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Giancarlo Rovati

L'Utenza sociale delle biblioteche

Torino : ERI [Ed. radio-televisione italiana], 1980. - 149 p. ; 22 cm. -(Le Comunicazioni di massa ; 7.) 8.000 L.

par Danièle Valin

La décentralisation politico-administrative prévue par la Constitution italienne devait faire évoluer la fonction et la physionomie du service de lecture publique. A la bibliothèque traditionnelle réservée à une élite socio-culturelle s'est substituée l'idée d'une bibliothèque polyvalente conçue comme service social destiné à favoriser la promotion culturelle de l'entière collectivité.

Giancarlo Rovati, professeur de sociologie politique à l'Université oatholique de Milan, a voulu connaître la réalité de cette transformation. Son étude, concentrée sur les bibliothèques municipales, se fonde sur les réponses à un questionnaire, fourni en annexe, envoyé à 704 d'entre elles, choisies selon des critères d'ordre géographique dans plusieurs provinces de la Vénétie, du Latium, des Pouilles et de la Toscane. A quelques exceptions près, il a pu constater le maintien à un niveau inférieur par rapport aux objectifs minimaux prévus officiellement. Les structures des bibliothèques sont le plus souvent propres à chaque commune et bien rarement dépendantes d'une politique régionale de programmation. Mais les deux principaux facteurs de freinage restent d'après Rovati l'absence de personnel spécialisé et stable liée à la mauvaise répartition dans la journée des horaires d'ouverture qui laisse la bibliothèque dans son rôle de support du monde scolaire, bien que ce même type de lecteur soit plus représentatif des différentes classes sociales depuis une dizaine d'années. Pour lui, le passage de la fonction de conservation à celle de promotion intellectuelle reste tendanciel et s'affirme progressivement par l'évolution des types d'initiatives culturelles de la bibliothèque devenant mémoire publique de la culture locale.