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O. Odelain

R. Séguineau

Le p. Xavier Léon-Dufour SJ

Dictionnaire des noms propres de la Bible...

Éd. du Cerf : Desclée de Brouwer, 1978. - XXXVIII-493 p. - [12] p. de pl. en coul. ; 22 cm. ISBN 2-204-01163-0 Éd. du Cerf; 2-220-02175-0 Desclée de Brouwer: 155 F.2e éd. rev. - Éd. du Seuil, 1975. - 572 p. - [4] p. de pl. ; 17 cm. - (Livre de vie ; 131.) ISBN 2-02-004884-1

par Xavier Lavagne

Une concordance aligne tous les passages où un mot se trouve cité dans un corpus donné : la concordance est donc dans l'ordre de l'analyse.

Un dictionnaire comporte des notices élaborées, notices qui regroupent toutes les données concernant chaque mot retenu : le dictionnaire est donc dans l'ordre de la synthèse.

Nous recevons presqu'en même temps deux dictionnaires, qui ont trait, l'un et l'autre, à la Bible. Mieux encore, les divers auteurs ont commencé par nous donner des concordances : Odelain et Séguineau nous avaient donné il y a quelques années, une Concordance du Nouveau Testament, et le p. Léon-Dufour avait écrit une Concordance des évangiles synoptiques (1956), et un Vocabulaire de théologie biblique (2e éd., 1970). C'est assez dire que nous avons là œuvres de spécialistes, qui reprennent les travaux antérieurs et en font la synthèse.

Dans leur Dictionnaire..., Odelain et Séguineau utilisent le texte de la Bible dite de Jérusalem comme texte de base, et ils tentent de nous fournir des notices élaborées, à partir des données concernant chaque mot retenu.

L'ensemble regroupe près de 3 800 entrées, dont la très grosse majorité (3 500), est formée par des noms propres (seulement 550 de ceux-ci proviennent du Nouveau Testament). En fait, comme certains lieux et certains personnages ont plusieurs noms, ou que, au contraire, un même nom est porté par des personnages ou des lieux différents (cinq noms pour la mer de Tibériade, mais vingt Ananie et trente Zacharie), cela fait beaucoup plus : environ 4 500 réalités différentes. A chaque fois, on trouve la signification du nom retenu, son origine, son étymologie, puis les références concernant le nom étudié, enfin, ce qui est important, les renvois à d'autres noms retenus : ainsi, Aboubos renvoie à son fils, R Ptolémée II, et Ravin des Acacias, à Shittim... Ajoutons à cela des annexes nombreuses, des tableaux (généalogiques ou non), un index des mots des langues anciennes et des équivalents français des mots de ces langues anciennes qui n'ont pas d'entrée dans le corps de l'ouvrage, une très utile chronologie générale, et surtout douze pages de cartes, et l'on aura une pâle idée de ce précieux dictionnaire.

Sur les 5 500 mots grecs du Nouveau Testament, le p. Léon-Dufour en a retenu plus d'un millier (après avoir écarté les termes qui n'apparaissent qu'une fois). On trouve aussi, dans cet ouvrage, des mots utilisés actuellement par les biblistes et les exégètes : [Quelle], [Redaktionsgeschichte], ou [Structure], par exemple, et ces mots sont signalés par des crochets carrés.

Chaque mot retenu est pourvu d'une notice, parfois fort longue, et dans ce cas, subdivisée suivant les diverses acceptions (la notice : eau, est divisée en trois sous-parties: grandes eaux; eau purifiante; eau vivifiante). Chaque notice, ou chaque sous-partie de notice, est suivie bien sûr des références aux textes du Nouveau Testament où l'on trouve le terme en question, est suivie également des indications concernant les autres mots qui apportent des données complémentaires (au mot : intercession, on renvoie à : médiateur et à : prier), et surtout est suivie de renvois aux passages de l'introduction générale où ce terme peut être explicité.

Car, faisant la synthèse de ce Dictionnaire (qui est déjà lui-même une synthèse), l'auteur et son équipe ont placé une longue introduction (p. 15-92), portant sur la géographie et l'histoire, sur le cadre de vie (vie politique et juridique, vie économique, vie domestique et familiale, vie culturelle, etc.).

Ces deux dictionnaires rendront donc les plus grands services, et pas seulement dans les bibliothèques...