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Frank R. Difederico

Francesco Trevisani : eightenth-century painter in Rome

a catalogue raisonné

Washington : Decatur house press, cop. 1977. - XVI-124 p.-[92] p. de pl. : ill. ; 26 cm. - (Art history series ; 1.) ISBN 0-916276-02-3. Rel. : $50

par Jean-Marie Diligent

Dans la première moitié du 18e siècle, Rome demeurait une des capitales de l'art et Francesco Trevisani, qui appartient à la « seconde génération baroque », en était le peintre le plus célèbre comme en témoignent les nombreuses commandes officielles qu'il reçut. Sa carrière culmine en 1730 avec les cartons des mosaïques pour le baptistaire de Saint-Pierre. Il ne mourra qu'en 1746 en un temps où le néoclassicisme triomphait.

Le livre de Frank R. Difederico le tire de l'obscurité où il était tombé ; plusieurs histoires de la peinture italienne ne citent même pas son nom ; l'auteur le replace dans son contexte, son style est inséparable des doctrines de l'Académie des Arcadiens. La plupart des 113 illustrations sont ici publiées pour la première fois.

Ce livre n'est pas une somme, c'est une première approche de l'œuvre d'un peintre oublié auquel des peintres français tels que Le Moyne ou Carle van Loo, doivent beaucoup. On peut regretter qu'un paragraphe ne fut pas consacré à son influence, qui fut grande tant en France, en Allemagne qu'en Grande-Bretagne. Les lacunes sont nombreuses ; en France, plusieurs musées de province possèdent des œuvres de Trevisani, par exemple, le Musée des Beaux arts de Bordeaux, le Musée d'Aix, celui de Marseille, seul celui d'Avignon est indiqué. On s'explique difficilement ces oublis, ces œuvres figurant dans les dictionnaires spécialisés tel le Benezit. En revanche, à la suite du catalogue raisonné on trouvera la liste des œuvres non localisées.

Pour l'auteur, cet ouvrage comble une lacune, il doit être le point de départ d'études ultérieures. Nous ne le conseillons qu'aux bibliothèques ayant un fonds très complet sur l'art italien au 18e siècle.