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Mettre en scène le fait religieux

Les expositions en sciences religieuses à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg

David-Georges Picard

Madeleine Zeller

La Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg (BNU) a une longue tradition d’expositions et continue d’en organiser de façon régulière, occupant par là même une position singulière dans le paysage des bibliothèques universitaires, où la valorisation culturelle des fonds est généralement beaucoup moins développée. 1.

Comme on peut s’y attendre, les expositions prennent appui sur les points forts de l’établissement, et c’est à ce titre qu’entre 2007 et 2009, pas moins de trois d’entre elles ont été consacrées à de grandes figures de l’histoire religieuse : l’humaniste Jean Sturm, François d’Assise et enfin Jean Calvin.

Exposer en bibliothèque, c’est d’abord affronter les difficultés inhérentes à toute tentative de « mettre en scène » l’écrit ; de plus, exposer, et donc représenter le fait religieux au XXIe siècle, soulève d’autres questions : celle de la position de la BNU dans une région concordataire ; celle aussi de l’accès à une pensée supposée abstraite, et donc des moyens que la bibliothèque met au service de son rôle pédagogique par son action culturelle et scientifique.

Les missions de la BNU et sa légitimité dans les sciences religieuses

L’histoire politique et religieuse de l’Alsace a été déterminante pour le développement du fonds de sciences religieuses à la BNU. Le régime concordataire  2 de 1802 est, en effet, toujours en vigueur dans les départements de l’Alsace-Moselle (Bas-Rhin, Haut-Rhin et Moselle), car, lors de la promulgation de la loi de 1905 de séparation des Églises et de l’État, ceux-ci étaient rattachés depuis plus de trente ans à l’Empire allemand.

De ce fait, les communautés catholique, protestante et juive y jouissent toujours d’une légitimité particulière et s’impliquent fortement dans la vie politique et culturelle. Certaines bibliothèques religieuses disposent d’ailleurs de fonds remarquables, comme celle du Grand séminaire ou la médiathèque protestante du Chapitre de Saint-Thomas à Strasbourg.

Sur le plan universitaire, la spécificité du régime concordataire permet le maintien des deux facultés de théologie – protestante et catholique – créées à Strasbourg pendant la période allemande. Elles sont en France les seules habilitées à délivrer des diplômes d’État à la fois de sciences religieuses et de théologie. La BNU collabore étroitement avec elles pour le Cadist (Centre d’acquisition et de diffusion de l’information scientifique et technique) de sciences religieuses  3.

Le fonds de sciences religieuses

Le fonds de sciences religieuses de la BNU a été constitué dès la création de la bibliothèque en 1871  4, à partir d’achats, mais aussi de dons et de dépôts de bibliothèques de professeurs et d’ecclésiastiques. Avec un accroissement annuel actuel de plus de 3 400 ouvrages, il est estimé aujourd’hui à 400 000 volumes et fait l’objet de 1 300 demandes de prêt entre bibliothèques par an  5.

Parmi ses documents patrimoniaux remarquables, citons entre autres la Haggada calligraphiée et illustrée en 1779 par Éliézer Seligmann de Rosheim, acquise en 1995, ou le Compendium theologicae veritatis d’Hugues de Strasbourg, manuscrit du XIIIe siècle acquis en 2009.

Signe de sa vitalité, le fonds de sciences religieuses continue de bénéficier de dons ou de dépôts d’un grand intérêt pour la recherche, comme le fonds franciscain (cf. infra).

Les missions du Cadist

Pôle d’excellence pour les sciences religieuses, la BNU est Cadist depuis 1980, en collaboration avec la bibliothèque des facultés de théologie catholique et protestante de l’université de Strasbourg, et pôle associé de la Bibliothèque nationale de France depuis 1994.

Une situation institutionnelle et un paysage local favorables, conjugués à l’action volontaire de l’établissement et au soutien des autorités publiques, font donc de la BNU un espace où il apparaît légitime de « représenter les sciences religieuses ». C’est bien dans le champ des sciences religieuses et non dans celui de la théologie que se situe l’action de la bibliothèque. Comme le rappelle en effet Sonia Bosc, « les sciences religieuses se définissent a priori comme une science positive, descriptive, dégagée de toute influence confessionnelle. […] La théologie […] constitue une approche différente de la religion, à la fois critique et confessante. Elle part de l’étude critique des corpus scripturaires et participe à l’approfondissement du dogme 6 ».

Une longue tradition d’expositions de sciences religieuses

La BNU se veut lieu d’exposition dès 1932. Une quinzaine d’expositions touchant les sciences religieuses ont été organisées. Elles concernent les grandes figures du protestantisme (Jean Sturm, Jean Calvin, Martin Luther, Albert Schweitzer) ou du catholicisme (le pape Léon IX, saint François), ainsi que la culture juive, comme le montre la liste ci-dessous.

Liste des expositions en sciences religieuses

– Jean Sturm et le 4e centenaire du Gymnase protestant (du 15 au 26 novembre 1938)

– Léon IX (du 14 avril au 30 mai 1954)

– Le livre hébraïque (du 24 au 31 mars 1963)

– Calvin (du 27 mai au 10 juin 1964)

– Martin Luther (du 23 octobre au 5 novembre 1967)

– Judaïsme vivant (juin 1972)

– Église en mutation (du 5 septembre au 10 octobre 1972)

– Albert Schweitzer (du 6 mai au 7 juin 1975)

– Luther et la France (du 14 au 26 novembre 1983)

– L’anabaptisme dans la vallée du Rhin de 1625 à 1750 (du 19 juin au 2 août 1984)

– Thomas Murner, humaniste et théologien alsacien, 1475-1537 (du 23 septembre au 14 octobre 1987)

– Aux sources de l’Europe : les Pères de l’Église (mars 1992)

– La mystique rhénane à Strasbourg. Manuscrits et vitraux (du 26 janvier au 26 février 2001)

– Jean Sturm. Quand l’humanisme fait école (du 11 octobre au 1er décembre 2007)

– Ens infinitum : à l’école de saint François d’Assise (du 18 mars au 16 mai 2009)

– Quand Strasbourg accueillait Calvin, 1538-1541 (du 23 octobre au 12 décembre 2009)

    La plupart de ces expositions sont liées à une date anniversaire : cinquième centenaire de la naissance de Jean Sturm pour « Jean Sturm. Quand l’humanisme fait école », cinquième centenaire de la naissance de Jean Calvin pour « Quand Strasbourg accueillait Calvin, 1538-1541 » et, pour « Ens infinitum : à l’école de saint François d’Assise », simultanément le huitième centenaire de l’approbation de la règle de saint François, le centenaire de la réinstallation des franciscains en Alsace et le septième centenaire de la mort de Duns Scot  7.

    Ces dates anniversaires et les colloques organisés à cette occasion permettent de présenter à travers les fonds de la BNU un personnage de l’histoire religieuse, son œuvre et sa pensée, ou un courant religieux, selon le propos défini par les commissaires. Le personnage est alors le « prétexte », le point d’appel pour faire découvrir au grand public une matière plus abstraite : l’histoire et le développement d’une pensée religieuse (la pensée franciscaine autour de saint François et de Duns Scot pour « Ens infinitum », les idées de la Réforme protestante pour les expositions consacrées à Sturm et à Calvin), ainsi que des fonds documentaires.

    On notera que ces expositions prennent appui sur la présence de trois religions ou confessions judéo-chrétiennes. L’islam n’a pas encore été évoqué à travers l’action culturelle de la BNU.

    Pourquoi exposer le fait religieux en bibliothèque ?

    Valoriser le fonds ou une acquisition récente

    Les expositions permettent de croiser de façon vivante un sujet, une pensée, une œuvre avec des collections documentaires. Elles offrent en particulier la possibilité de présenter des pièces exceptionnelles, jamais exposées ou nouvellement acquises, et de leur faire rencontrer un public. « Quand Strasbourg accueillait Calvin » a permis de marquer le dépôt du fonds Sarrau, constitué de quinze lettres autographes adressées à Calvin entre 1541 et 1563  8. Pour mettre en valeur cette première présentation au public, une section entière de l’exposition et un chapitre du catalogue lui ont été réservés.

    Le dépôt du fonds franciscain  9 a été, quant à lui, au même titre que les deux anniversaires historiques et le colloque consacré à Duns Scot, un facteur déterminant pour la naissance du projet « Ens infinitum ». Ce fonds, qui réunit les bibliothèques de couvents de la Province franciscaine franco-belge dont le maintien des livres in situ ne se justifiait plus, fait l’objet, depuis 2002, d’un dépôt permanent à la BNU. Composé de documents de toutes les époques depuis François d’Assise, il présente un grand intérêt pour la recherche sur le franciscanisme. Il a donné à l’exposition un complément scientifique significatif et un éclairage artistique inédit, avec notamment des ouvrages de bibliophilie du XXe siècle illustrant, dans une iconographie renouvelée, la vie de saint François ou le Cantique des créatures. En outre, alors que l’exposition était déjà programmée, la BNU a bénéficié d’un autre don exceptionnel, celui des archives de Paul Sabatier  10, spécialiste reconnu de l’histoire franciscaine, auquel ont été consacrées une section particulière de l’exposition et du catalogue ainsi qu’une conférence. En mettant en valeur ces deux fonds spécialisés acquis récemment, l’exposition « Ens infinitum » a donc fait reconnaître la BNU comme un lieu incontournable pour la recherche franciscaine.

    Accompagner une actualité culturelle

    Les expositions, nous l’avons vu, sont en général justifiées par une date anniversaire, qui donne lieu à d’autres manifestations à Strasbourg ou ailleurs, destinées à un public scientifique ou non. La BNU s’attache à s’insérer dans cette actualité en s’associant aux colloques internationaux organisés à Strasbourg, tout en proposant son approche spécifique. Ainsi, « Quand Strasbourg accueillait Calvin, 1538-1541 » a été centré sur une période qui n’avait encore jamais été étudiée – les trois années passées par le réformateur à Strasbourg. L’exposition a donc apporté un complément pertinent aux autres manifestations, tant pour le grand public que pour la communauté scientifique, à laquelle elle ouvrira sans doute de nouvelles voies de recherche.

    On notera que les autres expositions de sciences religieuses traitent également du rapport avec l’Alsace, que le personnage soit alsacien ou y ait vécu (Jean Sturm, Léon IX, Albert Schweitzer, etc.) ou qu’une des sections y soit consacrée (par exemple la présence franciscaine en Alsace pour « Ens Infinitum »).

    Valoriser les partenariats

    Les expositions permettent de valoriser les partenariats avec d’autres institutions, à commencer par les facultés, qui organisent en général un colloque international étroitement relié à l’exposition. Les plus récents se sont déroulés à la faculté de théologie protestante (« Jean Calvin », octobre 2009) et à la faculté de philosophie (« Jean Sturm », en 2007 ; en 2009, dernière étape du colloque itinérant consacré à la postérité du théologien franciscain Duns Scot). Leurs enseignants et chercheurs collaborent également au commissariat de l’exposition (traditionnellement partagé entre un conservateur ou un bibliothécaire de la BNU et un professeur de l’université de Strasbourg), au catalogue (dont la direction scientifique et l’édition sont partagées de la même façon avec l’université  11) et aux conférences et autres manifestations liées à l’exposition.

    Partenaires de premier plan également, les bibliothèques ou archives sollicitées pour prêter des œuvres : établissements publics en Alsace, Bibliothèque nationale de France ou bibliothèques religieuses (bibliothèque franciscaine des capucins de Paris, couvent des capucins de Strasbourg-Koenigshoffen, grand séminaire de Strasbourg, Société d’histoire du protestantisme français, médiathèque protestante du Chapitre de Saint-Thomas, collections particulières). Les expositions de sciences religieuses manifestent la faculté propre à la BNU de réunir, sur une même scène, des acteurs aussi divers, et à en provoquer la rencontre, ne serait-ce qu’à travers les ouvrages prêtés.

    À ces partenaires de la sphère culturelle s’ajoutent les collectivités locales, dont il faut souligner le soutien financier indéfectible pour les acquisitions patrimoniales comme pour les expositions dans le domaine des sciences religieuses.

    Mise en scène du fait religieux en bibliothèque : l’exemple d’« Ens infinitum »

    Mettre en scène le fait religieux revient en général à présenter, à travers un personnage de l’histoire religieuse, le développement d’une pensée. Ceci exige une alliance de rigueur, de pédagogie et de créativité. La principale difficulté pour le commissaire d’exposition est en effet de réduire la distance culturelle entre une pensée jugée hermétique et l’homme d’aujourd’hui, aussi étranger à la théologie scolastique qu’aux préoccupations des théologiens de la Réforme.

    Pour faire de l’exposition une passerelle entre ces deux univers, les commissaires s’attachent à construire un discours clair et pédagogique, en recherchant un équilibre entre un scénario resserré et intelligible et son élargissement à des aspects ou à des types de documents plus accessibles, qui compensent l’aridité du propos. Pour « Ens infinitum », dont le sujet initial devait être la théologie du franciscain Duns Scot à l’occasion du colloque qui lui était alors consacré à Strasbourg, il a été décidé de replacer sa figure, trop peu connue du grand public, dans le contexte de l’éclosion de la tradition franciscaine aux XIIIe et XIVe siècles. Autour de cet axe s’articule, dans une perspective scientifique et non confessionnelle, l’évocation de la personne et de l’œuvre de saint François, de la présence franciscaine en Alsace et des archives de Paul Sabatier. Si le premier critère de sélection des œuvres est d’ordre intellectuel, un second critère permet, de façon complémentaire, une approche d’ordre esthétique (tableaux, sculptures) qui sera exploitée par la scénographie.

    Identité visuelle et scénographie

    Identité visuelle

    La mise en scène du fait religieux commence, comme pour toute exposition, par la définition de l’identité visuelle. Au travers de choix graphiques, le master visuel donnera une cohérence à toute l’exposition et en déterminera le caractère, que ce soit dans les éléments d’accompagnement (panneaux explicatifs, cartels, catalogue) ou dans les outils de communication (affiches, kakémonos, dépliants). Dans le cas d’« Ens infinitum », le choix de l’identité visuelle s’est inspiré de l’iconographie du personnage de saint François, en associant le motif développé par Maurice Denis dans la toile Saint François bénissant Assise et sa couleur rose avec l’or du pinceau d’un Giotto.

    Une difficulté, peut-être plus manifeste dans le cas des sciences religieuses, réside dans l’apparente contradiction entre l’originalité et les codes de la communication contemporaine d’une part et la nature de l’exposition de l’autre. Pour résoudre cette difficulté, le choix s’est porté sur une typographie manuscrite, déliée et fine, propre à mettre en valeur la nature même des documents exposés.

    Scénographie

    La scénographie est d’abord la mise en perspective d’une œuvre avec les lieux de sa création, son contexte historique et social, sa réception ultérieure et sa postérité ; elle permet ainsi de multiplier les niveaux de lecture et les points d’accès. Pour « Ens infinitum », le parcours à la fois thématique et chronologique offrait, au-delà d’une présentation de la pensée de saint François et de son rayonnement, un panorama complet de l’iconographie franciscaine du XIIIe au XXe siècle, culminant avec la présentation de trois tableaux du peintre nabi Maurice Denis  12. Ces tableaux, en mains privées, n’avaient jamais été montrés au public.

    La scénographie sert donc le propos du commissaire, qui privilégie parfois l’aspect esthétique ou visuel pour éclairer l’approche scientifique. Ainsi, pour introduire le visiteur à des documents d’accès plus difficile, les portraits (gravures, peintures, enluminures) des théologiens Guillaume d’Ockham, Duns Scot, saint Bonaventure et d’autres trouvaient leur place aux côtés des textes manuscrits ou imprimés. Peintures et dessins rythmaient ainsi la présentation de la pensée franciscaine et soutenaient l’explication de texte.

    La mise en scène attire aussi l’attention sur les pièces exceptionnelles choisies par le commissaire. Toujours dans le cadre d’« Ens infinitum », une lettre adressée par Léon Tolstoï à Paul Sabatier, d’une grande valeur scientifique et intellectuelle, faisait écho aux travaux de ce dernier et permettait d’insister sur la richesse du fonds Sabatier, qui a largement alimenté l’exposition.

    En complément, les outils audiovisuels mettaient en relief certains détails sous un angle didactique : des clichés d’éléments architecturaux (chapiteaux, sculptures), projetés dans un montage vidéo, rendaient plus palpable la vie des franciscains en Alsace du XIVe au XXe siècle  13.

    Enfin, la scénographie, destinée à accompagner l’itinéraire du visiteur, peut être utilisée aussi pour elle-même, comme objet d’exposition à part entière. « Ens infinitum » nous en donne l’illustration, avec la création d’un mur de citations remarquables empruntées aux auteurs présentés, qui convergeaient toutes, sans l’interférence d’un commentaire, vers une représentation symbolique de Dieu.

    Accompagnement

    Les catalogues  14 sont une autre façon de mettre en scène le fait religieux. Reproduisant toutes les œuvres avec les notices explicatives, leur qualité graphique et leur prix accessible  15 les recommandent à un large public. En même temps, leurs contributions de niveau scientifique vont bien au-delà et en font une référence pour la communauté des chercheurs. Le catalogue édité pour « Ens infinitum » par exemple, véritable introduction à la pensée franciscaine, présente aussi l’implantation de l’ordre en Alsace et les travaux de Paul Sabatier.

    Le temps de l’exposition est ponctué de manifestations : conférences, concerts, visites guidées permettent de toucher un large public. Pour « Ens infinitum », les conférences données par des spécialistes ont introduit le public à l’histoire du fonds Sabatier ou à un aspect particulier de la pensée franciscaine. Les concerts apportaient un contrepoint musical à cette approche intellectuelle, donnant à écouter les Fioretti au son de la vielle… Enfin, les nombreuses visites guidées menées par les commissaires, quotidiennes dans le cas d’« Ens infinitum », complètent la programmation pour le grand public, les lycéens (surtout depuis l’inscription de l’histoire du fait religieux dans les programmes) et les universitaires. Cet accompagnement traduit l’effort fourni par l’établissement pour obtenir un impact pédagogique et y gagner en visibilité et reconnaissance.

    Bibliothèque de référence et passerelle culturelle

    Les bibliothèques ont toujours été le réceptacle privilégié des écrits relevant des sciences religieuses, plus rarement le lieu de leur mise en scène : peu de bibliothèques publiques ou universitaires donnent à voir le fait religieux autant que la BNU, et avec la même légitimité. Celle-ci s’appuie sur une scientificité libre de toute approche confessionnelle. Terrain neutre où s’exercent toutes les synergies, la BNU attire à travers ses expositions autant le grand public que la communauté des chercheurs  16, qui en reconnaissent la grande qualité scientifique.

    Bibliothèque de référence pour les sciences religieuses, elle accompagne l’actualité scientifique et l’enrichissement de ses collections d’une mise en scène originale. Passerelle culturelle, elle conforte ainsi sa place dans la cité, qu’elle ne cesse de rapprocher du monde universitaire.

    Décembre 2009

    1.  (retour)↑   Elle dispose d’une salle d’exposition de 440 m2 et consacre à chaque exposition de sciences religieuses un budget moyen de 60 000 €. Le service d’action culturelle compte quatre équivalents temps plein, dont un conservateur.
    2.  (retour)↑   Le Concordat, élaboré par Napoléon Bonaparte conjointement avec le Saint-Siège, a été ratifié le 8 avril 1802. Le régime concordataire concerne également les cultes réformé et luthérien et le culte israélite. Lors du rattachement des trois départements de l’Alsace-Moselle à l’Empire allemand (1870- 1918), la législation concordataire française est confirmée par les autorités allemandes. Au retour de ces départements à la France, elle est maintenue par la loi relative au régime d’Alsace-Lorraine du 17 octobre 1919, et son impact reste sensible encore aujourd’hui.
    3.  (retour)↑   Pour la présentation du fonds de sciences religieuses à la BNU, nous renvoyons à l’article très complet paru dans le BBF : Sonia Bosc, « Le Cadist de sciences religieuses de Strasbourg », Bulletin des bibliothèques de France, Paris, 2003, n° 6, p. 38-47.
    4.  (retour)↑   La BNU a été fondée en 1871 sous le nom de « Kaiserliche Universitäts- und Landesbibliothek zu Strassburg » (Bibliothèque impériale du Land d’Alsace-Lorraine et de l’université).
    5.  (retour)↑   Nombre de demandes satisfaites par le prêt entre bibliothèques (PEB) fournisseur pour le Cadist de sciences religieuses en 2008.
    6.  (retour)↑   Sonia Bosc, ibid.
    7.  (retour)↑   Ces expositions sont présentées sur le site internet de la BNU : http://www.bnu.fr, rubrique « Activités et actualités ».
    8.  (retour)↑   Ces lettres ont été données récemment à la faculté de théologie protestante et mises en dépôt par cette dernière à la BNU, dépôt qui s’est officialisé précisément à l’occasion de l’exposition consacrée à Calvin. Elles avaient déjà été publiées (Rodolphe Peter et Jean Rott (éd.), Les lettres à Jean Calvin de la collection Sarrau, Paris, Presses universitaires de France, 1972), mais n’avaient jamais été présentées au public.
    9.  (retour)↑   Ce fonds, qui continue à être alimenté par des acquisitions courantes, est présenté sur le site de la BNU : http://www.bnu.fr/BNU/FR/Poles+Documentaires/Presentation+des+fonds/Fonds+franciscain+explications.htm (consulté le 3 décembre 2009).
    10.  (retour)↑   Paul Sabatier (1858-1928), universitaire et pasteur, a consacré ses recherches à saint François et a enseigné quelques années à la faculté de théologie protestante de Strasbourg. Le don des archives Paul Sabatier s’est effectué par l’intermédiaire de Franck Storne, chargé du pôle d’excellence en sciences religieuses jusqu’à l’automne 2009, et a été le fait de sa famille (M. Juston) et d’un proche (M. Causse).
    11.  (retour)↑   Les catalogues d’exposition sont coédités par la BNU et les Presses universitaires de Strasbourg. Parmi les équipes de recherche, on citera par exemple le Grenep (Groupe de recherches sur les non-conformistes religieux des XVIe et XVIIe siècles et l’histoire des protestantismes).
    12.  (retour)↑  Le Christ et frère Jean dans la forêt de l’Alverne, 99 x 111,5 cm, 1915. Montée à l’Alverne, 99 x 111,5 cm, 1915. Saint François bénissant Assise, 77 x 119,5 cm, 1915.
    13.  (retour)↑   Pour l’exposition « Jean Sturm » ont été diffusés des enregistrements sonores de lettres tirées de la correspondance de Jean Sturm.
    14.  (retour)↑   Matthieu Arnold et Julien Collonges (dir.), Jean Sturm : quand l’humanisme fait école, Strasbourg, Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, 2007.
      Claude Coulot et Franck Storne (dir.), Ens infinitum : à l’école de saint François d’Assise, Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg et Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, 2009.
      Matthieu Arnold et Franck Storne (dir.), Quand Strasbourg accueillait Calvin, 1538-1541, Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg et Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, 2009.
    15.  (retour)↑   32 € pour Ens infinitum, 25 € pour Jean Sturm et Quand Strasbourg accueillait Calvin. Le tirage est de 700 à 950 exemplaires.
    16.  (retour)↑   La fréquentation de ces expositions est de 2 500 à 3 500 visiteurs sur une durée de sept à huit semaines.