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Assemblée générale de la Ligue des bibliothèques européennes de recherche. Copenhague. 1er-2 juin 1978

L'Assemblée générale de Liber s'est tenue à Copenhague les 1er et 2 juin 1978, sous la présidence de M. Humphreys, directeur de la Bibliothèque de l'Université européenne à Florence, et en présence de M. Kirkegaard, président de l'IFLA et directeur de l'École royale de bibliothécaires du Danemark. La réunion était organisée par M. Birkelund, directeur de la Bibliothèque royale. Vingt-six bibliothèques appartenant à 10 pays européens étaient représentées.

Au cours de ces journées, le président, M. Humphreys, a rendu compte à l'assemblée des activités de Liber au cours des derniers mois : assemblée générale de Leiden (avril 1977), voir les comptes rendus des travaux dans le Bulletin de la Liber, n° 9-10; séminaire sur les livres rares et les manuscrits organisé par la Bibliothèque nationale de Vienne (voir le Bulletin n° 9-10) ; réunion de travail sur les publications du Tiers-Monde, tenue à Londres en mars, envisageant une éventuelle planification des achats et une meilleure localisation en Europe des collections d'ouvrages concernant le Tiers-Monde ; réunion de travail sur les cartes et plans à Copenhague en avril 1978. Un séminaire sur le prêt entre bibliothèques se déroulera à Florence les 26 et 27 juin 1978.

Différentes décisions ont été prises. Il a paru bon d'intensifier les contacts entre les membres de Liber par la publication, à un intervalle régulier, d'un journal de liaison sous forme multigraphiée informant de toutes les actualités récentes des bibliothèques européennes dans les domaines bibliothéconomique, administratif, technique, etc. Des groupes de travail permanents (manuscrits et livres rares ; cartes géographiques ; littérature du Tiers-Monde ; échange de bibliothécaires ; « management » dans les bibliothèques) ont été prévus afin de suivre l'évolution des questions abordées lors des réunions.

Comme de coutume, la deuxième journée de l'Assemblée générale était réservée à des exposés généraux.

Le Président Kirkegaard dresse un tableau de la formation des bibliothécaires au Danemark. Il rappelle que l'École royale de bibliothécaires a été fondée en 1956 et comporte deux sections : lecture publique et bibliothèques d'étude. La première forme des bibliothécaires, la deuxième des sous-bibliothécaires et des conservateurs. La durée des études s'étend sur 4 ans (dont 1 an de stage pratique). Pour la lecture publique, l'École a une filiale à Aalborg.

Plusieurs réformes sont en cours à l'École des bibliothécaires ; on cherche notamment à permettre aux élèves de combiner études universitaires et études bibliothéconomiques. Par ailleurs, l'École prend une part active dans la formation continue. La profestion évolue rapidement et l'École a pour vocation de mettre à jour les connaissances des bibliothécaires en fonction. Les cours théoriques sont complétés par des stages pratiques qui tiennent une place importante.

M. Mittler, directeur de la Landesbibliothek de Bade, parle des relations entre les bibliothèques universitaires allemandes et les bibliothèques d'instituts et de laboratoires. Ce problème revêt un caractère d'autant plus aigu que ces dernières sont nombreuses. Pour documenter son exposé, il prend deux exemples concrets. Celui de Constance, où la politique documentaire a abouti à une concentration des moyens, et celui de Bielefeld, où les fonds de livres sont décentralisés entre une vingtaine de bibliothèques. Mais, quelle que soit la formule utilisée, il est capital que le lecteur trouve rapidement le document qu'il recherche. D'où le rôle primordial des catalogues collectifs. L'élaboration de ces catalogues est facilitée par l'utilisation de l'ordinateur. Dans un avenir proche, la généralisation des catalogues collectifs sur microfiches permettra des mises à jour faciles et une large diffusion.

L'orateur insiste sur deux points particulièrement importants : la coordination des achats qui permet de faire des économies substantielles et la spécialisation des bibliothécaires qui seule permet des dialogues avec les universitaires. Par ailleurs, Liber devrait tout mettre en œuvre pour réaliser un véritable réseau de bibliothèques européennes.

M. Mittler donne alors un aperçu des grandes bibliothèques par disciplines qui sont chargées, dans son pays, de mettre à la disposition des chercheurs la documentation spécialisée.

On évoque alors l'utilisation des fonds de livre par les chercheurs, en relation avec leurs besions spécifiques : si le scientifique utilise avant tout la documentation actuelle, la recherche en sciences humaines nécessite souvent la consultation de fonds plus anciens.

Dans son exposé, M. Higham, directeur de la Bibliothèque universitaire de Bristol, attire l'attention sur l'importance d'une bonne organisation des Services en relation avec le public. Selon lui, les lecteurs participent activement à la constitution des fonds de livres en faisant des propositions précises d'achat. Grâce à leur spécialisation, les bibliothécaires chargés de l'acquisition peuvent dialoguer avec les lecteurs. Le rôle d'une bibliothèque d'étude n'est pas d'accumuler des documents inutiles, mais d'être un établissement dynamique où des documents ont une rotation rapide. Ceci pose deux problèmes : celui du nombre des exemplaires d'un ouvrage; et celui des critères d'élimination, qui risquent toujours d'avoir un caractère subjectif.