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Jacques Chaumier

Travail et méthodes du/de la documentaliste

connaissance du problème, applications pratiques

Éd. ESF : Entreprise moderne d'édition, 1980. - 49 p. - 91 p. ; 24 cm. - (Formation permanente en sciences humaines.) Index p. 85-91

par Louis Baize

Ce livre se compose de deux parties présentées tête-bêche : 5 exposés intitulés 1) la chaîne documentaire ; 2) la collecte de l'information ; 3) l'analyse documentaire ; 4) fichiers et dossiers ; 5) la communication documentaire, complétés par 6 exercices d'application pratique avec leur corrigé. Ce séminaire s'adresse en priorité aux responsables de centre de documentation d'entreprises privées mais les textes et documents ici présentés peuvent intéresser tous les documentalistes et bibliothécaires spécialisés, y compris nos collègues des sections spécialisées des bibliothèques universitaires qui veulent réfléchir sur leur pratique quotidienne pour la rendre plus efficace. On y trouve, entre autres, deux schémas des circuits de la documentation (p. 16 et 17), des données chiffrées pour l'aménagement des locaux de lecture ou de stockage (p. 19-20), les noms et adresses d'organismes - sources potentielles -nationaux et internationaux (p. 27-28), la description des trois principaux « serveurs » français (Questel, Spidel, Ariane, p. 30-33), un très utile exposé sur les thesaurus et les « champs sémantiques » visualisés par des « grilles » et des schémas fléchés (p. 50-54 et 33, 35, 37 de la partie exercices), la liste des normes AFNOR concernant la Documentation (Z 40 à Z 47, p. 56-57).

Il s'agit donc là d'un ouvrage à lire, à utiliser pour le recyclage (grâce aux exercices pratiques) et à garder à portée de la main. Il comporte un lexique de 95 termes (pages roses, 85-89), un index de 114 entrées (p. 90-91), une bibliographie de 49 références récentes (plus de la moitié postérieures à 1976), en français.

Sur quelques points, cet ouvrage utile appelle, selon nous, des réserves. A propos du vocabulaire : tous les termes peu courants et exigeant une définition précise ne figurent pas dans le lexique (ainsi : Acronyme, Bottin - pris comme nom commun -, Dazibao, Listing, Logo, Panel...).

Deux affirmations nous ont beaucoup étonné et pourraient, à elles seules, faire l'objet d'un séminaire : « les produits documentaires obéissent aux mêmes lois que tout autre produit. [Leur] ... courbe de vie suit la courbe de vie classique de tout produit... : le lancement d'un nouveau produit se fait toujours au détriment d'un autre produit » (p. 76). N'y a-t-il pas une simplification dangereuse à vouloir assimiler - pour les faire entrer dans le cadre d'une théorie générale séduisante pour l'esprit - des biens immatériels à des produits industriels soumis au marketing ?

Enfin, comme dans d'autres ouvrages sur la documentation, Jacques Chaumier affirme (conclusion, p. 80) : « le métier nouveau de documentaliste n'a plus rien à voir avec les fonctions... de bibliothécaire ». On peut en douter (comme G. Van Slype, p. 18, partie exercices) si l'on en juge par tous les instruments et les méthodes qu'ils ont en commun dans la pratique quotidienne de leur profession.