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Des tout-petits usagers de la section jeunesse

Bérénice Waty

En 2012, dans le Massachusetts, un officier de police se rend au domicile d’une usagère de la bibliothèque de Charlton ; détail, elle n’a que 5 ans. L’infraction de la fillette : ne pas avoir rendu deux livres empruntés, en dépit de lettres de relance. La presse s’émeut des larmes de l’enfant et du zèle de l’institution  1. On est bien loin des attentions du Books Comittee on Children’s Libraries de Caroline Griffiths, ou du vœu d’un Eugène Morel pour que les sections juvéniles offrent « les nuits d’Arabie, les vieilles chansons de France, […] les savanes où sont les Peaux-Rouges, le ciel où il y a les anges 2 ».

« Amener l’enfant au livre 3 », développer « une passerelle vivante, un lieu d’accès entre l’enfant et le monde […] de la fiction 4 », ou encore faire que l’enfant « en lisant [s’affranchisse] de son maître et s’enseigne à lui-même 5 » : autant de prophéties autocréatrices que le monde des bibliothèques françaises n’a cessé de véhiculer depuis la première salle de lecture inaugurée à la fin de la Première Guerre mondiale dans l’Aisne. Après l’idéal de pacification des plus jeunes, succédant à deux guerres mondiales, les temps de paix qui suivirent développèrent une mission de démocratisation culturelle et de pédagogie active pour ces établissements.

Développer et nourrir l’« entrée dans la culture de l’écrit 6 » des plus jeunes revient à marteler l’idée-force selon laquelle « on n’est jamais trop petit pour lire » ! Les professionnels des bibliothèques pour enfants développent des actions ponctuelles et pérennes, des expositions intimistes ou tapageuses, ou encore des mises en espace colorées et ludiques du lieu d’accueil des (très) jeunes lecteurs. L’arrivée du numérique permet encore d’étendre le champ des possibles.

Mais dans cette livraison dédiée à la jeunesse, comment faire autrement sinon que de donner la parole aux enfants eux-mêmes ? C’est l’objectif de cette contribution qui entend présenter les pratiques de très jeunes usagers et interroger leurs représentations sociales de l’établissement, ses missions et ses fonds. Pour ce faire, on s’appuiera sur des données ethnographiques, observations et discussions avec ces « petits sujets  7 » lors de l’activité de l’heure du conte au sein d’une médiathèque en centre-ville et de sa succursale en périphérie  8.

Ces enquêtés, âgés de 3 à 6 ans, ont pour particularité de ne pas maîtriser l’acte de lire, mais d’être très fréquemment entourés d’ouvrages et de consacrer beaucoup de temps aux histoires : dès la maternelle, l’activité de lecture constitue un temps fort dans les activités pédagogiques et la vie de classe (temps d’accueil, avant les cours ; garderies du déjeuner et du soir). Dans les familles, l’achat de livres est important, au regard de la santé économique du marché de l’édition jeunesse et au nom d’un projet éducatif, culturel, familial et/ou scolaire. Les sections jeunesse des BM dénombrent « plus de 2 millions d’emprunteurs actifs  9 » et avant même le cours préparatoire, plus de 81 % des élèves s’y sont rendus avec leur classe  10.

Ces éléments démontrent que le livre est un objet familier du quotidien des tout-petits, tout comme la venue en bibliothèque, en famille, pour participer à l’heure du conte et emprunter des ouvrages. Dès lors, que peuvent-ils nous dire sur cette pratique ?

Usages et réflexions des 3-6 ans sur la section jeunesse

Pourquoi venir « à la maison des livres  11 » ?

Pour saisir le sens des propos des tout-petits, il est primordial de s’arrêter initialement sur les discours des adultes qui supervisent la venue en bibliothèque, à savoir les professionnels et les parents – les mères le plus souvent. Ces adultes se rejoignent dans leurs motivations respectives.

Les familles fréquentent cet espace pour la quantité et la qualité des biens culturels proposés, ainsi que pour la valeur des animations et expositions organisées. Mais il s’agit aussi de venir chercher des conseils et de l’aide, les parents se sentant démunis, dépassés ou incompétents pour arbitrer entre la demande des petits et l’offre de publications. Enfin, c’est pour « créer l’habitude » du lieu et de ses ressources, voire pour développer un moment d’échange autour d’une pratique culturelle appréciée. On retrouve une sorte de mot d’ordre collectivement partagé autour d’une découverte culturelle dès le plus jeune âge, ainsi qu’une promotion de la lecture « plaisir ».

En 2006, 73 % des parents déclarent fréquenter la bibliothèque avec leur(s) enfant(s) alors que seulement 3,5 % désignent la lecture comme un « hobby  12 ». Il s’agit avant tout d’un investissement à visée utilitaire (scolaire et pédagogique) où le plaisir est évacué. La lecture doit être rentabilisée, la venue en bibliothèque participant de cet effort.

La profusion d’ouvrages vantée par les adultes est également reprise par les enfants qui apprécient cette abondance : pour eux, c’est la garantie qu’ils parviendront à trouver une lecture, soit l’histoire ou le héros qu’ils sont venus chercher, soit au gré du hasard. Mais ils insistent également sur des aspects matériels qui rendent le séjour agréable dans ces lieux : ils sont sensibles aux couleurs et différents matériaux présents, ils apprécient les meubles adaptés à leur taille (jusqu’au tabouret aux toilettes, ou les portemanteaux « pour qu’on mette tout seul »). Dans les deux sections jeunesse enquêtées, l’heure du conte se déroulait dans un espace clos  13, encourageant l’intimité et le partage en petit groupe de la lecture.

Cette animation, ou d’autres, comme « la chasse au trésor » de livres, sont largement plébiscitées : l’oralisation des aventures, parfois les mises en scène des récits ou encore le côté ludique d’être « chercheur de livres », « explorateur » remportant l’adhésion de tous. Le fait de connaître le lieu, les « dames de la bibliothèque » – parfois par leur prénom – et de « savoir où tous les livres ils sont » s’ajoute à cette satisfaction pour culminer dans un sentiment collectif de possession totale du lieu.

« On est chez nous, c’est que pour les enfants ! »

« L’enfant est un corps et une intelligence en mutation. L’expérience qu’il fait du monde se concrétise dans une multiplicité d’espaces, réglés de façon plus ou moins stricte […]. La bibliothèque est l’un de ces espaces, de plus en plus précocement expérimenté 14 » : en se rendant en section jeunesse, une posture de lecteur en devenir se profile, faite d’un apprentissage du lieu bibliothèque et de ses codes, faite d’une familiarisation progressive. Dans la course aux activités pour enfants du mercredi et samedi, l’emprunt d’ouvrages ou l’heure du conte sont plébiscités par les 3-6 ans : « il n’y a pas de prof », « on fait ce qu’on veut » ; comme si les petits réclamaient le droit de découvrir une pratique et ses supports, à leur rythme, seuls et en fonction de leur curiosité.

Habituer les plus jeunes à la société de l’écrit et à ses pratiques, telle serait la mission des adultes (bibliothécaires et parents) : les 3-6 ans semblent adhérer facilement à l’idée, allant même jusqu’à se montrer fiers de pouvoir « se débrouiller » « sans les grands », voire à les exclure sans ambages de cet espace : « je fais comme je veux, j’aime trop », « je me promène, il y a les bacs, on me dit pas quoi je dois prendre », « c’est pas pour les grandes personnes ici […] regarde : tu peux pas t’asseoir sur la petite chaise, moi si ! »

Éprouvant simultanément un sentiment d’autonomie et de responsabilité (suivre les règles du lieu, ranger les ouvrages, garantir l’intégrité des livres empruntés, choisir une « bonne histoire »), les tout-petits font des sections jeunesse une aire enfantine par excellence, s’initiant au monde du livre sur le mode de la découverte et du jeu. Le partage entre enfants développe d’ailleurs souvent des pratiques ou usages non prévus par l’institution et les adultes : on se cache les livres voulus par les uns et les autres, on joue à la maîtresse, on fait la poussière sur les rayons, on dort  15.

En dépit de ces contournements, il est frappant de constater qu’aucun usager de 3-6 ans rencontré n’exprime un rejet de l’institution, de ses livres et de ses personnels ; tous, au contraire, les vantent. Mais plus encore, c’est à un discours valorisant sur la culture de l’écrit qu’aboutit l’ensemble des petits enquêtés. « Lire, c’est bien », « la bibliothèque, c’est fait pour apprendre » : autant d’expressions empruntées à la parole des adultes, non dans un mimétisme absolu, mais plutôt comme une réappropriation mâtinée de mutinerie enfantine, car leur apprentissage de la société des lecteurs « se met en place au prix d’étranges circonvolutions, correspondant rarement aux attentes ordonnées des adultes 16 ». Cette vision positive de la section jeunesse est à nuancer, notamment sur deux points.

Une bibliothèque moins idéalisée qu’il n’y paraît

Une liberté de choix fortement encadrée

Les 3-6 ans expliquent qu’ils n’apprécient pas que « les grandes personnes choisissent toujours » pour eux. Même s’ils jouissent d’une liberté de mouvements et de découvertes, cette dernière est toujours, au final, filtrée par les adultes. Ce constat s’applique à plusieurs sélections dont ils sont tributaires. Il y a d’abord le « choix de la dame » en ce qui concerne les histoires lues à l’heure du conte. Si généralement les deux ou trois aventures racontées plaisent, quand ce n’est pas le cas, les petits usagers n’hésitent pas à critiquer la bibliothécaire : « elle est nulle ton histoire », « l’autre fois c’était mieux […] ; pourquoi tu as pris ce livre-là ? »

Les professionnelles le sentent parfois, quand le groupe d’enfants se détache rapidement de l’écoute. Le temps limité de l’heure du conte et la compréhension des plus jeunes participants ne permettent pas, à chaque lecture, de faire une explication de texte ou d’exposer les motifs qui ont prévalu au choix de tel livre.

Viennent ensuite les parents que leurs chères têtes blondes fustigent assez souvent, estimant qu’elles sont flouées dans leur marge de manœuvre pour « décider seul ». On peut parler d’un trait récurrent avec le duo mère-enfant discutant âprement les termes d’un arrangement quant aux ouvrages empruntés : l’adulte dénigre souvent la sélection enfantine, la jugeant « trop bébé », répétitive (« on l’a déjà pris quatre fois ») ou pas assez légitime (« non, arrête avec Dora » – vs – « et ce bonhomme fait avec des épluchures, tu aimes ? »  17). L’enfant doit alors se plier aux propositions parentales, non sans essayer de négocier et/ou de se mettre en colère. « Les 3-6 ans se voient dépossédés d’un statut autonome par les parents qui font preuve d’ingérence, au nom d’enjeux éducatifs  18. »

De manière plus générale, c’est la notion du « bon livre » aux yeux des adultes qui se pose avec souci aux 3-6 ans. Ils ne saisissent pas pourquoi tel héros littéraire, principalement venu d’un dessin animé ou d’un film  19, ne figure pas dans le fonds ; ils ne comprennent pas pourquoi un ouvrage est détenu en un seul exemplaire, « je pourrai jamais l’avoir, tout le monde il le veut » ; ils refusent aux adultes le droit de « mieux savoir » qu’eux ce qui convient aux enfants (« c’est des grands, ils comprennent pas quoi on aime, nous les enfants »).

Parfois les parents partagent certains avis, notamment dès qu’il s’agit des « classiques de la littérature jeunesse » absents des rayonnages ou ceux avec les « stars des cours de récré » : de nombreuses mères réclament des Martine, Émilie ou Bécassine, se remémorant leurs propres lectures d’enfance ; les bibliothécaires pointent d’ailleurs souvent le manque de curiosité ou de culture jeunesse des parents. Ces derniers peuvent aussi s’étonner qu’au sein d’un même réseau de lecture publique, entre la section jeunesse du centre-ville et en périphérie, on ne trouve pas la même offre éditoriale : « Pourquoi vous ici vous n’avez pas de Dora, il y en a plein là-bas ? »

Quoi qu’il en soit, les 3-6 ans sont nombreux à évoquer ces directives des adultes pour exprimer l’idée qu’il s’agit là d’une limite au sentiment de liberté éprouvé dans cet espace.

Une image brouillée avec les « endroits où on achète des livres »

« Offrir un lieu agréable, bien décoré, fleuri, et surtout créer une atmosphère propice à la lecture, éloignée du cadre scolaire, est une des conditions premières recherchées par Mrs Griffiths et les bibliothécaires 20 » : cette règle a été appliquée à la lettre, avant même l’apparition de « la bibliothèque troisième lieu » ; les sections jeunesse sont colorées, les bacs et autres rayonnages sont chatoyants, l’espace est bariolé avec le mobilier et les affiches qui ornent les murs ou les étagères. La culture enfantine est ainsi promue avec les posters des héros de L’École des loisirs, Claude Ponti ou encore Tomi Ungerer. Dans certains lieux, des peluches sont rangées près des albums pour les nourrissons, des tapis d’éveil sont remisés dans un coin en attendant les séances de « bébés lecteurs », et des dessins d’enfants ornent le mur derrière les bureaux des personnels ou la salle dédiée à l’heure du conte. Ailleurs, ce sont même des consoles de jeux vidéo avec de confortables canapés qui constituent le décor de la section jeunesse. « L’aventure de l’imaginaire » fonctionne à plein.

Tant et si bien que pour les 3-6 ans, parfois, il s’avère délicat de faire la différence entre la section jeunesse et d’autres lieux-ressources en livres. À la bibliothèque, on trouve des ouvrages à profusion, un espace vivant haut en couleurs (dans tous les sens du dernier terme), très souvent des écrans de télévision ou d’ordinateur avec des dessins animés ou des jeux, et une relative autonomie… mais comme ailleurs : à la maison, à l’école, dans les grandes surfaces commerciales, dans les grandes enseignes culturelles. Selon les enquêtés, la spécificité de la bibliothèque n’en serait pas une, ou tout du moins pas dans la description qu’ils font du lieu et de son offre.

Ils surenchérissent même dans la quasi-similitude avec les librairies ou les lieux de vente du livre lorsqu’ils expliquent comment fonctionne le prêt : ils font référence au système commercial en expliquant qu’ils mettent les « livres qu’on veut chez nous dans un panier », avant de se rendre « à la caisse » où « la dame passe une carte » et ensuite « on les prend » ; pour quelques enquêtés, « on les achète pour un peu de temps ». Certains parlent des portiques qui servent « à arrêter les voleurs […] parce que c’est cher les livres ». Usagers – peut-être faudrait-il les appeler clients plutôt ? – de la section jeunesse, les 3-6 ans sont des consommateurs aguerris, fréquentant régulièrement des lieux marchands qui leur sont de plus en plus destinés ou adaptés, à l’image d’une enseigne française avec ses espaces « Fnac Kids  21 ». L’accessibilité des ouvrages, les dispositifs d’accueil adaptés, les meubles colorés et des personnels disponibles : autant d’éléments communs à l’ensemble des lieux ressources en livres et qui brouillent l’identité propre de la section jeunesse.

Reste qu’au final, une seule exception permet d’identifier la bibliothèque : le retour des prêts. Mais pour les ouvrages les plus appréciés, les enfants déclarent qu’ils finissent par les acheter ou par se les faire offrir. D’autres les empruntent « tout le temps », se sentant ainsi un peu propriétaires de leurs lectures préférées (« on dirait un peu qu’il est à moi le livre »). Ces éléments participent, d’une certaine manière, au brouillage de l’image de l’institution bibliothèque.

Au milieu de la frénésie des activités ludo-pédagogiques sur les temps hors scolaires, l’heure du conte permet de se poser  22 et de partager en groupe des lectures : c’est l’écrit qui devient animé et vivant. Même constat avec les emprunts : les 3-6 ans sont acteurs, car responsables des livres ramenés chez eux. À Eugène Morel qui prônait que « très jeune, l’enfant doit être dressé à manier un catalogue, choisir ses livres 23 », répond la « débrouille » dans les faits : « les fouilles systématiques » des 3-6 ans, où l’on « peut les observer papillonner dans les rayonnages 24 », atteignent peu ou prou les mêmes objectifs ; « le service public de la surprise » pour reprendre Anne-Marie Bertrand citant Dominique Lahary  25.

C’est peut-être là l’enjeu de l’activité en bibliothèque à ce jeune âge : créer des souvenirs uniques « qui offrent ainsi une expérience affective, culturelle et sociale fondatrice 26 ». En façonnant la bibliothèque intérieure de chacun, en offrant la section jeunesse aux plus jeunes, ce sont les premiers pas de ces futurs pratiquants de la lecture qui vont se graver dans leur mémoire, quel que soit leur investissement à venir dans cette pratique. •

  1.  (retour)↑  http://www.huffingtonpost.com/2012/01/03/library-sends-police-5-year-old_n_1181916.html
  2.  (retour)↑  Discours d’inauguration de l’Heure Joyeuse le 12 novembre 1924. Texte cité par Viviane Ezratty et Hélène Valotteau, « La création de l’Heure Joyeuse et la généralisation d’une belle utopie », BBF, 2012, n° 1. En ligne : http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2012-01-0045-008
  3.  (retour)↑  Geneviève Bordet, « Faut-il encore des bibliothèques pour enfants ? », BBF, 1986, n° 1. En ligne : http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-1986-01-0038-004
  4.  (retour)↑  Ibid.
  5.  (retour)↑  Viviane Ezratty et Hélène Valotteau, article cité.
  6.  (retour)↑  Anne-Marie Chartier, « Comment est née l’idée des livres pour les tout-petits ? Éclairage historique sur les pratiques familiales, l’école et les bibliothèques ». Séminaire « Lire avec les enfants », Observatoire de l’enfance en France, 28 janvier 2009. En ligne : http://www.observatoiredelenfance.org/spip.php?article248
  7.  (retour)↑  Guy Le Moal et Suzanne Lallemand, « Un petit sujet », Journal des Africanistes, n° 51, 1981, p. 5-21.
  8.  (retour)↑  Terrain en sections jeunesse, dans un réseau de lecture publique dans la Marne, réalisé avec sept séances de l’heure du conte ethnographiées ainsi qu’une cinquantaine de saynètes avec des tout-petits et/ou leurs parents, la bibliothécaire et des pairs. L’étude Graines de culture a été financée par le ministère de la Culture et de la Communication (DEPS, 2008-2009). Voir : Bérénice Waty, « Les 3-6 ans et l’univers du livre », in Christophe Evans, Lectures et lecteurs à l’heure d’Internet : livre, presse, bibliothèques, Éditions du Cercle de la librairie, 2011, p. 93-97.
  9.  (retour)↑  Christophe Séné, « Les enquêtes sur les bibliothèques de lecture publique et les publics scolaires ». Intervention à la journée d’étude « Bibliothèques et Éducation nationale : enjeux et perspectives », 13 octobre 2011, médiathèque Jean Falala, Reims.
  10.  (retour)↑  Sylvie Octobre, « Les 6-14 ans et les équipements scolaires : des pratiques encadrées à la construction des goûts », in Olivier Donnat et Paul Tolila (dir.), Le(s) public(s) de la culture, Paris, Presses de Sciences Po, 2003.
  11.  (retour)↑  Expression empruntée à un garçon de 5 ans. Toutes les citations – sauf indication contraire – sont empruntées à nos enquêtés.
  12.  (retour)↑  Sylvie Octobre, « Les loisirs culturels des 6-14 ans. Contribution à une sociologie de l’enfance et de la prime adolescence », Enfances, Familles, Générations, n° 4, 2006, p. 146-176.
  13.  (retour)↑  Soit une structure intégrée au cœur de l’espace, fermée avec un épais rideau bleu, soit une petite pièce avec de la moquette, des couleurs pastel et des peluches.
  14.  (retour)↑  Martine Burgos, « Le parcours du jeune lecteur dans la bibliothèque : médiations et obstacles », Lecture Jeune, n° 116, 2005.
  15.  (retour)↑  Cas d’un garçon systématiquement en retard à l’heure du conte, arrivant « après l’équitation » : il s’assoupit à peine arrivé, avec son pouce, bercé par l’histoire et la voix de la bibliothécaire. L’activité est « positive » pour l’enfant, qui en profite pour se reposer dans une matinée occupée par trois pratiques (sport, culture et musique).
  16.  (retour)↑  Martine Burgos, article cité.
  17.  (retour)↑  Les trois citations proviennent de mères de famille.
  18.  (retour)↑  Bérénice Waty, « Des 3-6 ans à la bibliothèque. Entre injonction, apprentissage et autonomie », Tsantsa, n° 17, 2012.
  19.  (retour)↑  On est face à la culture transmédiatique, où les supports se superposent (écrits et images ; produits dérivés commercialement ; papier et écran).
  20.  (retour)↑  Viviane Ezratty et Hélène Valotteau, article cité.
  21.  (retour)↑  De nombreuses animations : http://www.fnac.com/La-Fnac-Parly-2-inaugure-son-espace-Fnac-Kids/cp13853/w-4
  22.  (retour)↑  Idée résumée par Michel Melot : « Le livre évoque aussi la maison : sa couverture, une fois ouverte, devient pentue comme un toit sous lequel le lecteur s’abrite » (Livre, Paris, L’œil neuf, coll. « L’âme des choses », 2006, p. 128).
  23.  (retour)↑  Viviane Ezratty et Hélène Valotteau, article cité.
  24.  (retour)↑  Christophe Evans, « “On s’débrouille”. Enquête sur les usagers des sections jeunesse », La Revue des livres pour enfants, n° 204, 2002.
  25.  (retour)↑  Anne-Marie Bertrand, critique de : Catherine Simon, « Médiathèques, lutte des classes ? », Le Monde, 16 novembre 2012, BBF, 2013, n° 1, p. 110. En ligne : http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2013-01-0110-010
  26.  (retour)↑  Anne-Marie Chartier, article cité.