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L'Association nationale de la recherche technique (A.N.R.T.) et la documentation

L'Association nationale de la recherche technique (A.N.R.T.) 1 est née de la transformation d'un Comité dont l'objet était la liaison entre les centres et instituts de recherche technique.

C'est en 1953, à l'occasion des études pour le développement de la recherche en France, entreprise par le Gouvernement dans le cadre du deuxième Plan de modernisation et d'équipement, que fut prise, avec l'encouragement des pouvoirs publics, la décision de transformer ce Comité en une Association à domaine plus large, l'Association nationale de la recherche technique.

Régie par la loi de 190I sur les associations, l'A.N.R.T. a été reconnue comme représentative de la recherche technique en France par arrêté du 16 octobre 1953 du Ministre de l'industrie et du commerce, qui est représenté au Conseil d'administration de l'Association par un commissaire du Gouvernement.

L'A.N.R.T., qui compte actuellement près de 380 membres, groupe la quasi-totalité des organismes de recherche professionnelle, quelle que soit leur forme juridique, et de nombreux laboratoires de recherches publics et privés.

Les objectifs de l'A.N.R.T. sont les suivants :
- aider ses membres à améliorer leur efficacité par le développement ou l'établissement de toutes liaisons convenables, la mise en commun des connaissances, des besoins et des possibilités de chacun, l'échange d'expériences et la coordination volontaire de certains travaux, et par la mise sur pied de tout moyen collectif d'étude et d'action;
- assurer leur représentation collective auprès des pouvoirs publics et auprès des organismes qualifiés européens, étrangers ou internationaux;
- d'une façon générale, contribuer au développement de la recherche technique. Il y a lieu de souligner que si les organismes de recherche français ont adopté des formules juridiques variées et, par suite, des modes de financement différents, la création de l'Association nationale de la recherche technique a permis, avec l'encouragement des pouvoirs publics, à la recherche technique française de prendre conscience de son unité.

Les effectifs des membres de l'A.N.R.T. forment un total d'environ 60 ooo personnes, au nombre desquelles figurent plus de 12 000 chercheurs qualifiés.

L'A.N.R.T. a été présidée successivement par Mr A. E. Le Thomas, son fondateur, alors administrateur directeur général du Centre technique des industries de la fonderie, puis par MM. R. Delerive, directeur de l'Institut textile de France, Y. Letort, administrateur de la Société générale des produits réfractaires, R. Cheradame, directeur général technique du Centre d'étude et recherche des Charbonnages de France, M. Allard, président en exercice, directeur général de l'Institut de recherche de la sidérurgie (IRSID).

Une liaison permanente a été établie entre la Délégation générale à la recherche scientifique et technique, le C.N.R.S. et l'A.N.R.T.

Moyens de l'A.N.R.T.

L'A.N.R.T. ne dispose pas de laboratoires lui appartenant en propre. L'aide qu'elle apporte à ses membres repose essentiellement sur l'activité de ses commissions qui, s'attaquant chacune à un problème déterminé, sont pour les participants l'occasion de contacts et d'échanges fructueux.

Les principaux moyens de l'A.N.R.T. sont les suivants :
9 Commissions « d'Affaires générales » et 39 Commissions techniques.
9 Commissions d' « Affaires générales » :
- Problèmes de Sécurité sociale;
- Structure, organisation et efficacité de la recherche;
- Propriété industrielle;
- Formation des chercheurs;
- Formation des techniciens;
- Coopération technique;
- Prévision économique en liaison avec la recherche technique;
- Centres de la loi de 1948.

39 Commissions techniques :
- Documentation;
- Matériels et produits;
- Mathématiques et calcul
- Applications industrielles des radio-éléments et du rayonnement;
- Microscopie optique;
- - Technique du vide
- Réfractaires;
- Diffraction X, diffraction et microscopie électronique, Sous-Commission « Microsonde »;
- - Analyses physiques et chimiques;
Pyrométrie;
- Séchage;
Observation des phénomènes rapides;
; - Chromatographie et électrophorèse;
- Électricité statique;
- Viscosité et pseudo-viscosités;
- Dépoussiérage;
- Électronique;
- Technique du froid;
- Mécanique des roches;
- Filtration;
- Ultra-sons;
- Broyage et analyses granulométriques;
- Construction et équipement des laboratoires;
- Transmission de la chaleur;
- Mises en contact et mélanges de différentes phases;
- Frottement, adhérence et usure;
- Suspensions colloïdales;
- « Substances naturelles utilisables dans l'Industrie » (il s'agit de substances non métalliques et autres que les combustibles);
- Pollution des eaux;
- Automatisation;
- Hygiène et sécurité dans les laboratoires ;
- Applications de la similitude;
- Vibrations, bruit;
- Céramiques et réfractaires spéciaux;
- Prospection géochimique;
- Prospection géophysique;
- Détérioration biologique des matériaux ;
- Fiabilité;
- Fibres et matériaux fibreux.

L'A.N.R.T. gère, en outre, un certain nombre de Groupements de travail chargés de l'exécution et du financement d'un programme particulier de recherche, de la construction d'appareils scientifiques ou de tâches documentaires.

Chacun rassemble ceux des membres les plus directement intéressés et accueille éventuellement d'autres participants.

C'est ainsi qu'ont été publiés par l'A.N.R.T. huit ouvrages en vente chez Eyrolles :
Traité pratique de technique du vide (1958).
Guide de thermométrie (1950).
Études de pyrométrie pratique (1959).
Construction des laboratoires de recherche industriels (1959).
Le Problème du broyage et son évolution (1960).
Applications industrielles des radio-éléments et du rayonnement (196I).
Le Verre et la céramique dans la technique du vide (1962).
La Filtration et les filtres (1964).

L'A.N.R.T. tient à jour :
- un répertoire des appareillages. Les matériels et appareillages rares et spéciaux existant chez les membres de l'A.N.R.T. se trouvent catalogués dans ce répertoire qui facilite une aide mutuelle : mise à disposition d'appareils, fourniture de renseignements de détail sur le montage et le fonctionnement de ces matériels, etc.

Elle publie :
- un rapport d'activité : Études et recherches des membres de l'A.N.R.T., paraissant tous les deux ans. Les membres de l'A.N.R.T. y résument leurs travaux en cours et leurs programmes;
- un Bulletin bimestriel d'information : Recherche technique. Organe de liaison, ce Bulletin condense à l'intention des responsables de la recherche technique tout ce qui peut les aider dans leur orientation générale, en complément de ce qui leur vient de leur profession et de leur cas particulier.

Chaque année une Journée d'information A.N.R.T. permet d'instaurer un large débat sur un des grands problèmes de la recherche technique : en 1963 : « La Recherche technique reçoit-elle de l'État l'encouragement nécessaire? », en 1964 : « La Recherche technique et l'opinion publique ».

L'A.N.R.T. organise enfin des visites dans des établissements de recherche français ou étrangers : elles ont essentiellement pour but de donner aux directeurs, chefs de service et chercheurs qui y participent d'utiles informations sur les problèmes généraux de la Recherche, mais aussi sur les possibilités, les méthodes de travail et les résultats de chacun.

La commission « Documentation » de l'A.N.R.T.

La documentation étant un élément de base de la Recherche, l'A.N.R.T. a créé dès son origine une commission « Documentation » qui porte le numéro 1 dans la liste de ses commissions techniques, et dont le président est Mr R. L'Hermite (directeur général de la recherche pour le bâtiment et les travaux publics).

Tous les membres de l'A.N.R.T. s'intéressent à cette Commission dont le but principal est de favoriser au maximum l'aide mutuelle entre les services de documentation.

Parmi les questions abordées par cette Commission, on peut citer :
- l'entraide pour la conservation des revues;
- l'échange ou la cession de collections de périodiques;
- les relations entre les utilisateurs et les éditeurs d'ouvrages et de revues scientifiques et techniques (notamment un colloque sur ce sujet a eu lieu au Palais de la Découverte le 24 mai 1963);
- la documentation automatique;
- les résumés de thèses;
- la documentation considérée du point de vue des chercheurs.

En outre une sous-commission « Bibliothèques » a été créée; présidée par Mr Ducas, secrétaire technique du CERCHAR, elle a organisé de très nombreuses séances comportant chacune un échange de vues sur un sujet donné, et une visite de bibliothèques ; notamment, en 1963 et 1964, la sous-commission s'est rendue à l'Institu géographique national, au Service S.V.P., au Salon de l'équipement de bureau, à l'Agence Keystone, au Centre technique des industries de la fonderie, au Centre national d'études des télécommunications, au Centre national de recherches zootechniques, à l'Office de radiodiffusion télévision française.

Au début de 1964, une seconde sous-commission a vu le jour; intitulée Centres de Documentation et présidée par Mr Uzzan, chef du Service documentation de l'Institut des corps gras, elle s'attaque aux problèmes, autres que ceux des bibliothèques, qui concernent les centres de documentation : notamment ceux ayant trait à la documentation systématique, à la documentation spécifique, aux traductions, à la coopération entre centres de documentation.

En mars 1964 a été organisée une « réunion-compte rendu » sur les deux manifestations « Documentation » qui ont eu lieu à Rome en février 1964.

La Commission documentation tient à jour et diffuse un « fichier des services de documentation » de ses membres.

  1.  (retour)↑  44, rue Copernic, Paris 16e.