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Chronique des bibliothèques

Bibliothèques municipales

Caen (Calvados).

Exposition : A Caen et en Basse-Normandie. Les protestants et les pouvoirs - XVI-XVIIe siècles. - Cette exposition 1, organisée par les Archives départementales du Calvados dans le cadre du service éducatif a été préparée par Mlle A. de Lingua de Saint-Blanquat, à l'occasion de la commémoration du quatrième centenaire de la mort de l'amiral de Coligny et de la venue dans la région des représentants de la Fédération protestante de France, dont l'assemblée générale s'est tenue à Hérouville-Saint-Clair les 10, II et 12 novembre 1972. L'exposition se composait de documents d'archives et de gravures, provenant soit du fonds primitif des archives du Calvados, soit de dons d'une exceptionnelle valeur, telle la belle série de l'état civil protestant de Caen au XVIe siècle. Les archives, les bibliothèques de la région avaient aussi fourni des documents ou des illustrations, ainsi que le Musée de Normandie, le Cabinet des Estampes de la Bibliothèque nationale et la Bibliothèque de la Société d'histoire du protestantisme français. On avait voulu illustrer les deux premiers siècles de l'histoire du protestantisme à travers les répercussions locales des événements du temps : avant l'Édit de Nantes, l'organisation du protestantisme face au pouvoir royal et ecclésiastique au milieu des guerres et des déchirements civils. Les caractéristiques locales apparaissaient : adhésion massive de la noblesse dans les premiers temps de la Réforme, importance de l'Université dans la propagation des idées nouvelles, proximité de l'Angleterre toujours prête à soutenir les rebelles au Roi de France et éventuellement à leur donner asile, fidélité de Caen au Roi. Après l'Édit de Nantes, la mise en place des structures de l'église officiellement tolérée et appelée « Église prétendue réformée » connue sous les initiales E. P. R. paraît à travers les documents d'origine officielle aussi bien que propres aux églises réformées. Apparaissaient aussi les difficultés, puis les restrictions dans l'application de l'Édit de Nantes, les effets de la Contre-Réforme catholique, la persécution de plus en plus dure et enfin la Révocation de l'Édit de Nantes, tandis que le rôle intellectuel, économique et social de la minorité protestante demeurait très important tout au long de cette période.

Châlons-sur-Marne (Marne).

Autographe de Marie-Antoinette. - La Bibliothèque municipale de Châlons-sur-Marne conserve le livre de prières sur lequel la reine Marie-Antoinette écrivit l'adieu à ses enfants le matin de son exécution. Cette relique qui a subi bien des vicissitudes avant d'arriver à Châlons, connaît maintenant d'autres épreuves : celles des visiteurs, français et étrangers, qui viennent la voir. Une manipulation trop fréquente qui a altéré la reliure de la fameuse page manuscrite, oblige désormais à limiter les consultations. Une plaquette donnant une description complète du volume accompagnée de photographies a été rédigée et permet ainsi de satisfaire la curiosité des visiteurs 2.

Exposition : Paul Fort. - L'année 1972 offrait à Châlons-sur-Marne l'occasion de manifester sa fidélité à la mémoire d'un poète qui, toute sa vie, demeura attaché à la ville de son enfance. Né à Reims, en 1872, Paul Fort devenait Châlonnais pendant la période des vacances scolaires : il conserva de ces années des souvenirs dont il fit des ballades, que les visiteurs de l'exposition organisée par la Bibliothèque municipale purent découvrir avec différents souvenirs du poète. Grâce au concours de généreux prêteurs, dont Mme Paul Fort, cette exposition avait pour but non pas de retracer une biographie circonstanciée, mais bien plutôt d'évoquer le poète à travers son intense activité. Première plaquette publiée en 1894, manuscrits autographes, correspondance et quelques objets personnels ont permis de voir un Paul Fort sans apprêts, familier, aimant l'humour et les mots d'esprit. Lors de l'inauguration présidée par Mme Paul Fort, M. Henri Druart, vice-président de l'Association des écrivains et artistes de Champagne, évoqua le Paul Fort qu'il connut, le trouvère champenois fidèle à sa province 3.

Dijon (Côte-d'Or).

Exposition de la Saint-Barthélemy. - Pour rappeler que Dijon et la Bourgogne ont été épargnées par le massacre de la Saint-Barthélemy, la Bibliothèque municipale a présenté du 15 septembre au 15 octobre 1972 une exposition sur cet événement, sur Dijon au XVIe siècle et sur les personnalités qui ont évité le drame en Bourgogne.

Les lecteurs étaient accueillis dans le vestibule de la bibliothèque par le tableau grandiloquent de J.-B. Suvée, exposé au Salon de 1787 sous le titre L'Amiral Coligny en impose à ses assassins et qui est actuellement au Musée des Beaux-Arts de Dijon. L'exposition elle-même, par des estampes, des médailles et des livres du temps, évoquait tout d'abord les acteurs du drame parisien et l'assassinat de Coligny (gravure allemande imitée de Tortorel et Périssin). Une vitrine relatait dans les récits de Pierre Jeannin et de Gabriel Breunot, les événements de septembre 1572 à Dijon, que permettait de situer le plus ancien plan de la ville gravé par E. Bredin en 1574 et publié dans la Cosmographie universelle de Bellefortes. Parmi les protestants emprisonnés pendant quelques semaines se trouvait le libraire Pierre Grangier, le premier à avoir installé une imprimerie à Dijon vers 1530 (mais dont la bibliothèque ne possède aucune impression); âgé de soixante-quinze ans il fut élargi le 7 octobre comme en témoignait une supplique conservée aux Archives municipales. Enfin les pamphlets des Beaux-amis, Saconay (la très rare Généalogie et la fin des Huguenaux, Lyon, 1572, avec ses gravures satiriques), Apollinaire, Varamund et le Réveille-matin des Français entouraient l'exemplaire aux armes du frère de Sully de la Vie de ... Coligny, Amsterdam, 1643.

Exposition : Marcel Martinet. - Le nom de Marcel Martinet (né à Dijon en 1887, mort à Saumur en 1944), poète et écrivain pacifiste, vient d'être donné à une rue de la ville. A cette occasion, la Société des Amis de Marcel Martinet a présenté à la bibliothèque municipale, du 18 novembre au 23 décembre 1972, une exposition de souvenirs illustrant la vie et l'oeuvre de cet auteur. Elle montrait des documents sur la jeunesse de Martinet (dont les palmarès du Lycée de Dijon), des exemplaires des œuvres poétiques, avec la carte de presse de rédacteur à l'Humanité, puis des œuvres littéraires, en vers et en prose, ouvrages séparés ou articles de revues.

Une série de photograhies (entre autres celle qui le représente chez Romain Rolland avec le philosophe hindou Rabindranath Tagore), des lettres, des livres dédicacés attestaient l'influence qu'a eue Marcel Martinet, inconnu du grand public, et les amitiés qu'il s'était assurées en France et à l'étranger avec Trotsky, Jean Cocteau, Panaït Istrati, Louis Pergaud, Francis Carco, Henri Barbusse, Henry de Montherlant, Georges Duhamel, Jean Giono, Pierre Mac-Orlan, François Mauriac, Jules Romains, Jacques Copeau, etc.

Douai (Nord)

Exposition : La Musique à Douai à travers les âges. - Pour la deuxième fois, la collaboration de la bibliothèque municipale et des lycées de Douai a permis la réalisation d'une exposition. L'an dernier déjà, le travail des clubs d'histoire des lycées de Douai avait été repris et amplifié par la bibliothèque municipale sous le titre de Cent ans d'art à Douai ; 1850-1950. Près de deux mille visiteurs étaient venus, du 14 octobre au 27 novembre 1971, s'intéresser aux peintres, sculpteurs, architectes douaisiens.

Pour 1972 le thème retenu était la musique. Inaugurée par M. le Maire de Douai en présence d'une centaine de personnalités, le 29 novembre 1972, l'exposition La Musique à Douai à travers les âges s'est poursuivie jusqu'au 27 janvier 1973 4. Elle réunissait 255 documents s'échelonnant du XIIe siècle (avec le Tintinnabulum des manuscrits enluminés de la bibliothèque) à nos jours (avec des œuvres ou des souvenirs de nos contemporains : Henri Dutilleux, Jack Diéval, Jacques Douai...).

Ile-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

Inauguration du Centre culturel Jean Vilar. - Le 28 octobre 1972 a été inauguré à l'Ile-Saint-Denis, le Centre culturel Jean Vilar en présence d'Étienne Fajon, député, de Fernand Bélino, vice-président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis et de Josiane Andros, maire de l'Ile-Saint-Denis et conseiller général. Ce Centre culturel, situé aux trois premiers étages d'un immeuble H.L.M. comporte une salle des fêtes de 270 places et un ensemble Bibliothèque-discothèque, de 250 m2, réparti sur deux étages, qui comprend une salle pour les adultes et les adolescents disposant d'une quinzaine de places pour la lecture sur place, une salle pour les enfants offrant une vingtaine de places et une discothèque de prêt équipée de deux casques d'écoute individuelle et d'une chaîne pour l'écoute collective. En outre, une salle polyvalente peut être utilisée pour diverses manifestations (expositions, ventes de livres, etc.).

Le fonds de livres provient, pour la majeure partie, de l'ancienne bibliothèque municipale ouverte depuis 1886 et située précédemment à la mairie. Une subvention de la Direction des bibliothèques et de la lecture publique a permis, d'une part de renouveler quelque peu ce fonds qui date pour la moitié d'avant 1900 et d'autre part de commencer à constituer le fonds de la section enfantine et de la discothèque.

Lyon (Rhône).

Inauguration de la Bibliothèque municipale de la Part-Dieu. - Le 6 décembre 1972 ont été inaugurés par M. Étienne Dennery, Directeur chargé des Bibliothèques et de lecture publique, les nouveaux locaux de la Bibliothèque municipale de Lyon à la Part-Dieu en présence de M. Pradel Maire de Lyon, de M. Rebeillé-Borgella, secrétaire général représentant M. Pellisier, préfet de région, du Général Lalande, gouverneur militaire de Lyon, de M. Louis, recteur de l'académie, M. l'abbé Blanc de la Fontaine représentant le cardinal Renard, de M. Louis Joxe ancien ministre, de M. Caillet, inspecteur général des bibliothèques, de Mlle Garrigoux, conservateur en chef du service de la lecture publique, de M. Rocher, conservateur en chef de la Bibliothèque municipale de Lyon, et de près de deux mille Lyonnais, professeurs, médecins, dirigeants de toutes les professions. Après les discours prononcés par M. Dennery et M. Pradel eut lieu une visite de cette vaste bibliothèque, (27 ooo m2 de plancher et 90 kilomètres de rayonnages) visite qui devait être renouvelée à l'intention du public à l'occasion d'opérations « portes ouvertes » les samedi et dimanche 9 et 10 décembre 1972.

Menton (Alpes-maritimes).

Exposition : Aubrey Beardsley, - La Bibliothèque municipale de Menton a eu le privilège d'accueillir une très intéressante exposition sur l'œuvre écrite et dessinée d'Aubrey Beardsley (Né à Brighton en 1872). Organisée grâce à l'aide du British Council et du Consulat général de Grande Bretagne à Nice, elle rassemblait (avec l'apport d'un collectionneur privé) l'essentiel de l'œuvre de cet artiste qui vécut les derniers mois de sa vie à Menton (il y mourut le 16 mars 1898 à l'âge de 26 ans). Élève de Sir Edward Bums- Jones, il fut vite connu par ses dessins en noir et blanc dont le réalisme paraissait friser l'indécence aux yeux du public de 1890. Écrivain, on lui doit l'Histoire de Vénus et de Tannhäuser. Mais c'est surtout à son talent d'illustrateur que faisait appel cette présentation bibliographique. En effet, les ouvrages exposés, dus à différents auteurs anglo-saxons, comportaient tous des illustrations de Beardsley. (Il illustra notamment Salomé de Wilde, les Contes fantastiques d'E. Poë).

Hommage fut rendu à A. Beardsley par M. Crichton, Consul général de Grande Bretagne à Nice, par M. Bullmann, président de la « British Association » et d'autres personnalités anglo-saxonnes. La ville de Menton était représentée par M. le Recteur G. Mayer, maire adjoint chargé des affaires culturelles et par M. Tardy. A l'issue de la cérémonie commémorative qui devait se dérouler sur sa tombe, les personnalités furent accueillies à la Bibliothèque municipale où elles purent admirer la collection Beardsley. Cette exposition, inaugurée le 24 août, a été présentée au public pendant un mois. Il est à noter qu'à l'issue de cette manifestation M. Kann, l'un des propriétaires des oeuvres présentées, a eu la délicate attention d'offrir deux volumes à la Bibliothèque municipale.

Orléans (Loiret).

Exposition de travaux d'enfants (Ateliers d'expression personnelle). - Depuis deux ans, en liaison avec la section pour enfants de la bibliothèque municipale, fonctionnent des « ateliers d'expression personnelle » créés à l'origine grâce à la Maison de la Culture d'Orléans et continués depuis sous la direction de deux animateurs, Mireille et Jean Geslin. Mais par suite de difficultés tenant à la précarité des locaux qui ont pu être mis à leur disposition, le fonctionnement a dû en être momentanément suspendu. En attendant que divers travaux indispensables aient permis leur reprise, une exposition a été organisée du 22 novembre au 16 décembre 1972, pour montrer aux parents et aux éducateurs quelques réalisations des enfants. Trois ateliers ont fonctionné : peintures et dessins libres, masques, marionnettes, ces dernières formant la partie la plus spectaculaire de l'exposition. Il s'agissait surtout de fabrication, bien que l'animation ait été faite aussi en certaines occasions, dont quelques-unes privilégiées, comme lors de la visite des comédiens de la troupe du Soleil.

L'aide de la municipalité permet de poursuivre cette expérience, qui peut paraître à certains égards éloignée de la lecture, mais qui s'allie assez heureusement avec elle comme activité d'accompagnement ou d'équilibre. Les enfants exécutent leurs travaux avec des matériaux et suivant des techniques très simples, l'essentiel étant de leur offrir un moyen d'expression personnelle, d'où le nom donné à ces ateliers.

Kafka et Prague. - Cette exposition, qui a été présentée du 15 novembre au 15 décembre 1972 s'est inscrite en marge d'un cycle de manifestations consacrées à Kafka organisées par la Maison de la Culture d'Orléans. Elle consistait en panneaux photographiques faisant connaître au visiteur le cadre dans lequel vécut Kafka à Prague et présentant aussi des portraits de lui-même et des siens, le tout commenté par des textes de l'œuvre de Kafka, notamment des correspondances. Il s'agissait d'une exposition documentaire, limitée mais utile dans la mesure où elle restituait cette dimension du cadre de vie, que l'on aurait facilement tendance à négliger.

Rennes (Ille-et-Vilaine).

Publication du Dictionnaire de la langue bretonne de Dom Louis Le Pelletier. -La Bibliothèque municipale de Rennes, qui a toujours tenu à enrichir son fonds breton, a pu accepter en 1946 le legs des remarquables collections d'un érudit de Landerneau, M. Ollivier, legs où figuraient non seulement des pièces rares, manuscrites ou imprimées, mais la reproduction à la main sur feuilles volantes d'un nombre infini d'articles de journaux, de plaquettes devenues introuvables, de manuscrits des bibliothèques provinciales ou parisiennes. La ville de Rennes a permis par le vote d'un important crédit de satisfaire la condition du legs : conserver par reliure l'ensemble des papiers. En même temps M. le Directeur des bibliothèques de France rémunérait le séjour à Rennes et les travaux du regretté érudit breton Daniel Bernard qui classa soigneusement cette masse de documents, les enrichissant de notes et d'indispensables identifications, avant la reliure. Son inventaire général fut publié dans les Annales de Bretagne, de 1957.

Cet inventaire attira l'attention particulière des érudits celtisants sur un manuscrit du 18e siècle, le Dictionnaire de la langue bretonne, de Dom Louis Le Pelletier. Ce monumental ouvrage avait été publié en 1752, mais très abrégé. Un autre manuscrit en existe dans une bibliothèque parisienne; l'exemplaire rennais a cet avantage d'être non seulement le plus complet, mais de contenir des textes rares ou uniques, non seulement en citations mais en longs extraits.

Une édition en fut envisagée; l'édition typographique aurait été longue, difficile et surtout coûteuse, car le texte est parsemé de citations grecques ou hébraïques, l'érudit bénédictin, collaborateur de Du Cange, ayant souvent cherché l'étymologie des vocables bretons dans les langues de l'Antiquité.

L'équipement de la Bibliothèque interuniversitaire de Rennes permit une heureuse solution : reproduction phototypique du manuscrit par son imprimerie offset et édition de ces deux volumes de quatre cents feuillets chacun, dont l'écriture est facilement lisible.

Le Congrès des Études celtiques de juillet 197I fut l'occasion de présenter au public des spécialistes le début de la réalisation : le premier des quatre volumes, couvrant les lettres A-DI. Le deuxième volume est maintenant édité et la suite est en cours. La vente des exemplaires permettra de rembourser les dépenses engagées par la ville de Rennes et par la Bibliothèque interuniversitaire.

Saint-Amand (Cher).

Exposition sur l'Imprimerie. - En accord avec le Syndicat d'initiative, la Bibliothèque municipale de Saint-Amand a présenté à plusieurs reprises dans ses vitrines des réalisations des industries locales d'imprimerie et de cartonnage. Deux vitrines sont plus particulièrement réservées aux peintres locaux. Ce mode de présentation renouvelée tous les mois environ contribue à attirer l'attention du public sur la Bibliothèque.

SAint-Calais (Sarthe).

Exposition des œuvres d'artistes peintres régionaux. - Pour la 23e année consécutive la Bibliothèque municipale de Saint-Calais a organisé dans ses salles, du 19 novembre au 3 décembre 1972 inclus, une exposition réservée aux artistes amateurs régionaux. 100 exposants, peintres et aussi sculpteurs, de la Sarthe, du Loir-et-Cher, de l'Eure-et-Loir, de l'Orne, groupés en associations, en comités d'usine, ou indépendants, ont exposé 238 œuvres. Plus de 2 900 entrées ont été enregistrées, ce qui témoigne de l'intérêt que le public attache à une telle manifestation.

Saint-Quentin (Aisne).

Exposition : Du manuscrit au livre de poche. - A la demande de la section locale de la Ligue française de l'enseignement et pour accompagner toute une série de manifestations culturelles dans la ville, la Bibliothèque municipale de Saint-Quentin a organisé, du 30 octobre au 12 novembre 1972 l'exposition Du manuscrit au livre de poche. Cette exposition était surtout destinée à un public scolaire. Un manuscrit, un incunable et des livres du XVIe au xxe siècle étaient exposés dans dix vitrines, afin de permettre de suivre l'histoire du livre. De grands panneaux complétaient cette présentation : l'apparition du papier, l'imprimerie, les grandes familles d'imprimeurs, l'évolution de la page de titre, les grands illustrateurs du xixe siècle, etc. Un relieur prêta du matériel et le journal L'Aisne Nouvelle des caractères d'imprimerie. Enfin, des libraires avaient disposé des ouvrages sur trois tables et les visiteurs pouvaient les consulter à loisir. Cette exposition a eu un succès certain. Des visites commentées ont été organisées pour les enfants des classes de 6e et 5e des lycées en particulier.

Toulouse (Haute-Garonne).

Exposition itinérante de la Résistance. - Le 2 décembre 1972 en présence de M. Baudis, maire de Toulouse et des représentants de la Fédération des déportés et internés de la Résistance était inaugurée à la Bibliothèque municipale de Toulouse, une exposition itinérante consacrée à la Résistance. Cette exposition rassemblait un millier de photographies réunies par M. Vedel, ancien déporté, compagnon de la Résistance. A cette occasion, une centaine de documents originaux étaient présentés par la Bibliothèque municipale avec l'aide des Archives départementales et des Archives municipales, en particulier le bulletin municipal consacré à la libération dont des exemplaires pouvaient être feuilletés dans les succursales de la bibliothèque. Un Centre d'études et de recherches consacré à la Résistance toulousaine a été créé pour rassembler et conserver les documents, par un arrêté du Maire de Toulouse du 20 avril 1972. Cette exposition a permis non seulement de mettre en valeur les collections de la bibliothèque et des archives, mais encore d'attirer les dons, notamment d'anciens combattants qui ont eu l'amabilité de se dessaisir des documents qu'ils possédaient encore.

Bibliothèques centrales de prêt.

Manche.

Inauguration de la Bibliothèque centrale de prêt de la Manche. - Créée par arrêté ministériel du 7 janvier 1966, la Bibliothèque centrale de prêt de la Manche a d'abord été installée dans des locaux des Archives départementales. Dès le mois de décembre 1966 le Conseil général de la Manche cédait à l'État une parcelle de terrain de 1 200 m2 sur un coteau bien exposé au Sud. Les travaux de terrassement débutèrent en septembre 1969. La réception provisoire du bâtiment eut lieu en novembre 1970, la réception définitive un an plus tard. La Bibliothèque centrale de prêt s'installait dans ses locaux définitifs en janvier 1971 5. L'inauguration officielle a eu lieu le jeudi 12 octobre 1972 en présence de M. Lambertin, préfet de la Manche, de M. Jozeau-Marigne, président du Conseil général, des conseillers généraux, des chefs de services de la Préfecture, de M. Clermont, architecte départemental, des entrepreneurs, de bibliothécaires de la région et de nombreuses personnalités. A 16 heures 30, M. Desgraves, Inspecteur général et Mlle Struber, Directrice de la Bibliothèque centrale de prêt accueillaient les personnalités à l'entrée de la bibliothèque. Après une visite détaillée des locaux, les invités se retrouvaient dans la salle de réunion. Dans son allocution M. l'Inspecteur Desgraves souligna l'effort consenti pour rapprocher le livre du lecteur et annonça l'attribution d'un second bibliobus à la bibliothèque pour 1973. M. Jozeau-Marigne s'est réjoui de voir prospérer l'œuvre entreprise dans la Manche. A son tour M. le Préfet, après avoir remercié le personnel de la bibliothèque, vanta les mérites de la lecture « élément d'équilibre, d'approfondissement ».

  1.  (retour)↑  [Exposition. Caen. 1972]. - A Caen et en Basse-Normandie. Les Protestants et les pouvoirs, XVIe-XVIIe siècles par A. de Saint-Blanquat,... - Caen, 1972. - 16 p.; 30 cm.
  2.  (retour)↑  ARNOULT (Jean-Marie). - L'Autographe de Marie-Antoinette à la Bibliothèque de Châlons. - Châlons-sur-Marne : Bibliothèque municipale, [1972.] - 9 p. : ill.; 21 cm.
  3.  (retour)↑  [Exposition. Châlons-sur-Marne. 1972.] - Centenaire de la naissance de Paul Fort, 1872-1972 : Bibliothèque municipale... 23 novembre-23 décembre 1972. [Préf. par François Veillerette. Catalogue par Jean-Marie Arnoult.] - Châlons-sur-Marne : Bibliothèque municipale, [1972]. - 15 p.; 21 cm.
  4.  (retour)↑  [Exposition. Douai. 1972.] - La Musique à Douai à travers les âges. - Douai Bibliothèque municipale, 1972. - 18 p.; 30 cm.
  5.  (retour)↑  In : Bull. Bibl. France, 17e année, n° 4, avril 1972, pp. 173-186.