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Le 38e Congrès Liber à Toulouse

Philippe Marcerou

Arès le congrès d’Istanbul (2008) et avant le congrès d’Aarhus (2010), le 38e Congrès annuel de la Ligue des bibliothèques européennes de recherche (Liber), qui s’est tenu du 30 juin au 3 juillet 2009, a été organisé par les universités de Toulouse. Son thème principal était « Coopérer pour innover  * ».

Trois jours de congrès

Si les communications ont parfois paru d’intérêt inégal et si le congrès, formé d’une longue série d’exemples, n’a pas toujours, à cet égard, échappé à l’écueil ordinaire des congrès de bibliothécaires, la cohérence d’ensemble n’en a pas été affaiblie.

Trois master class étaient proposées : « Sparc Europe : nouvelles orientations stratégiques vis-à-vis des nouveaux modèles de communication scientifique » (David Prosser), « Les bibliothèques au cœur stratégique de l’action des universités en matière de recherche et formation » (Brian Lawson), « Comment rédiger une proposition de projet européen : les stratégies pour les bibliothèques de recherche » (Françoise Vandooren et Seth van Hooland).

Les trois premières sessions ont été consacrées aux moyens dont disposent les bibliothécaires et les chercheurs et au positionnement des bibliothèques par rapport aux dispositifs et aux structures de recherche. Les outils et les réseaux formaient le thème du premier groupe d’interventions : les « annotations sociales » (Maristella Agosti), les outils du web 2.0 (Guus van den Brekel), Europeana (Jon Purday), le projet LIFE de la British Library (Rory McLeod), les licences transnationales (Wilma Mossink). La question de « la bibliothèque et de son environnement politique et technique » a été au centre de la deuxième session : « Des bibliothèques universitaires pour le XXIe siècle » (Antoni Gonzáles Senmartí), « Mettre en place des projets transversaux pour la documentation : l’une des principales missions du PRES Université de Toulouse » (Louis Castex), « 16 bibliothèques européennes de recherche mobilisées pour construire un portail thématique : le projet NEEO » (Bénédicte Barbé). Le concept d’« e-science » a constitué le thème de la troisième session : « Survivre ou réinventer des bibliothèques incertaines » (Dominique Boullier), « Le rôle des bibliothèques dans la communication scientifique en physique des hautes énergies » (Salvatore Mele), « Explorer les limites et les intersections entre les pratiques de recherche et les bibliothèques de recherche » (Sheila Anderson).

Posant que c’est par des dispositifs techniques que les bibliothèques doivent répondre aux attentes des chercheurs, le congrès devait se poursuivre par une session sur les nouvelles compétences que les bibliothécaires doivent acquérir. Trois communications ont été présentées par Wendy White (« Conduire le changement culturel : défis et ouvertures pour les bibliothécaires »), Frédéric Saby (« De nouvelles formations pour les directeurs de bibliothèques universitaires françaises ») et Dick Langbroek (« Planification des ressources humaines à la Bibliothèque nationale des Pays-Bas »).

La cinquième session s’intitulait : « La bibliothèque comme lieu ». Elle est « Le meilleur endroit pour être » (David Aymonin) et constitue un « Environnement en cours de transformation » (Tim Leach) ; elle peut offrir des lieux de conservation et des services innovants (Marta Viragos). C’est dans cette session que l’on aura trouvé le point le plus fort du congrès, « Les notes d’Amérique du Nord » de Thomas C. Leonard de l’Association of Research Libraries : son panorama des bibliothèques de recherche nord-américaines permet d’établir des comparaisons avec les bibliothèques européennes.

La bibliothèque doit « soutenir l’utilisateur dans sa démarche de recherche, d’apprentissage et d’accès à l’information ». Lors de cette dernière session, trois communications ont été présentées sur « La création de la bibliothèque numérique de Slovaquie » (Miroslav Capkovic), « Les actualités du droit d’auteur européen » (Toby Bainton) et « Le projet Europeana TRAVEL » (Paul Ayris). On retiendra tout particulièrement l’intervention de Toby Bainton qui est à mettre en rapport direct avec celle d’Yves Alix lors des Journées des pôles associés de la Bibliothèque nationale de France (juin 2009).

Visites de bibliothèques

Les congressistes pouvaient visiter les principales bibliothèques de l’agglomération toulousaine : la bibliothèque municipale José Cabanis, la bibliothèque centrale de l’université de Toulouse 2 – Le Mirail, la bibliothèque universitaire de l’Arsenal, et la bibliothèque universitaire des sciences qui connaît une rénovation progressive.

La vie de Liber

Le congrès annuel est habituellement l’occasion de faire le point sur des éléments internes à Liber. L’année 2009 a été fortement marquée par la nomination d’un directeur exécutif, le Belge Wouter Schallier. La stratégie de développement pluriannuel exposée cet automne par le vice-président Paul Ayris a fait l’objet d’un travail collectif d’élaboration à l’occasion du congrès. Enfin, le statut de Liber a été modifié, l’assemblée générale ayant décidé de convertir une association de droit danois en une fondation de droit néerlandais.

  1.  (retour)↑   On trouvera le texte intégral des communications à l’adresse internet suivante : http://liber2009.biu-toulouse.fr/presentations