entête
entête

La bibliothèque Margaret Herrick

Une mine de ressources sur le cinéma

Linda Harris Mehr

Bien que l’Oscar soit le symbole le plus connu de l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences (Académie des arts et sciences cinématographiques), la petite statuette en or est loin de résumer toutes les activités de cette institution. Sa bibliothèque, la Margaret Herrick Library, déjà presque octogénaire, est un service de référence et de recherche de premier plan sur les nombreux aspects d’une industrie, le cinéma, qui est aussi une forme d’expression artistique.

Ouverte à tous, cette bibliothèque de recherche et de consultation sur place domiciliée à Beverly Hills, en Californie, attire les étudiants, les chercheurs, les professionnels du cinéma, les journalistes, les réalisateurs et le grand public. Ses fonds conçus pour documenter sur les multiples facettes, historiques et actuelles, de l’industrie et des métiers du cinéma, rassemblent non seulement des collections de livres et de périodiques, de dossiers de presse et de scénarios, mais aussi des collections spécialisées de photographies, de manuscrits et d’affiches, des documents illustrés, des enregistrements d’histoire orale et de musique, des bandes-son de films et des artefacts.

31 000 affiches

Très diversifiées, les collections spécialisées sont une vraie mine d’or offerte aux chercheurs et aux passionnés du septième art. Il faut notamment signaler le fonds de plus de 31 000 affiches réunies de la fin du XIXe siècle à nos jours, ensemble remarquable pour l’étude des techniques de marketing, de l’histoire sociale et culturelle et de l’évolution du graphisme. Ces affiches sont une source de documentation importante sur la production cinématographique, et nombre d’entre elles sont éminemment emblématiques. Créations au départ éphémères, très prisées aujourd’hui des collectionneurs, elles sont tout aussi demandées par les chercheurs que par les commissaires d’exposition. Celles conservées à la Margaret Herrick Library sont, pour la plupart, d’un seul tenant, mais il en existe aussi en trois ou six feuilles, voire en vingt-quatre feuilles pour panneaux d’affichage géants : c’est le cas de celles du film des Marx Brothers, Un jour aux courses (1937), et de celles du Banni (1943), un film controversé de Howard Hughes qui lança Jane Russell. Si la majorité de ces affiches annoncent des films produits aux États-Unis, la bibliothèque s’emploie à augmenter sa collection d’affiches anciennes de films du monde entier ; elle en possède notamment une que beaucoup considèrent comme la toute première affiche du cinéma : un exemplaire de L’arroseur arrosé (1895) retrouvé dans les archives privées de Louis Lumière.

Illustration
Cinématographe Lumière (1895). Collection Margaret Herrick Library

Rétrospectivement, certaines de ces affiches apparaissent comme autant de jalons de l’histoire du cinéma : ainsi de celles choisies pour présenter Le vagabond (1915) de Charlie Chaplin ; Monte là-dessus (1923) de Harold Lloyd ; deux réalisations russes : Le cuirassé Potemkine (1925) de Sergei Eisenstein, et L’homme à la caméra (1927) de Dziga Vertov ; L’ange bleu (1930), avec Marlène Dietrich ; La Reine Christine (1932), avec Greta Garbo ; La belle de Saïgon (1932), avec Jean Harlow et Clark Gable ; King Kong (1933) ; Le triomphe de la volonté (1935) de Leni Riefenstahl ; La grande illusion (1937) de Jean Renoir ; Assurance sur la mort (1944) de Billy Wilder ; Gilda (1946), avec Rita Hayworth ; Le voleur de bicyclette (1948) de Vittorio De Sica ; Le jour où la terre s’arrêta (1951) de Robert Wise ; Le train sifflera trois fois (1952), de Fred Zinne-mann ; Les vacances de -M. Hulot (1953) de Jacques Tati ; La strada (1954) de Federico Fellini ; La fureur de vivre (1955), avec James Dean ; Le château de l’araignée (1957) d’Akira Kurosawa ; Le septième sceau (1957) d’Ingmar Bergman ; Les quatre cents coups (1959) de François Truffaut. La collection comprend également toutes les affiches de films ayant reçu l’Oscar du meilleur film.Affiche du film

Illustration
Le vagabond (1915) de Charlie Chaplin. Collection Margaret Herrick Library

Mentionnons par ailleurs trois collections d’affiches uniques au monde : le fonds Edward Mapp, riche de plus de 1 300 affiches de films tournés depuis 1921 avec des acteurs noirs ; le legs de la famille Cudequest, qui comprend plus de 1 200 affiches de films d’animation réalisés à partir de 1911 ; et enfin le fonds Koszarski, qui rassemble plus de 1 700 affiches de films polonais sortis en salle entre les années 1950 et 1980, et dont certaines comptent parmi les œuvres graphiques les plus réussies de cette période.

Les fonds spécialisés

Les collections spécialisées (plus d’un millier, au total), permettent de se documenter sur la production et les activités des entreprises et des organismes du secteur cinématographique, ainsi que sur les parcours personnels de gens du métier (producteurs, réalisateurs, scénaristes, acteurs, directeurs de la photo et directeurs artistiques, costumiers, compositeurs, maquilleurs, spécialistes du film d’animation, journalistes, publicitaires, etc.) ayant notablement contribué au septième art.

Les archives consacrées aux réalisateurs et aux producteurs s’avèrent particulièrement utiles à ceux qui désirent mieux comprendre le processus de fabrication des films. C’est notamment le cas, pour n’évoquer que quelques-uns des trésors constitués en la matière par la bibliothèque, des fonds Alfred Hitchcock, George Stevens, George Cukor, John Huston, Fred Zinnemann, Lewis Milestone, Sam Peckinpah, Hal  Ashby, Martin Ritt, William Wyler, Hal Wallis. La plupart contiennent des notes et des échanges de courrier sur quasiment tous les aspects de la réalisation d’œuvres précises, y compris les versions successives du scénario, la distribution des rôles, la prospection des lieux du tournage, le calendrier des prises de vue, le montage, la promotion, les premières, l’accueil du public, à quoi s’ajoute souvent une correspondance privée qui éclaire les autres activités et centres d’intérêt des individus concernés.

De même, les papiers rassemblés sur les acteurs (Mary Pickford, Cary Grant, Katharine Hepburn, Gregory Peck, Hattie McDaniel, Steve McQueen, entre autres…) renseignent non seulement sur leur carrière à l’écran mais aussi sur leurs autres occupations. Le métier de scénariste apparaît à travers les multiples ébauches et révisions des scénarios ; les fichiers de correspondance éclairent des questions d’ordre personnel ou professionnel – l’impact, par exemple, qu’a eu la liste noire 1. Ring Lardner Jr, Paul Jarrico, Robert Lees et Fred Rinaldo, Norman Panama, Valentine Davies et Barré Lyndon font partie des nombreux scénaristes sur lesquels la bibliothèque Margaret Herrick possède une documentation fournie.

Illustration
Mary Pickford, circa 1919. Collection Margaret Herrick Library

Quant aux « curiosités » que l’on peut trouver dans les collections spécialisées, elles vont du découpage des séquences du Train sifflera trois fois, annoté par Fred Zinnemann avec des indications de son cru sur l’incrustation de l’horloge dans les plans, au scénario de L’ombre d’un doute (Hitchcock, 1943) rédigé par -Thornton Wilder, en passant par les notes prises en 1915 par Joseph Henabery pour les « cartons » (ou intertitres) de Naissance d’une nation ; à la lettre envoyée par Sigmund Freud à un de ses collègues, où il analyse le rapport de Charlie Chaplin au personnage du Vagabond ; au courrier que Mary Pickford adressa en 1910 à Francis Boggs pour lui proposer des sujets de film ; à des correspondances, enfin, de personnalités diverses, dont Ernest Hemingway, John Steinbeck, Jean-Paul Sartre, Ray Bradbury, Carson McCullers, James Agee, David O. Selznick, Paul Newman, Humphrey Bogart, Audrey Hepburn, David Niven et Ava Gardner…

Scénarios, musiques de films, storyboards…

La collection des scénarios Turner/MGM contient plus de 30 000 documents concernant près de 1 900 films réalisés entre 1918 et 1986. Ces archives, donation de la société Turner Entertainment, couvrent la production des longs métrages produits par la MGM dès sa constitution et se composent essentiellement de scénarios, dans leurs différentes moutures, acceptés par les sociétés Metro Pictures, Goldwyn Pictures Corporation et Louis B. Mayer 2.

De nombreux écrivains et dramaturges figurent dans ce fonds pour avoir travaillé avec la MGM, notamment F. Scott Fitzgerald, William -Faulkner,  John O’Hara, James M. Cain, Dorothy Parker, Dashiell Hammett, P. G. Wodehouse, Aldous Huxley et William Saroyan. Tout aussi longue, la liste des scénaristes comprend, entre autres, Ben Hecht, Frances Marion, -Joseph L. Mankiewicz, Dalton Trumbo, Paddy Chayefsky, Garson Kanin et Ruth Gordon.

La collection des scénarios Paramount s’étend quant à elle de 1912 à 1980 et rend compte de quelque 2 500 films réalisés avec le concours d’écrivains scénaristes tels Charles Brackett, Raymond Chandler, Ben Hecht, Norman Panama, Donald Ogden Stewart, Preston Sturges, Dalton Trumbo et Billy Wilder.

Le fonds William N. Selig témoigne de l’activité commerciale et créative d’un des tout premiers studios américains, la Selig Polyscope Company. Le fonds d’archives Toddy Pictures Company est consacré à la production et à la distribution des films des années trente et quarante dont les acteurs sont uniquement des Noirs, tandis que le fonds de la Screen Composers Association s’intéresse au travail des compositeurs de musiques de film des années quarante et cinquante.

Infiniment précieuse pour la restauration des films dans leur état d’origine, la Technicolor Collection recense le nombre des raccords et des images de plusieurs longs et courts métrages tournés entre 1936 et 1962. Quant aux dossiers relatifs au Production Code 3 de la MPPDA, ils représentent une source d’information de premier ordre sur l’histoire de la censure au cinéma, et sur l’évolution des mœurs sociales et culturelles des États-Unis.

La bibliothèque possède également des collections de documents illustrés où sont rassemblés des story-boards, des dessins au crayon ou à l’encre, des illustrations à l’aquarelle et des plans pour la construction des décors. Les plus remarquables portent sur l’œuvre de ces trois grands directeurs artistiques que furent Robert F. Boyle, Henry Bumstead et George Jenkins. Dans les collections concernant les deux premiers, on trouve de la documentation sur plusieurs films d’Hitchcock, tandis que le fonds Jenkins regroupe les esquisses et croquis exécutés pour Les hommes du président (1976), Le syndrome chinois (1979) et Le choix de Sophie (1982). Un autre directeur artistique, Leo Kuter, a confié à la bibliothèque un ensemble documentaire très diversifié, comprenant aussi bien des scénarios que des calculs de budget, des notes, des storyboards, des croquis pour les films auxquels il a participé, et quantité d’autres illustrations de la main d’autres directeurs artistiques ou de dessinateurs, tels Anton Grot,  Albert Vargas et Tyrus Wong.

La bibliothèque possède plus de mille dessins de costumes féminins et masculins ou d’accessoires allant de l’époque du muet à nos jours. Les collections très complètes reçues d’Edith Head, de Leah Rhodes, de Dorothy Jeakins, de Marjorie Best ou de Renie sont particulièrement intéressantes. De plus, les collections réunies par Leonard Stanley et par l’Association des costumiers comprennent quantité d’esquisses signées d’autres costumiers très connus, comme Adrian, Travis Banton, Cecil Beaton, Donfeld, Howard Greer, Harold Grieve, Rene Hubert, Irene, Bernard Johnson, Jean Louis, Robert Kalloch, Orry Kelly, Charles LeMaire, Moss Mabry, Oliver Messell, Walter Plunkett, Helen Rose, Edward Stevenson, Travilla, Theodora Van Runkle et Julie Weiss.

Archives musicales et sonores

Dans les archives musicales et sonores de la bibliothèque, on trouve des partitions et des textes écrits, des disques, noirs et compacts, des enregistrements sur cassette et sur bobine. Et les partitions de plusieurs musiques de films, muets ou parlants, notamment His Father’s Footsteps (1915), La charge de la brigade légère (1936, musique de Max Steiner), L’aigle des mers (1940, musique d’Erich Wolf-gang Korngold), Casablanca (1942, musique de Max Steiner), Assurance sur la mort (1944, musique de Miklós Rósza), Le procès Paradine (1947, musique de Franz Waxman), De sang-froid (1967, musique de Quincy Jones), Chacal (1973, musique de Georges Delerue), La liste de Schindler (1993, musique de John Williams).

Les partitions de près de 4 000 musiques de film composées à l’époque du muet sont également conservées dans ces collections ainsi que les dons des compositeurs Alex North, Jerry Goldsmith, Harry Sukman et Charles Previn. Beaucoup des partitions rassemblées ici sont des documents de travail comportant des précisions détaillées sur l’instrumentation et sur la durée des morceaux rapportée au découpage du film. Si les archives sonores de la bibliothèque font la part belle aux bandes-son musicales, on y trouve également des enregistrements de conférences, d’interviews, d’histoire orale, de programmes et de présentations historiques, ainsi que les disques et les bandes magnétiques de la totalité des adaptations radiophoniques de films réalisées de 1936 à 1955 par le Lux Radio Theatre.

Le fonds de photographies

Le fonds de photographies « Roddy McDowall » propose quelque dix millions de photos sur des productions cinématographiques, des personnalités du cinéma et les différentes activités en rapport avec le septième art. Il s’agit, pour la plus grande part, de tirages originaux en noir et blanc, mais également de négatifs, couleur ou noir et blanc, de diapositives, de photogrammes et de négatifs et de positifs sur plaques de verre.

Ce sont, pêle-mêle, des photos de plateau, des portraits et des photographies publicitaires, des photos destinées à juger des effets de costume ou de maquillage, des repérages, des photos prises à l’occasion de premières ou pendant des tournages, des instantanés pris sur le vif, des images montrant des studios et des salles de cinéma, des cameramen au travail, des résidences et des points de repère hollywoodiens.

Illustration
Rudolph Valentino dans The Four Horsemen of the Apocalypse (1921). Collection Margaret Herrick Library

Illustration
Gloria Swanson dans Male and Female (1919). Collection Margaret Herrick Library

La plus grande de ces collections est un don de la Metro-Goldwyn-Mayer de plus d’un million de photos prises de 1924 à 1972 pour immortaliser des productions et des célébrités diverses. D’autres majors (Paramount Pictures, RKO, Samuel Goldwyn, First National, Thomas H. Ince Productions, Selig Polyscope Company, United Artists) ont elles aussi fait don de fonds d’images importants. Quant à la remise des Oscars, elle est couverte de 1929 à nos jours dans ses aspects officiels et officieux (défilés sur le tapis rouge, apparitions en coulisse et le bal des gouverneurs qui suit la cérémonie).

Plusieurs de ces collections ont d’abord été constituées par des grands noms du cinéma, tels Cecil B. DeMille, Alfred Hitchcock, George Stevens, Charles Chaplin, George Cukor, Mack Sennett, John Huston, Fred Zinnemann, Buster Keaton, Harold Lloyd, Mary Pickford, Katharine Hepburn ou Cary Grant, avec des photos prises sur ou hors des plateaux de tournage. Un fonds d’images de films rares produits dans des formats extrêmement variés montre le développement des supports sonores et des pellicules couleur utilisées pour la projection ; il contient, par exemple, un film en 66 mm utilisé en 1896 par la Biograph Company, les images couleurs (procédé Handscheigl) des Rapaces (1924), et le Phonofilm inventé par Lee De Forest en 1921 pour réunir images et son sur un même support.

Illustration
Harold Lloyd dans Luke’s Movie Muddle (1916). Collection Margaret Herrick Library

Illustration
Buster Keaton dans The Love Nest (1923). Collection Margaret Herrick Library

Les archives contiennent en outre des fonds iconographiques représentatifs de plusieurs photographes célèbres (George Hurrell, Clarence Sinclair Bull, Ruth Harriet Louise, John Engstead, Karl Struss, Edward Steichen, Paul Hesse, Edward Weston, Arthur Rice, Sanford Roth, Sid Avery, Phil Stern, Rex Hardy et Herb Ritts). Les projets poursuivis par la bibliothèque permettent de continuer d’enrichir cette compilation remarquable, et les accords qu’elle a passés avec la Société des photographes de plateau de cinéma encouragent ces derniers à faire figurer leurs meilleurs tirages dans les collections permanentes.

La recherche

Les chercheurs qui visitent la bibliothèque peuvent étudier les documents originaux dans les meilleures conditions, y trouver ce qui les intéresse grâce aux fonctions d’aide à la recherche des nombreuses bases de données. L’ambitieux programme de conservation de tous les exemplaires uniques qui font la spécificité de notre institution passe, en particulier, par la numérisation des photographies et des documents illustrés, qui les rendra plus accessibles. Un certain nombre d’outils de référence sont déjà en ligne. Les liens du site web de l’Académie des arts et sciences cinématographiques 4 permettent à tout un chacun de consulter le catalogue en ligne (livres, périodiques, scénarios, affiches), de s’informer sur les collections spécialisées et les fonds d’archives photographiques, d’entrer dans les bases de données Academy Awards (les Oscars) et Motion Picture Scripts (liste des scénarios disponibles dans certaines bibliothèques de Los Angeles).

Le service d’aide à la recherche est joignable par téléphone et par courriel. Le NFIS (National Film Information Service, un service payant) s’adresse pour sa part aux gens vivant dans un rayon de deux cent cinquante kilomètres autour de la bibliothèque et permet à ceux qui ne peuvent pas se rendre sur place de bénéficier de ses incomparables ressources documentaires.

Mai 2007

  1.  (retour)↑  Article traduit de l’anglais par Oristelle Bonis.
  2.  (retour)↑  Article traduit de l’anglais par Oristelle Bonis.
  3.  (retour)↑  Allusion au fichage dont quantité d’acteurs, cinéastes et scénaristes d’Hollywood (et des dizaines de milliers d’Américains avec eux) firent l’objet aux États-Unis pendant les années cinquante, lors de la période restée dans l’histoire sous le nom de maccarthysme.
  4.  (retour)↑  Respectivement créées en 1915, 1917 et 1918, ces trois compagnies fusionnèrent en 1924 pour donner naissance à la Metro-Goldwyn-Mayer, ou MGM.
  5.  (retour)↑  Plus connu sous le nom de Code Hays, ce texte fixe au cinéma ses limites « morales ». Adopté en 1930 à l’instigation de l’ancien ministre des Postes Will H. Hays (président de la Motion Picture Producers and Distributors of America, qui regroupait les principales compagnies de production et de distribution), il correspond au vrai à une stratégie « d’autocensure » que la profession choisit de s’imposer afin d’éviter la censure du gouvernement. Le Production Code resta en application jusqu’en 1967.
  6.  (retour)↑  www.oscars.org