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La bibliothèque humaniste de Sélestat

Une bibliothèque aux missions atypiques ?

Laurent Naas

Claire Sonnefraud

À une époque où la mutualisation des équipements culturels est de plus en plus d’actualité  1, a fortiori dans un contexte de contraction des finances publiques, il semble d’autant plus intéressant de se pencher sur l’histoire d’un équipement atypique s’il en est, la Bibliothèque humaniste de Sélestat  2. Si cette structure peut, depuis 1997, se concentrer ou se recentrer sur ses missions de conservation et de mise en valeur du patrimoine écrit sélestadien (ou plutôt européen, eu égard à la richesse de ses collections qui mettent en évidence les multiples affinités intellectuelles et amicales entre les humanistes allemands, français et italiens), il n’en a pas toujours été ainsi. Dotée de fonds qui plongent leurs racines dans le Moyen Âge finissant  3, la bibliothèque fut érigée en bibliothèque municipale en 1841 mais fut amenée, pour des raisons diverses, à exercer des missions assez différentes. La clarification desdites missions depuis 1997 lui donne (enfin ?) la possibilité de se recentrer sur la conservation et la mise en valeur de ses collections précieuses, dans l’attente d’un projet de revalorisation.

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Vue de la façade de la Bibliothèque humaniste de Sélestat depuis la place Gambetta, avec la mosaïque datant de 1906. © Bibliothèque humaniste

Des collections précieuses, témoins de l’essor de l’humanisme en Alsace

Avant d’étudier les diverses missions qui furent assignées à travers les époques à la Bibliothèque humaniste, il importe dans un premier temps de retracer à grands traits son histoire.

La ville de Sélestat a abrité dès l’époque médiévale plusieurs communautés religieuses, chacune disposant d’une bibliothèque destinée à nourrir la spiritualité et le savoir de ses membres. Les moines bénédictins du prieuré de Sainte-Foy disposaient, d’après l’inventaire de leur bibliothèque de 1296  4, d’une belle collection de livres (102 volumes) couvrant tous les domaines du savoir. En outre, la bibliothèque conserve encore à l’heure actuelle des éléments remarquables des bibliothèques des autres communautés qui s’installèrent à Sélestat au cours de l’époque médiévale (dominicains, dominicaines, franciscains, hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem).

Néanmoins, les deux joyaux constituant les collections les plus précieuses sont, d’une part, la bibliothèque paroissiale (ou bibliothèque de l’école latine) et, d’autre part, la collection personnelle du savant Beatus Rhenanus (1485 – 1547) 5.

L’école paroissiale de Sélestat est mentionnée pour la première fois à l’extrême fin du XIVe siècle. Elle connut un essor décisif avec l’arrivée, en 1441, du Westphalien Louis Dringenberg, ancien élève des Frères de la vie commune de Deventer ; il fit entrer l’école latine dans une ère nouvelle en introduisant des méthodes pédagogiques innovantes qui furent reprises et améliorées par ses successeurs. Assez rapidement, on ressentit la nécessité de disposer d’un ensemble de livres destinés à l’enseignement. Ce fut le curé de l’église paroissiale Saint-Georges qui donna l’impulsion nécessaire : en 1452, il légua une trentaine de manuscrits et fonda par ce geste la bibliothèque paroissiale. Plusieurs chapelains et curés de Sélestat suivirent son exemple et fournirent ainsi aux maîtres et aux élèves de l’école la matière première de l’enseignement dispensé au quotidien (anthologies diverses, textes d’auteurs païens antiques et des Pères de l’Église…).

L’élève le plus célèbre de cette école, Beat Bild (né en 1485 à Sélestat), poursuivit ses études en Sorbonne sous l’égide de Lefèvre d’Étaples de 1503 à 1507. Tout en décrochant ses grades (jusqu’à celui de magister artium), il œuvra comme correcteur d’imprimerie chez Estienne, ce qui vaut à la bibliothèque de conserver encore dans ses collections un bel ensemble d’éditions parisiennes de cette époque. En effet, dès son plus jeune âge, Beatus Rhenanus (forme latine adoptée dès le retour de Paris) eut à cœur de se constituer une bibliothèque de travail lui permettant de disposer facilement des ouvrages destinés à alimenter ses travaux historiques (comme ses Rerum germanicarum libri tres, Bâle, 1531) ou ses éditions d’auteurs antiques (Tacite, Tite-Live…). Peu de temps avant sa mort (le 20 juillet 1547), Rhenanus donna l’ensemble de sa bibliothèque personnelle à sa ville natale. À l’heure actuelle, la Bibliothèque humaniste conserve encore près de 670 volumes de ce savant, soit un peu plus de 2 500 titres  6, ce qui permet à Sélestat de conserver la bibliothèque d’un humaniste presque dans son intégralité, alors que les bibliothèques des savants de cette époque ont presque toutes disparu. La valeur exceptionnelle de cette collection lui a d’ailleurs valu d’être inscrite il y a peu au registre « Mémoire du monde » de l’Unesco.

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Vue de la Rhenana : espace dévolu à la conservation des documents les plus précieux (bibliothèque paroissiale et collection personnelle de l’humaniste Beatus Rhenanus) © Bibliothèque humaniste

La collection de Rhenanus fut conservée dans le bâtiment de la douane de 1547 à 1757, époque à laquelle elle fut transférée dans une chapelle de l’église Saint-Georges, où se trouvait la bibliothèque paroissiale depuis ses débuts.

Au cours de la période révolutionnaire fut créée la bibliothèque du district, qui reçut le produit des confiscations réalisées au détriment du clergé. À l’origine dans l’édifice qui abritait le tribunal, l’ensemble des collections fut installé en 1840 au deuxième étage de la mairie, qui fut transformée en bibliothèque de lecture publique. Aux collections les plus précieuses s’ajoutèrent, à un rythme relativement soutenu, des ouvrages destinés au plus grand nombre. Les livres connurent ensuite un dernier déménagement, en intégrant en mai 1889 la Halle aux Blés au sein de laquelle on peut encore admirer les plus beaux d’entre eux.

D’après les recherches menées jusqu’à ce jour, la vocation touristique de la Bibliothèque humaniste semble remonter à cette époque. Et, sans atteindre l’importance qui fut la sienne à partir des années 1970, la fonction muséale tend à s’affirmer progressivement. Les mentions, de plus en plus nombreuses, de la bibliothèque dans les guides touristiques dès l’extrême fin du XIXe siècle  7 et l’aménagement de la grande salle à l’aide de vitrines permettant de donner à voir quelques joyaux du patrimoine écrit sélestadien en rendent compte.

La lecture publique ne cessa par ailleurs de se développer jusqu’à la création d’un embryon de secteur jeunesse après 1975 ; la nécessité de desservir tous les publics fut d’ailleurs l’un des moteurs du projet de transformation de la Halle aux Blés en une médiathèque moderne… pour le milieu des années 1980. La disparition du maire Kretz mit fin à ce projet.

Il fallut attendre le milieu des années 1990 pour voir se profiler la création d’une médiathèque intercommunale qui entraîna une profonde modification des missions de la Bibliothèque humaniste. En effet, suite au transfert de la compétence de lecture publique, la bibliothèque municipale put se recentrer sur ses missions de conservation et de mise en valeur de ses collections patrimoniales avec la mise en place dès le début des années 2000 d’un service éducatif qui connut son véritable essor à partir de 2003. Établissement aux missions diverses, la Bibliothèque humaniste continuait également à être reconnue par la direction des Archives de France ; en effet, les archives municipales (des origines jusqu’en 1945), ainsi que les registres paroissiaux et l’état civil, y furent conservés jusqu’en février 2010. Ces fonds furent alors transférés auprès des archives les plus récentes et purent ainsi intégrer le service d’archives récemment créé.

Convergence contre mélange des genres ?

La situation actuelle de la Bibliothèque humaniste de Sélestat, avec le départ de la lecture publique et celui des archives, est à la croisée des problématiques des métiers du patrimoine et des bibliothèques. Allégée de ses composantes lecture publique et archives, la bibliothèque peut se recentrer sur sa mission patrimoniale  8. Mais cela ne va-t-il pas à l’encontre du mouvement actuel de convergence des métiers et des problématiques ? Quelle est la place d’une bibliothèque-musée dans le paysage culturel actuel ? À notre sens, cette place se situe entre le développement de services aux publics « convergents », les missions d’une bibliothèque patrimoniale aux fonds d’importance internationale et les orientations actuelles des bibliothèques.

La Bibliothèque humaniste a une approche des services aux publics assez originale avec le développement de son aspect touristique. L’insertion de cet équipement culturel dans les réseaux locaux de tourisme est en effet une de ses spécificités, qui le met sur le même plan que les monuments voisins comme le Haut-Koenigsbourg  9. Très peu de bibliothèques municipales peuvent se vanter de figurer dans la liste des hauts lieux locaux promus par les offices du tourisme ! En outre, comme beaucoup de bibliothèques patrimoniales, la Bibliothèque humaniste a mis en place, avec le soutien de l’académie de Strasbourg, en 2000, un service éducatif  10, à l’image de ce qui se fait dans les musées depuis longtemps. Cette visibilité vers l’extérieur, comparable à celle des monuments historiques et des musées, est un point fort de l’équipement culturel et un point de convergence avec ces institutions. Bien plus, le recrutement en 2008 d’une chargée de la promotion touristique de la bibliothèque, en relation avec l’office du tourisme, a permis de matérialiser cette spécificité. Enfin, il faut souligner l’importance du patrimoine écrit dans le positionnement touristique de Sélestat, qui tend de plus en plus à assumer, afin de la promouvoir d’autant mieux, son image de « ville de l’humanisme ».

Une question reste entière : quelles sont les missions d’une « bibliothèque-musée » ? En effet, aucun texte normatif ne définit la mission des bibliothèques municipales patrimoniales. Les articles consacrés aux bibliothèques dans le récent Code du patrimoine sont très peu nombreux et ne portent pas de vision politique. Il n’est pas étonnant à cet égard que les bibliothèques patrimoniales se rapprochent de plus en plus des musées dans leurs missions telles que définies dans ledit code : « Est considérée comme musée, au sens du présent livre, toute collection permanente composée de biens dont la conservation et la présentation revêtent un intérêt public et organisée en vue de la connaissance, de l’éducation et du plaisir du public. » Dans l’imaginaire collectif, une collection de livres reste une bibliothèque, malgré le recoupement avec les missions des musées  11. Mais où se trouve vraiment la limite ? Souvent, les bibliothécaires ne souhaitent pas que leur établissement se transforme en musée car ce terme est encore synonyme, sans doute à tort, d’immobilisme et de mort de la collection. La Bibliothèque humaniste n’est-elle pas la preuve du contraire ? Une collection patrimoniale peut continuer à vivre et être consultée tout en profitant des actions de mise en valeur de type muséal  12.

La bibliothèque de Sélestat n’est pas la seule dans ce cas (on peut citer la médiathèque de l’agglomération troyenne ou le Scriptorial d’Avranches) et les bibliothèques patrimoniales semblent effectivement s’avancer vers une convergence avec le patrimoine tel que mis en valeur dans les musées. On constate donc davantage un morcèlement des bibliothèques : d’un côté, les bibliothèques qui développent des services de plus en plus diversifiés et éloignés des collections, comme les médiathèques « troisième lieu » qui offrent de plus en plus d’espaces de convivialité ou de travail sans livres, ou encore le modèle anglo-saxon des learning centres et des idea stores ; de l’autre, des bibliothèques patrimoniales centrées sur la valorisation des collections, et se rapprochant des pratiques des musées et monuments historiques dans le domaine de l’action culturelle. Il y aurait donc à la fois divergence au sein des bibliothèques et convergence dans le domaine patrimonial.

Bien plus, le cas de la Bibliothèque humaniste, ou d’établissements semblables, doit aussi être examiné sous l’angle plus vaste de l’animation d’un territoire, au-delà des aspects institutionnels. Ce dernier aspect est au cœur de la programmation culturelle de la bibliothèque sélestadienne, programmation dont certains pans sont élaborés en relation avec les autres équipements culturels proches géographiquement.

Le travail en réseau est en effet indispensable afin de tisser un maillage fin de l’Alsace centrale. La « Nuit des musées » constitue à cet égard un moment particulier de cristallisation de ce réseau, puisque cette manifestation associe la Bibliothèque humaniste au Haut-Koenigsbourg, au fonds régional d’art contemporain (Frac) Alsace, à la médiathèque intercommunale et à deux galeries d’art privées. La biennale d’art contemporain, Sélest’Art, à laquelle est étroitement associée la ville de Sélestat, permet également à la bibliothèque de jouer un rôle d’animation du territoire, au sein de ce même réseau, en abritant des œuvres. Enfin la présence, à Sélestat, d’une bibliothèque patrimoniale stricto sensu et d’une médiathèque intercommunale distincte, chargée de la lecture publique, fait de cette bourgade, lieu de naissance de Jean Mentel, premier imprimeur alsacien, contemporain de Gutenberg, une ville du livre à même de jouer un rôle de premier plan dans le monde du livre en Alsace  13.

Les bibliothèques-musées du type de la Bibliothèque humaniste sont toujours confrontées à l’éternel problème de l’exposition de l’objet livre : comment rendre compte de la richesse d’un ouvrage alors qu’il n’est possible de n’en montrer que deux pages à la fois ? C’est là qu’une bibliothèque-musée peut tirer parti des sciences de l’information et des techniques muséales les plus modernes, avec les systèmes de feuilletage de livres numérisés. Une autre solution peut être de diversifier le contenu des expositions. Ainsi, dans le cadre de ces expositions temporaires, la bibliothèque ne se limite pas à donner à voir des éléments de ses collections précieuses. Des temps de médiation et d’animation culturelle sont aussi consacrés à des artistes dont l’œuvre est en relation avec le monde du livre dans son acception la plus large (enlumineurs, photographes…). Un pannel aussi large d’interventions en rapport avec l’écrit et son illustration permet de créer une variété à laquelle le public est attentif.

Un vaste projet de revalorisation

Il ressort de l’ensemble de ces éléments que la Bibliothèque humaniste, bibliothèque municipale de Sélestat, a vu ses missions se transformer au fil du temps avec, néanmoins, une suite d’évolutions rapides à partir de la fin des années 1990. Jadis bibliothèque chargée de la lecture publique, tout en conservant un fonds patrimonial considérable et les archives municipales, elle a connu une profonde redéfinition de ses missions avec l’ouverture de la médiathèque intercommunale en 1997 et la création d’un service d’archives municipales à part entière en 2010.

Elle a ainsi pu se recentrer sur ses missions premières de conservation du patrimoine sélestadien (avec, notamment, un vaste chantier de numérisation de ses manuscrits, ainsi que des imprimés des XVe et XVIe siècles), développer l’ensemble des activités liées à la mise en valeur de celui-ci (en direction du grand public, mais aussi auprès des scolaires) et consolider sa place dans le cadre de l’animation culturelle de l’Alsace centrale, en développant simultanément une logique de partenariats divers et variés, très enrichissants par ailleurs.

Néanmoins, la Bibliothèque humaniste ne pourra vraiment exercer au mieux ses différentes missions que dans la mise en œuvre d’un vaste projet de revalorisation lui permettant de disposer d’espaces adéquats et de présenter à ses visiteurs une scénographie moderne (accompagnée d’une véritable médiation culturelle), en phase avec les attentes de nos contemporains. Cet équipement pourra alors voir croître les récoltes prometteuses dont elle a fait germer les graines au cours des dernières années. •

Mai 2011

  1.  (retour)↑   Il suffit de mentionner à cet égard la journée d’étude organisée par l’Enact de Nancy les 4 et 5 mai 2010 sur la mutualisation des équipements culturels.
  2.  (retour)↑  http://www.bibliotheque-humaniste.eu
  3.  (retour)↑   Une des principales originalités des collections de la Bibliothèque humaniste réside dans le fait qu’elles ne proviennent pas des confiscations révolutionnaires.
  4.  (retour)↑   Contenu dans le Livre des miracles de sainte Foy (XIe-XIIIe siècle ; ms 22, au f°14 r°).
  5.  (retour)↑   Voir Paul Adam, L’humanisme à Sélestat : l’école, les humanistes, la bibliothèque, Sélestat, Alsatia, 1962.
  6.  (retour)↑   Sur la bibliothèque de Rhenanus, voir entre autres :
    – James Hirstein, « La bibliothèque de Beatus Rhenanus : une vue d’ensemble des livres imprimés », in : Rudolf de Smet (éd.), Les humanistes et leur bibliothèque, Humanists and their Libraries. Actes du colloque international, Proceedings of the International Conference, Bruxelles, 26-28 août 1999, Peeters-Leuven-Paris-Sterling, Virginia, Université libre de Bruxelles, 2002 (Travaux de l’Institut interuniversitaire pour l’étude de la Renaissance et de l’Humanisme, 13), p. 113-142.
    – Pierre Petitmengin, « Les livres de Beatus Rhenanus », in : André Vernet (dir.), Les bibliothèques médiévales : du VIe siècle à 1530, Paris, Promodis/Éd. du Cercle de la librairie, 1989 (Histoire des bibliothèques françaises, 1), p. 298-301.
  7.  (retour)↑   On peut notamment signaler que notre prédécesseur, l’abbé Joseph Gény, mentionne dès 1899, dans son Führer durch Schlettstadt, l’existence d’un petit musée au premier étage de la Halle aux Blés.
  8.  (retour)↑   Le processus sélestadien, qui privilégie l’éclatement des missions, est, on peut le noter, exactement à l’opposé de celui suivi à Villeurbanne ; voir : Xavier de La Selle, « Quand bibliothèque et archives font mémoire commune : l’expérience du Rize à Villeurbanne », BBF, n° 3, p. 46-49. En ligne : http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2010-03-0046-008
  9.  (retour)↑   Il faut signaler à ce sujet la mise en place de partenariats avec le Haut-Koenigsbourg dans le cadre de l’accueil de familles sur les deux sites au cours d’une même journée, et avec le Musée Unterlinden de Colmar afin de croiser les accueils de classes dans le cadre de leurs services éducatifs.
  10.  (retour)↑   De nombreux supports pédagogiques sont d’ailleurs disponibles à partir du site internet de la Bibliothèque humaniste : http://www.bh-selestat.fr
  11.  (retour)↑   Du point de vue institutionnel, on peut aussi rappeler que la Bibliothèque humaniste n’est pas reconnue comme un musée de France par le ministère de la Culture et de la Communication, mais bel et bien comme une bibliothèque, malgré ses activités muséales et touristiques.
  12.  (retour)↑   Ce qui n’est pas sans poser les questions liées à l’exposition du livre, du point de vue de sa conservation et de l’accès à son contenu ; voir à ce sujet l’article de Mireille Vial, « Le livre exposé : enjeux et méthodes d’une muséographie de l’écrit », BBF, 2000, n° 2, p. 106-108. En ligne : http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2000-02-0106-006
  13.  (retour)↑   Il suffit de relire à ce sujet l’avis, éclairant, rendu par le conseil économique et social d’Alsace le 29 avril 2004 : http://www.ceser-alsace.eu/medias/avis/7e-com/2004-terre-du-livre-avis.pdf