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V.-J. Stanek

Encyclopédie illustrée des insectes

6e éd. - Gründ, 1979. - 548 p. : photogr. ; 23 cm. Index p. 537-548.

par Pierre-Claude Rougeot

Écrit et illustré par le Dr V.-J. Stanek, ancien directeur du zoo de Prague, cet important ouvrage, traduit par M. P. Blanchard, élève-ingénieur de l'École nationale supérieure agronomique de Rennes, a été imprimé en Tchécoslovaquie par TSNP Martin.

Un peu trop brefs, une introduction de 3 pages puis un glossaire de quelques lignes précèdent le texte lui-même. Comme il était d'usage dans les anciennes classifications, aux Arachnides (Arthropodes), l'auteur consacre quelques pages, considérant que leur nombre, dans les pays tropicaux, les rend dangereux et qu'il vaut mieux les connaître, à l'instar des Insectes. A la page 23, sans transition malheureusement, mais sous une belle photographie de Spirobole, est abordé le monde des Insectes proprement dit : d'abord les 4 sous-classes d'Aptérygotes : Collemboles, Protoures, Diploures et Thysanoures (dont les espèces d'Europe centrale sont particulièrement citées), puis la gigantesque sous-classe des Ptérygotes qu'ouvrent les plus primitifs d'entre eux, les Éphéméroïdes.

Traités dans l'ordre systématique habituel, les super-ordres et ordres sont généralement représentés par des figures commentées dans le texte grâce à leur numérotation, ce qui nuit parfois à la lecture du texte, comme nous l'avons noté pour les Coléoptères et les Lépidoptères. Alors que 105 pages sont consacrées aux diverses familles de Coléoptères et 188 aux Lépidoptères, seulement 35 le sont aux Diptères, évidemment moins spectaculaires, mais d'une si grande importance numérique dans le monde ; il est vrai que d'autres vastes groupes (Hémiptéroïdes, etc.) n'ont pas été plus longuement traités dans la 1re partie de l'ouvrage. D'une manière générale, comme nous l'avons déjà remarqué, les espèces ou sous-espèces d'Europe centrale sont privilégiées par rapport à celles d'Europe occidentale (par exemple Lépidoptères Papilionidae : les Parnassius).

Les photographies, qu'elles soient en noir et blanc ou en couleur offrent un intérêt inégal ; les meilleures sont celles qui ont été prises par l'auteur dans la nature ; d'autres sentent quelque peu l'artifice : spécimens de collection posés sur un tronc, une fleur ou sur une feuille ; quant à la couleur, elle n'est pas toujours excellente (Lépidoptère : Argema mittrei de la pl. XXXIX) ; des noms, il convient d'en revoir quelques-uns : ainsi pl. XVIIIb, ce n'est pas un Ténébrion, mais un Carabe et pl. XLIId, « la Thècle du bouleau » n'est pas un nom vernaculaire français pour ce joli Lépidoptère Lycénide, toujours appelé « le Thecla du bouleau ».

En résumé, un assez fort ouvrage, certainement utile aux entomologistes amateurs, malgré certaines imperfections, peut-être difficiles à éliminer en raison de l'énormité de la tâche entreprise.