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Lire en anglais à Paris

Gaëlle Bidard

Les bibliothèques sont des lieux de rencontre et de partage des cultures. À Paris, les cultures anglaise et américaine sont très présentes – pas seulement, bien sûr, parce qu’y vivent environ 20 000 Américains et de 8 000 à 9 000 Anglais. Comment trouvent-elles leur place, dans leur langue originale, dans les bibliothèques parisiennes, qu’il s’agisse des bibliothèques municipales, des bibliothèques des instituts culturels anglophones ou de celles des grandes institutions que sont la Bibliothèque nationale de France (BnF) ou la Bibliothèque publique d’information (BPI) 1 ?

Le bref état des lieux qui suit pose évidemment de multiples questions, sur la raison d’être de la fiction non traduite, sur les lacunes des fonds documentaires, sur la complémentarité de ces collections par rapport aux méthodes de langues ou sur les souhaits et attentes des lecteurs.

Le réseau municipal

Où lire en anglais à Paris ? On est tenté de répondre « un peu partout » puisque chacune des soixante-quatre bibliothèques municipales possède des documents en anglais, même si cela ne représente parfois qu’une infime partie de ses collections.

En 2001, on trouve ainsi, dans le réseau municipal, plus de 60 000 livres en version originale, y compris en langues régionales, dont 22 200 livres en anglais. Ils sont concentrés principalement dans huit bibliothèques « pôles linguistiques 2 », en faveur desquelles a eu lieu, en 1997, une redistribution générale de la fiction en langue étrangère. Toutefois, plusieurs bibliothèques ont jugé légitime de conserver leurs titres en langue anglaise, puisqu’elle est la première et souvent la seule langue étrangère que maîtrisent les lecteurs, et celle qu’ils désirent en priorité apprendre et entretenir.

C’est ainsi que l’on trouve, en dehors des établissements identifiés comme pôles linguistiques, des collections pouvant comprendre huit cents livres et cassettes de textes. Remarquons que la présence d’une collection de livres en langue moins couramment lue, comme les langues asiatiques à la bibliothèque Melville ou l’arabe à Couronnes, a incité ces établissements à conserver et à alimenter un fonds anglais : pour les lecteurs étrangers qui ont appris à lire en caractères chinois ou cyrilliques, l’anglais a pu être la langue d’apprentissage de l’alphabet latin et rester une langue intermédiaire parfois mieux parlée que le français. Et chez les francophones qui lisent ces langues dites « rares », on suppose a fortiori la maîtrise de l’anglais.

Mais l’essentiel des ressources est quand même offert par les pôles de langues, passages obligés pour qui veut lire de la fiction, de la poésie ou du théâtre en anglais, mais aussi en allemand, italien, espagnol, portugais ou russe. Enfin, la réserve centrale conserve plus de 1 300 ouvrages en langue étrangère, très peu consultés (il est en effet difficile de juger autrement que sur pièce du niveau de langue que requiert la lecture d’un ouvrage), mais qui restent disponibles de façon indirecte – il faut passer commande auprès d’une bibliothèque – et sont signalés au catalogue commun.

Comment repère-t-on les documents ?

Certaines bibliothèques municipales (celle de la Part-Dieu à Lyon, par exemple) ont fait le choix de mélanger œuvres françaises et étrangères, rapprochant ainsi traductions et VO.

À Paris, les livres en langues étrangères sont classés à part, accompagnés ou non des livres bilingues. Par ailleurs, l’Opac ne propose pas, en cas de requête sur un titre traduit, de lien avec un éventuel exemplaire en langue originale (l’inverse est en revanche possible) ; et la recherche par cote (420) est accessible seulement sur les postes réservés aux professionnels. La mise sur Internet du catalogue des bibliothèques de la ville de Paris (BVP) donnera de nouveaux moyens pour mettre en valeur les collections en langues étrangères, en favorisant les liens entre supports (textes enregistrés, livres, cassettes vidéo) et entre une œuvre et sa traduction.

Que trouve-t-on ?

Aperçu de l’offre des sections adultes…

En ce qui concerne la répartition des documents, elle se caractérise par la prédominance de la fiction sur les documentaires, ces derniers représentant en moyenne 15 % du fonds étranger, sauf à la bibliothèque Trocadéro en raison du fonds « tourisme » qui comporte près de 400 titres en anglais, principalement des guides et des récits de voyages. Par ailleurs, on trouve très peu de théâtre, de nouvelles – sauf en éditions bilingues – ou de poésie contemporaine. Il n’y a presque aucune biographie ou autobiographie, qui connaissent pourtant du succès en traduction (on pense à celles de Nelson Mandela ou d’Hillary Clinton).

Les acquéreurs souhaitent prioritairement offrir un fonds d’actualité proposant les derniers prix littéraires, doublant éventuellement les acquisitions en français. Le souci d’offrir un large éventail de niveaux de langue pour que des lecteurs non spécialistes accèdent à des œuvres dans le texte explique la présence d’ouvrages de lecture facile (littérature sentimentale, romans d’anticipation, et beaucoup de romans policiers) empruntés par un public qui ne lit pas forcément ce genre de livres en français.

… et sections jeunesse

Il n’existe pas à l’heure actuelle de pôle linguistique jeunesse dans les BVP. Les albums prédominent en raison de leur relative facilité d’exploitation, y compris par un public non anglophone. Par ailleurs, ils représentent un genre d’excellence de l’édition anglaise et répondent bien à un objectif souvent mentionné par les acquéreurs : mettre l’accent sur l’originalité graphique des productions.

Nous pouvons prendre quelques exemples pour caractériser l’offre dans ses aspects ludiques, artistiques ou pédagogiques : la bibliothèque Trocadéro conserve ainsi quelques titres anciens de John Burningham, comme Seasons, où le texte est inclus dans le dessin (cf. dessin

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Détail de la page « Ripening corn » extraite de Seasons de John Burningham. © Flammarion, 1972.

) qui se déploie quand on déplie les pages. Cette présentation n’est plus une rareté dans les livres pour enfants, mais s’adapte particulièrement à l’absence de narration : il n’y a pas d’« histoire » dans cet album, sauf celle du temps qui passe, matérialisé par les transformations de la nature. Les illustrations riches d’allusions artistiques font que ce document remplit plus qu’une mission ludique ou linguistique, en ouvrant sur d’autres formes d’art 3. Autres classiques dans les BVP, les albums de la photographe américaine Tana Hoban (cf. photo),

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Double page extraite de 1, 2, 3 (One, two, three) de Tana Hoban. © Greenwillow Books, 1985.

qui fonctionnent par juxtaposition d’images invitant à la construction du sens par analogie et métaphore 3 ; ces œuvres sont exploitables bien entendu par les lecteurs de toutes langues.

La fonction d’apprentissage est dévolue aux livres bilingues, notamment à ceux de la collection « Mon premier album bilingue » chez Gautier-Languereau 4, qui offrent une mise en page conçue pour faciliter le passage d’une langue à l’autre, en présentant des phrases courtes sur deux colonnes de façon que les mots anglais et français se retrouvent ligne à ligne. Un lexique bilingue traduit non le texte, mais les mots nécessaires à la description des images, proposant un début d’activité autour du document.

Enfin, on trouve peu de romans, ce qui peut défavoriser une certaine catégorie d’âge. L’Heure joyeuse collabore avec l’American Library in Paris, mais sans proposer une sélection de titres young adults. Ceux qui sont présents sont des classiques éprouvés 5. Les bandes dessinées sont souvent citées comme un genre intéressant à développer (il faut remarquer que certains lecteurs regardent les images sans lire le texte, donc le bénéfice linguistique n’est pas évident) même si, pour l’instant, on trouve surtout des BD belges et françaises traduites en anglais.

Essai de typologie des publics et de leurs besoins

Repérer les besoins du public nécessiterait une enquête rigoureuse que nous n’avons pas eu l’occasion de mener. Toutefois, si l’on s’en tient empiriquement à l’idée d’acquérir pour une bibliothèque municipale des livres non traduits, en distinguant deux objectifs (loisirs et formation), le tableau 1

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Tableau 1

présente ce qui ressort d’entretiens menés au cours de l’automne 2001 avec des lecteurs de BVP qui empruntaient des livres non traduits.

Les instituts culturels anglophones

L’American Library in Paris

L’American Library in Paris est située dans les beaux quartiers de Paris, non loin de l’église américaine et du British Council. Il s’agit d’un organisme privé fondé en 1920 pour prolonger en temps de paix l’action du Library War Service, dont il a hérité 30 000 livres. La bibliothèque est aujourd’hui un lieu de rencontre pour la communauté américaine et organise beaucoup d’animations culturelles, expositions, rencontres avec des écrivains. En 2001, le programme Evening with an author a permis d’inviter Alice Munro ou David Ignatius.

La bibliothèque, dont l’accès est payant (87 euros pour une année), compte environ 3 000 inscrits, dont 40 % de lecteurs américains. Son offre (plus de 100 000 livres, dont environ 10 000 en section jeunesse) est caractérisée par sa diversité, puisqu’il s’agissait de reconstituer un établissement pluridisciplinaire, sur le modèle des bibliothèques publiques américaines. Si la littérature reste, à la section adulte, ce qui s’emprunte le mieux, elle est suivie par les livres d’histoire et de géographie, absents des bibliothèques municipales. La section jeunesse quant à elle est une des priorités actuelles de développement : elle travaille en collaboration avec des écoles publiques ou privées autour d’animations bilingues, sur Alice au pays des merveilles, Le magicien d’Oz ou encore les Contes et légendes de l’Inde. Autre point fort : l’American Library a créé en 2000 une Young adults section, avec l’aide d’un professeur américain spécialiste de littérature jeunesse, pour sélectionner des titres dans un secteur où l’édition anglo-saxonne propose beaucoup de livres relevant davantage du produit commercial que de l’œuvre littéraire. Cette initiative est une piste pour réfléchir à ce que l’on peut proposer en anglais assez facile aux lecteurs adolescents.

La bibliothèque du British Council

Non loin de la bibliothèque américaine se trouve le British Council, installé dans le même bâtiment que l’Institut britannique. Il s’agit d’un établissement subventionné par le ministère anglais des Affaires étrangères, mais seulement à hauteur d’un tiers de son budget. Pour le reste, ses revenus proviennent de l’école de langue pour enfants, de l’organisation d’examens pour l’université de Cambridge, de diverses manifestations culturelles et des droits d’inscription des lecteurs : 2 700 inscrits à l’automne 2001.

Les contacts avec les BVP sont assez restreints à l’heure actuelle, même si les politiques documentaires se recoupent en partie : les collections, qui comprennent plus de 20 000 livres ainsi qu’un millier de cassettes ou CD d’œuvres enregistrées, sont orientées vers la langue et la civilisation et privilégient la littérature, la linguistique et les documents concernant les institutions britanniques. Une attention particulière est accordée au fonds pédagogique, car le British Council propose aux enseignants d’anglais des formations professionnelles. Mais on ne trouve pas de livres pour enfants.

Actuellement, l’établissement 6 mise sur Internet et réalise un travail suivi sur ses signets, notamment littéraires : le site permet d’accéder à des études critiques sur des livres récents, à des interviews avec des auteurs mais aussi à des biographies et études de textes. La rubrique Info exchange présente une sélection des dernières acquisitions.

La BnF et la BPI

Pour terminer cette présentation, changeons d’échelle et regardons du côté des deux établissements publics qui, à Paris, présentent en libre accès le plus grand nombre de livres non traduits, afin de voir s’il existe une complémentarité de l’offre documentaire et des services au sein de la capitale.

La BnF haut-de-jardin

Au moment de la constitution des collections, le public pressenti pour le haut-de-jardin de la BnF qui a ouvert en 1998, était un public universitaire, de niveau au moins équivalent à un second cycle ou à une classe préparatoire littéraire, mais qui comprendrait aussi des amateurs éclairés, curieux de lire dans le texte les œuvres anglaises et de les voir insérées dans un contexte comparatiste, en contiguïté avec les autres littératures.

Cela dit, ce fonds, constitué à partir de 1992, ne peut être envisagé indépendamment des œuvres qui ont été acquises simultanément pour le rez-de-jardin et pour la réserve : il y a eu, en matière de littérature anglophone, un projet global dans lequel la collection du haut-de-jardin devait tenir le rôle de première marche vers la recherche. Elle comprend aujourd’hui 14 000 livres, dont 8 692 en anglais. On y trouve bien sûr les classiques, confondus avec des versions bilingues de qualité (la collection de référence étant Aubier), mais aussi les auteurs contemporains, y compris dans des genres peu lus dans le réseau public comme la poésie et le théâtre.

La politique d’acquisition initiale tendait à démarquer la BnF de la BPI, ce qui s’est aussi traduit par des refus : pas de méthodes de langues, de manuels ni de grammaires simples. Enfin, cette politique, élitiste au bon sens du terme, se concrétise dans la présentation des documents : œuvres en langue originale, œuvres traduites et critique littéraire sont mêlées. On trouve ainsi côte à côte Wuthering Heights, Les hauts de Hurlevent et les études critiques sur cette œuvre, en quelque langue qu’elles soient, selon un classement Dewey facilitant un usage de recherche.

Toutefois, même si la fréquentation est intense, le niveau de spécialisation s’est avéré plus bas qu’escompté. L’accès possible dès seize ans a même permis la venue de lecteurs qui, travaillant en vue du bac, réclament souvent ouvrages bilingues et traductions. Par ailleurs, la lecture en anglais se situe au croisement de deux compétences, à la fois linguistique et littéraire ; or les filières d’études d’anglais littéraire (LCE, Lettres et civilisations étrangères) voient leurs effectifs décliner au profit de l’anglais pratique. Il y a bien, dans le secteur de la BnF, l’Institut Charles V et l’université Paris III qui fournissent un public, notamment le week-end ou au mois d’août lorsque la bibliothèque universitaire est fermée, mais ce n’est pas suffisant. Quant à la pratique de la lecture-plaisir, cursive, elle est entravée par l’impossibilité d’emprunter le document.

C’est pourquoi le Service des littératures étrangères se pose la question d’un infléchissement de la politique documentaire : l’installation sur le site de Tolbiac d’universités qui abriteront un premier cycle en lettres et en sciences fait envisager une augmentation des acquisitions en traductions et en ouvrages bilingues, pour prendre en compte les besoins du public à desservir, sans toutefois niveler les choix documentaires. L’effort de diversité et d’originalité reste toutefois justifié : il y a bien des lecteurs qui sont à la recherche d’œuvres à traduire et notamment de pièces de théâtre à monter – on remarque ici un écho de l’actuel engouement pour les arts du spectacle. Le tableau 2

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Tableau 2. Volume des ouvrages par pays francophones

donne une idée de la représentation des différents pays anglophones.

La BPI

Actuellement, rien ne différencie profondément le public de la BPI de celui du haut-de-jardin de la BnF et la politique d’acquisition est relativement similaire. Toutefois, il est intéressant de connaître l’esprit dans lequel se sont constituées les collections en anglais, puisque « Beaubourg », comme on l’appelle couramment, fait fonction de bibliothèque publique centrale. Elle accueille gratuitement tous les publics sans formalité ni restriction et offre, selon le décret de 1976 7 qui définit sa mission, « un choix constamment tenu à jour de collections françaises et étrangères de documents d’information générale et d’actualité » à consulter sur place uniquement. Jean-Pierre Seguin, conservateur qui fut chargé de la conception du projet, aimait à la définir comme une « bibliothèque universitaire pour ceux qui ne vont pas à l’université ». En fait, le public qui fréquente les secteurs littéraires et linguistiques est majoritairement jeune et étudiant.

Le fonds de littérature en langue anglaise comporte 18 000 livres, dont 60 % en anglais et 40 % en français ou en version bilingue 8. La responsable des acquisitions travaille avec les mêmes outils bibliographiques que ceux utilisés à la BnF : The English Review of Books, Choice Review Online notamment. Une attention particulière est portée cependant aux acquisitions des bibliothèques universitaires canadiennes et surtout québécoises, où coexistent littératures anglophone et francophone. La politique d’acquisition privilégie les auteurs de renommée internationale, même si on estime que la bibliothèque a les moyens et le devoir de détecter de nouveaux talents ; la BPI se veut aussi « bibliothèque d’actualité », ce qui se traduit par une priorité donnée aux nouveautés, qui représentent environ 400 des 600 acquisitions annuelles.

Les collections font par ailleurs l’objet d’un désherbage rigoureux puisqu’il n’y a pas de réserve. Romans policiers et science-fiction sont progressivement évincés : à son ouverture en 1976, la BPI possédait tout Conan Doyle en anglais. Après la création de la Bilipo 9, une telle exhaustivité ne paraît plus justifiée ; la part du « polar », assez importante dans les BVP, se restreint. Par ailleurs, les enquêtes auprès du public ont révélé que la science-fiction en langue originale était lue par les anglophones, alors que les collections sont constituées avant tout pour un public francophone. La BPI n’acquiert donc plus que des traductions, classées sous une cote à part. La littérature sentimentale a été exclue d’emblée.

L’Opac permet de sélectionner la langue du document recherché, ce qui est possible aussi dans les BVP, mais seulement si l’usager a l’idée de recourir à une option. Les livres sont classés comme à la BnF : œuvres originales, traductions (qui portent la même cote) et « études sur » sont regroupées, suivant une CDU un peu remaniée. En rayon, les documents sont présentés par siècle, puis par ordre alphabétique d’auteurs. Chaque pays anglophone possède évidemment sa cote : V. S. Naipaul, prix Nobel de littérature 2001, se trouve par exemple à 827 (Antilles anglophones). Enfin, puisque se pose de façon récurrente la question de savoir où classer les bilingues très faciles (avec les méthodes de langues ou avec la littérature ?), voici la solution adoptée : si le livre donne priorité à la langue, au vocabulaire, en accompagnant l’apprentissage, il est classé avec la linguistique 10, même s’il ne présente que des notes de lecture expliquant le texte original.

Quelles idées retenir après cet aperçu de l’offre de la BPI ? Que les liens offerts par le catalogue sont un bon moyen pour rappeler l’existence des œuvres non traduites. Que le laboratoire de langues connaît un succès dont la retombée sur la lecture n’est pas prouvée : depuis la réouverture de la BPI, les deux espaces ne sont d’ailleurs plus contigus 11. Que le choix de doubler des traductions par des œuvres originales paraît pertinent ; mais avec un budget plus modeste, il faut choisir pour quelle partie de la collection cela peut se faire (nouveautés, classiques, poésie…).

En conclusion

Lire en anglais peut avoir une fonction documentaire (informative, formatrice), une fonction culturelle (littéraire, historique), une fonction d’apprentissage (améliorer ou entretenir ses performances linguistiques), une fonction identitaire (lire la littérature de son pays, dont on est loin).

La constitution des collections ne devrait-elle pas tenir compte de ces différentes attentes ? Et les collections pour la jeunesse, que seule l’American Library in Paris offre en nombre important, ne sont-elles pas un enjeu, sachant que l’apprentissage des langues vivantes à l’école primaire va croissant ?

Une plus grande collaboration entre établissements et la recherche de partenaires spécialisés pour créer des bibliographies ou assurer une veille documentaire réellement partagée permettraient la mise en place d’une politique documentaire viable et efficace.

Juin 2003

  1.  (retour)↑  Cet article est adapté du mémoire d’étude L’offre documentaire en livres en anglais dans les bibliothèques de la ville de Paris, sous la direction d’Odile Grandet, Enssib, 2002. Les bibliothèques universitaires ne figurent pas dans le champ de cette étude.
  2.  (retour)↑  Bibliothèques Buffon (Ve arr.), Trocadéro (XVIe arr.), Rostand (XVIIe arr.), Saint-Éloi (XIe arr.), Vandamme (XIVe arr.), Valeyre (IXe arr.), Vaugirard (XVe arr.) et Drouot (IXe arr.).
  3.  (retour)↑  « Concept book », dit la quatrième de couverture. Page de gauche : des feuilles mortes ; page de droite : oiseaux sur un fil électrique.
  4.  (retour)↑  Textes de Paule Alen et illustrations de Myriam Deru.
  5.  (retour)↑  On trouvera donc régulièrement The Wizard of Oz de L. Franck Baum, The Secret Garden de F. Hodgson Burnett, Alice’s Adventures in Wonderland de L. Caroll, The Ghost Downstairs de L. Garfield et plusieurs romans de Steinbeck, Stevenson, Twain et Wilde.
  6.  (retour)↑  La bibliothèque du British Council est fermée depuis le mois de juin 2002 (Ndlr).
  7.  (retour)↑  Décret no 76-82 du 27-01-76.
  8.  (retour)↑  Si l’on rapporte cela au fonds global de 400 000 livres, le domaine littérature anglaise représente 4,5 % du fonds. Chiffres aimablement communiqués par Chantal Simon, acquéreur pour ce domaine.
  9.  (retour)↑  Bibliothèque de littérature policière, 48, rue du Cardinal Lemoine, 75005 Paris.
  10.  (retour)↑  Cote 82 (072), la littérature suivant pour sa part les cotes 820 à 827.
  11.  (retour)↑  Un tiers des usagers du laboratoire de langues ne fréquente pas les autres collections.