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À l'Enssib, la bibliothèque des bibliothécaires

Quelques repères pour une histoire qui reste à écrire...

Livia Rapatel

La bibliothèque de l’École nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques (Enssib) est un des deux services du département des ressources documentaires qui comprend également le service des produits documentaires, auquel sont rattachés la bibliothèque numérique, le service « Questions ? Réponses ! »  1, les Presses de l’Enssib et Formist. C’est la bibliothèque d’un grand établissement d’enseignement supérieur, pôle associé de la Bibliothèque nationale de France, mais c’est surtout la bibliothèque de l’École nationale qui forme les personnels d’encadrement des bibliothèques. Cette spécificité en fait la référence française en sciences de l’information et des bibliothèques, elle est à la fois lieu de ressources, mais aussi terrain d’application pour la formation des élèves et des étudiants.

Bibliothèque de l’Enssib

17-21, boulevard du 11 novembre 1918

69623 Villeurbanne Cedex

Tél. : + 33 (0)4 72 44 43 47

Fax : + 33 (0)4 72 11 44 57

http://www.enssib.fr

 

La bibliothèque est située au 1er étage de l’aile sud du bâtiment de l’Enssib. Elle est accessible aux personnes à mobilité réduite.

Horaires d’ouverture

du lundi au jeudi de 9 h à 19 h

vendredi de 9 h à 17 h

samedi de 9 h à 12 h

Quelques chiffres 2008

– 43 000 ouvrages dont 35 735 en libre accès

– 1 084 titres de périodiques conservés et répertoriés sur le catalogue du Sudoc (Système universitaire de documentation)

– 350 abonnements en cours

– 1 353 ouvrages acquis

– 7 847 prêts

– 633 inscrits

Les services

– 90 places assises

– 12 ordinateurs

– 3 salles de travail

– 2 imprimantes

– 1 photocopieur

– SIGB : Portfolio V. 6.3

    L’origine de la bibliothèque de l’Enssib remonte à l’installation, en 1964, de l’École nationale supérieure des bibliothèques (ENSB) au 2, rue de Louvois, dans les locaux du département de la Musique de la Bibliothèque nationale. « La nouvelle école dispose d’une salle de conférences d’une capacité de 120 personnes, d’une salle de travaux pratiques, d’une bibliothèque de 1 700 volumes et de quelques bureaux  2. » En 1973, année qui précède son déménagement à Lyon, la bibliothèque compte 12 732 documents  3 – 9 184 volumes concernent le DSB (diplôme supérieur de bibliothécaire) et 3 548 les enseignements moyens  4. Le rapport d’activité précise qu’elle possède aussi une importante littérature souterraine non recensée, et indique que « la documentation a été la principale victime des difficultés budgétaires de l’école et a vu sa dotation réduite de 48 000 F à 25 000 F ». Il ne fournit pas de chiffres concernant l’utilisation des collections, mais signale que « le nombre d’usagers a été de 200 environ ». Un an plus tard, en 1974, l’ENSB quitte Paris, s’affranchit de la BN et emménage dans les nouveaux locaux construits sur le campus de La Doua à Villeurbanne.

    Une bibliothèque en libre accès comprenant une partie des collections de la bibliothèque de l’ENSB de Paris  5 est installée au deuxième étage du nouveau bâtiment, dans des locaux spacieux et agréables. Le classement numérique qui préexistait est remplacé par une classification conçue spécifiquement pour ce fonds spécialisé et le conservateur responsable de la collection opte pour une structure à facettes  6. La classification est organisée à partir de trois facettes de base : le document (A), la bibliothèque (B), le lecteur (C). Combinées, elles constituent cinq autres rubriques : AB bibliographie, BA le document et les bibliothèques, BB coopération entre bibliothèques, BC relations avec les lecteurs, CA bibliologie. Ces huit facettes couvrent l’ensemble de la bibliothéconomie. Elles comprennent ensuite la lettre W pour les nouveaux médias et les nouvelles technologies, X pour l’enseignement. La lettre Z prévue pour l’administration rattachée aux bibliothèques sera ensuite étendue à la gestion et au marketing et Y accueillera les ouvrages sur l’informatique. Au fil du temps, cette classification sera adaptée, « décimalisée » et deviendra incompréhensible pour les usagers !

    En 1992, l’école change de statut pour devenir l’École nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques (Enssib). La bibliothèque a peu changé depuis 1974, elle occupe toujours les mêmes espaces au deuxième niveau, mais ses collections sont enfin indexées en Dewey et informatisées. L’informatisation a cependant été laborieuse ; le 15 avril 1985, le module Mobi prêt est installé, complété vers la fin des années quatre-vingt par Mobicat, un système de catalogage sur micro-ordinateur, permettant de produire des données informatiques et des fiches de catalogage. La bibliothèque utilise également le produit Microlinx pour le bulletinage des revues. Mais l’installation d’un logiciel intégré de gestion de bibliothèque subira beaucoup de retard, pénalisant fortement le fonctionnement d’un établissement où les technologies les plus avancées devraient être présentes pour les besoins mêmes des formations.

    L’ENSB, liée à son ministère de tutelle, fera les frais des atermoiements dans le développement du Pancatalogue  7 et des incertitudes sur le sort du Sunist  8. En 1991, la direction de l’ENSB décide de prendre en charge sur son propre budget le coût de l’informatisation de la bibliothèque et le raccordement au réseau ethernet permettant la connexion au réseau universitaire lyonnais Rocad (Réseau optique du campus de La Doua), ainsi qu’aux réseaux nationaux et internationaux, en particulier internet. La même année, la bibliothèque adhère à OCLC pour effectuer le catalogage courant et entreprendre la conversion rétrospective de son catalogue.

    Après la fusion, en 1999, de l’Institut de formation des bibliothécaires (IFB) avec l’Enssib, la bibliothèque comportera deux sites, La Doua et Grandclément où se trouvent les collections de la « Librairie Eugène Morel ». Ce fonds riche de 6 500 documents, 150 abonnements, dossiers documentaires et PPP (projets professionnels personnels) constitue un apport important notamment pour les thématiques de formation et d’administration des bibliothèques. Au printemps 2002, l’accès au catalogue informatisé commun permettra enfin la consultation de l’ensemble des collections, la réservation d’un ouvrage à partir de l’un ou l’autre des deux sites et son transfert par navette. Le déménagement et la fusion des collections auront lieu en décembre 2006 lorsque la fin des travaux d’extension de l’école et la rénovation de l’ancien bâtiment du boulevard du 11 novembre 1918 permettront l’installation de l’ensemble des services dans les nouveaux locaux et le déploiement de la bibliothèque sur deux niveaux de l’aile sud.

    Une bibliothèque pour qui ?

    Avant de présenter les collections et les services proposés par cette bibliothèque particulière, il est utile de rappeler que le public visé a évolué en fonction des missions assumées par l’école, et surtout des formations dont elle a la charge. En effet, si, au moment de son implantation rue de Louvois, la bibliothèque est destinée aux élèves de l’école, futurs personnels scientifiques des bibliothèques, ce premier cercle sera plus tard élargi aux étudiants. Seront concernés à partir de 1975, ceux qui suivent les enseignements du DESS (diplôme d’études supérieures spécialisées) en informatique documentaire de Lyon-1 – certains enseignements sont organisés dans les locaux de l’ENSB –, puis les étudiants inscrits à l’Enssib, d’abord en DESS, ensuite en master.

    Lors de l’installation de l’IFB sur le site de Grandclément, une nouvelle bibliothèque sera créée pour répondre aux besoins spécifiques des publics accueillis, en particulier les élèves bibliothécaires ; mais aussi les participants aux sessions de formation continue, les enseignants, les formateurs, les personnels de l’établissement. À ces usagers captifs viennent s’adjoindre des usagers plus occasionnels tels que les candidats aux concours et toutes les personnes intéressées par les ressources et les services proposés. Le développement des collections numériques et des services distants a permis, en s’affranchissant des murs du bâtiment, de mettre le potentiel documentaire et l’expertise de l’école à la disposition de la communauté professionnelle dans son ensemble. Le succès de la bibliothèque numérique et le nombre croissant de questions traitées depuis l’ouverture de « Questions ? Réponses ! » sont la preuve qu’ils correspondent à un vrai besoin, même s’il est encore trop tôt pour connaître précisément les profils des utilisateurs de ces nouveaux services  9. L’étude en cours sur les questionneurs qui utilisent le service en ligne, nous apportera des premiers éléments d’analyse  10.

    Il est intéressant de préciser que si la bibliothèque in situ est surtout fréquentée par les « enssibiens », la bibliothèque numérique s’adresse à tous en in et en off, et le service « Questions ? Réponses ! » est destiné exclusivement au public hors Enssib.

    Les ressources et la politique documentaire

    Spécialisée en bibliothéconomie, documentation, sciences de l’information et histoire du livre et des bibliothèques, la bibliothèque de l’Enssib acquiert, collecte, préserve et donne accès à tout document d’analyse et d’étude concernant ces domaines. Installée depuis janvier 2007 dans de nouveaux espaces (865 m2 shon – surface hors œuvre nette), elle propose à ses lecteurs 43 000 ouvrages, monographies, rapports, mémoires et thèses, dont 35  735 sont en libre accès. Elle est attributaire, depuis 2006, du second exemplaire du dépôt légal éditeur en bibliothéconomie et en sciences de l’information. Elle possède une collection de 1 084 titres de périodiques papier, dont 350 sont des abonnements en cours. L’offre est complétée par l’accès à 4 800 revues électroniques et à plusieurs bases de données. La bibliothèque numérique permet la consultation d’environ 14 000 documents en texte intégral  11.

    Les documents imprimés

    Ils sont regroupés en grandes thématiques qui suivent les indices de la classification décimale Dewey (22e édition), ils correspondent aux domaines d’enseignement et de recherche de l’établissement. Le cœur de la collection, la bibliothéconomie et les sciences de l’information, est constitué pour 49 % d’ouvrages en langue française, 33 % en langue anglaise et 18 % dans d’autres langues. L’exhaustivité est visée pour la documentation en langue française qui a vocation à acquérir avec le temps une valeur patrimoniale. Les disciplines connexes ou intermédiaires présentes dans les collections donnent une cohérence générale au fonds et répondent aux besoins de la formation et de la recherche.

    Illustration
    Classification des documents imprimés de la bibliothèque de l'enssib

    Les acquéreurs s’appuient, pour les acquisitions, sur des indicateurs dérivés du projet Conspectus et visent essentiellement cinq niveaux de profondeur :

     

    Niveau 1 : Vulgarisation

    Ce niveau concerne des documents de matières qui ne font pas l’objet d’un enseignement précis, mais qui recoupent les disciplines des programmes d’enseignement et comprend, pour les matières enseignées, les ouvrages de base fréquemment renouvelés, en informatique par exemple. On trouve aussi à ce niveau les ouvrages achetés pour le « fonds détente » (romans, BD, albums pour enfants), ils ont tous pour thème la bibliothèque, la librairie et le livre en général.

     

    Niveau 2 : Référence

    Il vise les documents généraux servant à introduire et définir un domaine, inclut des ouvrages de base, des manuels, des dictionnaires, des encyclopédies, des bibliographies, ainsi que des acquisitions sur des thématiques connexes comme la vie intellectuelle et culturelle ou l’art, l’esthétique, l’iconographie, qui n’appartiennent pas au domaine d’expertise de l’école.

     

    Niveau 3 : Réflexion pour public spécialisé, enseignant (achats aussi en langue étrangère, surtout en anglais)

    Ce niveau est quantitativement le plus important, il est retenu pour les aspects les plus généraux de la bibliothéconomie et de l’histoire des bibliothèques, ainsi que pour les documents d’informatique pure, de communication, de sociologie, de gestion ou de sciences de l’éducation. Il intègre également une documentation rétrospective importante.

     

    Niveau 4 : Recherche

    Il comprend les rapports de recherche, les résultats scientifiques ainsi que les monographies couvrant les disciplines expertes de l’Enssib. La documentation en langue étrangère est souvent retenue.

     

    Niveau 5 : Exhaustivité

    Cet objectif concerne la bibliothéconomie de langue française, le niveau est atteint grâce à l’apport du dépôt légal.

    Les périodiques

    La bibliothèque possède une importante collection de périodiques, constituée de différents sous-ensembles. Aux collections anciennes spécialisées conservées en magasin s’ajoutent les 293 abonnements papier fournis par le prestataire du marché (167 sont des titres français et 126 des titres étrangers, majoritairement en anglais). Ces collections sont enrichies et surtout doublonnées par les 38 titres reçus dans le cadre du dépôt légal, mais aussi par les dons et les échanges provenant de diverses institutions françaises et étrangères. Une autre ressource extrêmement intéressante à signaler est la conservation des bulletins et lettres d’information produits par les bibliothèques ou les organismes régionaux du livre et de la lecture. Cette collection, initiée dans le souci de garder trace du travail des professionnels sur l’ensemble du territoire, est partiellement traitée. Le souhait est de poursuivre le signalement et surtout de systématiser cette collecte en l’étendant à tous les supports, puisqu’il s’agit surtout de lettres électroniques diffusées en ligne ; un appel est lancé aux producteurs de ce type de publication afin qu’ils pensent à ajouter la bibliothèque de l’Enssib à leur liste des destinataires ! L’offre papier est complétée par les 4 800 revues électroniques accessibles via l’application AtoZ.

    Et les services ?

    « La bibliothèque se doit bien entendu d’être un modèle sur le plan de l’organisation et de la richesse des collections  12. » Voici comment est présentée la bibliothèque de l’école dans les rapports d’activité des années soixante-dix. À partir des années quatre-vingt est mise en avant la mission d’expérimentation « bibliothèque laboratoire pour les étudiants de l’école  13 » ; la bibliothèque doit être « un lieu d’expérimentation de nouveaux services bibliothéconomiques  14 ». Cette volonté est régulièrement affirmée dans les documents produits par l’ENSB puis par l’Enssib comme l’objectif à atteindre. Or, malgré cette détermination politique forte, en dépit de la qualité des collections et des services proposés, sur lesquels nous reviendrons, il faut bien reconnaître que la bibliothèque de l’école n’est pas, ou plutôt n’est pas encore, parvenue à remplir ce rôle d’incubateur bibliothéconomique. Pourquoi peine-t-elle à remplir cette mission ? En déterminer précisément les causes dépasse le cadre de cet article, nous nous limiterons ici à esquisser deux hypothèses qui devront être analysées et nuancées par une recherche qui reste à mener sur l’école et ses bibliothèques car, peut-être faut-il le rappeler, deux autres bibliothèques d’application furent rattachées à l’école, Massy et Clamart.

    Une des raisons qui pourraient expliquer les difficultés rencontrées par la bibliothèque à remplir pleinement sa mission de mise en pratique de l’enseignement reçu et à se positionner comme bibliothèque expérimentale est probablement le lien lâche et peu formalisé qui existe entre les enseignements dispensés et la bibliothèque. Hormis quelques enseignements techniques qui se tiennent dans ses locaux, parce qu’ils impliquent l’utilisation des collections (le catalogage du livre ancien par exemple) ou sont dispensés par du personnel de la bibliothèque (catalogage, indexation…), les collections, les espaces, les services de la bibliothèque ne sont pas suffisamment intégrés comme terrain d’application et d’expérimentation des enseignements dispensés. Mais la situation change et, désormais, certains enseignements sont évalués par des travaux effectués à partir des ressources et des services de la bibliothèque ; les élèves ont ainsi réalisé l’année dernière des fiches pratiques et celles qui ont obtenu des notes supérieures ou égales à 14 ont été versées dans la bibliothèque numérique. Autre exemple, les élèves conservateurs et bibliothécaires ont à constituer cette année, dans le cadre de l’UE (unité d’évaluation) collection, des dossiers qui ont comme sujet d’étude certains fonds de la bibliothèque.

    Par ailleurs, le développement relativement récent des formations universitaires de 3e cycle et le faible potentiel de chercheurs en sciences de l’information et des bibliothèques n’ont sans doute pas permis à la bibliothèque de mettre suffisamment en avant la richesse de ses ressources documentaires comme matériaux de la recherche et les compétences de son personnel comme appui aux chercheurs. Voici esquissées des pistes qu’il faudrait approfondir et analyser de manière beaucoup plus fine.

    Malgré cette évocation des difficultés de positionnement de la bibliothèque, il faut souligner la qualité des espaces et les très bonnes conditions de travail offertes dans les nouveaux locaux de La Doua. Les lecteurs disposent de 90 places assises, de trois salles de travail en groupe qu’il est possible de réserver, de douze ordinateurs, de deux imprimantes et d’un photocopieur. Actuellement ouverte 51 heures par semaine, la bibliothèque sera bientôt aussi accessible aux étudiants et au personnel de l’Enssib de 7 h 30 à 9 h le matin et entre 19 h et 20 h le soir. Cet accès réservé  15 leur offrira la possibilité de venir de manière autonome – en dehors des plages d’ouverture assurées par le personnel de la bibliothèque – pour travailler dans les espaces en libre accès ou effectuer leurs transactions de prêt et de retour, sur l’automate en libre-service.

    Quelles perspectives ?

    Une réflexion est en cours pour clarifier les missions de la bibliothèque, définir les principes de sa politique documentaire et de sa politique de service. L’objectif est, d’une part, de parvenir à une meilleure adéquation avec les formations et la recherche et, d’autre part, de préciser les services qu’elle doit rendre à la communauté professionnelle dans son ensemble. Parmi les chantiers ouverts, il reste à consolider et à pérenniser une participation plus active de la bibliothèque aux formations, notamment en incitant les enseignants, et plus particulièrement ceux de l’école, à intégrer l’ensemble de ses ressources et de ses services dans leur démarche pédagogique. Les étudiants sont toujours très demandeurs d’un enseignement participatif et ancré sur les réalités du métier.

    L’autre mission à renforcer est le rôle d’appui à la recherche ; dans cette perspective, la collecte systématique et la conservation de la documentation en SIB sur les métiers du livre et des bibliothèques, ainsi que l’accueil des archives de la formation et de la profession, restent à organiser. C’est l’occasion de signaler que la bibliothèque possède déjà les fonds d’éminents spécialistes du domaine, on peut citer en particulier, le « fonds Éric de Grolier », riche de plus de 1 700 documents, et la collection de diapositives d’Henri-Jean Martin, composée de plusieurs milliers de diapositives consacrées à l’histoire du livre, ainsi que les disquettes contenant les bases de données qui leur correspondent.

    La priorité pour l’Enssib, actuellement, est de parvenir à fédérer l’ensemble de ses moyens documentaires mais aussi son expertise professionnelle pour être un centre de ressources au service de l’ensemble des bibliothèques françaises et francophones. Cette fonction sera assurée à la fois par l’enrichissement et la valorisation des outils et services déjà déployés : le service et la base de connaissance « Questions ? Réponses ! », l’alimentation de la bibliothèque numérique, notamment par l’apport conséquent que constitueront les numérisations en cours : Bulletin d’informations de l’ABF (mise en ligne courant 2009) ; corpus de textes de référence et de revues professionnelles, mais aussi par le développement d’autres produits et d’autres services. Prochainement est prévue l’ouverture au public du nouvel Opac qui intégrera des fonctionnalités du web 2.0. Et pour la suite ? Chut ! Le prochain projet d’établissement se construit, alors maintenons le suspense…

    Mai 2009

    1.  (retour)↑   Voir, dans ce numéro, l’article de Catherine Jackson, « Le service de réponses à distance de l’Enssib : tout sur les bibliothèques », p. 65-68.
    2.  (retour)↑    Daniel Renoult, « Les formations et les métiers », in Histoire des bibliothèques françaises, tome 4, sous la direction de Martine Poulain, Promodis – Cercle de la librairie, 1992.
    3.  (retour)↑   Rapport de gestion 1973, Paris 1974.
    4.  (retour)↑   Préparations au CAFB (certificat d’aptitude aux fonctions de bibliothécaire) et au concours de sous-bibliothécaire.
    5.  (retour)↑   Une partie moindre de ces collections a été transférée à Médiadix. Voir, dans ce dossier, le texte de Christophe Pavlidès, p. 56-57 (Ndlr).
    6.  (retour)↑   Martine Gemmerle, Quelle classification pour la bibliothèque de l’École nationale supérieure de bibliothécaires ?, Villeurbanne, 1990.
    7.  (retour)↑   Le Pancatalogue était le catalogue collectif national des ouvrages des universités françaises, l’ancêtre du Sudoc.
    8.  (retour)↑   Sunist : Serveur universitaire national pour l’information scientifique et technique, créé en 1984 et dont la tutelle a été assurée dès ses débuts par la DBMIST (Direction des bibliothèques, des musées et de l’information scientifique et technique).
    9.  (retour)↑   Les deux services ont ouvert en octobre 2007.
    10.  (retour)↑   Il s’agit d’une étude menée par Marie-France Peyrelong et Christophe Evans.
    11.  (retour)↑   14 000 documents en incluant les articles du BBF. Voir, dans cet article, la contribution de Thomas Chaimbault (encadré ci-contre).
    12.  (retour)↑   ENSB, Bilan d’activité pour l’année universitaire 1976-1977, p. 5.
    13.  (retour)↑   Enssib, Bilan d’activité pour l’année universitaire 1990-1991, p. 81.
    14.  (retour)↑   Charte de la bibliothèque publiée sur le site de l’Enssib en 2001.
    15.  (retour)↑   L’accès se fera avec un code délivré par la bibliothèque, à partir de septembre, en utilisant la carte multiservice « Université de Lyon ».