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Bibliothèques pour tous en Australie

Prospectives

Alan Bundy

Australie

Illustration
La Victoria State Library à Melbourne. Photo : Southtopia (Jon) sur Flickr (licence CC-by 2.0)

L’Australie offre la plus faible densité de population au monde. En effet, sur ses 7 682 300 km² de superficie qui font d’elle la plus grande île et le plus petit continent terrestre se répartissent 23 millions d’habitants dont la langue officielle est de facto l’anglais. Cependant, plus de trois millions d’Australiens parlent une autre langue à la maison.

État fédéral, constitué de six états (Queensland, Nouvelle-Galles du Sud, Tasmanie, Victoria, Australie-Méridionale et Australie-Occidentale), héritiers des colonies fondées au cours du XIXe siècle, ainsi que de trois territoires (le Territoire du Nord, le Territoire de la capitale fédérale, Canberra, et le Territoire de la baie de Jervis), l’Australie en tant que membre du Commonwealth est aussi une monarchie constitutionnelle dont le monarque, Elizabeth II d’Angleterre, n’exerce plus qu’un rôle cérémonial par l’intermédiaire de son gouverneur général.

Peuplée depuis près de 60 000 ans, l’Australie telle que nous la connaissons aujourd’hui a cependant une histoire vieille d’à peine plus de deux cents ans. Il en va de même pour ses bibliothèques. Les plus anciennes datent de la première moitié du XIXe siècle, à l’instar de la State Library New South Wales (1826) ou de la bibliothèque universitaire de Sidney (1851).

Jusqu’au milieu du XXe siècle, les six bibliothèques des états, telles que la State Library New South Wales, ont été les plus importantes d’Australie. En 1960, la National Library of Australia, fondée en 1902, qui était jusque-là la bibliothèque du Parlement du Commonwealth, est devenue une institution autonome. Responsable de la bibliographie nationale australienne et tête de pont du réseau des bibliothèques australiennes, elle est notamment à l’origine du portail des bibliothèques publiques australiennes, Australian Libraries Gateway  1.

La coopération entre la quarantaine de bibliothèques universitaires australiennes est encouragée par le Committee of Australian University Librarians  2 qui diffuse entre autres les informations statistiques.

Placées sous la tutelle à la fois des gouvernements locaux et des états australiens, les 1 500 bibliothèques de lecture publique avaient reçu en 2008-2009, d’après des statistiques nationales, plus de 111 millions de visiteurs.

Afin de compléter ce tableau des bibliothèques australiennes, il convient d’évoquer les nombreuses bibliothèques spécialisées ainsi que le réseau des 10 000 bibliothèques scolaires.

Enfin, différentes associations professionnelles jouent un rôle important dans le paysage bibliothéconomique, à l’image de l’Australian Library and Information Association  3 ou de l’Australian School Library Association  4, association spécialisée pour les bibliothèques scolaires.

Marie-Eugénie Lecouffe

  1.  (retour)↑  http://www.nla.gov.au/libraries
  2.  (retour)↑  http://www.caul.edu.au
  3.  (retour)↑  http://www.alia.org.au
  4.  (retour)↑  http://www.asla.org.au

Avec plus de 7,6 millions de kilomètres carrés, l’Australie a la même superficie que les États-Unis. 85 % de ses habitants sur une population de seulement 23 millions – qui sera le double d’ici 2050 selon les prévisions, du fait du fort taux de natalité, comparé à la plupart des pays européens, et de l’immigration – vivent le long ou près des 25 760 kilomètres de côtes. Cette population est largement urbanisée. Les aborigènes comptent pour 2,3 % de la population, et plus de 160 nationalités sont représentées dans cette population. Cette population multiculturelle et les vastes territoires intérieurs, avec leurs nombreuses villes et villages, représentent un défi important pour les bibliothèques qui ont pour mission de proposer une offre de services accessible à tous.

En tant que quatorzième puissance économique mondiale, l’Australie est essentiellement une économie de services et de marchandises. Il y a un faible taux de chômage et des manques de compétences, notamment dans le domaine des bibliothèques.

Le réseau des bibliothèques en Australie

Le réseau des bibliothèques australiennes comprend les bibliothèques publiques, universitaires, techniques et d’enseignement professionnel, les bibliothèques scolaires, ainsi que les bibliothèques spécialisées dans des entreprises du secteur privé et dans les services gouvernementaux à l’échelle locale, à l’échelle des états et à l’échelle fédérale. Le réseau des bibliothèques ne compte que pour 2,8 milliards de dollars australiens dans les dépenses fixes annuelles du pays, somme dont la majeure partie est consacrée au réseau des bibliothèques publiques, avec 880 millions de dollars australiens.

On peut trouver des détails sur toutes les sortes de bibliothèques en Australie, qu’elles soient universitaires, publiques, les deux ou spécialisées, dans le répertoire imprimé Australian libraries : the essential directory 1. Des renseignements sur plus de 5 000 bibliothèques en Australie sont également accessibles sur le site internet de la Bibliothèque nationale d’Australie  2. Une étude historique complète et décisive des bibliothèques en Australie de 1830 à 1995 a également été publiée  3.

Les brefs commentaires qui suivent concernent le présent et l’avenir du réseau des bibliothèques universitaires, scolaires et spécialisées. S’ensuit un plus long commentaire sur le réseau des bibliothèques publiques, qui est à présent accessible à tous en Australie.

Les bibliothèques universitaires

Les 41 universités australiennes sont largement financées par le gouvernement fédéral, et cinq d’entre elles sont habituellement incluses dans le classement des 100 premières universités à l’échelle internationale. La plupart sont à présent dispersées sur plusieurs campus, certains parfois éloignés d’une centaine de kilomètres les uns des autres. De telles distances présentent des défis particuliers et un coût certain pour les institutions et leurs bibliothèques. Parmi les universités, certaines ont développé de grandes compétences dans la formation à distance et l’e-learning, et leurs bibliothèques offrent sur ce point des ressources remarquables pour les étudiants éloignés, qu’ils soient en Australie ou à l’étranger.

Parmi les récentes évolutions dans les bibliothèques universitaires, déterminantes pour leur avenir, on peut citer : le renouvellement de la dotation en personnel fondée sur l’emploi de bibliothécaires universitaires qui travaillent en lien étroit avec les enseignants ; des investissements considérables dans de nouveaux bâtiments ; le développement de magasins partagés ou de silos ; l’automatisation, la RFID et les ressources électroniques ; répondre à l’accroissement des programmes de masters, de doctorats, de la recherche, et des besoins des étudiants internationaux ; et un virage vers l’idée de « learning center », impliquant l’université dans l’amélioration de l’apprentissage des étudiants, avec en point de mire la maîtrise de l’information vue comme une compétence cruciale au niveau master.

En Australie comme dans d’autres bibliothèques dans le monde, les bibliothèques universitaires s’attaquent à leur rôle central d’apprentissage et à un usage plus efficace de leurs espaces physiques et numériques. D’ici 2030, il est probable qu’elles auront mis au moins 80 % de leurs collections papier dans des magasins automatisés et dans des systèmes rapides de retrait, parfois automatisés, soit sur site soit dans des magasins partagés. Ce faisant, elles auront fait le récolement des collections et désherbé les doublons et les documents obsolètes.

C’est une idée désormais largement répandue en Australie de dire que les bibliothèques universitaires sont beaucoup plus qu’un endroit où collecter et organiser les ressources imprimées, et qu’elles jouent un rôle de premier plan pour contribuer à de nouvelles approches du concept de l’apprentissage comme partie intégrante de la culture en la matière d’une université, à travers le développement de « learning centers », de centres de tutorat, et d’autres espaces dédiés, tout comme de modules de recherche de l’information intégrés aux programmes.

Chaque recoin de leurs espaces sera équipé des technologies de pointe, et du soutien technologique associé, et leurs services en ligne seront totalement intégrés. Toutefois, elles continueront à soutenir la recherche et les services techniques. La situation actuelle d’abonnements coûteux à des bouquets de revues se transformera en un choix plus ciblé de produits, qui deviendra probablement la norme. Actuellement, les bibliothèques universitaires australiennes coopèrent de façon satisfaisante, à l’échelon fédéral et à l’échelon des états, dans leur réseau, comme en témoigne le fait que chaque étudiant d’une université peut emprunter dans une bibliothèque de n’importe quelle autre université. Certaines bibliothèques universitaires ont aussi noué des partenariats efficaces avec des bibliothèques publiques, scolaires ou autres. Toutefois, il est probable qu’au cours des vingt prochaines années, pour des raisons liées aux finances publiques et aux profils institutionnels, le degré et la portée de ces partenariats augmenteront, y compris pour les bibliothèques au double statut, public et universitaire.

Les bibliothèques techniques et d’enseignement professionnel

Les bibliothèques techniques et d’enseignement professionnel  4 soutiennent un éventail varié de plus de 60 instituts comportant plusieurs campus, qui sont en général définis géographiquement mais peuvent avoir de grandes distances intercampus. Il y a également un certain nombre de petits établissements d’enseignement supérieur privés, qui ont tendance à être limités à des thématiques comme le commerce, les cosmétiques et l’esthétique, l’hôtellerie, l’anglais, et ont en général seulement de petites bibliothèques.

Les instituts techniques et d’enseignement professionnel sont équivalents aux « community colleges  5 » aux États-Unis et au Canada, qui assurent également la formation continue des adultes salariés, et aux établissements d’enseignement professionnel au Royaume-Uni. Ils décernent en général des diplômes jusqu’au niveau du « diplôme avancé », qui est au-dessous de la licence dans le cursus universitaire australien. Des études dans un institut TAFE peuvent donner des crédits pour l’accès aux programmes de licence des universités, mais dix instituts ont leurs propres diplômes équivalents et leurs propres diplômes post-licence.

Cette dernière pratique fait l’objet de polémiques, puisqu’elle brouille les frontières auparavant clairement définies entre les différents secteurs de l’enseignement supérieur. Cela a toutefois permis pour un certain nombre d’instituts TAFE d’améliorer le statut, la dotation en personnel et le financement de leurs bibliothèques, et cette tendance est sans doute appelée à se confirmer dans les vingt prochaines années.

Tous les campus TAFE, sauf les plus petits dans les zones rurales, auront désormais une bibliothèque dotée en personnel, avec un bibliothécaire qualifié ou un technicien de bibliothèque. Toutefois, le rôle et le statut des bibliothèques des TAFE constituent toujours un défi pédagogique et financier assez variable selon les endroits, puisqu’il n’existe aucun critère national pour leur financement. Les bibliothèques les mieux pourvues en personnel et les mieux dotées continueront cependant à être à la pointe en ce qui concerne la recherche de l’information et l’évolution vers les « learning centers » et le partenariat avec le corps enseignant. De plus, elles répondent pleinement et de manière attentive aux besoins du grand nombre d’étudiants plus âgés, internationaux, migrants ou réfugiés, qui peuvent manquer de confiance en eux pour apprendre à parler couramment l’anglais. Un certain nombre de bibliothèques TAFE, en particulier dans les zones rurales, font aussi office de bibliothèque publique locale ou de bibliothèque universitaire du campus. Leur nombre va probablement augmenter au cours des vingt prochaines années.

Les bibliothèques scolaires

La scolarité est de par la constitution la responsabilité des gouvernements des états et des territoires, et il y a environ 7 000 écoles primaires et 2 000 collèges et lycées dans le secteur public et privé en Australie. Cependant, toutes les écoles reçoivent directement ou indirectement des financements de l’État fédéral et, par élève, le budget d’accès aux ordinateurs est parmi les plus élevés du monde. Presque toutes les écoles ont une bibliothèque, même si de petites écoles, primaires en particulier, peuvent n’avoir qu’un bibliothécaire à temps partiel, ou aucun bibliothécaire qualifié.

En 2011, la qualité et les besoins des bibliothèques scolaires australiennes ont fait l’objet d’une étude conduite par une commission d’enquête du parlement fédéral australien  6. Cette étude a fait suite à une campagne menée par des bibliothécaires enseignants d’Australie, des associations de bibliothécaires, des syndicats de l’éducation et d’autres pour mettre en lumière, entre autres : le déclin depuis les vingt dernières années de l’emploi de bibliothécaires enseignants doublement qualifiés, en particulier dans les lycées des états ; la retraite imminente de nombreux bibliothécaires enseignants ; des occasions plus rares pour les enseignants d’acquérir des compétences bibliothéconomiques pour compenser les départs en retraite ; le faible taux d’emploi de techniciens de bibliothèque para-professionnels pour permettre aux bibliothécaires enseignants de travailler en collaboration avec les enseignants sur les questions de l’apprentissage, de l’enseignement et de la maîtrise de l’information ; et le montant des financements disponibles pour les bibliothèques scolaires pour fournir un large éventail de ressources imprimées et électroniques à jour.

Si les onze préconisations du rapport de la commission d’enquête prennent effet, les vingt prochaines années devraient voir de plus grands investissements et la revitalisation du rôle des bibliothèques scolaires et des bibliothécaires enseignants perçus comme des « partenaires essentiels » dans les programmes d’apprentissage au sein de leurs écoles.

Les bibliothèques spécialisées

Les bibliothèques australiennes spécialisées ont eu les mêmes interrogations sur leur rôle de fournisseurs d’informations à l’heure d’internet que dans d’autres pays développés. Seules les franges les plus avancées du commerce, de l’industrie et du gouvernement australien reconnaissent l’importance de la maîtrise de l’information ainsi que le fait que la qualité des décisions dépend de celle de l’information sur lesquelles elles se fondent, et qu’à cette aune, internet n’est qu’une source parmi d’autres.

Dans le secteur du commerce, de l’industrie, dans le secteur gouvernemental, et même dans celui de la santé, les bibliothèques spécialisées continuent à connaître des restructurations ou même des fermetures, parfois comme résultat de la fusion de départements gouvernementaux ou d’entreprises. Néanmoins, le secteur, qui comprend environ 1 200 bibliothèques, est innovant et résistant. Il emploie les professionnels du pays parmi les plus compétents et les plus engagés dans la constitution de réseaux, particulièrement dans les bibliothèques juridiques, qui sont en nombre croissant, et dans les bibliothèques du secteur de la santé et de la comptabilité. La plupart des bibliothèques spécialisées d’Australie, comme ailleurs dans le monde, ont de faibles effectifs. Cependant, la grande bibliothèque du Parlement australien à Canberra a une excellente réputation concernant sa capacité prospective dans le domaine de l’analyse de tendances et de problèmes. Elle est particulièrement utile aux politiciens fédéraux en Australie, de même que les bibliothèques parlementaires pour les politiciens des états.

D’autres évolutions dans ces vingt prochaines années pourront probablement inclure une collaboration encore plus grande et un partage de ressources encore plus développé par les bibliothécaires spécialisés ; l’accent mis plus fortement sur les ressources d’information numérique ; et plus de prospective des bibliothécaires spécialisés dans le développement de la maîtrise de l’information par leurs clients.

Les bibliothèques publiques

Le réseau des bibliothèques publiques en Australie comprend la Bibliothèque nationale, les six grandes bibliothèques de référence des états, deux bibliothèques de référence de territoires, un système de 550 bibliothèques publiques locales avec un total de 1 520 antennes fixes et bibliothèques mobiles, et des services spécialement dédiés aux déficients visuels et auditifs. Elles sont décrites en totalité dans le Directory of Australian public libraries 7.

Parmi elles, seule la Bibliothèque nationale  8 est financée par le gouvernement fédéral. Les autres sont financées par les gouvernements des états et des territoires, et les bibliothèques publiques locales le sont en partenariat avec le conseil municipal qui les gère également.

Le réseau est utilisé par 60 % de la population, possède près de 1 500 points de desserte, plus de 8 000 agents, et compte près de 200 millions de prêts par an. Depuis dix ans, il s’est fortement dynamisé et a acquis une reconnaissance comme « bâtiment de capital social », comme le « troisième lieu » de la communauté, après l’école, le travail ou la maison, mais aussi comme une réponse aux besoins de la société du XXIe siècle en bâtiments fédérateurs de qualité et comme un lieu fondamental de la régénération urbaine. C’est sans doute le réseau de bibliothèques en Australie le plus intéressant et le plus innovant, et presque tout le monde dans le pays a maintenant accès à une bibliothèque publique locale gratuitement. Le réseau a donc le potentiel, d’ici les vingt prochaines années, de contribuer à la qualité de vie et au bien-être de plus de personnes, du « berceau à la tombe », que dans d’autres types de réseaux de bibliothèques.

Au cours des vingt prochaines années, tout comme dans les bibliothèques universitaires, l’accent sera mis sur l’ouverture 7 jours sur 7 des bibliothèques publiques, vues comme des lieux de rassemblement et de socialisation de la communauté, des endroits avec des cafés, dans lesquels les gens choisiront de passer du temps, même si elles continueront à donner accès à un large éventail de ressources imprimées et électroniques. Certaines prêtent déjà des e-books, et intègrent leurs services en ligne.

Le nombre de grandes bibliothèques mobiles coûteuses va probablement continuer à diminuer, et le nombre de bibliothèques fixes couplées à des institutions scolaires et d’autres instituts d’enseignement va sans doute augmenter. De nombreuses nouvelles bibliothèques seront construites, et les bibliothèques à la superficie de plus de 2000 m² seront plus répandues. Les bibliothèques publiques deviendront plus actives dans le domaine de la communication et de la promotion, ainsi que pour profiter des compétences et intérêts des retraités comme bénévoles pour les aider à accroître leur visibilité et atteindre d’autres objectifs. La première « Année nationale australienne de la lecture » en 2012 leur permettra d’affirmer le développement de la lecture publique comme le cœur de métier des bibliothèques publiques.

En conclusion

Des inquiétudes sont perceptibles, particulièrement au sein du réseau des bibliothèques scolaires et au sujet du financement du réseau des bibliothèques publiques, sur le fait de savoir si elles veulent et surtout peuvent être à la hauteur de leur potentiel. Une grande question en suspens, pour laquelle l’Australian Library and Information Association  9 a fourni beaucoup d’efforts, est celle du renouvellement générationnel du personnel professionnel. Beaucoup de professionnels des bibliothèques en Australie (bibliothécaires et bibliothécaires enseignants) et des paraprofessionnels (techniciens de bibliothèques), comme dans d’autres pays développés, sont partis à la retraite ou vont bientôt le faire. Il existe déjà des exemples où il a été ardu de leur trouver des remplaçants qualifiés, y compris pour les fonctions de direction.

Cette question a été « réglée », particulièrement pour le réseau des bibliothèques scolaires, par la fermeture récente de plusieurs formations en sciences de l’information et des bibliothèques dans les universités. Le réseau des bibliothèques publiques en particulier n’a pas encore assez de financements pour employer un nombre suffisant de bibliothécaires, ainsi que d’autres professionnels comme de jeunes travailleurs et des travailleurs sociaux, nécessaires pour être à la hauteur de son potentiel de services et de programmes à distance destinés aux communautés de tous âges et de toutes origines.

Néanmoins, il y a suffisamment d’éléments positifs concernant tous les réseaux des bibliothèques en Australie pour affirmer en conclusion que dans vingt ans elles feront la preuve – à travers leurs innovations, les réponses aux changements qu’elles apporteront, l’utilisation des nouvelles technologies, l’importance de la prise en compte des publics – de leur pertinence face aux besoins de leurs communautés. •

* Traduit de l’anglais par Sabine Maffre

Archiviste-paléographe, Sabine Maffre est actuellement conservateur stagiaire des bibliothèques et élève à l’Enssib. Elle est titulaire d’un master 2 en histoire à l’EHESS, et a soutenu sa thèse consacrée à l’iconographie de Caïn et Abel en France du XIe au début du XVIe siècle.

Juillet 2011