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Du mécénat en faveur des bibliothèques universitaires

Annie Le Saux

Du jamais vu en France : une politique de mécénat en faveur des bibliothèques universitaires. Cette première s'est concrétisée par une convention nationale signée, mercredi 6 avril, par François Fillon, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et Denis Samuel-Lajeunesse, président de la fondation d'entreprise « Banques CIC pour le livre ».

Cette fondation, créée en juin 1992, a pour objectif d'impliquer les banques du groupe CIC dans le développement culturel et économique de leur région.

Dans le cadre de l'axe « soutien et promotion des lieux de savoir » - un des trois axes d'intervention de la fondation, les deux autres étant la présence à de grandes manifestations littéraires et la valorisation du patrimoine littéraire -, le programme « bibliothèques universitaires » va développer deux types d'action : une aide au développement et à la diffusion des fonds documentaires français et étrangers, allant de l'achat d'ouvrages à l'investissement dans les nouvelles technologies, et l'attribution de bourses de monitorat étudiant, destinées à permettre l'élargissement des horaires d'ouverture des bibliothèques universitaires, et à initier les étudiants aux techniques documentaires.

Une dizaine de sites universitaires, développant des filières de formation de 2e et 3e cycles dans les domaines de la banque, de la finance et de l'entreprise, seront concernés par ce premier programme national. Seront bénéficiaires pour 1994 : la bibliothèque de l'université de droit, d'économie et des sciences d'Aix-Marseille III, la bibliothèque de l'université de droit et de santé de Lille II, la bibliothèque de l'université du Maine au Mans, la bibliothèque de l'université de Rennes I, la bibliothèque Cujas de l'université Panthéon-Sorbonne (Paris I) et de l'université Panthéon-Assas (Paris II), la bibliothèque de l'université Paris-Dauphine.

Un budget global de 2,7 millions de francs sera réparti sur trois années entre les bibliothèques : chaque bibliothèque recevra, en fonction de l'évaluation faite par son responsable de ses besoins financiers, de 150 000 à 300 000 F.

Cette convention nationale sera complétée par des conventions régionales passées entre chaque université concernée et la banque du groupe CIC de sa région et aménagées en fonction des particularités de chacune.

François Fillon voit dans cette convention « l'amorce d'une démarche très fructueuse, qui est celle d'un travail en commun entre deux mondes trop souvent séparés : l'enseignement supérieur et une branche professionnelle... », et aussi « la reconnaissance de ce qui constitue l'un des fondements du savoir scientifique dans notre pays : les bibliothèques ».

Un deuxième programme national est en cours d'élaboration, en coopération avec le ministère de la Culture et de la Francophonie.