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Alle origini dell’editoria in volgare

Niccolò Zoppino da Ferrara a Venezi, Annali (1503-1544). Nota di Amedeo Quondam

Manziana (RM), Vecchiarelli editore, 2011 (Cinquecento, testi e studi di letteratura italiana, Studi, 40 ; n.s. 4), 355 p.
ISBN 978-88-8247-306-8 : 40 €

La collection Cinquecento, pilotée par le groupe de recherche interdisciplinaire Cinquecento plurale (Università della Tuscia) et un prestigieux comité scientifique, accueille des études souvent passionnantes, qui touchent à de nombreux domaines. Les deux derniers volumes parus sont consacrés à un genre historiographique qui, en Italie, reste particulièrement florissant : celui des annales d’imprimeurs-libraires, de la bibliographie complète de leur production.

Après Luca Gasperoni qui, en 2009, avait publié les annales de Giorgio Rusconi (1500-1522), Lorenzo Baldacchini, ancien directeur de la biblioteca Malatestiana de Cesena et du réseau des bibliothèques de la ville de Rome, aujourd’hui professeur à l’université de Bologne, propose le catalogue de Niccolò Zoppini, qui avait fait l’objet dans la même collection d’une étude de Luigi Severi en 2009. Ce catalogue, composé de 438 numéros, propose des notices diplomatiques, reproduisant les sauts de ligne, complétées par des indications sur le contenu (on saluera la mention des pièces dédicatoires, si importantes), de références bibliographiques et du signalement d’exemplaires localisés. Ces annales sont précédées d’une longue introduction, véritable étude de l’œuvre de cet imprimeur-libraire, enrichie de graphiques, et d’une préface d’Amedeo Quondam, qui revient sur l’historiographie de la publication d’annales depuis Maittaire et sur la renaissance de ce type d’études en Italie depuis quelques décennies. Zoppino joua un rôle très important dans le développement de l’imprimerie en langue vernaculaire, élément central d’une évolution commerciale, intellectuelle, sociale entraînée par la diffusion de l’imprimé. Loin d’être une simple bibliographie rétrospective, ce livre complète les travaux menés depuis vingt ans par Paolo Trovato, Brian Richardson ou encore Frédéric Barbier.

Raphaële Mouren