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Buch und Text im 15. Jahrhundert...

Arbeitsgespräche in der Herzog August Bibliothek Wolfenbuttel... Vorträge

hrsg von Lotte Hellinga und Helmar Härtel... - Hamburg : E. Hauswedell, 1981. - 251 p. : ill. ; 24 cm. - (Wolfenbütteler Abhandlungen zur Renaissanceforschung ; Bd 2.) ISBN 3-7762-0206-8.

par Albert Labarre

Au début de mars 1978, un colloque réunissait, à Wolfenbüttel, quelques-uns des spécialistes européens du livre au XVe siècle, sur le thème « Livre et texte au XVe siècle ». Les actes de ce colloque viennent d'être publiés et rassemblent 15 exposés.

Les premiers évoquent les rapports entre le livre manuscrit et le livre imprimé à une époque où ils étaient produits concurremment. Étudiant cette question, H. Lülfing montre quelle fut la persistance de la copie des manuscrits, encore nette au début du XVIe siècle, comment les catalogues et listes de l'époque faisaient encore mal la distinction entre manuscrit et imprimé, et comment le manuscrit vivant a pris au cours des temps un aspect rétrospectif comme source de recherche érudite ou objet de curiosité. A partir d'une comparaison entre deux bibles mayençaises contemporaines, l'une manuscrite, l'autre imprimée, F.R. Goff donne des notes générales sur les caractères et l'évolution des incunables. G. Powitz analyse les diverses formes de la présentation matérielle du commentaire par rapport au texte dans les manuscrits médiévaux et les imprimés anciens. A.I. Doyle donne le résultat de recherches sur la diffusion de textes anglais sous forme manuscrite au début du XVe siècle. A. Derolez étudie les manuscrits italiens écrits en antiqua et leur influence sur les incunables italiens. O. Mazal apporte une contribution substantielle à l'histoire de l'écriture manuscrite et imprimée au XVe siècle, dans ses différentes formes et utilisations.

Un second groupe de contributions s'attache à l'étude propre des incunables. P. Needham utilise l'analyse des filigranes du papier des incunables anglais pour mieux circonscrire dans le temps les éditions non datées. P. Amelung étend ce sujet par une étude substantielle des principales méthodes mises en œuvre pour établir la localisation et la datation des incunables sans adresse ; il place en premier lieu l'analyse des caractères typographiques, et passe en revue les autres critères utilisables : mise en page, marques d'imprimeur ou de libraire, initiales et ornements, bois gravés, reliures et maculatures, papier et filigranes, mentions d'achat, de rubrication et de provenance, critères internes, sources d'archives, en définissant les avantages et les inconvénients de chaque méthode. A.K. Offenberg soulève les problèmes posés par l'étude des incunables hébraïques et en donne un exemple par une recherche sur ceux qui ont été imprimés à Naples autour de 1490. D. Rogers éclaire les méthodes de travail de l'atelier de Günther Zainer à Augsbourg vers 1475, en exploitant les données fournies par des épreuves récemment retrouvées.

Un dernier ensemble d'articles intéresse plutôt la diffusion des textes. D. Coq fait le point d'un recensement en cours sur les incunables en langue française. I.R. Willison plaide pour le relevé des provenances et des notes manuscrites par les catalogueurs d'incunables et en montre l'intérêt multiple. H.J. Koppitz s'interroge sur la diffusion des manuscrits et des incunables au XVe siècle et constate que le nombre des exemplaires n'en est pas forcément un reflet fidèle. S. Corsten montre quels furent les rapports de l'imprimerie de Cologne au XVe siècle avec l'université et comment elle contribua à répandre l'enseignement de celle-ci. L'étude de la large diffusion de petits textes d'édification permet à U. Altmann d'y voir un effort des imprimeurs du XVe siècle pour élargir leur public dans le bas clergé et les laïcs.

Cet intéressant ensemble se complète d'une table analytique et d'un répertoire topographique des incunables cités. Les huit articles en allemand et l'article en français sont suivis d'un résumé en anglais, les six articles en anglais sont suivis d'un résumé en allemand.