouverture de la BU Santé Rockefeller :
8h à 22h du lundi au vendredi
9h à 20h le samedi
10h à 20h le dimanche
Le fonctionnement retenu favorise l’autonomie des étudiants, qui peuvent sur toute l’amplitude horaire de la BU (91 heures / semaine) réserver un modèle ou une place dans la salle d’anatomie simplement via leur smartphone.
Photo : Bibliothèque universitaire Lyon 1
Premier bilan
Les 1ères statistiques d’utilisation de cette salle, après quelques semaines d’ouverture, sont très encourageantes et montrent une bonne prise en main par les étudiants de cet espace qui leur est dédié : en deux mois, 270 réservations ont déjà été enregistrées, par 116 étudiants différents. Il est intéressant de noter également que ces réservations se répartissent sur l’ensemble de la semaine, week-end compris : le choix de mettre ces ressources à disposition sur toute l’amplitude d’ouverture de la bibliothèque se révèle donc pertinent.
Modèles réservés / jours de la semaine
Si les planches semblent encore relativement peu utilisées, les modèles anatomiques connaissent un vrai succès : les crânes arrivent en tête des réservations, suivis par le cœur, le torse, le cerveau et la colonne vertébrale. Cela correspond assez bien aux exigences des programmes de première année notamment, comme en témoignent deux étudiants : « Avant les épreuves de PACES, on va réserver encore le crâne et aussi le cœur. Les deux sont les plus difficiles à visualiser ! ».
Sollicités pour une première évaluation de la salle d‘anatomie, les tuteurs confirment que « les modèles proposés sont cohérents avec le programme d’anatomie des trois premières années de médecine » et que « la représentation en 3D et la manipulation sont importants pour concrétiser des notions abstraites ». Les tuteurs ont déjà utilisé la salle d’anatomie pour leurs séances d’accompagnement de petits groupes, et souhaitent renouveler ces expériences de manipulation, très efficaces pour l’apprentissage de la discipline. Ils ajoutent que les « livres présents dans la salle » (atlas, manuels) sont « très complémentaires » des modèles et des ressources 3D.
Les étudiants en PACES interrogés sont eux aussi très enthousiastes, et plébiscitent à la fois les modèles, le confort de la salle, et son utilité indéniable pour les aider à comprendre l’anatomie :
« La salle d’anatomie, c’est bien, on y est au calme. C’est surtout les modèles qui nous intéressent, on y va quand on a besoin de toucher. C’est un plus d’avoir aussi les livres et les logiciels. »
« Avant que la salle ouvre, on imaginait ce qu’on pourrait y trouver… Il y a beaucoup plus de pièces que ce qu’on croyait. »
« Ici, je me sens bien pour travailler. Les modèles, ils nous servent à visualiser. Dans les QCM, on a beaucoup de questions sur la position, l’espace, comment sont placés les éléments : postérieur, antérieur, latéral, etc., et ce n’est pas facile en deux dimensions dans les atlas. Et les notices sont utiles pour repérer. Les ressources en ligne et les planches, on n’a pas le temps, mais plus tard ! »
« Les modèles sont trop pratiques, on arrive à comprendre ce qu’on n’arrive pas à visualiser dans l’abstrait. »
« Cette salle, c’était une très bonne idée car ça nous fait gagner du temps. Les étudiants regardent sur internet pour comprendre, mais c’est compliqué à trouver. Là on a directement ce qu’on cherche. C’est beaucoup plus pratique. »
« On est en première année, on ne comprend pas. On prend le buste, on l’ouvre et on comprend tout ! »
« Cette salle, on l’attendait, on avait vu qu’il y avait des travaux. Mais c’est encore mieux que ce qu’on attendait ! »
Enfin, les étudiants de santé expriment leur fierté de pouvoir disposer de cette salle : « Fierté car une des seules en France, en tout cas de cette qualité ! » ; cette fierté est bien évidemment partagée par le personnel du SCD Lyon 1, qui s’est investi avec une grande énergie dans la mise en place de ce projet, en s’appuyant sur les propositions de grande qualité élaborées par les trois groupes de bibliothécaires-stagiaires. Une réussite collective au service des étudiants !
Depuis 2003 et la création d’une mission Handicap, « favoriser l’accessibilité de ses services est une priorité de la BnF ».
L’établissement propose différents services dédiés « pour faciliter la communication avec les publics sourds et malentendants » :
l’accueil des lecteurs sourds : un accueil personnalisé est disponible sur rendez-vous grâce à des agents BnF formés à la langue des signes;
des visites-découvertes en langue des signes du site François-Mitterrand, en partenariat avec l’association Signes de sens;
la visio-interprétation en langue des signes et sous-titrage en temps réel : depuis décembre 2015, la BnF déploie un service de visio-interprétation en langue des signes et transcription instantanée de la parole.