Le « fonds des Alliés » de Kuhlmann
Un matériau de recherche Science & Histoire à l’Université de Rouen Normandie
Provenance et traitement
Ce fonds provient d’une usine de chimie située en Normandie, dans la ville d’Oissel, et qui a fait partie des établissements Kuhlmann, un important groupe industriel chimique français. Fondée en 1825 dans le nord de la France, cette société produit des engrais et des colorants, devient pionnière dans le développement des superphosphates. En 1925, elle exploite 16 usines réparties sur toute la France, créant autour de ces dernières des cités ouvrières. En 1936, il s’agit de la onzième plus grosse capitalisation boursière française. Le groupe est intégré en 1966 au sein d’Ugine-Kuhlmann, puis de Pechiney-Ugine-Kuhlmann en 1971, avant d’être nationalisé en 1982 et vendu à d’autres compagnies.
L’usine d’Oissel est rachetée en 2005 et, à cette occasion, fait don au Service commun de la documentation (SCD) de l’Université de Rouen Normandie d’importantes collections de périodiques et de monographies, ainsi que de plusieurs documents internes tels que des nuanciers. Au sein de ce don, le personnel de la bibliothèque découvre au début des années 2010 un millier de rapports rédigés en anglais et datant de l’après Seconde Guerre mondiale.
Figure 1. Le fonds des Alliés

Photo : Université de Rouen Normandie
Ces rapports ont été écrits par plusieurs organismes gouvernementaux des Alliés et rendent compte de visites effectuées dans de nombreuses usines sur le sol allemand lors de la Libération. Ces usines sont chimiques, textiles ou pharmaceutiques, rattachées pour beaucoup d’entre elles à la société allemande IG Farben (IG pour l’allemand Interessengemeinschaft : « Communauté d’intérêt »). Quelques rapports, marginaux, décrivent des visites réalisées en Italie, en Autriche et au Japon. Tous ont été publiés à Londres par les publications britanniques d’État, Her Majesty Stationery Office.
Figure 2. Les différentes collections des rapports

Photo : Université de Rouen Normandie
Un recensement de tous les titres a d’abord été effectué, révélant qu’aucun des rapports n’était présent dans le système universitaire de documentation (Sudoc), catalogue partagé des bibliothèques universitaires (BU) françaises. La bibliothèque universitaire du campus Sciences et ingénierie s’est attachée à l’identification des quatre collections repérées dans ces rapports. Des demandes de numérotation ISSN ont été adressées en 2015 au centre de numérotation ISSN du Royaume-Uni, et des ISSN ont été obtenus en 2021. Le nom des collections s’appuie sur celui des différents organismes à l’origine des rapports.
Le catalogage de ces collections a ensuite été réalisé en deux temps. Au printemps 2023, une subvention de l’Agence bibliographique de l’enseignement supérieur (Abes) a rendu possible le recrutement d’un personnel vacataire, qui a catalogué les deux tiers de ce fonds. En 2025, ce catalogage a été achevé grâce au recrutement d’une stagiaire, étudiante inscrite au master Humanités numériques de l’Université de Rouen Normandie. Une trentaine de documents supplémentaires a été découverte lors de la finalisation de ce catalogage. Ces derniers comprennent deux nouvelles collections, et d’autres documents que nous qualifierons de « hors-collection » : index, numéros dit Surveys et huit recueils factices. Ces derniers, fragiles car en papier pelure, compilent des reproductions de rapports ou d’extraits de rapports, des traductions françaises, des documents en allemand, ainsi que trois titres présents uniquement dans ces recueils (un numéro, un supplément, une traduction).
D’un point de vue matériel, les rapports sont majoritairement assez courts et comprennent quelques dizaines de pages. Quelques numéros sont très conséquents. Leur format varie entre 23 et 26 centimètres. Chaque titre possède un numéro au sein de sa collection. Au total, le fonds des Alliés comprend 1 014 titres, selon cette répartition :
Titre | ISSN | Nombre de titres |
British Intelligence Objectives Subcommittee (BIOS) Final report | 2635-2354 | 477 |
Field Information Agency Technical (FIAT) Final report | 2634-3711 | 322 |
Combined Intelligence Objectives Subcommittee (CIOS) | 2634-3754 | 142 |
BIOS Miscellaneous report | 2634-3746 | 44 |
BIOS JAP report | Demande ISSN en cours | 11 |
Joint Intelligence Objetctives Agency (JIOA) Final report | Pas assez de titres pour une demande | 4 |
Hors collection | - | 14 |
Éléments historiques
Ces rapports ont été rédigés au nom de plusieurs organismes. En 1944, le Combined Intelligence Objectives Subcommittee (CIOS) est créé par les autorités britanniques et américaines, regroupant militaires, scientifiques et économistes. De premières équipes d’experts sont constituées et envoyées sur le sol européen. Le Field Information Agency Technical (FIAT), agence de l’armée américaine, reprend ensuite leur mission d’information, qui vise à répertorier les connaissances scientifiques et techniques des productions allemandes : « The securing of the major, and perhaps only, material reward of victory, namely, the advancement of science and the improvement of production and standards of living in the United Nations by proper exploitation of German methods in these fields » (Ziemke, 1975). Cette agence cédera ensuite sa place à l’opération Paperclip, liée à la Joint Intelligence Objectives Agency (JIOA), qui exfiltrera et recrutera près de 1 500 scientifiques allemands issus du complexe militaro-industriel de l’Allemagne nazie. Côté britannique, c’est le British Intwelligence Objectives Subcommitte (BIOS) qui envoie ses experts visiter les usines allemandes. Derrière ces différents acronymes, c’est une très vaste opération d’accès à la technologie allemande que l’on devine. Dans un index de 1948 présent dans le fonds des Alliés, 3 000 titres sont répertoriés, répartis en huit collections différentes. Selon une autre source, il est déjà question en 1946 de plus de 1 200 rapports écrits par les Britanniques, et de 29 000 par les Américains (O’Reagan, 2014).
L’entreprise IG Farben apparaît dans de très nombreux rapports de ce fonds. Ce consortium, créé en 1925 et spécialisé dans les produits chimiques et le raffinage du pétrole, regroupe plusieurs entreprises, dont Bayer, BASF et Agfa, toujours en activité. Il constitue avant et pendant la Seconde Guerre mondiale un empire économique lié au régime nazi. C’est l’une des filiales d’IG Farben, Degesch, qui a mis au point un insecticide tristement célèbre, le Zyklon B utilisé dans les chambres à gaz. IG Farben emploie également une main-d’œuvre forcée, avec des travailleurs étrangers et des prisonniers de guerre, et plusieurs de ses usines sont implantées près de camps. En 1947, la société figure parmi les accusés des douze procès jugés à Nuremberg. Plusieurs de ses dirigeants sont condamnés pour crimes de guerre.
Figure 3. Le box des accusés, le 27 août 1947, au premier jour des 11 mois du procès IG Farben où 24 hauts responsables du groupe sont inculpés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité

Photo : domaine public, via Wikimedia Commons
IG Farben est dissoute par décret en 1950, puis démantelée en 1952. Son siège, basé à Francfort-sur-le-Main, devient le Quartier général du Commandant suprême des Forces alliés en Europe, puis d’autres forces armées américaines jusqu’en 1995, avant de devenir une université. La société IG Farben, bien que majoritairement présente dans les rapports, n’est pas la seule visitée. On trouve également mention des usines fondées par Alexander Wacker, de celles de Chemische Albert Werke, ou encore du Kaiser Wilhelm Institute, ancêtre des instituts Max Planck.
Figure 4. Le siège d’IG Farben à Francfort-sur-le-Main

Photo : Hannes72, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
Quant au territoire français, pendant la Seconde Guerre mondiale, une commission basée à Wiesbaden est chargée de l’application et du contrôle des décisions prises lors de l’armistice du 22 juin 1940. IG Farben obtient lors de ces négociations le contrôle de l’essentiel des industries chimiques françaises, par le biais d’une filiale, Francolor, dont elle détient 51 % des capitaux. La société regroupe alors plusieurs entreprises, dont Kuhlmann. La guerre sera un épisode noir de l’histoire du groupe : le directeur général Joseph Frossard met en place avec les Allemands une collaboration économique tandis que le dirigeant Raymond Berr est écarté avant d’être arrêté, déporté et tué avec sa femme et sa fille 1
Merci à Érik Langlinay pour son expertise sur cette période, et co-auteur avec Philippe Martin d’un ouvrage sur l’histoire complète des établissements Kuhlmann, Kuhlmann : une grande entreprise de la chimie française : 1825-1982, Aix-en-Provence, Ref. 2C Éditions, 2025.
L’usine d’Oissel est créée en 1916 comme poudrerie nationale avant de devenir en 1919 la Compagnie nationale des matières colorantes (CNMC), se spécialisant dans la fabrication de colorants azoïques destinés aux textiles. Elle fusionne en 1924 avec les établissements Kuhlmann. L’usine se développe, comptant en 1938 plus de 100 chimistes et 1 500 ouvriers. En 1941, elle passe sous le contrôle de Francolor ; plusieurs de ses ouvriers sont envoyés travailler en Allemagne, dans des fermes ou à l’usine de Ludwigshafen, parfois jusqu’à la fin de la guerre. À la Libération, l’entreprise est considérée comme un bien allemand ; ce n’est qu’en 1951 qu’elle est restituée à son propriétaire Kuhlmann, en prenant le nom de Compagnie française des matières colorantes (CFMC). Plusieurs fusions et rachats vont suivre, avec autant de changements de noms, dont de nouveau celui de Francolor en 1993, sans lien cette fois-ci avec la filiale d’IG Farben. Une usine subsiste aujourd’hui à Oissel : l’entreprise Tokyo Ink Europe Specialty Chemicals, spécialisée dans les pigments et les encres 2
Merci à la société d’histoire d’Oissel pour leur disponibilité et pour m’avoir communiqué leurs études sur l’histoire de cette usine.
Figure 5. Bâtiment 17 de l’usine Kuhlmann. Mise au type standard des colorants, années 1960

Photo : Société d’histoire d’Oissel
Ce que ces rapports nous apprennent
La datation de ces rapports s’est révélée difficile car plusieurs d’entre eux ne faisaient apparaître aucune mention de date, pas même celle de la visite des Alliés, qui n’est pas forcément celle de la publication. On peut toutefois les situer entre 1945 et 1948. Les recueils factices contiennent parfois des documents datés d’avant 1945, mais nous pouvons supposer qu’ils constituent des documents internes des usines visitées et intégrés au sein de ces rapports.
Malgré cette difficulté, ces rapports sont un témoin précieux de la Seconde Guerre mondiale et des liens que les entreprises ont entretenus avec le régime nazi. Ils nous donnent à voir une connaissance détaillée de l’état de la science allemande – en tout cas telle que montrée aux experts visitant les usines. Les rapports sont régulièrement illustrés de planches explicatives et de données quantitatives de production. De nombreuses applications de composés chimiques sont présentées : caoutchouc, textile, peinture, colorants, huiles, graisses, métaux, aluminium, plastiques, cuir, papier, équipement électronique, résine, insecticide, porcelaine, cosmétique, photographie, etc. Le catalogage a permis notamment d’identifier deux rapports qui mentionnent le Zyklon B, ou son composant principal, l’acide cyanhydrique (FIAT Final report no 215 et BIOS Miscellaneous report no 90). Ces rapports sont également riches de noms des scientifiques et des industriels rencontrés. Certains s’intitulent « Interrogation », suivi du nom du scientifique questionné. Citons par exemple Otto Bayer, qui obtint par la suite des distinctions pour son travail sur la synthèse des polymères ; Friedrich Raschig dont le travail sur les phénols et sur la distillation donna naissance respectivement au procédé Raschig et aux anneaux Raschig ; ou encore Otto Roelen, qui contribua à l’essor de la production industrielle de l’essence synthétique. On trouve enfin de nombreuses mentions géographiques dans les titres. Les sites sont répartis à travers tout le territoire allemand – et jusqu’en Alsace à Griesheim.
Figure 6. Les sites visités cités dans les titres du fonds des Alliés, par importance de mentions

Photo : Université de Rouen Normandie
Figure 7. Une affiche promotionnelle pour les engrais aux superphosphates Kuhlmann

Photo : Domaine public, via Wikimedia Commons
Il est ainsi possible de retracer l’histoire d’une usine. Les diverses estampilles présentes sur l’ensemble du don racontent ses changements de noms : « Société Francolor », « C.F.M.C. » pour Compagnie française des matières colorantes, « P.C.U.K. » pour Produits chimiques Ugine Kuhlmann. On lit en réalité l’histoire d’un groupe, avec ses rachats et ses fusions. Ainsi, un tampon également présent dans le don reçu de l’usine mentionne la « Société carbochimique, services de recherche » de « Tertre » en Belgique. Ce dernier renvoie au groupe Yorkshire Leeds France qui possédait, au début des années 2000, ce site en Belgique en même temps que l’usine d’Oissel. La présence des ouvrages de Tertre à Oissel témoigne de transferts qui complexifient encore la compréhension de l’arrivée du fonds des Alliés en Normandie.
Savoir précisément comment ces rapports nous sont parvenus reste en effet une énigme. Une estampille, « D.T.R.S. Documentation », apparaît sur de nombreux rapports écrits par les Alliés. D’autres portent des lettres tamponnées : « DM », « PH », « DO », « C »… Un autre tampon mentionne « Technical Information Bureau M.A.P. for C.I.G.A. Circulated by Committee ». Ces acronymes n’ont malheureusement pas pu être identifiés pour le moment. D’autres indices au sein de ces rapports donnent néanmoins plus d’informations. Une note présente dans les recueils factices demande une comparaison entre des échantillons d’IG Farben et de Francolor ; elle mentionne le nom de Louis Frossard, directeur technique de Francolor, et frère de Joseph Frossard. Un tampon en date du 24 juin 1946 nous apprend l’arrivée de rapports de façon très précoce dans un centre de documentation, alors que ces rapports étaient toujours en pleine production par les Alliés.
Figure 8. Diverses estampilles et mentions manuscrites présentes dans le fonds des Alliés

Photo : Université de Rouen Normandie
Une feuille volante et un tampon sur la couverture d’un rapport portent la mention de la Société anonyme des matières colorantes & produits chimiques de Saint-Denis, usine passée sous le contrôle de Francolor en 1941, puis des établissements Kuhlmann, et peut-être lieu de passage de ces rapports. Des mentions manuscrites sur les rapports renvoient à d’autres sites du groupe Kuhlmann, majoritairement celui de Villers-Saint-Paul situé dans l’Oise (« Communiqué à Villers », « Envoyé à titre définitif à Villers »). Enfin, une feuille volante dans l’un des rapports est une facture de plusieurs rapports, datée de 1947 (« Various German Reports ») et adressée aux publications H. M. Stationery Office et provenant de The Allied Colloids Ltd. Cette usine britannique a été rachetée par Ciba puis par BASF en 2009. Plusieurs liens ont existé entre la France, l’Allemagne et les États-Unis et constituent d’autres pistes à explorer. Une section française d’information scientifique et technique, surnommée French FIAT a été créée après-guerre : elle faisait également des visites et des rapports en Allemagne et a été en relation avec le FIAT américain. À la Libération, la France a eu le contrôle administratif de l’usine BASF basée à Ludwigshafen jusqu’en 1953, avec parmi ses administrateurs deux membres de Francolor 3
Merci à Hervé Joly, directeur de recherche CNRS sur les Mondes modernes et contemporains, pour m’avoir communiqué plusieurs de ces informations et éclairée sur les liens industriels entre l’Allemagne et la France.
Le fonds des Alliés raconte enfin et surtout l’histoire d’individus, y compris des lecteurs de ces rapports. Les huit recueils factices sont particulièrement riches de ce point de vue, annotés et parsemés de feuilles volantes : les pages d’éphémérides, glissées comme marque-pages, nous apprennent qu’on a consulté ces recueils entre 1953 et 1958 ; un bulletin nous fait partager la convocation des membres de la bibliothèque des cadres de l’usine d’Oissel ; des noms sont écrits au début de plusieurs parties, sans doute leur destinataire ou commanditaire. L’un d’eux, Pierre Petitcolas (Voranger), est en lien étroit avec l’histoire de cette usine : directeur du laboratoire de recherche des établissements Kuhlmann puis Francolor, il monte pendant la guerre un réseau clandestin qui rédige et distribue des tracts au sein de l’usine. Arrêté en 1942, il est ensuite envoyé dans différents camps de travail forcés, Heinkel puis Halberstad ; libéré en 1945, il retrouve un poste à l’usine Kuhlmann d’Oissel puis est recruté par l’Institut chimique de Rouen (ICR), ancêtre de l’INSA de Rouen Normandie 4
L’usine d’Oissel a également fait don à la bibliothèque de l’INSA de Rouen Normandie de collections, autres témoins du passé industriel chimique normand.
Figure 9. Détail d’un des recueils factices du fonds des Alliés

Photo : Université de Rouen Normandie
En conclusion
Le fonds des Alliés dresse un état de l’art des techniques de l’époque en Allemagne, ainsi qu’un épisode de la Libération méconnu du grand public. Unique collection identifiée en France et cataloguée titre par titre pour chaque rapport, d’autres exemplaires existent de par le monde : dans Worldcat, les notices des collections sont signalées par une dizaine de bibliothèques au Royaume-Uni et autant en Allemagne, ainsi que par d’autres bibliothèques en Pologne, aux Pays-Bas, au Danemark, aux États-Unis et en Australie.
Il constitue un matériau de recherche que le SCD souhaite mettre à la disposition des chercheurs. Pour cela, des contacts sont en cours avec des chercheurs spécialisés sur le domaine et avec des établissements de recherche, tant sur les sciences et les techniques que sur l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. Un projet de bibliothèque numérique est également en cours, et dans laquelle la publication de ces rapports est à l’étude. Les rapports sont déjà disponibles et consultables au sein de la BU du campus Sciences et ingénierie de l’Université de Rouen Normandie, laquelle peut envoyer le détail des 1 014 titres sur demande préalable.
Figure 10. Vue de l’usine, début des années 1960

Photo : Société d’histoire d’Oissel
Références bibliographiques
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- HERMSE-VICENTE Brigitte, COURTOIS René, « 4 générations de salariés ont travaillé à l’usine Kuhlmann », Oissel histoire, no 16, juillet 2017. En ligne : https://www.calameo.com/read/001680599bc29d9414776
- JOLY Hervé, « La contribution de l’industrie chimique française à l’effort de guerre allemand : le cas de Francolor », in MARTENS Stefan, VAISSE Maurice, Frankreich und Deutschland im Krieg. Okkupation, Kollaboration, Résistance (Nov. 1942-Herbst 1944), Bonn, Bouvier, 2000, p. 297-316. En ligne : https://shs.hal.science/halshs-00536699v1
- JOLY Hervé, « Les relations entre les entreprises françaises et allemandes dans l’industrie chimique des colorants des années 1920 aux années 1950, entre Occupation, concurrence, collaboration et coopération », in ECK Jean-François, MARTENS Stefan, SCHIRMANN Sylvain (éd.), L’économie, l’argent et les hommes : les relations franco-allemandes de 1871 à nos jours : colloque, 10 au 11 mai 2007, Paris, Comité pour l’histoire économique et financière de la France, p. 225-239. En ligne : https://books.openedition.org/igpde/4433
- LANGLINAY Érik, MARTIN Philippe, Kuhlmann : une grande entreprise de la chimie française : 1825-1982, Aix-en-Provence, Ref. 2C Éditions, 2025.
- LUDMANN-OBIER Marie-France, « Le contrôle de la recherche scientifique en zone française d’Occupation en Allemagne (1945-1949) », Revue d’Allemagne et des pays de langue allemande, 1988, Tome XX, no 4, p. 397-414. DOI : https://doi.org/10.3406/reval.1988.3326
- MICHEL Jean-Marie, « KUHLMANN », in Contribution à l’histoire industrielle des polymères en France, Groupe histoire de la chimie, Société chimique de France, 2017. En ligne : https://new.societechimiquedefrance.fr/wp-content/uploads/2021/05/c_4_000_000_.vfx2_sav.pdf
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