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Groupement français des producteurs de bases et banques de données. Orléans

Les Bases et banques de données, pétrole gris, une chance pour la France

contribution du Groupement français des producteurs de bases et banques de données à l'élaboration d'un plan national de l'information

Orléans : GFPBBD, 1981. -V-46 p. ; 30 cm. Annexes

par Michel Sestier

Une quarantaine de producteurs français, à l'origine d'une soixantaine de bases, ont formé en octobre 1979 un lobby d'un genre encore unique en Europe, qui rassemble aussi bien de grands organismes publics ou para-publics que d'importantes sociétés privées ou des organisations professionnelles.

Constat : depuis dix ans, la France s'est dotée de systèmes d'information de qualité qui sont une condition de son indépendance. Une centaine de bases sont à inscrire au tableau, dont la moitié en accès direct via Transpac. La dépendance vis-à-vis des bases américaines est notoire, supérieure à 50 % du total des bases interrogeables, notamment en sciences et en sciences économiques, de même que la bonne position française dans la Communauté économique européenne ; ainsi, sur les trente-six serveurs d'Euronet-Diane, onze sont français. On n'interroge guère les serveurs français depuis les pays anglo-saxons.

Les producteurs français constatent l'insuffisance des actions ponctuelles et prônent un plan national de l'information, à savoir : répartition des aides publiques à partir d'un critère global d'utilité sociale et non plus d'un critère seulement économique ; soutien de la puissance publique à la production d'information spécialisée ; concertation entre les partenaires de la filière de l'information ; maintenance concertée des logiciels ; production de résumés et de thesaurus bilingues ; efforts auprès des institutions internationales, notamment de la Commission des communautés européennes ; révision de la loi du 11 mars 1957, rédaction de normes, réduction de la TVA à 7 % (taux appliqué aux agences de presse) ; création d'un compte satellite en comptabilité nationale ; et plus généralement, identification des besoins et couverture systématique des différents domaines de la connaissance.

Sur la question particulière de l'accès à l'information primaire, les auteurs misent sur l'organisation de réseaux de centres de documentation spécialisés par domaine ou appuyés sur une structure régionale, l'aide automatisée à la localisation, le prêt interbibliothèques, et rappellent que la « British library lending division » reçoit annuellement 300 000 demandes d'origine française.

Techniquement, l'avenir semble être aux microprocesseurs, aux disques optiques numériques, à la microcopie.

L'enjeu de tout cela ? La présence de la France dans les pays francophones d'Afrique et son influence dans la CEE.