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Librairies et bibliothèques :

échanges d’espaces

Christian Thorel

La géographie, la cartographie, et l’architecture ont toujours présidé à la conception et à la réalisation de nos librairies, progressivement, au fil de nos aménagements. Et ce, depuis septembre 1975, date de l’ouverture de notre premier Ombres blanches, jusqu’à octobre 2007, date à laquelle nous avons inauguré notre dernière extension de la librairie. Nous avons donné d’ailleurs à cette nouvelle librairie, thématique, partie dés-intégrée de la librairie généraliste voisine, le qualificatif de « librairie du sentiment géographique ». C’est dire de manière imagée l’intérêt que nous portons à la question de l’espace, depuis la position de notre commerce dans sa ville, Toulouse, jusqu’à la place occupée par chaque livre dans chacun de nos secteurs.

Sélection, collection

Un mot peut-être, en introduction, sur le besoin d’espace généré par une production toujours plus abondante. En 1975, l’édition de langue française proposait environ 250 000 titres disponibles ; trente-cinq ans après, nous disposons, dans l’ensemble des catalogues, de plus de 500 000 titres. Le libraire a, dans cette offre de plus en plus généreuse et de plus en plus diversifiée, un choix à faire, en fonction de sa clientèle certes, de son savoir-faire, de ses compétences dans les domaines divers du savoir et de la création, mais aussi de l’ampleur de son espace. En composant ou en renouvelant son assortiment, en « sélectionnant », il fait œuvre de constitution de sa « collection ». Collection qu’il va classer, mettre en scène, éclairer. Les moyens de cette mise en valeur de son « patrimoine » marchand vont à leur tour façonner une image de sa librairie et créer une interaction sur les orientations de son assortiment. Des réponses se font donc entre les livres et leur territoire, des appels se font écho entre les lecteurs, l’offre et le cadre de l’offre.

Il n’existe aucun canon esthétique propre à faire fructifier au mieux l’alchimie ainsi mise en œuvre. Et, fort heureusement, la diversité de nos librairies les plus indépendantes tient non seulement à l’identité des libraires qui les animent, à la qualité différenciée de leur assortiment, aux rues et aux villes qu’elles occupent, à leur engagement, intellectuel, politique, littéraire… mais aussi à la mise en espace des livres qu’elles se donnent pour mission de promouvoir. Autant de surfaces commerciales, autant de tailles, autant d’environnements différents, autant de décors divers pour nos livres.

Outre la nécessité économique, pour la production, d’assurer sa diversité, on pourrait réduire les qualités du réseau des librairies indépendantes à deux vertus principales. La première, esthétique, procède d’un mélange de subjectivité et de réalisme, elle permet au libraire d’assurer le service que le lecteur attend tout en l’érigeant en prescripteur ; les différences entre libraires d’une même ville assurent une concurrence dont peuvent jouir les lecteurs, concurrence qui permet aussi d’échapper à l’uniformisation et au conformisme des chaînes du livre, lesquelles pourraient donner aux librairies le même visage, de Perpignan à Lille et de Brest à Strasbourg, si elles en avaient le monopole.

La deuxième vertu, économique, consiste le plus simplement à exploiter son indépendance capitalistique ou son autonomie en ne se soumettant pas à l’excès aux impératifs de rentabilité de l’actionnariat, tout en respectant les règles des grands équilibres du compte d’exploitation et des capacités d’investissement qu’ils génèrent. Car c’est de ces investissements dans des outils, dans des équipes, dans des équipements qu’aura procédé depuis une trentaine d’années la créativité du réseau des librairies. Parce que c’est celle que je connais le mieux, j’appuierai mon propos sur l’histoire de la nôtre, depuis ce jour de septembre 1975 où le premier client est entré à Ombres blanches.

Librairie engagée, matériaux résistants

Dans un espace originel de 80 m², que nous avons occupé pendant sept ans, nous proposions une librairie dont les orientations correspondaient à une génération. S’y mêlaient l’engagement politique, l’éveil aux littératures contemporaines, la cinéphilie, le renouveau de la BD et le roman noir, l’écologie, l’architecture et la radicalité artistique. Des matériaux résistants, bois, brique et dallage à l’ancienne donnaient un caractère un peu austère, mais très fonctionnel et rigoureux, à cette combinaison toulousaine des librairies parisiennes La Joie de lire et Le Terrain vague, au mariage du structuralisme et du surréalisme.

La place occupée par des éditeurs comme Minuit, Maspéro, Payot et les PUF, Le Seuil et Gallimard était alors la plus importante, combinée à de nouveaux visages comme Galilée, Phébus, Plasma, Jean-Michel Place ou Champ libre, sans oublier Pauvert, Corti ou Losfeld. La « nouveauté » avait dans ce cadre une importance relative, au point de laisser aux fonds d’éditeurs et aux présentations thématiques une place qu’on assimilerait aujourd’hui à une erreur de gestion ou une aberration professionnelle. Nous éditions trois fois par an des catalogues thématiques, aux prolongements plus que visibles en magasin : écrivains des USA, d’Amérique latine, les romancières anglo-saxonnes, le Sud des États-Unis, le dernier surréalisme, le Japon, l’opéra et ses musiciens, Vienne et Prague au début du XXe siècle… Nous avions même occupé l’ensemble de la librairie pour honorer ce dernier thème : tables de livres bien sûr, photos « capturées » dans les archives de Gallimard (il faut imaginer un temps où il n’existait pas vraiment de service « marketing », jusque dans les grandes maisons).

La vitrine

La vitrine est alors un élément déterminant de la vie de la librairie, le moyen le plus sûr de la promotion et de la visibilité de nos choix. Elle est le lieu – capital – d’une inscription du livre dans la ville, sorti des espaces fermés qui lui sont habituellement dédiés. Ce lien du livre avec l’espace public par la vitrine était d’ailleurs un des arguments dans la conquête de la loi sur le prix unique par Jérôme Lindon et l’APPU (Association pour le prix unique) qu’il présidait. Il dénonçait, dans l’aspect forteresse des Fnac aux murs aveugles, le risque d’une ville sans images du savoir.

Une librairie qui ressemble à une bibliothèque

De 1982 à 1989, en sus du premier espace que nous conservons, nous installons à 15 mètres sur le même trottoir, une nouvelle librairie dans un ancien atelier de réparation de machines à écrire (160 m², dont une mezzanine à quatre côtés) plus spacieuse, équipée d’une grande verrière. L’ampleur de l’espace, la lumière naturelle et l’équipement simple conçu par un tandem d’architectes impliqués dans l’enseignement et la diffusion des idées nouvelles en architecture (dont l’escalier type Au bonheur des dames encore symbolique de la librairie) viennent rendre à ce « loft » un caractère immédiatement épousé par les amoureux du livre et de la littérature. On y apprécie l’aspect bibliothèque traditionnelle. Nous organisons alors périodiquement une exposition artistique (photo, peinture, architecture) à l’étage des livres d’art, et une synergie se met en place, dans les publics de l’art, entre l’œuvre et son support de papier. Le décor de bois et de tissu est très simple, rayonnages et tables scandent l’espace. Dans les trois éléments distincts de ce nouveau lieu, la librairie adopte un classement adapté aux contraintes spatiales, et qui évoluera durant ces sept ans ; quatre grands secteurs sont à ordonner : littérature (dont critique), sciences humaines et philosophie, beaux-arts, livres de poche (traités et commercialisés de façon très séparée dans les années 1980, avant d’être souvent intégrés, interclassés après 1990), auquel nous tentons d’ajouter jeunesse et bande dessinée.

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© Ombres blanches

Facing et tables

Pour une partie des nouveaux mobiliers, nous faisons pour la première fois appel à un équipementier professionnel, lequel nous propose des étagères modulables en métal, avec lutrins. Le « facing » entre alors dans le vocabulaire des librairies, qui doivent s’adapter aux nouveaux modes d’exposition amenés par les grandes surfaces (ou bien par la Fnac). Dans nos rayonnages en bois, entre les tranches des livres et sans régularité, nous introduisons aussi des livres de face dont les couvertures viennent éveiller un moment de curiosité chez nos lecteurs. Nous continuons à exploiter les fonds plus que les nouveautés, non seulement dans les rayons, mais aussi sur les tables. Malgré le savoir-faire de nos lecteurs, qui n’hésitent pas à se tordre le cou pour lire titre et auteur des volumes de l’étagère, c’est déjà de ce travail horizontal que nous tirons le plus de succès. L’écart entre rayonnage et table ne va d’ailleurs pas cesser de se creuser dans les années qui suivent, et il ne faudra pas hésiter de plus en plus à tirer de l’étagère les livres que nous aimons pour les faire exister mieux au regard de nos clients. Dans l’attente du retour d’une pratique plus équilibrée vers le classement vertical.

Donner une identité à l’espace

Dans le courant de l’année 1988, il me vient la crainte d’être au bout d’une voie, tant sur le plan commercial que sur celui, qui lui est lié, de l’espace. La part phobique en moi me fait regarder le « mur du fond » de la librairie comme un obstacle, non seulement à son développement mais aussi au maintien de son activité. La grande papeterie de gros qui est dans l’impasse du coin de notre rue, et qui est mitoyenne de la librairie, se libère. C’est le moment de faire le pas. Le « mur du fond » tombe en août 1989, et la librairie trouve dans ce prolongement inespéré de plus de 600 m² la surface qui commençait à manquer pour donner existence à un nombre toujours plus important de publications et assurer ainsi sa mission de librairie de fonds. Elle trouve surtout la perspective d’une ouverture sur une autre rue, une cour intérieure autour de laquelle elle va s’organiser, un bain complet de lumière naturelle provenant de trois côtés du patio par de grandes baies. Deux entrées et sorties sont donc possibles, séparées par une cinquantaine de mètres de promenade entre tables et rayons à nouveau réaménagés. L’espace est conçu dans le respect le plus grand de son « jus », et dans la préservation de l’aspect « loft ». De nombreuses démolitions, une reconstruction de l’étage (sous rampant) sur un assemblage de très hautes poutres en lamellé collé à près de quatre mètres du sol du rez-de-chaussée viennent accentuer encore le côté entrepôt de ce nouveau et très spacieux local. Le travail de nos architectes consiste entre autres à relier les espaces le plus naturellement possible, à les ouvrir vers l’extérieur, à leur donner une identité. Le travail sur les couleurs y sera primordial.

Mobilier, signalétique

Pour le mobilier, nous optons pour deux solutions : la première, très économique, consiste en rez-de-chaussée à proposer les secteurs littérature et jeunesse dans des étagères métalliques normalement destinées à du stockage d’archives (métal galvanisé émaillé de quelques touches de bleu pétrole) ; la seconde, à l’étage (de 250 m², dont notre nouvelle salle de rencontres et débats), est plus sophistiquée et mélange lutrins et étagères de métal laqué gris dans de grandes armoires métalliques éclairées de l’intérieur pour une mise en valeur des livres d’art et d’architecture. Les tables, plateaux de médium (c’est le début de ce nouveau matériau) simplement équipés d’une étagère sous les deux plus grands côtés, sont très nombreuses et répondent par une juxtaposition de fonds et de nouveautés aux rayons qui leur font face. Les espaces sont découpés pour les mêmes secteurs que précédemment, la librairie pouvant se visiter comme une succession de librairies spécialisées, et ces secteurs sont composés de rayons indexant chaque élément. Ainsi, en littérature traduite, offrons-nous une douzaine d’éléments « bibliothèques » consacrés aux grands espaces linguistiques. C’est aussi, tardivement, le début de la signalisation de la librairie, modeste encore, peu détaillée, mais propre à orienter le lecteur.

Tout l’espace aux livres ?

Nous butons une nouvelle fois sur l’impossibilité d’installer un bistrot dans la librairie. En 1981, par absence d’audace et manque de place. En 1989, par défaut d’autorisation du propriétaire. Nous installons au milieu du secteur jeunesse un banc circulaire en métal et bois, un peu sévère, mais qui sera pendant longtemps encore (dix ans) le seul élément de repos dans la librairie, dans laquelle nous avons du mal à ne pas céder tout l’espace aux livres. Pas de luxe donc dans ce lieu où la seule fantaisie réside dans les plantes vertes de l’intérieur et du patio. L’organisation de l’espace est centrée presque exclusivement autour de l’objet de notre « commerce ». Les images du livre font disparaître les supports de leurs étagères, on y ajoute photos et affichettes et nous faisons confiance au volume du lieu, à sa lumière et à son éclairage pour procurer lisibilité et confort au lecteur.

Ramifications, agrégations

En 2000 et en 2007, nous avons réalisé des travaux importants à la suite de l’acquisition de nouveaux locaux (dont une partie en propriété). Aujourd’hui, la librairie se ramifie dans le quartier Gambetta sur plus de 1 600 m² de surface de vente. Les derniers aménagements ont été faits en vue de donner à nos secteurs et à leurs rayons une cohérence, aussi bien dans la distribution que dans la circulation d’espace en espace. Dans des lieux agrégés les uns aux autres, qui offrent le charme de l’ancien rénové, mais aussi une grande complexité géométrique et des repères spatiaux qui peuvent brouiller l’orientation, il fallait que la lecture des secteurs et des grandes catégories de la production éditoriale soit établie et que nous venions à bout des incohérences, des voisinages aberrants. Dans un premier temps, en 2000, nous avons créé, dans des anciens ateliers d’imprimerie mitoyens, un espace jeunesse de 300 m², auprès duquel nous avons déplacé notre nouvelle salle de rencontres (100 m²) sous une belle et grande verrière. Nous avons opté pour préserver au maximum la lumière naturelle par des ouvertures zénithales.

Le mobilier, outil de l’identité

Le mobilier a été réalisé en médium verni souligné par des éléments en bouleau, sur un modèle dessiné par notre architecte en fonction de nos besoins. Ce modèle de bibliothèque a été étendu depuis à l’ensemble (ou presque) des différents secteurs de la librairie, que nous avons rééquipés sur sept ans. Le mobilier est ainsi un matériau commun et identifie la librairie. Dans le secteur littérature, nous avons profité de la hauteur sous plafond pour loger un praticable de 20 m de long sur 2,50 m de profondeur pour les romans de langue française et les traductions. Il faut monter quatre marches pour y accéder. Face à chaque domaine linguistique, en lettres traduites comme en littérature française, une large tablette présente une sélection du même domaine. Les romans au format de poche sont depuis 2007 regroupés et juxtaposés dans ce même secteur ; nous n’avons pas opté pour l’interclassement qui offrait sûrement la cohérence la plus grande, mais posait à la fois des problèmes de place (écartements entre étagères) et des problèmes de continuité de lecture des rayons littérature successifs, dans un ensemble spatial somme toute complexe.

Ce problème n’est d’ailleurs pas moins important dans les domaines scientifiques, et nous avons dû batailler avec le lieu et ses équipements pour trouver le bon classement, et surtout le bon enchaînement entre les disciplines et les matières. Dans ces domaines, nous avons perfectionné notre signalisation, en indexant les rayons et en étiquetant au maximum chacun des domaines ; ainsi, en histoire, mais surtout en sociologie ou dans les domaines du social, en économie ou en psychologie, nous mettons l’accent sur les thèmes traités, tant en rayon que sur les tables. Chaque étagère ou presque est désignée par une ou plusieurs étiquettes, correspondant aux thèmes traités.

Le décor, signe du contenu

Depuis 1994, nous avons transformé la librairie d’origine en librairie spécialisée dans le voyage et la nature. C’est ce lieu que nous avons agrandi en 2007 (280 m² au total aujourd’hui) en lui adjoignant la cuisine (thématique des pays), les langues étrangères (y compris les textes en VO). Le décor est important dans ce lieu qui bénéficie de moins d’originalité architecturale. Le mobilier est un peu plus soigné, mais sur le modèle aujourd’hui habituel, et on peut y retrouver des objets qui en dénotent le contenu, objets anciens pour la plus grande part, dénichés aux puces. Cet effort nécessaire sur le décor, dans ce lieu, a donné aussi des idées dans la librairie principale ; on peut y trouver des tables rondes et non carrées, quelques éléments de mobilier ancien (tables basses ou consoles, vitrine) ou de jardin, qui viennent rompre avec la monotonie élégante de nos équipements. L’un de nos libraires a aussi réalisé à partir de notre photothèque un mur de portraits d’auteurs de 4 m² qui vient dominer les rayonnages de romans. De même, nous avons fait réaliser une « fresque graphique » de 10 m sur 1,20 m de hauteur qui vient chapeauter la pochothèque d’une composition des noms des plus grands écrivains contemporains.

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© Ombres blanches

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© Ombres blanches

Le fonds, matière vivante

Un dernier mot sur le confort. Ainsi que je le précise plus haut, nous avons tardé à introduire les fauteuils dans la librairie. En 2000, nous avons sauté le pas avec le seul regret de ne l’avoir pas fait plus tôt. Aujourd’hui, sans compter les 80 places assises de la salle de rencontres, on peut trouver dans quatre des six secteurs principaux, les plus spacieux, plus d’une trentaine de fauteuils et des canapés confortables. Manque ce bistrot que nous avions fantasmé en 1981, quelques mois avant l’ouverture de notre première extension et quelques jours après le vote de la loi sur le prix unique. Ce sera notre prochaine étape, au printemps 2009, avec le patio (50 m²) comme évidente terrasse.

Avec l’espoir bien sûr de pouvoir continuer à mettre nos espaces à la disposition des livres et de leurs auteurs. Et de poursuivre le travail que nous assurons depuis toujours pour donner aux fonds le temps le plus long, pour provoquer entre eux et les nouveautés qui les nourrissent la synergie propre à les conserver comme une matière vivante. À cet effet, et parce que la dérégulation est à la mode, c’est vers les politiques que nos regards de libraires sont aujourd’hui tournés : on sait la loi Lang régulièrement menacée, c’est en cette année le cas  *. Il faut veiller. La diversité est à ce prix.

  1.  (retour)↑  Le 11 décembre 2007, le tribunal de grande instance de Versailles, sur plainte du Syndicat de la librairie française, le SLF, a condamné la librairie en ligne Amazon pour avoir offert la gratuité du port à ses acheteurs de livres, en infraction à la loi sur le prix unique. La position de la société Amazon a trouvé des soutiens dans la presse, voir par exemple le point de vue exprimé par Mathieu Laine dans Les Échos du 12 mars 2008, « Quand la France tire la langue à Amazon », et qualifiant le prix unique d’archaïsme. Cependant, le 6 mai dernier, la Cour de cassation a annulé, dans une autre affaire l’opposant à la société Alapage, un précédent jugement également favorable au SLF. La loi est-elle remise en cause ? Un parlementaire vient de déposer une proposition visant à limiter à six mois la durée légale avant laquelle les ouvrages nouveaux pourraient être soldés. Mais la ministre de la Culture, dans un communiqué du 29 mai 2008, a réaffirmé son soutien au prix unique.(Ndlr)