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Bibliothèque et lecture en mobilité

Alain Patez

La bibliothèque Landowski de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) mène depuis quelques années sur le thème de la lecture en mobilité une action de terrain qui l’a conduite à mettre en place des services de prêt de livres numériques téléchargeables sur tablettes électroniques, en sollicitant le concours de partenaires/prestataires français, des Éditions 00h00 et Cytale hier, aux agrégateurs Mobipocket et Numilog aujourd’hui.

L’accès à des services de contenu à base de texte, de son et d’image à partir de terminaux sans fil est aujourd’hui une réalité, grâce au déploiement de nouvelles normes de téléphonie (GPRS et UMTS), à la multiplication de points d’accès Wi-Fi au réseau (hotspots), à l’apparition de supports nomades communicants. Ces appareils numériques – mobile UMTS, smartphone GPRS, assistant numérique personnel Wi-Fi… – constituent des outils de communication capables, dès lors qu’ils sont équipés de logiciels dédiés, de se convertir en tablette de lecture, en baladeur musical, en lecteur vidéo, etc.

Le marché des contenus numériques pour appareils mobiles, qui associe aux éditeurs de savoir les fournisseurs de plates-formes informatiques, les éditeurs de logiciel d’exploitation et de lecture, et le public 1, offre des opportunités nouvelles aux bibliothèques, dans la mesure, a minima, où la promotion de la lecture sur écran en particulier concourt à la promotion de la lecture en général.

Le prêt de tablettes de lecture

À l’origine, le projet de mettre à la disposition du public des tablettes électroniques de lecture répond à l’absence – aujourd’hui révolue – de postes d’accès public à Internet dans les bibliothèques municipales de Boulogne-Billancourt. Il repose sur l’existence – nous étions en 2001 – de sociétés proposant simultanément des fichiers d’œuvres à télécharger et les machines adaptées à leur lecture. Il s’agissait bel et bien d’une tentative, forcément partielle et assurément « naïve », de substitution d’un Internet mobile à un Internet fixe.

Dès lors qu’une bibliothèque souhaite proposer à ses utilisateurs des collections numériques adaptées à la lecture en mobilité, elle doit nécessairement s’interroger : quel(s) service(s) proposer, avec quel(s) prestataire(s), avec quel(s) contenu(s), sur quel(s) format(s), pour quel(s) terminal(aux) et, enfin, pour quel(s) bénéfice(s) pour les lecteurs et pour elle-même ?

Les modèles Reb de la société américaine Gemstar – dont les éditions 00h00 constituaient la branche française depuis leur rachat en 2000 – bénéficiaient déjà d’une expertise en bibliothèque. À ce titre, le texte de Roberta Burk, « Apprivoiser le livre électronique » nous a servi de prolégomènes au livre électronique 2.

Jean-Pierre Arbon et Bruno de Sa Moreira, fondateurs de cette première et remarquable maison d’édition en ligne, ont constitué nos premiers interlocuteurs et partenaires, partenaires et non prestataires, puisque le projet qui prévoyait la commercialisation, dès l’automne 2001, des tablettes 1100 et 1200 n’a, comme on le sait, pu aboutir 3. En attendant la disponibilité toujours reportée de ces machines, le choix de la tablette Cybook de la société boulonnaise Cytale s’est naturellement imposé.

Après une présentation publique du Cybook durant le mois d’octobre 2001, le premier service de prêt de tablettes fut inauguré le 2 février 2002 en présence d’Erik Orsenna à l’époque vice-président de la société Cytale.

Fonctionnement du service

Le budget alloué aux ressources électroniques a permis de financer l’acquisition de six tablettes et de cent vingt livres numériques (le catalogue de Cytale en contenait environ mille deux cents) pour un montant total de 7 500 euros.

Cinq tablettes étaient prêtées gratuitement pour une durée de quinze jours, équipées d’un mini-dictionnaire Hachette intégré et préchargées de vingt-quatre titres récents – vingt fictions et quatre documentaires.

Les machines étaient personnalisables à la demande à partir d’une bibliothèque numérique d’environ trois cents titres supplémentaires – des classiques pour l’essentiel –, titres qui constituaient une base commune à toutes les tablettes.

Les adhérents avaient enfin la possibilité de modifier eux-mêmes les contenus en téléchargeant les titres à distance. Cette opération s’effectuait à partir d’une tablette, le serveur de Cytale reconnaissant le Cybook grâce à un identifiant inscrit dans l’appareil.

Une sixième tablette fut réservée à la consultation sur place de titres de presse – Le Monde, Alternatives économiques, Le Particulier, Africulture – permettant ainsi aux lecteurs – un des avantages de l’édition numérique – de retrouver des numéros absents ou ne figurant pas ou plus dans le fonds de périodiques imprimés de la bibliothèque.

Avec l’accord de Jean-Pierre Arbon, deux tablettes Reb 1200 de Gemstar, présentant une quinzaine d’œuvres de 00h00, complétaient l’offre de consultation.

Ce service, qui comptabilise à ce jour 170 lecteurs, a mis en évidence un engouement certain, une réelle curiosité de la part des lecteurs et notamment des grands lecteurs, comme l’attestent les deux mémoires de DEA réalisés à la bibliothèque entre 2001 et 2003 4. Cependant, en attente de la version qui devrait être prochainement proposée par la société Bookeen qui a repris sa commercialisation, et faute de contenus adaptés et renouvelés, l’utilisation du Cybook est devenue marginale 5.

Il faut qu’une tablette soit ouverte ou fermée

La disparition prématurée de Cytale en juin 2002, puis celle des Éditions 00h00 un an plus tard, la conversion récente du Cybook au modèle ouvert rendent hypothétique toute conclusion sur l’avenir du modèle de tablettes dédiées. Confirme-t-elle pour autant que ce modèle soit dépassé ? Compte tenu du profil général des utilisateurs – grands lecteurs, pas ou peu « technophiles » – rien ne permet de l’affirmer.

À ce titre, la nouveauté que représente la commercialisation récente du Librié de Sony et du Ebook de Toshiba au Japon réside moins dans l’apparition de machines moins chères, plus fines, plus autonomes et pesant moins de 200 grammes, que dans le modèle économique proposé, qui est encore celui de Cytale.

Il n’en reste pas moins que l’édition électronique aujourd’hui, dans sa diversité, ne peut se satisfaire des seules tablettes dédiées, avec un format propriétaire et un catalogue unique.

La bibliothèque numérique

La bibliothèque songeait, dès l’origine, à étendre ce service à d’autres types de terminaux mobiles, et notamment aux assistants numériques personnels (PDA). C’est à l’occasion d’une table ronde organisée au mois d’octobre 2002, à laquelle participait Thierry Brethes, Pdg de Mobipocket, que le projet de bibliothèque numérique a été pour la première fois évoqué 6.

L’agrégateur Mobipocket a la particularité d’éditer un logiciel de lecture de texte numérique pour tout type de plate-forme, et en premier lieu pour PDA.

Au mois de décembre de la même année, un accord de partenariat pour le prêt de collections numériques a été conclu avec les éditeurs et agrégateurs français Mobipocket 7 et Numilog 8. Ce partenariat définit les missions attribuées à chacun. Mobipocket assure gracieusement l’hébergement du site de la bibliothèque numérique 9, la mise à jour, la maintenance ainsi que la gestion de la bande passante pour le téléchargement des livres. Numilog négocie auprès des éditeurs le droit de prêt des livres numériques et assure, à la demande de la bibliothèque, la conversion au format Mobipocket des titres qu’il distribue sous d’autres formats. La bibliothèque sélectionne et achète les œuvres numériques pour la constitution du fonds, détermine le nombre de documents prêtés et la durée du prêt des documents, assure en partie l’administration de la base et répond au courriel – régulier – des lecteurs.

Au mois de juin 2003, le service de prêt de livres numériques est finalisé et la bibliothèque compte alors 250 titres, essentiellement documentaires : guides de voyages (Quid), dictionnaires de langues (Larousse, Pons, Oxford), codes juridiques (Mobipocket), méthodes de langue (Assimil).

En décembre 2003, un nouveau partenariat avec ALIS 10 (Association du Locked-in Syndrome concernant les personnes tétraplégiques et muettes, ne communiquant plus qu’à l’aide du clignement des paupières) offre aux malades atteints de ce syndrome un accès privilégié aux contenus de la bibliothèque numérique sur l’ensemble du territoire national. Cinq cents malades sont concernés par cette opération.

Ce partenariat a reçu en juin 2004 le concours du Fonds de soutien des actions citoyennes de l’opérateur de téléphonie SFR Cegetel à travers le projet de Guillaume Peter, directeur Qualité chez SFR. Ce don, d’un montant de 13 000 euros versés à l’association, a permis l’achat de deux TabletPCs sans fil (Wi-Fi) équipées d’un logiciel de pilotage d’ordinateur par les mouvements de l’œil (logiciel Quick Glance), d’une micro caméra et du logiciel Mobipocket Reader utilisé pour la lecture des textes numériques proposés par la bibliothèque.

Ces machines sont confiées aux malades par l’association ALIS pour une durée déterminée.

La plate-forme Nouvelles technologies de l’hôpital de Garches, sous la direction de Claude Dumas, a effectué l’installation logicielle des TabletPCs et soutient ce partenariat afin qu’une solution éprouvée soit proposée aux malades atteints du LIS.

Le contenu de la réalisation

Ce service offre aux lecteurs qui disposent d’un terminal mobile ou, à défaut, d’un ordinateur personnel, la possibilité de télécharger des livres parmi une bibliothèque de plus de 800 titres 11 (l’objectif étant de fournir 1 000 titres à la fin de l’année 2004) provenant pour les deux tiers d’éditeurs français – Phébus, Le Rocher, P.O.L., La Découverte… – mais également anglo-saxons : Scribner, Simon and Schuster, Taylor and Francis, Random House… Des œuvres de fiction contemporaines (romans, policiers, SF), des guides touristiques, des encyclopédies et des dictionnaires, des albums de bandes dessinées constituent le fonds de la bibliothèque numérique.

La forte demande des lecteurs en œuvres de fiction nous a conduits à modifier rapidement notre politique d’acquisition : la littérature – francophone et anglophone – constitue désormais 80 % des ouvrages proposés.

Les lecteurs peuvent emprunter 3 livres pour une durée de 15 jours 12. Les titres sont chronodégradables : ils s’effacent automatiquement des tablettes à la fin du délai de prêt. Le téléchargement s’effectue à partir du site de la bibliothèque numérique ou à la bibliothèque Landowski elle-même, à partir d’un poste dédié et en libre accès, équipé d’une station infrarouge.

Un PDA de type Palm est mis à la disposition du public en consultation.

Bilan et perspectives

Cent quarante lecteurs ont utilisé la bibliothèque numérique depuis sa mise en place. Parmi eux une majorité d’hommes (67 %) figurant dans la tranche d’âge des actifs – cadres/ cadres supérieurs – de 35 à 50 ans. Par comparaison, le Cybook réunissait hommes et femmes, à part égale. Un seul de ces lecteurs n’habite pas en région parisienne, mais en Rhône-Alpes.

La quasi-totalité des usagers dispose d’un PDA de type Palm (3 un PC seulement, 1 un PC portable). En revanche, aucun ne dispose de Smartphone (Tréo 600 de PalmOne, P900 de Sony-Ericsson…) et seuls les personnes atteintes du LIS utilisent des TabletPCs 13.

Tous les mois, 60 téléchargements sont effectués en moyenne, essentiellement à distance (la mobilité se conjugue mal avec l’existence de borne de téléchargement sur place, qui constitue davantage une vitrine du service).

La littérature de fiction – romans, science-fiction, polars – représente à elle seule entre 75 % et 80 % des téléchargements selon les mois. Les principaux ouvrages documentaires empruntés sont les dictionnaires de langue (8 dictionnaires sont actuellement disponibles dans la base : anglais, allemand et espagnol). L’emprunt d’un ouvrage en langue étrangère s’accompagne généralement du téléchargement d’un dictionnaire bilingue.

La bibliothèque Landowski souhaite étendre ses partenariats à des associations ou des bibliothèques européennes, notamment l’association ALIS Allemagne ou la Médiathèque linguistique de Merano (Italie), qui met déjà à la disposition de ses lecteurs des assistants personnels.

Un dispositif est à l’étude qui devrait permettre de satisfaire toutes les demandes d’inscription en ligne formulées par les internautes distants, nationaux ou internationaux. Nous avons dû renoncer à répondre à des demandes d’inscription émanant notamment du Québec. La notion d’utilisateur « naturel » de la bibliothèque, liée à l’appartenance du lecteur à un territoire géographique particulier, tend à perdre de son sens dans le cadre du prêt à distance.

En raison de l’historique du projet, la démarche de la bibliothèque Landowski a été davantage orientée vers les supports de lecture que vers les formats. Il va sans dire qu’une nouvelle offre prenant en compte la diversité des readers existants sera prochainement proposée aux lecteurs à travers la plate-forme de Numilog. Enfin, les collections devraient s’enrichir de livres sonores, notamment pour les personnes non voyantes.

Conclusion

Il ressort de ces expériences que les supports représentés d’un côté par les modèles fermés de type Cybook et de l’autre par les modèles ouverts de type PDA correspondent à des utilisateurs et à des usages différents. En effet, si le nombre d’utilisateurs de Cybook et de la bibliothèque numérique est relativement voisin, il n’y a pas de perméabilité entre les deux publics qui constituent deux groupes parfaitement disjoints. De plus, le téléchargement à distance – élément déterminant du dispositif de prêt pour PDA – ne faisait pas partie des pratiques des utilisateurs du Cybook. La mise à disposition prochaine du Mobipocket Reader sur un futur Cybook ouvert permettra-t-il de modifier cette situation ?

Les utilisateurs ne sont pas gênés par la lecture sur le petit écran de leur PDA. Ils lisent régulièrement une ou plusieurs œuvres chargées sur leur assistant et pas nécessairement des textes courts. Ils apprécient le logiciel de lecture utilisé qui offre des outils d’interaction avec l’œuvre : l’agrandissement de la taille des caractères bien sûr, mais aussi les fonctions de recherche plein texte intégrées avec la possibilité d’accès à la définition d’un mot dans un livre numérique par simple sélection du terme à définir ou, le cas échéant, à traduire.

Le logiciel permet aussi une lecture autonome pour la personne handicapée : le texte défile, tel un prompteur, et le lecteur n’est plus dépendant d’un tiers pour tourner les pages.

Outre l’accès permanent aux collections, les avantages pour les bibliothèques sont connus : basculement automatique de tous les titres commandés sans reliquat de commande à gérer ; fin des procédures de récolement des documents ; les textes ne peuvent être ni dérobés, ni perdus, ni détériorés ; plus de gestion des retards : le retour des documents s’effectue automatiquement ; enfin, les fichiers numériques sont généralement moins onéreux que leur équivalent papier, entre 4 % et 10 % moins chers.

Pour autant, en terme d’offre éditoriale, la situation qui prévaut en France n’est pas encore satisfaisante et dépendra largement, comme on le sait, de l’attitude des éditeurs dans l’avenir. En outre, le public est encore peu équipé en assistant personnel. Le PDA appartient au monde de l’entreprise ; son achat est rarement motivé, sauf exception, par la lecture de texte littéraire, certains possesseurs ignorant même cette possibilité.

Par ailleurs, l’« acquisition » supposée des documents correspond en réalité à un droit d’accès (théoriquement) illimité. Que se passe-t-il en cas de cessation d’activité du distributeur ? Dans ce cas, Numilog garantit pour sa part le téléchargement définitif sur les PC de la bibliothèque 14 tout en proposant également aux bibliothèques une formule de location de livres numériques, avec la possibilité, dès la deuxième année, d’une location mensuelle des titres.

Septembre 2004

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Glossaire

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Borne de téléchargement sur PDA. © Corinne Aribaud.

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Un partenariat de 3 acteurs pour le bénéfice des personnes handicapées

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Le téléchargement

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Page de téléchargement du « Mobipocket Reader Pro » (capturée sur le site de Mobipocket.com avec l’accord de l’éditeur).

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Top 10 au 1er septembre 2004

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Affichage de la page d’emprunt d’un ouvrage de la bibliothèque numérique Landowski.

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Le prêt de livres électroniques à l'Université de Bourgogne (par Pascal Schmitt)

  1.  (retour)↑  Merci à Corinne Aribaud pour la relecture amicale et attentive de ce texte.
  2.  (retour)↑  Merci à Corinne Aribaud pour la relecture amicale et attentive de ce texte.
  3.  (retour)↑  Selon l’Autorité de régulation des télécommunications, le taux de pénétration de la téléphonie mobile en France atteint 70 %, soit 42,2 millions de clients au 30 juin 2004. 7,5 millions sont des utilisateurs actifs de services multimédias ce qui représente 13,7 % du parc total des clients actifs et près de 900 000 nouveaux utilisateurs par rapport au 1er trimestre 2004.
  4.  (retour)↑  Voir BBF, no 6, 2000, p. 38-42.
  5.  (retour)↑  00h00/Gemstar préparait une offre commerciale destinée dans un premier temps aux bibliothèques et institutions diverses, prisons, maisons de retraite… La maison d’édition aurait proposé, de façon contractuelle, un bouquet de 500 titres d’actualité littéraire. Un douzième devait être renouvelé tous les mois. Les œuvres, exclusivement choisies par les éditeurs, auraient été représentatives de la production éditoriale française. Les machines étaient non plus vendues mais soumises à un abonnement. Le coût de l’abonnement devait être inversement proportionnel au nombre de machines louées. Ce modèle, jamais exploité, conserve toujours à nos yeux sa pertinence.
  6.  (retour)↑  Stéphanie Delmotte, Quel usage des tablettes électroniques de lecture ? Une expérience de prêt en bibliothèque, Mémoire en sciences de l’information et de la communication, Université Paris X, 2002. Angélica Léal, Les supports de lecture électronique et la lecture numérique, Laboratoire de psychologie et ergonomie, Paris VIII, 2003.
  7.  (retour)↑  Bookeen finalise actuellement une version du Cybook proposant une offre logicielle diversifiée (Mobipocket Reader, µBook, PDF Viewer, Boo Reader, éditeur Excel, MP3…). Cette nouvelle version est en vente directe par paiement sécurisé sur le site web depuis le mois de juin 2004. Elle sera d’abord disponible en anglais et en français, et s’adressera tout particulièrement au marché américain. Une fois cette offre en place, Bookeen doit ouvrir sa librairie. Leur partenariat avec Mobipocket leur permettra de donner accès aux 15 000 titres au format .prc, majoritairement anglo-saxons. Ils enrichiront également leurs modes de connexion et de synchronisation du Cybook avec le support de l’infrarouge et de l’USB. http://www.bookeen.com
  8.  (retour)↑  Participaient également à cette table ronde, Jean-Pierre Arbon, Olivier Pujol et Guillaume Peter pour SFR Cegetel.
  9.  (retour)↑  http://www.mobipocket.com
  10.  (retour)↑  http://www.numilog.com
  11.  (retour)↑  http://www.mobipocket.com/ebookbase/library/landowski
  12.  (retour)↑  http://www.club-internet.fr/alis
  13.  (retour)↑  Pour un coût total de 4 000 euros, soit, en moyenne, 5 euros par exemplaire.
  14.  (retour)↑  En réalité 3 livres par Personal ID. Le PID correspond à l’identification d’une machine. Deux numéros de PID sont actuellement disponibles au moment de l’inscription en ligne.
  15.  (retour)↑  Une dizaine de malades LIS ont déjà utilisé les services de la bibliothèque numérique. Ce faible nombre s’explique aisément : sur l’ensemble des malades recensés à ce jour en France (500), seule une trentaine dispose d’une connexion à Internet. D’autre part, faute de bénévoles en nombre suffisant pour en assurer la distribution, la rotation des machines reste insuffisante. Le groupe des lecteurs LIS est très majoritairement masculin : on ne compte en effet qu’une seule femme parmi les 10 inscrits. 84 % des téléchargements effectués concernent la littérature classique et contemporaine (respectivement 50 % et 34 % des prêts) et 16 % les documentaires. Le groupe effectue en moyenne 4 téléchargements par mois. Les lecteurs habitent Paris ou la région parisienne. Seule la lectrice habite le Bas-Rhin.
  16.  (retour)↑  En un nombre correspondant au nombre d’exemplaires achetés, multiplié par le nombre d’exemplaires autorisés « par compte » (soit 4 à 6 téléchargements pour 1 exemplaire acheté). Toutefois, l’usage des livres est alors limité à ces postes puisque le système de prêt de Numilog est désactivé dans ce cas. Ajoutons que Numilog pourrait également envisager de transférer le contrat et le service à un de ses concurrents.