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Reading in America 1978

ed. by John Y. Cole and Carol S. Gold. - Washington : Library of Congress, 1979. - VI-98 p. ; 23 cm. ISBN 0-8444-0314-8 :$4.95

par Pascale Arnou

Le « Center for the book » de la « Library of Congress » et le « Book industry study group » ont organisé en 1978, à la suite d'une enquête réalisée sur un échantillon représentatif de la population, un séminaire d'études et de recherches sur les habitudes de lecture des Américains.

L'enquête a été réalisée sur un échantillon de 1 450 adultes âgés de plus de seize ans ; l'échantillon a été prélevé en tenant compte de l'âge, du sexe, de la race, du niveau d'éducation, de la catégorie socio-professionnelle, du mode de vie familial et de l'insertion sociale (des chômeurs et des retraités ont été interviewés). Une distinction a été faite entre les lecteurs de livres, les lecteurs de « non livres » (périodiques, magazines) et les non lecteurs.

On a ainsi obtenu des indications sur les lecteurs « forts » et « faibles » : les femmes lisent plus que les hommes, les Blancs plus que les Noirs, les personnes ayant reçu une éducation secondaire ou supérieure lisent davantage que les autres, et les acheteurs de livres se recrutent de préférence dans les milieux aisés. Plus surprenant : on observe une diminution importante du nombre de lecteurs chez les personnes âgées de plus de 50 ans ; le « manque de temps » ne peut être retenu comme raison valable à la non lecture, puisque l'on trouve la plus forte proportion de non lecteurs chez les personnes inactives, et que les femmes au foyer lisent moins que les femmes qui travaillent. Il semble aussi que le taux de lecture soit plus faible chez les célibataires que chez les personnes mariées ; enfin la télévision ne semble pas constituer un obstacle à la lecture.

Les résultats de l'enquête ont été discutés lors du séminaire. On a pu critiquer une lacune au niveau de la recherche des motivations des lecteurs, le fait que l'enquête ne permet pas de savoir si la proportion de « forts lecteurs » est en augmentation et surtout le caractère non pertinent de la distinction entre lecteurs de livres et lecteurs de périodiques : la qualité de la lecture et de la chose lue n'est évidemment pas question de format.

Pour finir, le débat a porté sur l'école où tous devraient acquérir le goût de la lecture (ce qui n'est encore qu'un objectif lointain).