Des bibliothèques pour une culture vivante

Longtemps, la fonction des bibliothèques a été perçue comme avant tout patrimoniale. Aujourd'hui encore, la bibliothèque se doit d'être la mémoire culturelle dont notre société a besoin. Mais que faire de cette mémoire ? Indépendamment de la question des supports, les nouvelles technologies ne transforment-elles pas nos habitudes mentales en accroissant considérablement la possibilité d'archivage ce qui contraint à rechercher de nouveaux filtres, à recréer une forme de rareté, et en privilégiant le temps court de « l'actualité » sur le temps long de la mémoire ? Entre l'érudition et la dispersion, comment préserver les chances d'une culture vivante ?