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Chronique des bibliothèques

Bibliothèques municipales

Charleville-Mézières (Ardennes)

Exposition régionale « Les Incunables : la naissance du livre imprimé » (27 novembre 1981-28 février 1982). - Après Langres et avant Châlons-sur-Marne, Épernay et Troyes, la Bibliothèque municipale de Charleville-Mézières a présenté pendant trois mois, dans une des salles du Musée Rimbaud, quelques-uns de ses 117 incunables.

Il s'agissait là d'une exposition régionale dont le point de départ a été la publication en 1979 du premier volume des Catalogues régionaux des incunables des bibliothèques publiques de France, consacré à la Champagne-Ardennes et réalisé par Jean-Marie Arnoult.

Cinq bibliothèques de la région ont donc travaillé sur ce projet qui a abouti à la rédaction d'un catalogue commun. Une trentaine d'incunables de leurs collections y font l'objet de notices détaillées, que complète une introduction générale. Chacune des bibliothèques, cependant, devait exposer ses propres incunables.

A Charleville-Mézières, les visiteurs ont ainsi pu découvrir, à travers une quarantaine de volumes, ce qui caractérise un incunable par rapport à un manuscrit médiéval ou un livre imprimé moderne. L'exposition reprenait les grands thèmes développés dans l'introduction du catalogue : les caractères typographiques ; la présentation matérielle ; la diffusion de l'imprimerie ; les grands textes ; l'illustration ; la reliure.

Au total, près de 2 500 visiteurs, dont 860 scolaires, ont pu voir cette exposition qui a d'ailleurs dû être, devant la demande, notablement prolongée.

L'exposition a, par ailleurs, suscité une initiative intéressante du Centre départemental de documentation pédagogique des Ardennes. Celui-ci, à partir du fonds d'incunables de la Bibliothèque municipale de Charleville-Mézières, réalise actuellement un dossier pédagogique (livret avec diapositives), destiné aux enseignants du primaire, mais qui, en fait, devrait pouvoir obtenir une diffusion plus large.

Dieppe (Seine-Maritime)

Inauguration du Centre d'animation culturelle Jean Renoir. - Avec le Centre d'animation culturelle Jean Renoir, la région dieppoise est aujourd'hui dotée de l'outil nécessaire et indispensable à son développement artistique et culturel.

Prévue au dossier « Ville moyenne » signé entre l'État et la ville de Dieppe en décembre 1974, cette réalisation, qui comporte, un théâtre de 650 places, une salle polyvalente de 100 places, une bibliothèque-discothèque de 2 000 m2, un restaurant-bar, un hall d'exposition et leurs annexes, donne les moyens d'un important travail d'animation, de diffusion et de créations culturelles.

C'est le 29 janvier au soir que ce centre a été officiellement inauguré devant quelque 1 000 personnes dont François Truffaut venu rendre hommage au « patron » Jean Renoir dont il a toujours défendu l'œuvre avec passion, et M. Bleton, inspecteur général des bibliothèques qui dit sa satisfaction de voir loger dans le Centre culturel Jean Renoir « une bibliothèque qui devrait faire honneur à la ville ».

Le succès public de cette réalisation, près de 10 000 visiteurs pendant le week-end portes ouvertes, plus de 2 000 cartes d'abonnement vendues en une semaine, quelque 3 900 prêts de documents (livres et disques) dans le même temps, semble confirmer cette appréciation.

Il ne tient maintenant qu'à l'équipe en place (32 personnes dont 12 pour la partie bibliothèque) de faire par son travail que ce succès soit durable, en restant à l'écoute des besoins de chacun.

Présentation de la bibliothèque

La bibliothèque se développe sur trois niveaux. Le niveau bas est aménagé avec des rayonnages mobiles pour recevoir le fonds ancien, riche de quelque 50 000 volumes, et le fonds local. Le rez-de-chaussée-haut accueille la discothèque avec un choix de 2 500 disques, et 12 casques d'écoute individuelle, et la section bibliothèque adulte avec un fonds de quelque 15 000 documents empruntables, un coin bandes dessinées et une salle de travail d'une capacité de 25/30 personnes accueillent les groupes (notamment les classes) ou permettent aux personnes qui le désirent, de s'isoler pour travailler au calme.

Enfin, le premier étage est réservé aux enfants qui ont à leur disposition 4 500 albums et documentaires, un espace heure du conte en mezzanine et un atelier d'expression permettant les animations du mercredi sans perturbation pour les catégories d'âge non concernées.

Plus d'une centaine d'abonnements viennent compléter les possibilités de documentation offerte au public, ceux-ci pouvant être consultés dans le coin périodiques des diverses sections ou empruntés pour les numéros les plus anciens.

L'inscription à la bibliothèque est gratuite, elle permet l'emprunt de trois livres pour trois semaines et de deux disques pour quinze jours moyennant 2 F par disque. Mais la bibliothèque propose également la carte du Centre culturel qui permet de recevoir régulièrement la brochure d'information trimestrielle (programme des animations, expositions, spectacles, liste des nouveautés acquises... etc.) et donne une réduction sur le prix des places de spectacles et demi-tarif pour l'emprunt des disques. Cette carte annuelle d'abonnement, commune à tout le centre est une expérience intéressante qui vise à faire comprendre aux adhérents la globalité de l'équipement et à établir avec eux une relation plus personnelle.

L'une des originalités de cette bibliothèque outre son intégration dans un centre culturel est son ouverture le dimanche après-midi. A l'exemple de tout le centre (bar-restaurant, hall d'exposition, programmation d'animations et de spectacles), la médiathèque est ouverte tous les dimanches de 14 heures à 19 heures, ce qui semble justifié jusqu'à présent par la moyenne de prêts ce jour-là (400 documents). L'unique jour de fermeture étant le lundi, les portes sont donc ouvertes au public 33 heures par semaine.

Il ne paraît pas inutile de rappeler qu'outre la médiathèque municipale du centre Jean Renoir (ainsi nommée parce qu'on envisage d'incorporer les media audiovisuels prochainement dans ce centre), deux annexes assurent également la diffusion de la lecture à Dieppe.

L'une, la Ludothèque - bibliothèque de Neuville, située dans un quartier à forte densité de population, prête gratuitement des livres et des jouets aux enfants et mène un certain nombre d'animations dans le quartier.

L'autre annexe, intégrée dans une maison de quartier, s'adresse aux adultes comme aux enfants et assure notamment un travail très régulier avec les établissements scolaires ou para-scolaires (centres aérés) du quartier.

Ces deux annexes, bien que restant entièrement municipales, cohabitent et travaillent en étroite collaboration avec des partenaires associatifs de type MJC (Maison des jeunes et de la culture) (ludothèque, maison de quartier) et la centrale avec l'association du centre culturel. Cela pour regrouper en un seul endroit plusieurs pôles d'intérêt et apporter une solution, peut-être, au problème toujours difficile de l'animation en bibliothèque.

Le Havre (Seine-Maritime)

Exposition Georges Limbour (13 février-27 mars 1982). - La Bibliothèque municipale du Havre a présenté une exposition consacrée à Georges Limbour. Elle souhaitait, en prenant cette initiative, rendre hommage au poète de Soleils bas, à l'auteur des Vanilliers, de La Chasse au Mérou, au critique d'art.

Élève au lycée du Havre, avec pour condisciples Armand Salacrou, Jean Dubuffet, Pierre Bost, Raymond Queneau, il découvre comme eux Paris à 20 ans. Très vite il rencontre Marcel Arland, André Dhôtel, Roger Vitrac, André Masson, Michel Leiris, Louis Aragon, André Breton... Mais « libre comme l'air », il vagabonde à l'étranger (Mayence, Koritza en Albanie, Le Caire, Varsovie). Il ne revient en France qu'en 1939. Puis il enseigne la philosophie à Dieppe et à Paris tout en écrivant.

Il nous laisse un recueil de poésie, quatre romans, plus de 300 chroniques littéraires et artistiques. Grand ami d'André Masson, il est le découvreur de Jean Dubuffet. Épistolier remarquable, il écrivait chaque jour de longues lettres à ses amis et lors de ses voyages leur envoyait de nombreuses cartes postales.

Auteur d'une pièce de théâtre Elocoquente montée en 1965 par Marcel Maréchal, grand ami de Leibowitz, il écrit le texte de certains de ses opéras dont Les Espagnols à Venise, joués en 1970 à Grenoble.

Homme du secret, ennemi de toute gloire, il n'a jamais rien fait pour assurer sa postérité.

Manuscrits, revues, tracts, éditions imprimées, photographies, lettres, tableaux permettent de retracer sa vie et son œuvre. Collections privées et publiques, galeries (Leiris et Maeght) ont participé à cette manifestation en prêtant des documents.

Parmi les pièces présentées notons plus spécialement une édition de l'Art poétique de Max Jacob avec une dédicace, les numéros de l'Université de Paris dans lesquels il publia ses premiers poèmes, un manifeste du Surréalisme dédicacé par André Bleton, le pamphlet Un Cadavre qui marque sa rupture avec le surréalisme, une revue égyptienne où il écrit sous le pseudonyme de Charles Bert, un portrait par André Masson, un dessin par Picasso, de nombreuses lettres et manuscrits.

Un catalogue  1 a été réalisé à cette occasion. Parmi les inédits, des préfaces de Marcel Arland, André Dhôtel, Michel Leiris, deux lettres adressées à Geneviève Picon, l'une racontant sa visite au Château d'If avec André Masson, les frères Prévert, Benjamin Péret, l'autre envoyée de Cadix.

Moulins (Allier)

Assainissement des magasins, 3e étage, désinfection d'un fonds de 45 000 ouvrages. - Depuis l'ouverture de la Bibliothèque en 1976 une humidité anormale et inexpliquée était constatée au troisième étage des magasins avec des manifestations spectaculaires : suintements, flaques au pied des fenêtres... Malgré des traitements fongicides répétés, les livres stockés à ce niveau - 45 000 ouvrages du XIXe-XXe siècles, provenant d'un don - souffraient beaucoup de cette situation : moisissures sur les reliures, taches d'humidité sur les pages. L'installation d'un thermo-hygrographe enregistreur faisait apparaître un maximum d'humidité relative supérieur à 80 % pour 5 ° C.

L'intervention des services techniques de la ville permettait de déceler une communication entre la cave humide et le troisième étage par l'intermédiaire d'un conduit de gaines électriques ; celui-ci colmaté, une hygrométrie normale était rétablie. Sur l'intervention de M. Thomas, Inspecteur général des bibliothèques, des analyses de spécimen provenant du fonds incriminé étaient effectuées par le Centre de recherches sur la conservation des documents graphiques et démontraient la nécessité d'un traitement urgent de désinfection des locaux et des livres.

Plusieurs entreprises étaient contactées afin d'assurer le traitement des livres (désinfection sous vide par oxyde d'éthylène) : le laboratoire Pérouse s'engageait à respecter les conditions de traitement recommandées par la Direction du livre.

La ville de Moulins acceptait de prendre en charge les dépenses extraordinaires de cette opération.

Dans un premier temps un tri était effectué parmi les ouvrages amenant l'élimination de sept tonnes de périodiques dépareillés, ouvrages incomplets ou mutilés, etc.

La mise en carton des ouvrages occupait quatre employés temporaires pendant trois semaines. Un transporteur assurait la mise en palette et l'acheminement jusqu'au laboratoire pour traitement.

Le traitement des livres était mis à profit pour procéder à la désinfection des locaux ainsi libérés. Celle-ci a été réalisée par une entreprise locale, par pulvérisation d'Albotene en trois séances à intervalle d'une semaine.

De retour à la bibliothèque les livres désinfectés ont pu réintégrer leur magasin, où règnent désormais de bonnes conditions de conservation. Certains d'entre eux ont fourni la matière d'une exposition rétrospective de livres pour enfants antérieurs à 1914.

Metz (Moselle)

Exposition Aencrages et Co. (16 mars-18 avril 1982). - Cette exposition était consacrée à la revue Aencrages et Co, à son imprimeur, à ses collaborateurs. Outre les publications elles-mêmes, on pouvait y découvrir des toiles et dessins de B. Vivin, Ch. Bizeul (qui a participé à plusieurs numéros de la revue), R. Groborne, J.L. Parant. Deux soirées-lectures ont été consacrées à J. Gugliémi et à J.L. Parant.

Durant cette exposition un film vidéo sur Roland Chopard, imprimeur et éditeur de cette revue, a été diffusé. En outre un catalogue imprimé a été réalisé.

Narbonne (Aude)

Inauguration des locaux rénovés. - Aménagée en 1955 dans l'ancien moulin de la ville, au cœur même de celle-ci, au bord du canal qui la traverse, la Bibliothèque municipale de Narbonne est aujourd'hui l'objet d'une complète rénovation.

En août 1980, un programme général de ré-aménagement avait été élaboré par la bibliothécaire, proposant d'assurer la sécurité des collections, atténuer le caractère d'austérité des locaux et d'améliorer la qualité du service public.

L'avant-projet dressé par les services techniques, s'élevant à la somme de 1 150 000 F, ayant été approuvé par le Conseil municipal, une réalisation en trois tranches fut décidée, correspondant aux trois niveaux de la bibliothèque : loisirs, étude, jeunesse.

Ainsi, le 30 janvier 1982, le public était invité à découvrir la nouvelle salle de prêt, devenue « bibliothèque des loisirs », après rénovation. Outre l'agrément d'une salle plus claire et plus moderne, le lecteur trouvera désormais un choix de livres plus large, puisque la capacité en volumes a été portée de 8 à 15 000, permettant le développement de domaines jusque là presque absents des collections en libre accès pour le prêt : vie pratique, occitan, histoire régionale, notamment. A n'en pas douter, aux 4 500 abonnés vont très bientôt s'en ajouter de nombreux autres.

Les travaux ont constitué en l'aménagement de l'entrée afin de faciliter l'accès à tous (enfants, personnes âgées...) ; l'amélioration matérielle du bureau d'accueil et des relations avec le public par la mise en place de larges parois vitrées ; la rénovation complète de la salle de prêt par le remplacement de l'ensemble des menuiseries dont le défaut d'étanchéité conduisait à un gaspillage d'énergie, du revêtement de sol, du mobilier : banque, rayonnages, sièges et tables, de l'éclairage insuffisant ; la réfection des peintures ; la création d'un sanitaire, la création d'un bureau pour les travaux de catalogage.

Le coût de cette première tranche de travaux s'est élevé à la somme de 365 000 F.

Pau (Pyrénées-Atlantiques)

Exposition : « Les Petits collectionneurs » (mars 1982). - Cette exposition, inaugurée par M. le Ministre André Labarrère, maire de Pau, présentait des collections amusantes et insolites. Ainsi l'on pouvait voir des collections de pendules, des pots à lait, des jouets en tous genres, des grenouilles, les carafes en verre soufflé..., environ vingt-cinq catégories différentes. En outre quelques ouvrages consacrés aux collections furent également présentés.

Cette exposition fut préparée et montée par M. Hubert Souberbielle.

Rennes (Ille-et-Vilaine)

Armand Rolin « (10 février-28 février 1982). -Avec la collaboration de la Maison de la culture, la Bibliothèque municipale a permis la redécouverte d'un poète breton, enfoui dans 20 ans d'oubli.

L'exposition présentée à la Bibliothèque municipale était de caractère essentiellement biographique, étape nécessaire à la connaissance de l'homme, de son milieu et de ses activités. Réalisée à partir de photographies, lettres et documents divers, cette exposition, montée à Carhaix en 1981, permettait une approche de l'œuvre littéraire qui faisait, par ailleurs, l'objet d'une autre exposition de caractère critique organisée par une librairie du centre-ville.

Conférence à la Maison de la culture et visite guidée à la Bibliothèque municipale ont proposé aux participants un éclairage différent mais complémentaire de celui qui fut un poète à part entière.

Exposition « Les grands conteurs du merveilleux et leurs imagiers de Charles Perrault à l'époque victorienne. Contes et légendes de Bretagne » (8 février-5 mars 1982). - L'exposition réalisée par Mmes Lerme-Walter et Cochet a déjà fait l'objet d'une présentation dans le Bulletin des Bibliothèques de France. Lors de son séjour à Rennes, la Bibliothèque municipale avait ajouté un volet consacré, comme il se doit, aux Contes et légendes de Bretagne.

Ce sujet local, accordé à la sensibilité bretonne, fut particulièrement apprécié par les visiteurs. Conteurs et folkloristes étaient présents, de Marguerite Philippe à Alexandre Bouet et Olivier Perrin qui donnèrent en 1831 leur Galerie bretonne, rééditée en 1844 sous le titre de Breiz Izell et qui constitue un fidèle tableau de la vie et des croyances du pays de Quimper. En 1836, Émile Souvestre fut le premier grand vulgarisateur en publiant les quatre volumes des Derniers Bretons. En 1839, le vicomte Hersart de La Villemarqué fait paraître la 1ro édition du Barzaz Breiz, chants populaires de la Bretagne dont l'authenticité sera contestée. Un des plus anciens grands folkloristes bretons fut François-Marie Luzel (1821-1895). Fils de cultivateur, il fut chargé par le Ministre de l'Instruction publique de « recueillir en Bretagne les anciens chants et les poésies inédites de la langue bretonne ».

Manuscrits et carnets de Luzel furent présentés à cette occasion.

L'intérêt pour le pays gallo fut plus tardif. Avec Paul Sebillot, auteur de la Littérature orale de la Haute-Bretagne, son fils Paul-Yves qui a poursuivi ses travaux et Adolphe Orain, auteur des Contes de l'Ille-et-Vilaine et des Contes des pays gallo, on peut considérer que le XIXe siècle fut pour la Bretagne l'âge d'or des enquêtes folkloriques.

Les thèmes développés dans ces différents contes et légendes tels que le monde mythologique (fées, sirènes, lutins et nains, géants, animaux parlants), le monde merveilleux, le monde fantastique, le monde quotidien, ont constitué la trame de cette exposition qui servait de cadre d'accueil à l'exposition itinérante dont le montage original et le côté esthétique ne furent pas sans intéresser ceux qui, à cette occasion, ont suivi le chemin de la bibliothèque.

Afin de soutenir l'intérêt tout au long de ce mois du conte, différentes animations furent assurées par la bibliothèque, au centre et dans les quartiers en liaison avec les annexes.

Films, spectacle sur le conte par des apprentis-comédiens ravis de découvrir un public, conférence par Édouard Prigent sur le thème « Le Conte dans la société rurale traditionnelle, son renouveau », animations scolaires et soirée avec Catherine Zarcate dont le style magique entraîna ses auditeurs au pays des mille et une nuits, contes de Bretagne par Lomig Domiou, Albert Poulain à la Maison de la culture et Georgette Faust à la bibliothèque-annexe de Villejean vinrent s'ajouter aux multiples visites commentées organisées à l'intention des scolaires et de clubs du 3e âge...

Cette exposition a bénéficié de la collaboration artistique de Morgan, dessinateur, auteur de l'affiche, et de Yves Montagne, élève de l'École des Beaux-Arts, qui réalisa le programme des animations et du support publicitaire des services d'information de la ville de Rennes.

Un catalogue qui se veut anthologie des contes et légendes de Bretagne, est accompagné d'une présentation bibliographique et d'un choix de contes disponibles à la bibliothèque.

L'exposition fut inaugurée par M. Edmond Hervé, maire, ministre délégué à l'énergie.

Exposition « Empreintes » (10-31 mars 1982). -Lors de la récente exposition sur la céramique française au Musée des arts décoratifs à Paris, un quotidien parisien titrait : « La Céramique, un voyage au centre de la terre ». C'est en effet, un voyage au centre et autour de la terre que le musée de Bretagne et la bibliothèque municipale de Rennes ont proposé avec l'exposition « Empreintes ».

Margaret Roussel, céramiste et Yvon Ristori, photographe, ont conjugué leurs arts et ont permis aux visiteurs de pénétrer dans l'atelier du potier et de suivre pas à pas la métamorphose de la terre cuite en formes créées par l'inspiration de l'artiste.

La reproduction des illustrations du Traité des arts céramiques d'Alexandre Brongniard servait de référence et permettait de constater la permanence des gestes du potier.

En introduction, la bibliothèque municipale présentait une sélection d'ouvrages sur la céramique : ouvrages de référence, ouvrages sur la technique, beaux livres sur la faïence et la porcelaine et documents sur l'art de la terre en Bretagne.

La partie imprimée trouvait son complément naturel dans l'exposition de grès prêtés par le Musée de Bretagne.

Bibliothèque Forney. Paris.

Exposition : « Patchworks du monde - Quilts contemporains » (23 avril-26 juin 1982). - Cette exposition provient de la collection de Mme Linda P. Schaepper, ou de travaux exécutés par elle.

Le quilting et le patchwork sont des arts typiquement américains, mais l'origine du piquage des tissus remonte aux temps de l'ancienne Égypte et cette technique fut diffusée en Europe par les Croisés qui portaient sous leurs armures des doublures matelassées. Quant au patchwork, on peut voir les premiers exemples sur les bannières du Moyen âge, et on en trouve aujourd'hui encore chez les Bédouins du désert d'Arabie.

Les Américains ont adopté ces techniques au XVIIe siècle pour une simple raison d'économie, la rareté des tissus a incité les ménagères à coudre tous les petits morceaux de tissus qu'elles pouvaient trouver, sur de vieux coupons ou des couvertures.

Le quilt américain est généralement de facture délicate et féminine, le dessin étant formé par les points d'aiguilles. Linda Schaepper utilise une technique arabe apprise à Beyrouth, qui permet d'obtenir un quilt très épais, avec de larges espaces entre les piqûres, et fait usage du relief comme élément de conception d'ensemble, grâce à un épais rembourrage.

Les quilts sont cousus à la main, les patchworks sont cousus soit à la main, soit à la machine, selon le dessin.

L'exposition regroupe une trentaine de patchworks traditionnels de différents pays (Bénin au Dahomey, Brésil, Costa Rica, Égypte, Inde, Liban, Panama, Roumanie, Sri Lanka, Syrie, etc.) et une cinquantaine d'œuvres personnelles de Linda Schaepper.

Bibliothèque publique d'information.

« Comment va la presse ? » (24 février-26 avril 1982). - La Bibliothèque publique d'information, le Centre de création industrielle et l'Institut national de l'audiovisuel ont organisé au Centre Georges Pompidou une exposition intitulée : « Comment va la presse ? ».

Un spectacle son, lumière et audiovisuel a illustré les problèmes posés par l'information et les nouvelles techniques d'élaboration de la presse ont été présentées au public. Une série d'animations avec des professionnels de la presse écrite ou parlée, des conférences, des cycles de films se sont déroulés pendant toute la durée de l'exposition.

« Magazines et photographie : une nouvelle presse d'actualité, 1928-1940 » (24 février-31 mai 1982). - L'exposition « Magazines et photographie : une nouvelle presse d'actualité, 1928-1940 », organisée par la Bibliothèque publique d'information, fit apparaître, à travers des magazines tels que Vu et Regards, une nouvelle conception du rôle de la photographie et de son utilisation dans la participation à l'information.

  1.  (retour)↑  Les informations figurant dans la partie « Chronique » constituent les textes ou ont été établies sur la base de renseignements ou de documents, transmis à la rédaction du Bulletin des bibliothèques de France par les responsables des différents établissements.
  2.  (retour)↑  Les informations figurant dans la partie « Chronique » constituent les textes ou ont été établies sur la base de renseignements ou de documents, transmis à la rédaction du Bulletin des bibliothèques de France par les responsables des différents établissements.
  3.  (retour)↑  Georges Limbour : exposition 15 février-13 mars 1982. - Le Havre : Bibliothèque municipale, 1982. - [94] p. : ill.