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Acim : la playlist du mois #1

Chaque mois, le site de l’Acim met désormais à l’honneur la playlist d’une médiathèque.

Pour juillet 2017, la première playlist est proposée par la Médiathèque musicale de Paris (spécialisée dans la musique sous toutes ses formes et sur tous les supports) et Damien Poncet (responsable de la médiation musicale et numérique). Elle permet de découvrir une sélection « autour de labels indépendants ayant fait le choix d’abandonner le support CD pour se concentrer sur le disque vinyle ».

2e édition du prix de la Bibliothèque verte

Le prix de la Bibliothèque verte (attribué par l’IFLA) récompense un projet démontrant « le rôle social et la responsabilité des bibliothèques dans la promotion de l'écologie et du développement durable ». 

L’édition 2017 de ce prix a été décernée à la bibliothèque municipale allemande de Bad Oldesloe (Stadtbibliothek Bad Oldesloe), pour un projet s’articulant autour d’ateliers de « jardinage urbain ». La bibliothèque propose des livres expliquant le concept, incitant les usagers à opter pour le jardinage et les sensibilisant à la protection de l’environnement. Elle organise également  « des visites guidées pour découvrir les plantes médicinales qui se cachent aux alentours de la ville, à pied ou à vélo », ainsi que des « expositions et des conférences autour de la nature et du jardinage ».

Le prix de la Bibliothèque verte sera remis lors du prochain congrès de l’IFLA à Wroclaw, en Pologne, le 22 août prochain.

Microportrait #7 – 2EIF-SIB 2017

Deux étudiantes de l’Enssib sont allées à la rencontre des participants à la 4e édition de l’école d’été internationale francophone en sciences de l’information et des bibliothèques (2eif-sib) à Montréal.

Cynthia

 

Je suis à la fois étudiante en sciences de l'information et réviseure linguistique et correctrice d'épreuves à la pige (freelance) pour des maisons d'édition littéraires et scolaires. Depuis près d'un an, je suis aussi préposée aux prêts surnuméraires dans une bibliothèque publique. Depuis mes études de premier et deuxième cycle en littérature de langue française (j'ai un master), j'ai touché à mille métiers liés à la langue française et à la littérature (enseignante au cégep -scolarité donnant accès à l'université-, journaliste, rédactrice web et publicitaire, auteure). Je me suis dirigée vers les sciences de l'information parce qu'elles me semblaient combiner mes différents acquis et expériences professionnelles.

Qu'est-ce que pour vous signifie être bibliothécaire aujourd'hui ?
Je vois la profession de bibliothécaire comme au carrefour de l'information (sous toutes ses formes) et des publics. Selon moi, le bibliothécaire est celui qui, grâce à ses diverses interventions (référence, médiation culturelle, liaison entre organismes, prêts, etc.) facilite l'apprentissage et la rencontre des individus avec les savoirs. 

Comment voyez-vous la place du numérique en bibliothèque ? 
Le numérique doit être intégré aux services de la bibliothèque sans nécessairement devenir prépondérant, ou sans remplacer la sacro-sainte place qu'y occupent toujours les livres (sans doute à tort). La bibliothèque, à mon avis, doit continuer à tendre vers le multifonctionnel et le service public.

Quelle est votre ambition pour la bibliothèque de demain ?
Je souhaite que la bibliothèque de demain représente un véritable espace citoyen où chacun se sente le bienvenu quel que soit son âge, son revenu, sa culture, ses croyances ou autre critère d'exclusion possible, que la bibliothèque soit synonyme de mixité. J'aimerais qu'elle soit le lieu d'appartenance et de cohésion sociale des villages, villes, quartiers, arrondissements, etc.

Pourquoi avez-vous choisi de suivre cette école d'été ?
J'avais envie d'avoir des pistes de réflexion et d'inspiration sur la façon de rendre les bibliothèques plus attrayantes. C'est le sujet du cours avant tout qui m'a incitée à m'inscrire à l'école d'été. 

Microportrait #5 – 2EIF-SIB 2017

Deux étudiantes de l’Enssib sont allées à la rencontre des participants à la 4e édition de l’école d’été internationale francophone en sciences de l’information et des bibliothèques (2eif-sib) à Montréal.

Philippe

 

Qu'est-ce que signifie pour vous être bibliothécaire aujourd'hui ? 
C’est un gestionnaire, de collection, de personnel, de ressources. Le bibliothécaire est de moins en moins la première ligne, il planifie et fait vivre sa bibliothèque à distance, dans un autre édifice, de plus en plus déconnecté de la réalité du terrain. Le bibliothécaire, c’est l’étudiant qui a une vision de la bibliothèque, mais qui n’y a jamais réellement travaillé, il connaît et respecte le symbole, sans en connaître les défis et les réalités. Et cette réalité est la même pour tous les citoyens.

Comment voyez-vous la place du numérique en bibliothèque ?
La bibliothèque peut ne devenir qu’un lieu numérique, où les technologies de pointe sont reines, accessibles par tous et pour tous, et où des serveurs font office de références et de banques du savoir. Malgré une modification aussi drastique de son lieu, et l’absence de tout livre, elle aura tout de même besoin d’un personnel formé, capable, et selon moi, l’espace physique de la bibliothèque portera le flambeau symbolique de cette institution. Est-ce qu’un tel avenir est souhaitable ? Peu m’importe.

Quelle est votre ambition pour la bibliothèque de demain ? 
L’abolition pure et simple de tous les frais, quels qu’ils soient, parce qu’ils représentent un frein à la connaissance, à l’appropriation des lieux et des ressources. L’abandon des limites territoriales factices, l’inscription pour tous, y compris les personnes à risques, où à défaut, accepter toute preuve de résidence et ne pas limiter artificiellement le service en alourdissant la bureaucratie lors de l’inscription de cas particuliers.

Pourquoi avez-vous choisi de suivre cette école d'été ?
J’ai choisi de suivre cette école d’été pour obtenir des outils afin de modifier la perception des autorités administratives et politiques sur la place de la bibliothèque et la place du bibliothécaire dans celle-ci. La promotion des bibliothèques ne peut se faire que vers le bas, elle doit avant tout convaincre ceux qui ont les moyens d’enrichir leurs milieux. 

Microportrait #3 – 2EIF-SIB 2017

Deux étudiantes de l’Enssib sont allées à la rencontre des participants à la 4e édition de l’école d’été internationale francophone en sciences de l’information et des bibliothèques (2eif-sib) à Montréal.

Rui

 

J'ai 29 ans et j'ai travaillé comme libraire et aide-bibliothécaire pendant presque quatre  ans avant de m'inscrire à l'EBSI. J'ai un baccalauréat en langue française et une maîtrise en communication.

Qu'est-ce que pour vous signifie être bibliothécaire aujourd'hui ?
Être bibliothécaire aujourd'hui, c'est promouvoir la culture et le plaisir de la lecture dans un monde rempli d'information de consommation rapide.

Comment voyez-vous la place du numérique en bibliothèque ?
Le numérique est juste un autre support de l'information dont on peut profiter pour atteindre plus de monde.

Quelle est votre ambition pour la bibliothèque de demain ?
La bibliothèque de demain sera attirante, rassurante, nourrissante (pour l'esprit bien sûr, mais pourquoi pas aussi l'estomac?) et intelligente.

Pourquoi avez-vous choisi de suivre cette école d'été ?
Quant à l'école d'été, c'est une très bonne façon de rencontrer les experts du domaine pour apprendre et échanger l'expérience et des savoir-faire. 

Microportrait #1 – 2EIF-SIB 2017

Deux étudiantes de l’Enssib sont allées à la rencontre des participants à la 4e édition de l’école d’été internationale francophone en sciences de l’information et des bibliothèques (2eif-sib) à Montréal.

Jean-François

 

Qu'est-ce que signifie pour vous être bibliothécaire aujourd'hui ?
Difficile de définir le bibliothécaire moderne, par contre, une évidence s’impose, ce ne sont plus que de simples fournisseurs de livres. Le bibliothécaire du 21e siècle porte plusieurs chapeaux, celui de médiateur, de formateur, d’accompagnateur. Le bibliothécaire se doit d’être ancré dans sa communauté, il a pour soin d’écouter leurs envies, afin de bien répondre aux besoins de ses lecteurs

Comment voyez-vous la place du numérique en bibliothèque ?
Comme une magnifique opportunité de faire connaître le livre et les bibliothèques à une partie de la population qui ne fréquente pas ces lieux.

Quelle est votre ambition pour la bibliothèque de demain ?
Qu’elle soit ouverte, inclusive et surtout qu’elle se départisse de sa réputation de temple du savoir réservé aux élites, et qu’elle devienne un lieu citoyen au cœur de la cité.

Pourquoi avez-vous choisi de suivre cette école d'été ?
L’occasion inouïe d’échanger avec mes pairs, de connaître des façons de faire différentes et ainsi avoir une vision enrichie du métier. 

Une application dédiée au patrimoine de Metz

Avec le concours des bibliothèques et médiathèques de la ville ainsi que des archives municipales, la ville de Metz a lancé une application valorisant son patrimoine.

Intitulée « Histoires de Metz », l’application propose des  circuits de visites, des jeux de piste et  permet « de découvrir des lieux emblématiques de la Ville, ainsi que des personnages, célèbres ou moins connus, à travers les siècles, les arts et les cultures ». Des actualités liées aux expositions et un plan de la ville sont également disponibles pour les utilisateurs de smartphones ou de tablettes.

Gratuite, l’application est disponible sur le Play Store et l’App Store.

Bibliothèque nationale suisse : rapport annuel 2016

La Bibliothèque nationale suisse vient de mettre en ligne son rapport annuel 2016

Mettant en avant le tournant numérique de l’établissement de ces dix dernières années, le rapport se compose notamment des parties suivantes :

  • acquisitions remarquables ;
  • collection ;
  • utilisation ;
  • cabinet des estampes ;
  • archives littéraires suisses ;
  • phonothèque nationale suisse ;
  • Centre Dürrenmatt Neuchâtel ;
  • finances ;
  • commission et conseil de direction ;
  • organigramme.

SNE : rapport d’activité 2016-2017

Le Syndicat national de l'édition (SNE) a mis en ligne son rapport d’activité 2016-2017. Intitulé L’édition en perspective, il « reflète la diversité des activités du SNE, au service de l’édition, du livre et de la culture ».

Mettant en lumière les principaux chiffres de l’édition 2016, le rapport se compose de six grandes parties :

  • l’édition en chiffres ;
  • métiers du livre ;
  • promotion du livre : au plaisir de lire ;
  • questions juridiques ;
  • focus SNE : sciences pour tous ;
  • missions et activités du SNE.

Repérage du patrimoine à cataloguer dans les bibliothèques territoriales

Le ministère de la Culture et la BnF ont lancé une enquête nationale visant à « repérer les ensembles patrimoniaux encore à cataloguer dans les collections des bibliothèques territoriales, afin d’assurer la complétude du Catalogue Collectif de France (CCFr) ». Elle sera diffusée auprès de plus de 500 bibliothèques.

Ayant pour objectif de « recueillir des informations précises et fiables, notamment en termes de volumétrie des collections » afin d’anticiper les opérations de rétroconversion et de catalogage, cette enquête concerne :

  • les fonds de manuscrits et d’archives non décrits dans les bases Manuscrits du CCFr (Catalogue général des manuscrits, PALME) ;
  • les collections d’imprimés patrimoniaux (fonds anciens, locaux, spécialisés et particuliers jusqu’au XXe siècle) non référencées dans la base Patrimoine du CCFr.

Bibliothèque de Sciences Po : rapport d’activité 2016

La bibliothèque de Sciences Po vient de mettre en ligne son rapport d’activité 2016. Mettant l’accent sur les publics, le document se compose de six grandes parties :

  • témoignages des usagers ;
  • conservation, diffusion et valorisation des fonds patrimoniaux ;
  • conduite innovante des projets numériques ;
  • collections : basculement vers le numérique et rémanence de l’imprimé ;
  • services aux usagers : une écoute attentive des besoins pour plus d’autonomie ;
  • chiffres clés et évolution des indicateurs ;

Gallicadabra, une application pour les jeunes lecteurs

Afin de « faire découvrir la richesse de ses collections aux enfants », la BnF a lancé il y a quelques mois l’application gratuite Gallicadabra.

Gallicadabra met en avant une sélection de titres qui, pour la plupart, ne sont plus édités, mais « choisis pour leur importance au sein du patrimoine littéraire pour la jeunesse et la qualité de leurs illustrations ». L’application intègre notamment 30 histoires à lire portant sur le thème des animaux. Avec « une interface adaptée aux enfants ainsi qu’une fonctionnalité de lecture audio », Gallicadabra propose pour chaque histoire un texte de présentation la replaçant « dans son contexte d’écriture et d’édition ».

Téléchargeable sur l’App Store depuis son lancement, Gallicadabra est désormais également disponible sur le Play Store.

L’ABF réaffirme son indépendance

Dans un communiqué, l’ABF a souhaité, suite « aux attaques nominatives dont fait l’objet son président », réaffirmer son indépendance « vis-à-vis du gouvernement, des partis politiques et des syndicats »

L’association précise qu’elle n’a « accordé aucun blanc-seing au gouvernement et aurait agi de même avec n’importe quel autre », rappelle avoir dénoncé « dans le discours d’inauguration du congrès 2017 la baisse des moyens financiers et les suppressions de postes » et souligne vouloir rencontrer tous les partis et travailler avec « tous ceux qui pourront faire avancer la cause des bibliothèques ».

Consultez le communiqué sur le site web de l’ABF.

BnF : rapport d’activité 2016

Le rapport d’activité annuel de la BnF vient d’être mis en ligne. Rappelant que « les trois grandes priorités stratégiques » de l’établissement pour la période 2014-2016 désignaient « l’accès aux collections nationales, le partage de ses richesses et de ses savoir-faire et l’optimisation de ses ressources au service de ses missions fondamentales », le document s'articule autour de cinq grandes parties :

  • les collections ;
  • le patrimoine immobilier ;
  • les publics et les services ;
  • le rayonnement ;
  • la gouvernance.

Le rapport est également complété par 14 focus illustrant les temps forts de l’année : la réouverture de la première partie rénovée du site Richelieu, les 20 ans de fonctionnement du Haut-de-jardin (espace « tout public » du site François-Mitterrand), le Hackathon, etc.

Consultez en ligne  le rapport d’activité de la BnF.

Lancement de l'Observatoire de la lecture des adolescents

Les études sur la lecture des adolescents ne manquent pas, mais sont souvent « dispersées (…), peu accessibles (…), méconnues et sous-exploitées ».

Afin de mettre en perspective l’ensemble de ces données, l’association Lecture Jeunesse vient de créer l’Observatoire de la lecture des adolescents (12-19 ans). Cet outil vise « à mettre à disposition du plus grand nombre les données utiles à l’action de terrain et à la décision politique ».  L’Observatoire réunira et publiera les « données existantes éparses », proposera de nouveaux questionnements, analysera les nouvelles pratiques et mettra en lumière les nouveaux enjeux.

L’Observatoire de la lecture des adolescents, c’est :

  • un observatoire de la lecture, sous toutes ses formes, y compris numérique ;
  • un observatoire des pratiques des acteurs de terrain ;
  • un observatoire de l’offre éditoriale à destination des préadolescents, des adolescents et des jeunes adultes afin d’éclairer les prescripteurs (professionnels ou bénévoles) et les familles.

Retrouvez plus d’informations sur le communiqué de presse de l’association Lecture Jeunesse.

Des actions culturelles en faveur des jeunes

La ministre de la Culture, Françoise Nyssen, a fait « de l’accès à la culture pour la jeunesse une priorité de l’action de son ministère ». Tout au long de l’été, elle valorisera les initiatives associant « la culture et l’éducation artistique et culturelle pendant les vacances en direction du jeune public et notamment des jeunes qui ne partent pas en vacances». Françoise Nyssen se rendra à divers événements et ira à la rencontre des jeunes, des médiateurs culturels, des acteurs associatifs, des centres de loisirs et des artistes engagés dans ces animations. Cette année, 210 lieux accueilleront 40 000 jeunes pendant les vacances scolaires.

Microportrait #8 – 2EIF-SIB 2017

Deux étudiantes de l’Enssib sont allées à la rencontre des participants à la 4e édition de l’école d’été internationale francophone en sciences de l’information et des bibliothèques (2eif-sib) à Montréal.

Mermoz

 

Je suis documentaliste-archiviste à la Société africaine de réassurance, institution financière internationale ayant son siège au Nigéria. J’ai eu une licence en sciences de l’information documentaire à l’ENAM Bénin en 2006 et je suis actuellement en master 1 en sciences de l’information documentaire à l’EBAD à Dakar. J’ai neuf ans d’expérience professionnelle (gestion des bibliothèques / centres de documentation et des centres d’archives)

Qu'est-ce que pour vous signifie être bibliothécaire aujourd'hui ?
Être bibliothécaire aujourd’hui pour moi c’est être au service du public en étant une interface entre ce dernier et l’information. C’est accompagner du mieux qu’on peut l’usager par tous les moyens possibles afin qu’il accède à l’information qu’il désire. C’est enfin faire vivre sa bibliothèque afin de fidéliser l’usager et lui donner le goût de la lecture et de la recherche documentaire.

Comment voyez-vous la place du numérique en bibliothèque ?
Le numérique aujourd’hui a une place prépondérante dans la bibliothèque. Non seulement, il facilite le travail du bibliothécaire mais en même temps il permet à l’usager d’avoir une panoplie de ressources documentaires (recherche en ligne, consultation en ligne, prêt en ligne, DSI, etc.). Mais attention à ce qu’il ne concurrence pas déloyalement le livre en version papier. Il devrait être un moyen d’accrocher davantage le public.

Quelle est votre ambition pour la bibliothèque de demain ?
La bibliothèque de demain c’est l’accès au livre et à l’information partout où on sera. C’est aussi mieux intégrer le numérique dans la collection physique afin que les usagers aient accès au livre sans avoir à se déplacer.

Pourquoi avez-vous choisi de suivre cette école d'été ?
J’ai choisi de participer à cette école d’été car les cours qui y sont proposés correspondent à mes centres d’intérêt. De plus, c’est une opportunité de rencontrer d’autres professionnels et d’échanger avec eux sur les sciences de l’information. 

Microportrait #6 – 2EIF-SIB 2017

Deux étudiantes de l’Enssib sont allées à la rencontre des participants à la 4e édition de l’école d’été internationale francophone en sciences de l’information et des bibliothèques (2eif-sib) à Montréal.

Valérie

 

Je fais ce métier depuis quinze ans, après avoir terminé un baccalauréat en communication. J'étudie la bibliothéconomie à l'EBSI depuis septembre 2016.

Qu'est-ce que pour vous signifie être bibliothécaire aujourd'hui ? 
C'est partager les connaissances à travers nos collections, mais aussi à travers les animations, les formations, notre site web. C'est répondre aux besoins d'information de nos multiples publics, en utilisant différentes manières et différents supports. 

Comment voyez-vous la place du numérique en bibliothèque ?
La numérisation des documents, le site web de l'organisation, les réseaux sociaux, les ressources en ligne, le livre numérique, plusieurs formes de labs...tout cela vise une chose : que le plus grand nombre de personnes possible aient accès à l'information, peu importe leur localisation ou leurs intérêts. En cela, c'est une excellente chose. Mais à la vitesse où les technologies se développent (sans compter leurs coûts), les bibliothécaires vont devoir être vigilants pour faire des choix durables.

Quelle est votre ambition pour la bibliothèque de demain ? 
Que la bibliothèque soit un lieu rassembleur et chaleureux, et que la population l'investisse massivement pour combler ses besoins d'information. Que les bibliothécaires d'aujourd'hui réussissent véritablement à changer l'image archaïque de la bibliothèque austère et poussiéreuse que des usagers ou non-usagers peuvent encore avoir, et que le nombre d'abonnés augmente. Qu'on se donne enfin les moyens d'offrir de belles bibliothèques à toutes les populations, des endroits en phase avec la société actuelle, des lieux foisonnant de professionnels de l'information pour répondre aux besoins de chacun.

Pourquoi avez-vous choisi de suivre cette école d'été ?
Pour rencontrer des bibliothécaires en provenance d'autres pays et en apprendre davantage sur leur réalité; pour être mieux armée côté marketing et ainsi être en meilleure posture pour attirer les usagers et mieux servir nos lecteurs une fois ma maîtrise terminée.

Microportrait #4 – 2EIF-SIB 2017

Deux étudiantes de l’Enssib sont allées à la rencontre des participants à la 4e édition de l’école d’été internationale francophone en sciences de l’information et des bibliothèques (2eif-sib) à Montréal.

Martine

 

Qu'est-ce que signifie pour vous être bibliothécaire aujourd'hui ?
Pour moi être bibliothécaire c'est d'abord et avant tout être un passeur de savoir. Il ne faut donc pas que l'on sache tout mais il est important qu'on sache comment trouver l'information et la diffuser.

Comment voyez-vous la place du numérique en bibliothèque ?
Le numérique va certainement prendre de plus en plus de place. Le monde se tourne vers le numérique et la bibliothèque doit suivre le courant pour assurer sa prospérité. Toutefois, il ne faut pas mettre de côté les supports traditionnels car il faut répondre à la demande de tous nos publics.

Quelle est votre ambition pour la bibliothèque de demain ?
La question des compétences informationnelles sera un gros défi dans les années à venir selon moi. De plus, comme il y a un taux d'analphabètes fonctionnels de près de 50 % au Québec, je crois que la bibliothèque a de quoi s'occuper à long terme.

Pourquoi avez-vous choisi de suivre cette école d'été ?
J'ai choisi l'école d'été d'abord parce que le sujet m'intéressait.  De plus, l'idée de rencontrer des gens venant de l'extérieur était intéressante. 

Microportrait #2 – 2EIF-SIB 2017

Deux étudiantes de l’Enssib sont allées à la rencontre des participants à la 4e édition de l’école d’été internationale francophone en sciences de l’information et des bibliothèques (2eif-sib) à Montréal.

Dominic

 

J'ai 34 ans et je suis en réorientation ou plutôt en complément de carrière, je suis nouvellement inscrit à la maîtrise en sciences de l'information à l'EBSI. Je suis d'une part comédien avec des expériences professionnelles au théâtre et aussi enseignant en art dramatique au primaire avec des élèves nouvellement immigrants au Québec qui doivent apprendre le français pour s'intégrer à la société québécoise et intégrer le niveau « régulier » à l'école élémentaire et me voilà maintenant étudiant à l'EBSI comme étudiant pour être, je l'espère un futur bibliothécaire en milieu jeunesse.

Qu'est-ce que signifie pour vous être bibliothécaire aujourd'hui ? 
J'ai l'impression qu'il faut être très polyvalent aujourd'hui comme bibliothécaire et savoir s'adapter à différents milieux de travail diversifiés, selon les usagers mais aussi selon les institutions. Je crois que le travail du bibliothécaire tend de plus en plus vers l'action sociale et la culture dans son milieu et dans la communauté.

Comment voyez-vous la place du numérique en bibliothèque ? 
Je crois que c'est un plus et que la bibliothèque change et s'adapte à nos nouvelles réalités sociales et c'est très bien. En devenant numérique, elle se diversifie et elle s’enrichit, elle apporte une offre de services plus large qui s'adapte aux demandes des publics d'aujourd'hui.

Quelle est votre ambition pour la bibliothèque de demain ? 
Je souhaite une bibliothèque qui est aimée et protégée par ses différents publics, je souhaite qu'elle soit reconnue par ses utilisateurs et qu'il y ait un plus grand sentiment d'appartenance, qu'elle devienne un lieu résolument social et culturel protégé par le citoyen.

Pourquoi avez-vous choisi de suivre cette école d'été ? 
Pour faire avancer mon cursus scolaire et profiter d'un contexte de cours différent et enrichi par les échanges de ce qui se passe à l'international. 

4e édition de la 2eif-sib à Montréal

Depuis le 3 juillet et jusqu’au 28 juillet prochain, la 4e édition de l’école d’été internationale francophone en sciences de l’information et des bibliothèques (2eif-sib) a lieu au sein de l’Ecole de bibliothéconomie et des sciences de l’information (EBSI) de Montréal.

Cet événement vise à favoriser les échanges entre écoles et universités francophones en SIB sur le plan de la coopération francophone, entre les enseignants-chercheurs en SIB de différentes universités francophones et entre les étudiants pour les aider à construire leur premier réseau international. La 2eif-sib a aussi pour objectif de valoriser le dynamisme des SIB francophones.

Cette année, l’école d’été propose deux thèmes : « marketing et publics » et « gestion d’un projet de numérisation », en partenariat avec l’EBSI, l’EBAD (Sénégal), l’ISD (Tunisie), la HEG (Suisse) et l’Enssib. Pour cette édition, deux étudiantes de l’Enssib présentes sur place, Laury Zinsz (M2 CEI) et Mathilde Cussac (M2 PBD), vous proposent des interviews de participants relayées dans le Fil du BBF.

Les Parisiens s’intéressent à leurs bibliothèques

Le budget participatif de Paris (représentant 5 % du budget total d’investissement de la Mairie de Paris) permet aux Parisiens de proposer des projets pour leur ville. Les projets retenus sont ensuite réalisés par les services de la ville.

Cette année, sur 555 projets proposés (et soumis au vote du budget participatif du 13 septembre au 1er octobre prochains), plusieurs concernent les bibliothèques et la lecture :

  • dans le 15e arrondissement, la médiathèque Marguerite-Yourcenar pourrait accueillir un nouvel auditorium de 120 places assises accueillant conférences, lectures publiques, spectacles vivants et événements associatifs ;
  • dans le 16e arrondissement, la bibliothèque Germaine-Tillion verrait son patio transformé en jardin pour lire au soleil ;
  • dans le 18e arrondissement, un projet d’arbres aux livres, permettant notamment à chacun d’y déposer des ouvrages, serait installé.

Concernant l’ensemble de la ville, le projet #Coupsdeculture pourrait « donner un coup de jeune aux bibliothèques » en rénovant les bâtiments, en remplaçant le mobilier, en améliorant la signalétique et l’accessibilité, en acquérant de nouveaux équipements informatiques et en installant des espaces de travail et de détente.

Un site web pour PNB

Lancé en 2012, Prêt Numérique en Bibliothèque (PNB) est un « dispositif interprofessionnel d’accès à la lecture numérique en bibliothèques publiques ». Grâce aux données de Dilicom, « centralisateur technique et tiers de confiance du dispositif », PNB fait l’objet « d’un suivi partagé des usages sous l’égide du ministère de la Culture ».

Un site web dédié au dispositif, regroupant de nombreux éléments autour de l’avancée du projet (principes, informations utiles, contacts, tarifs, communiqués de presse, etc.), a été mis en ligne. Le site renseigne également sur les indicateurs généraux de l’activité de PNB : « nombre de bibliothèques raccordées, de titres disponibles, de commandes réalisées, de prêts déclenchés par les utilisateurs, etc. ».

Découvrez plus d’informations sur pretnumeriqueenbibliotheque.fr

La revue de l’ABF fait peau neuve !

Bibliothèque(s), la revue professionnelle de l’Association des bibliothécaires de France fait peau neuve. Dans un nouveau format plus actuel et une mise en page dynamique, cette revue désormais bisannuelle paraitra sous la forme d’un numéro double, avec en 2017 : Inégalités territoriales/Le Québec (juin), et Illettrisme/La Colombie (décembre). Une version numérique est également annoncée pour 2018.

Les archives de Bibliothèque(s) sont librement consultables dans la bibliothèque numérique de l’Enssib après un embargo d’un an.

Bibliothèques d’Orient : patrimoines partagés en ligne

Suite à la coopération entre la BnF et sept bibliothèques patrimoniales implantées au Proche-Orient, la bibliothèque numérique intitulée Bibliothèques d’Orient sera mise en ligne le 12 septembre prochain.

Cette bibliothèque « collaborative rassemblera dès son ouverture près de 7 000 documents accompagnés de 100 textes de contextualisation scientifique dans une interface trilingue (français - arabes - anglais) ». Témoignant « des interactions entre les pays de la Méditerranée orientale et la France depuis plusieurs siècles », les collections mises en ligne proposeront manuscrits, cartes, dessins et albums photographiques inédits.

Découvrez plus d’informations dans le dossier de presse « Bibliothèques d’Orient ».

3e édition de « Partir en livre »

Souhaitée par le ministère de la Culture et organisée par le Centre national du livre (CNL), avec la participation du Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis, la 3e édition de « Partir en livre, la grande fête du livre pour la jeunesse » aura lieu du 19 au 30 juillet 2017.

Partir en livre, « manifestation nationale, gratuite, populaire et festive », fait sortir le livre « de ses lieux habituels pour aller à la rencontre des enfants et des jeunes pour leur transmettre le plaisir de lire ».

Partout en France, les invitations à lire sont multiples et variées et de nombreux événements vont être organisés :

  • lancement national le mercredi 19 juillet à Pantin (Ile-de-France), au cœur du parc d’attractions littéraires du Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis ;
  • les jeudis 27 et vendredi 28 juillet à Bordeaux, « Lire en bande organisée » recevra les jeunes de 13 à 17 ans à la librairie Mollat pour une série d’événements novateurs, festifs et dynamiques ;
  • 68 événements régionaux labellisés par le CNL dans toute la France avec des centaines d’animations originales ;
  • des milliers d’événements proposés par des associations, bibliothèques, libraires, éditeurs, collectivités territoriales, campings ;
  • des centaines d’opérations avec les partenaires officiels.

Pour un libre accès total en 2020

L’Association européenne des universités (European University Association / EUA) vient de publier des recommandations et des objectifs destinés aux responsables des universités « pour arriver à une liberté d’accès intégrale aux résultats scientifiques en 2020 ».

L’EUA appelle à « un système de publication fondé sur la qualité de l’évaluation par les pairs », à la conservation des droits des auteurs et des institutions sur les résultats de leurs recherches et à des « licences ouvertes donnant droit à la réutilisation des informations ».

L’association émet également des recommandations sur plusieurs niveaux, notamment au plan institutionnel avec le développement des plateformes et la mise en œuvre des politiques en faveur du libre accès des publications, mais également des données. Concernant les chercheurs, l’EUA propose de les informer et de les inciter à « déposer et à publier pour rendre librement accessibles leurs résultats ». 

Atlas régional de la culture : édition 2017

L’Atlas régional de la culture, publié par le département des études, de la prospective et des statistiques (DEPS) du ministère de la Culture,  propose « un ensemble de données déclinées à différents échelons territoriaux : équipements culturels, dépenses de l’État et des collectivités territoriales dans ce domaine, professions et entreprises culturelles ».

Mobilisant des « sources statistiques fiables et pérennes », les données de cet Atlas sont présentées sous forme de cartes et de graphiques et peuvent toutes être comparées à l’échelon national. Le chapitre inaugural met en avant « les données à l’échelle nationale et met en lumière les points communs et les différences régionales ». Chaque chapitre régional présente « un ensemble de données exposées de manière identique d’une région à l’autre dans une double exigence de transversalité et de comparabilité ».

Avec cet Atlas régional de la culture, le DEPS « apporte des points de repère et de comparaison territoriaux indispensables à la construction de politiques publiques de la culture ».

Un portail HAL pour l’Université de Lyon

L’Université de Lyon a mis en place un portail HAL* afin de proposer un espace de dépôt et de consultation pour les publications scientifiques. Les objectifs de ce nouveau portail sont :

  • accroître la visibilité et la diffusion des publications afin de valoriser le patrimoine scientifique de l’université ;
  • assurer l’archivage et l’accès pérenne et public des publications et des données déposées.

Les publications des chercheurs de l’Université de Lyon utilisant HAL sont ainsi automatiquement visibles sur ce portail.

* L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL permet « le dépôt, la diffusion en accès libre et la valorisation des publications et des données de la recherche scientifique ».

Livre audio : quels usages ?

La commission livre audio du Syndicat national de l’édition (SNE), avec le soutien du Centre national du Livre (CNL), vient de publier les résultats d’une enquête confiée à Ipsos et relative aux usages d’écoute de livre audio.

Cette étude montre que « le livre audio présente de nombreux atouts pour les lecteurs adultes ou pour les enfants : ressentir une émotion forte procurée par la voix des interprètes, pouvoir lire en pratiquant d’autres activités (…),  s’immerger dans l’univers d’un livre », etc. Selon les parents, les livres audio enrichissent le vocabulaire des enfants et développent même leur imagination et leur compréhension du langage. Le développement du livre audio se voit par contre freiné par « l’attachement au papier pour le public adulte et la crainte de difficultés de concentration chez les jeunes », ainsi que par le manque de visibilité de l’offre disponible, entraînant la méconnaissance du public.

Quelques éléments à retenir :

  • près d’un Français sur 5 a déjà écouté un livre audio, et 1 sur 10 en achète ;
  • 58 % écoutent un livre audio sur CD, mais le format dématérialisé augmente fortement ;
  • la grande majorité écoute 1 à 2 livres audio par an, mais grâce aux adeptes, la moyenne écoutée est de 7 livres par an.
  • l’écoute se fait principalement à domicile (64 %), lors d’un moment de détente (42 %). 1 Français sur 2  écoute également un livre audio hors de chez lui, surtout en voiture lors d’un long trajet ;
  • le choix du livre se fait en fonction du sujet et de la voix de l’interprète ;
  • les audio-lecteurs sont de grands lecteurs sur tous supports et sont d’un bon niveau socioculturel.

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