entête
entête

Mutations récentes des bibliothèques en Égypte

En marge de la Bibliotheca Alexandrina

Philippe Chevrant-Breton

La plus connue en France des bibliothèques égyptiennes n’existe pas encore, même si son portrait commence à nous être plus familier 1. Dans notre pays, beaucoup d’espoirs, de sympathie, entourent un projet qui voit le jour à Alexandrie, et il faut se féliciter que les engagements officiels, souscrits lors du sommet d’Assouan voici maintenant dix ans, se prolongent dans l’intérêt que le public et les bibliothécaires français portent à la Bibliotheca Alexandrina 2.

Nul doute n’est permis quant à ce que cet engouement doit au mythe. Mais il va aussi de soi que ces partenariats féconds avec les Égyptiens, que Gérald Grunberg appelle de ses vœux, sont suspendus à une condition minimale : que la générosité ne soit pas aveuglée par la fascination des représentations que véhicule notre mémoire collective, mais prenne en compte la réalité égyptienne contemporaine, à tout le moins dans le domaine bibliothéconomique. L’objet de cette contribution est de dresser un bilan des évolutions récentes des autres bibliothèques égyptiennes, de leur encadrement et de leur public.

Un environnement régional marqué par les conflits, des tensions palpables au niveau politique intérieur et certaines restrictions à l’État de droit caractérisent bien des pays de la rive Sud de la Méditerranée. Ajoutés à un développement économique insuffisant, ces traits dessinent a priori un arrière-plan peu favorable à l’épanouissement des bibliothèques. Dans le cas de l’Égypte cependant, s’appuyer sur ce simple constat pour tirer des conclusions serait à l’évidence hâtif. Certes, la presse y est rétive à se plier à son nouveau statut, car elle y voit une menace, mais elle jouit encore d’une certaine liberté. Autre preuve s’il en fallait que l’enjeu de l’information, cette « société de l’information » à laquelle responsables culturels et intellectuels égyptiens aiment tant se référer, ne le cède pas aux impératifs sécuritaires : l’ouverture de l’Égypte au réseau Internet, pilotée de longue date par l’État, finit par porter ses fruits 3.

France-Égypte : des parentés institutionnelles

Bien sûr, le spectacle de la vie quotidienne égyptienne est déconcertant pour l’observateur venu de France, qui peut, cependant, constater que des parentés institutionnelles existent entre les deux pays ; une tradition de centralisme administratif, et l’implication de l’État dans la définition d’une politique culturelle 4 concourent à une série de points communs.

Citons par exemple le clivage entre bibliothèques relevant du ministère de l’Enseignement supérieur (les bibliothèques universitaires, l’ENSTINET 5, et aussi l’Alexandrina 6) et celles relevant du ministère de la Culture (Bibliothèque nationale, bibliothèques des Palais de la culture, bibliothèques publiques), à quoi s’ajoute, sous la tutelle du Premier ministre là aussi, un puissant service de documentation, l’Information and Decision Support Center (IDSC), aux compétences élargies par rap - port à son homologue français, la Documentation française, comme nous le verrons.

Pourtant, les évolutions ont été bien différentes dans les deux pays. Les sacrifices matériels consentis par l’Égypte durant le conflit israélo-arabe dans les années 60 ont fait sentir leurs effets dévastateurs sur l’équipement des bibliothèques ; en outre, la rupture avec l’Occident, consécutive à l’agression tripartite de Suez en 1956, n’a pas facilité la diffusion des publications en langues européennes.

Par ailleurs, la pression démographique, suivie de l’ouverture forcée de l’enseignement supérieur, a gonflé brutalement les effectifs des départements de bibliothéconomie des universités, sans que ces derniers soient toujours en mesure de dispenser une formation à jour. L’embauche systématique des diplômés a fini par compromettre l’équilibre entre les charges de personnel et le renouvellement des collections. Des restrictions sévères aux prêts ont été introduites, de sorte que le réformisme social de l’époque du président Nasser n’a pas permis l’éclosion du concept de bibliothèque publique. Bien au contraire, les collections déjà existantes ont plutôt commencé à entrer en sommeil.

Ainsi la bibliothèque de l’Institut d’Égypte, fondé par le Khédive Ismaïl au XIXe siècle dans la filiation de l’institut des savants de Bonaparte, avait accumulé jusqu’aux années 50 de précieux matériaux scientifiques en toutes langues décrivant l’évolution de l’Égypte avec le même souci encyclopédique que celui qui avait caractérisé la Description de l’Égypte. Privée du concours de ses collaborateurs étrangers comme Gaston Wiet, et mal servie dans sa politique d’échange par un bulletin de plus en plus irrégulier dans sa périodicité et son contenu, cette bibliothèque s’est progressivement figée.

Années 70 : un relatif déclin

Des réformes ont eu lieu, qui méritent une appréciation très nuancée. La fusion de l’Organisme égyptien du livre 7, de la Bibliothèque nationale et des archives nationales en un organisme unique, installé sur la corniche du Nil, à Boulac, a fait du nouvel ensemble un pôle dominant dans la vie culturelle égyptienne. Elle a permis la publication, à un rythme soutenu, de collections de chefs-d'œuvre du patrimoine national ; mais, à long terme, comme on pouvait le prévoir, les trois composantes de l’association se sont mutuellement affaiblies et se gênent 8.

Par ailleurs, les locaux eux-mêmes, quoique récents, ont prématurément vieilli et ont besoin d’une restauration, heureusement en cours. Ainsi, on peut sans doute parler d’un relatif déclin des bibliothèques égyptiennes dans les années 70. Déclin en violent contraste avec l’ouverture économique menée par le président Sadate, et le déferlement de pulsions consuméristes qui a accompagné cette politique de libéralisation économique. On est tenté de rapprocher cette situation du pessimisme de certains hommes de lettres égyptiens, comme celui qui s’exprime dans le roman de Sonallah Ibrahim, Les Années de Zeth 9.

Aussi, la décision d’entreprendre la construction de la Bibliotheca Alexandrina, en 1988, doit-elle être interprétée comme le signe d’un retournement de tendance. Il s’agit sans doute pour l’Égypte de préserver sa prééminence culturelle dans le monde arabe, mais le contexte économique donne cependant à cette modernisation des bibliothèques des traits spécifiques qui perdurent jusqu’à nos jours.

Engagé dans une politique d’ajustement structurel concertée avec le Fonds monétaire international (FMI), l’État égyptien est conduit à privatiser progressivement des secteurs entiers de l’activité économique, et ressent le besoin d’une information économique fiable. Alors qu’aux États-Unis, par exemple, on rappelle volontiers que les prodromes d’Internet sont liés à la recherche scientifique et militaire, une trentaine d’années plus tard, c’est la maîtrise des données économiques qui, en Égypte, a joué ce rôle de catalyseur.

L’une des premières bases de données informatisées à avoir été constituée est une compilation rétrospective du Journal officiel depuis ses origines : ses pages ont été scannées et indexées avec un système de mots-clés au cours de l’informatisation de la Bibliothèque de l’Assemblée du Peuple (le Parlement égyptien). Superflues dans un contexte où l’État détient les leviers de contrôle de l’économie, la diffusion de la réglementation et sa cohérence interne deviennent décisives dans une économie où le secteur privé prédomine.

Naissance d’un réseau

Après 1991 et la deuxième guerre du Golfe, l’Égypte voit le fardeau de sa dette considérablement allégé. C’est alors que l’ambition de l’épouse du chef de l’État, Suzanne Moubarak, de développer un vrai réseau de lecture publique semble pouvoir prendre corps. Le Fonds de développement culturel, au sein du ministère de la Culture, est chargé de conduire un programme de développement des bibliothèques publiques en partenariat avec le secteur privé.

C’est donc tout naturellement que l’accord s’établit avec la Fondation Bertelsmann en vue de construire au Caire la première vraie bibliothèque publique, la Mubarak Public Library, qui est encore, à ce jour, la plus moderne et la plus achevée des bibliothèques publiques en service en Égypte (cf. encadré ci-contre). Cette initiative n’est pas la seule : toujours au Caire, s’ouvre une deuxième bibliothèque publique en 1995, la Bibliothèque du Grand Caire, dans un cadre institutionnel cette fois purement égyptien.

Dans les deux cas, ce sont deux superbes villas au bord du Nil qui ont été reconverties en bibliothèques publiques. Dans ces deux bâtiments, le grand soin apporté à l’aménagement intérieur tranche singulièrement avec ce qui était alors le lot commun des bibliothèques égyptiennes. Dans un pays où le revenu moyen par habitant est faible, c’est une grande réussite que d’avoir pu mettre à la disposition de tout un chacun au Caire deux établissements de ce type. Même si leur taille reste modeste au regard des besoins du Caire, qui compte tout de même plus de treize millions d’habitants, leur ouverture, très relayée par les médias, fait figure de fait de société.

A ces initiatives, fait écho une mobilisation progressive des bibliothécaires. Ceux-ci rénovent en 1997 leur organisation professionnelle, l’Association égyptienne des bibliothécaires. A sa tête, se trouve le Docteur Cha’ban Khalifa, qui n’est autre que le directeur du Département de bibliothéconomie de l’université du Caire. Les bibliothécaires égyptiens ne cachent pas, lors du congrès fondateur de 1997, leur soif d’une reconnaissance sociale dont ils ont longtemps été privés.

Afin de soutenir les revendications statutaires, l’association se double d’un syndicat. Il faut savoir en effet que le niveau des rémunérations dans la fonction publique en Égypte est relativement modeste et se situe aux alentours de 500 F par mois pour un débutant diplômé. Pour bon nombre de bibliothécaires, s’ajoute à leur emploi principal un travail du soir qui n’a souvent rien à voir avec leurs compétences et permet de compléter substantiellement leur revenu initial. Au sein de leur association, les bibliothécaires semblent se plier volontiers aux nouvelles contraintes économiques : ils associent systématiquement à chacune de leurs réunions des mini-salons professionnels, et la location des espaces commerciaux par les libraires et les prestataires de service privés permet de couvrir les frais d’organisation 10.

Modernisation

Le fer de lance de la modernisation des bibliothèques a un nom : l’Information and Decision Support Center (IDSC). Outre sa vocation de service documentaire auprès du Premier ministre, cet organisme a développé des compétences d’ingénierie informatique qui lui ont permis de produire, sous différentes versions plus ou moins évoluées, un logiciel arabe-latin de gestion de bibliothèque, le Library Information System (LIS). Très concurrentiel, ce logiciel a été l’outil de l’informatisation de la plupart des bibliothèques égyptiennes 11.

Par ailleurs, l’IDSC supervise, au niveau gouvernemental, le développement d’Internet en Égypte, et il fut tout naturellement envisagé qu’il mette en œuvre un catalogue collectif des bibliothèques égyptiennes accessible en ligne. Après la publication d’un répertoire en février 1997, le catalogue collectif a été mis en service et s’étoffe progressivement 12. Il compte actuellement 300 000 notices émanant de cinquante-sept établissements.

L’IDSC offre également une action de formation. Au personnel des bibliothèques faisant l’acquisition de son logiciel, il propose des stages d’initiation à LIS. Des stages d’été sont aussi proposés aux plus méritants des étudiants de 4e année de bibliothéconomie et, enfin, une formation de neuf mois, très sélective, est dispensée chaque année à six universitaires diplômés en bibliothéconomie.

En 1996, l’IDSC a été appelé à élaborer l’architecture de la rénovation de la Bibliothèque d’Al Azhar 13. Les mécanismes du financement, qui font appel à la générosité des pays du Golfe, le calendrier des travaux, l’aménagement des futures salles de consultation, la formation du personnel et, bien sûr, l’informatisation, sont laissés à la discrétion de l’IDSC. A cette occasion, une nouvelle version du LIS a été définie. L’ampleur des collections, ainsi que leur caractère patrimonial, supposent en effet des méthodes de travail différentes de celles en vigueur dans un centre de documentation administrative. Aussi l’IDSC s’est-il préoccupé d’accroître son expérience dans le domaine de la conservation du patrimoine. Les questions du mobilier de rangement et de consultation, celles de l’éclairage des salles de lecture ont fait l’objet d’études détaillées : c’est un signe assez encourageant de la maturité à laquelle est arrivé cet organisme 14.

Un modèle viable

Que des progrès sensibles dans le domaine des bibliothèques aient été accomplis ces dernières années résulte donc, en somme, de l’heureuse combinaison d’une volonté politique et d’une mobilisation interne à la profession. D’importantes étapes restent à franchir.

Les deux bibliothèques publiques modèles du Caire, la Mubarak Public Library et la Bibliothèque du Grand Caire, sont trop luxueuses pour qu’on puisse envisager de les reproduire à grande échelle en Égypte. Il revient à la première de réussir à proposer, lorsqu’elle ouvrira sa « filiale » de Zeitoun au printemps 1999, un modèle viable de bibliothèque publique qui, sans surcoût de fonctionnement, maintienne une offre variée de livres, de disques, de films, mais aussi le principe de collections multilingues, car la soif d’apprendre les langues étrangères est grande chez les Égyptiens.

A cet égard, les dons étrangers ont été systématiquement bien accueillis et appréciés. Après la Fondation Hachette en 1995, la Bibliothèque nationale de France a offert en 1997 un millier d’ouvrages aux deux bibliothèques publiques du Caire, en plus des quelque deux mille livres donnés à la Bibliotheca Alexandrina. Lors de la visite du roi Juan Carlos au printemps 1997, l’Espagne, à son tour, a offert à la Bibliothèque du Grand Caire un bel ensemble d’ouvrages. Ces initiatives montrent qu’à l’évidence, les diplomates étrangers en poste au Caire sont conscients de la valeur de l’effort égyptien dans le domaine des bibliothèques, et souhaitent le soutenir.

Pour autant, au-delà de la satisfaction diplomatique qu’ils procurent, on peut se demander si ces dons confortent, à terme, la voie du professionnalisme dans laquelle les biblio- thécaires égyptiens aspirent à s’engager. Les livres reçus, tout un travail reste à faire, d’indexation et de catalogage adéquats. A la Bibliothèque du Grand Caire, qui se veut, d’après son président, Kamal Al Zohairy, l’émule de la Bibliothèque historique de la ville de Paris, le millier d’ouvrages de littérature française est classé sous la cote 843, sans distinction.

Peu familiers avec la langue française, les bibliothécaires ont renoncé à classer cet ensemble, ne serait-ce que par ordre alphabétique de nom d’auteur ; il est de la sorte très fastidieux de retrouver le livre dont on a repéré les références dans le catalogue. De toute évidence, la future Bibliotheca Alexandrina échappera à de tels travers, mais sera-t-elle un cas isolé ? La presse spécialisée, les sélections bibliographiques thématiques, Électre ou tout simplement Livres Hebdo, sont méconnus des responsables des bibliothèques publiques. Or l’offre des libraires francophones locaux est trop modeste et trop scolaire pour qu’un coup d’œil sur leurs vitrines se substitue à la documentation professionnelle pour le choix des acquisitions. C’est à l’avenir une menace pour la variété de l’offre francophone dans les bibliothèques publiques, alors que l’Égypte est membre officiel de la communauté francophone.

On conçoit ainsi qu’en France, ce sont non seulement les responsables culturels, mais aussi les éditeurs qui, à terme, bénéficieraient d’une coopération renforcée avec les bibliothécaires égyptiens. Cette coopération dépend aussi de la bonne volonté des bibliothécaires français. A l’heure où de plus en plus de bibliothèques en France cherchent à se constituer des collections en arabe, est-ce rêver que d’espérer qu’une telle coopération ne soit pas à sens unique ? Gérald Grunberg écrivait, en mars 1998 à propos de l’Alexandrina, que l’enjeu était « une certaine idée de la bibliothèque comme lieu de dialogue des cultures ». Puisse-t-il être entendu.

Septembre 1998

Illustration
La MUBARAK PUBLIC LIBRARY. Une expérience appelée à rayonner

Illustration
Quelques adresses utiles en Égypte

  1.  (retour)↑  L’auteur, qui a été coopérant auprès du Service culturel de l’ambassade de France au Caire, tient à remercier Madiha Massoud, bibliothécaire au Centre culturel français, pour l’aide apportée en vue de cet article.
  2.  (retour)↑  L’auteur, qui a été coopérant auprès du Service culturel de l’ambassade de France au Caire, tient à remercier Madiha Massoud, bibliothécaire au Centre culturel français, pour l’aide apportée en vue de cet article.
  3.  (retour)↑  Gérald Grunberg, « Bibliotheca Alexandrina à mi-parcours », bbf, 1998, n° 4, p. 75-83.
  4.  (retour)↑  Intérêt encore illustré par la qualité de la participation française au colloque international « Mutations technologiques des bibliothèques », tenu à Alexandrie du 17 au 19 mai 1998 (Cf. le compte rendu paru dans le bbf, 1998, n° 5, p. 97-98), ou par le partenariat entre la bibliothèque municipale de Limoges et l’Alexandrina.
  5.  (retour)↑  Depuis plusieurs années déjà, des cybercafés permettent aux Égyptiens du Caire et d’Alexandrie qui n’ont pas accès à Internet d’échanger du courrier électronique avec leurs compatriotes installés à l’étranger. Par ailleurs, un rapide sondage montre d’après le recensement qu’en fait Yahoo par pays, qu’à ce jour l’Égypte est en tête des états arabes pour l’offre de sites.
  6.  (retour)↑  A ce sujet, cf. Richard Jacquemond, « Retour à Nasser des intellectuels égyptiens », Le Monde diplomatique, juillet 1997, p. 15.
  7.  (retour)↑  L’Egyptian Scientific and Technical Information Network (enstinet) s’apparente en quelque sorte à l’inist (Institut de l’information scientifique et technique) et à l’abes (Agence bibliographique de l’enseignement supérieur) : il gère la plus importante collection de revues spécialisées et fournit des copies d’articles de périodiques. Par ailleurs, il tient à jour et publie régulièrement un catalogue collectif des publications en série dans les bibliothèques égyptiennes.
  8.  (retour)↑  En effet, l’initiative du projet du côté égyptien revient aux universitaires d’Alexandrie.
  9.  (retour)↑  La gebo (General Egyptian Book Organization) est la principale maison d’édition étatisée.
  10.  (retour)↑  La séparation institutionnelle des activités d’édition et de conservation a heureusement été rétablie au début des années 90, mais, à ma connaissance, la distinction entre Bibliothèque et archives nationales est encore à ce jour imparfaite. En outre, à la question d’un journaliste qui lui demandait pourquoi le congrès de l’Union des bibliothécaires arabes, réuni au Caire en novembre 1997, siégeait à la Ligue arabe plutôt qu’à la Bibliothèque nationale, Cha’ban Khalifa, président de l’Association égyptienne des bibliothécaires, ne manqua pas de souligner l’incommodité de locaux toujours partagés avec l’Organisme égyptien du Livre (Al maktabiyyoun al arab, 1er nov. 1997, p. 2).
  11.  (retour)↑  Sonallah Ibrahim, Les Années de Zeth, trad. de l’arabe par Richard Jacquemond, Arles, Actes Sud, 1993.
  12.  (retour)↑  Y compris lors du congrès de l’Union des bibliothécaires arabes, qui s’est tenu au Caire en novembre 1997 à l’invitation de l’Association des bibliothécaires égyptiens.
  13.  (retour)↑  Le logiciel lis permet de travailler avec les alphabets arabe et latin simultanément. Cependant, sa faiblesse vient de ce qu’il ne permet pas l’interrogation croisée : à partir d’un nom d’auteur en caractères latins, on n’obtient que les notices saisies avec cet alphabet, et inversement pour l’alphabet arabe.
  14.  (retour)↑  On peut le consulter à l’adresse http://www.idsc.gov.eg
  15.  (retour)↑  Cette bibliothèque est réputée pour ses 30 000 manuscrits en langue arabe.
  16.  (retour)↑  Rappelons que, jusqu’à il y a peu, on pouvait même fumer et boire du thé dans certaines salles de la Bibliothèque nationale.