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Michael H. Harris

Donald G. Davis Jr.

American library history

a bibliography

Austin, TX ; London : University of Texas press, 1978. - XX-260 p. ; 23 cm. Index p. 219-260. -ISBN 0-292-70332-5 : $18.ed. by Denis F. Keeling. - London : Library association, 1979. - 200 p. ; 21 cm. Index p. 177-200. -ISBN 0-85365-781-5 : £ 7.50.

par Jean-Marie Arnoult

Deux bibliographies récentes nous offrent l'occasion d'aborder le domaine des sources de l'histoire des bibliothèques.

L'une recense 3 600 publications concernant l'histoire des bibliothèques américaines depuis leur origine. L'autre, anglaise, forte de 766 références d'études parues au cours des années 1973-1976, est le troisième volume d'une bibliographie qui a recensé 2 335 publications depuis 1972.

La première est signalétique, mais chaque chapitre est précédé d'une introduction qui analyse brièvement les études les plus importantes. La seconde est descriptive. On pourra préférer le plan plus logique de la première, le système de description utile de la seconde et son système de renvoi plus pratique : chacune est précieuse à sa manière et les index annulent toute critique sur la présence de tel article à une place ou à une autre, dans des classifications qui visent surtout au pragmatisme.

Dans l'un et l'autre cas, on est frappé par la richesse de la littérature bibliothéconomique anglo-saxonne. Près de 380 revues et bulletins ont été dépouillés sur le territoire américain, 26 plus modestement en Grande-Bretagne. Ce foisonnement est sans doute le témoignage de la vitalité des établissements anglo-saxons. Il est aussi la preuve de l'intérêt porté aux différents aspects de la bibliothéconomie, qu'elle soit historique ou contemporaine ; il est enfin une marque de l'attachement des professionnels à leur métier et à son évolution.

Il est difficile de comparer avec l'exemple français. Hormis les ouvrages signalés dans ces pages du Bulletin des bibliothèques de France, les notices d'Albert Labarre dans le Bulletin du bibliophile et celles publiées dans Médiathèques publiques, il n'existe rien de similaire. En parcourant, en feuilletant ces deux bibliographies anglo-saxonnes, on mesure la chance de nos collègues étrangers qui disposent d'instruments de travail dont la nécessité paraît évidente. Rassembler, faire connaître le résultat des travaux disséminés dans tous les types de bibliothèques, rendre accessibles les expériences les plus diverses : ce sont là les avantages de telles publications. Les récentes initiatives de la FIAB et les activités de groupes de recherche permettront peut-être de stimuler la mise en chantier et la réalisation d'une bibliographie française, œuvre collective au service de tous, qui montrerait notre richesse et nos lacunes dans la connaissance de l'histoire de nos bibliothèques ainsi que dans la réflexion sur notre métier.