entête
entête

Journées d'études du groupe du sud-est de l'Association des bibliothécaires français

Vienne 18-19 avril 1975

Les journées d'études du groupe du Sud-Est de l'Association des bibliothécaires français ont porté sur la formation professionnelle. Elles ont groupé cinquante-sept bibliothécaires des bibliothèques d'Aix-en-Provence, Annecy, Arles, Avignon, Chambéry, Clermont-Ferrand, Fréjus, Genève, Givors, Grenoble, Lyon, Marseille, Nice, Toulon, Vienne et Villeurbanne.

Elles débutèrent le vendredi 18 avril à 10 heures par un exposé de M. Merland, conservateur en chef de l'École nationale supérieure de bibliothécaires (ENSB) sur la formation supérieure. M. Merland passa d'abord en revue les diverses formations :
- I° École nationale supérieure de bibliothécaires (recrutement : niveau licence + concours d'entrée. Durée 1 an). École créée en 1963 pour former le personnel scientifique d'État des bibliothèques, elle est ouverte en outre à des élèves associés français et étrangers. En 1975 elle a été transférée à Lyon, dans des locaux spécialement conçus et aménagés.
- 2° École nationale des chartes (Recrutement : niveau baccalauréat + concours d'entrée avec préparation. Durée : 4 ans). École de formation générale qui est tournée vers les disciplines historiques et de formation spécialisée avec un stage en 4e année dans les bibliothèques ou les archives.
- 3° École des bibliothécaires-documentalistes de la rue d'Assas à Paris (recrutement : niveau baccalauréat + concours d'entrée. Durée 2 ans). École privée mais qui sait faire preuve de dynamisme dans l'adaptation de son enseignement aux nouveaux besoins de la profession (techniques documentaires).
- 4° Institut national des techniques et de la documentation. Établissement essentiellement tourné vers les problèmes de la documentation.
- 5° Universités : formations diverses, variées et fluctuantes : Maîtrises, (Bordeaux, Villetaneuse, Vincennes). Unités de valeur (Lille, Lyon, Strasbourg). Filières de formation continue (Nice). Cycles supérieurs de spécialisation (Institut d'études politiques de Paris).

Parmi ces diverses formations, M. Merland distingue deux tendances, d'abord les écoles professionnelles spécialisées avec recrutement niveau licence et courte durée d'études (Type École nationale supérieure de bibliothécaires) ensuite les écoles à cursus long, dispensant à la fois une formation générale et spécialisée (type École des Chartes et nouvelles formations universitaires au niveau Maîtrise). Il signale qu'une synthèse (recrutement de l'École nationale supérieure de bibliothécaires et déroulement des études s'intégrant dans le cursus universitaire) a été présentée récemment dans un rapport sur la formation du personne scientifique des bibliothèques.

Après l'exposé de M. Merland, un rapport moral et financier du groupe du Sud-Est est donné par M. Vaillant, conservateur en chef de la Bibliothèque municipale de Grenoble et Mlle Faisant.

L'après-midi à 15 heures M. Daumas, conservateur en chef de la Bibliothèque interuniversitaire de Nice, fait un rapport sur la formation initiale et moyenne. En ce qui concerne la formation initiale, le groupe de travail réuni à Marseille a constaté la grande diversité des appellations d'emplois à ce niveau (employés, garçons, gardiens magasiniers, surveillants) et trop souvent un recrutement rapide et limité. Il serait souhaitable qu'aussi bien pour le privé que pour le public (État, villes) il y ait une préparation à un diplôme ou à un concours par une documentation écrite et par des visites et des cours explicatifs.

Sur le plan de la formation moyenne, il existe plusieurs façons d'acquérir des connaissances professionnelles :

I° par les centres régionaux dépendant de l'École nationale supérieure de bibliothécaires, centres qui préparent au concours de sous-bibliothécaire et au certificat d'aptitude aux fonctions de bibliothécaire (CAFB);

2° par les IUT avec département « carrières de l'information », où après deux ans d'études on obtient un DUT avec options « bibliothèques » ou « documentation » qui peuvent conduire indirectement au concours de sous-bibliothécaire ou au CAFB;

3° par certaines universités, où il existe des cours préparant à un diplôme de formation permanente intitulé « documentation-bibliothèques », ce qui peut conduire aussi indirectement au CAFB et au concours de sous-bibliothécaire.

Les débouchés, quant à la formation moyenne, consistent essentiellement en des emplois de sous-bibliothécaires dans les bibliothèques municipales et, dans une moindre mesure en des postes de bibliothécaires dans des Centres de documentation et d'information des lycées, les instituts et centres de recherches publics ou privés et les bibliothèques de comités d'entreprises. Les améliorations à apporter pour la formation moyenne devraient avoir pour but l'organisation d'un enseignement par correspondance et la publication de cours polycopiés et de manuels grâce à une coordination sur le plan régional et national.

Après l'exposé de M. Daumas, Mme Guindon fit un rapport sur la formation permanente et le recyclage et sur la promotion interne. Au terme de cette séance de travail, sous la direction de Mlle Coffrant, fut organisée une visite de la Bibliothèque municipale et du musée de Vienne.

Le lendemain samedi, eut lieu le matin à partir de 9 heures 30 une visite de l'amphithéâtre romain, du musée Saint-Pierre et des fouilles de la Vienne antique sous la direction de M. Rueff, conservateur des musées de Vienne. A II heures 30 les congressistes furent reçus à l'Hôtel de Ville par la municipalité de Vienne et son maire, M. Mermaz. Une visite l'après-midi des fouilles de Saint-Romain-en-Gal, après un déjeuner amical en commun, a clos ces deux journées dont le programme avait été organisé par Mlle Coffrant.