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Names of Persons

National Usages for Entry in Catalogues

International Federation of Library Associations and Institutions, ifla Universal Bibliographic Control and International marc Programme. 4th, rev. and enl. ed. München : K. G. Saur, 1996. xii-263 p. ; 24 cm. (ubcim Publications-New Series ; 16). isbn 3-598-11342-0. dm 178

par Maria Witt

Issu d'un minutieux travail de révision coordonné par le Bureau du contrôle bibliographique universel de l'IFLA (UBCIM), ce très précieux (et nécessaire !) ouvrage de référence pour l'établissement des fichiers d'autorités des personnes physiques est aujourd'hui disponible auprès de la maison d'édition Saur.

Il s'agit d'un répertoire international des usages nationaux, classé par ordre alphabétique des noms de pays en langue anglaise, dont l'idée d'origine date de 1961, année de la Conférence internationale sur les principes de catalogage (International Conference on Cataloguing Principles). Trois éditions ont été successivement publiées, et une mise à jour de la troisième entreprise en 1992. L'édition de 1996 regroupe les informations fournies par 105 pays contre 86 dans la 3e édition.

Les nouveaux pays sont essentiellement ceux qui ont été créés à la suite des modifications des frontières en Europe (ex-Yougoslavie, URSS, Tchécoslovaquie) ; d'autres apparaissent, tels Cuba, ou le Cambodge.

Des règles d'usage nationales

Les règles d'usage ont été préparées par les agences bibliographiques nationales responsables du traitement des auteurs nationaux, c'est-à-dire dans chaque pays. A l'appel aux modifications des données de la 3e édition, envoyé à plus de 150 pays, 53 n'ont pas répondu. Mais, comme le précise l'introduction, ces derniers utilisent pour la plupart des langues déjà représentées ailleurs. Ce cas s'est présenté également pour des pays nouvellement établis ; pour certains, il n'a pas été possible d'identifier d'interlocuteur.

Les informations relatives à ceux qui n'ont pas répondu à l'enquête, mais qui étaient présents dans la 3e édition, ont été intégralement reproduites dans cette dernière. La partie française a été rédigée par le Bureau des autorités personnes physiques de la Bibliothèque nationale de France.

Sous chaque entrée de pays, on trouve les informations suivantes : le nom du pays en anglais et dans la langue originale, les noms des langues parlées et utilisées dans chaque pays, les éléments du nom (nom, prénom, etc.), leur ordre à l'intérieur des vedettes pour les noms simples, les noms composés, ceux qui comportent des préfixes, les formes féminines, masculines, etc. 1 On trouve parfois des précisions concernant des noms religieux, des rois, des titres de noblesse. Chaque règle est suivie de nombreux exemples illustrant les usages nationaux, en caractères latins et/ou propres à la langue présentée.

La partie Références - intitulée National Cataloguing Code - contient les règles, les normes ou guides, les règles de translittération, le nom de l'organisme responsable pour l'établissement des règles en matière de noms de personnes, l'identification des fichiers d'autorité, les titres d'autres sources utiles (dictionnaires, répertoires, etc.), l'adresse de l'institution responsable des fichiers d'autorité.

Il arrive que, au sein d'un pays, on trouve des rubriques linguistiques ou géographiques séparées : sous Royaume-Uni (United Kingdom), on trouve l'Écosse (Scotland, ou « Albainn » en gaélique).

Un outil méconnu

Ce répertoire est un excellent outil de travail encore méconnu, destiné à établir les formes correctes des noms de personnes lorsque l'on est confronté aux langues rares. Les bibliothèques qui possèdent les collections des documents étrangers l'apprécieront d'autant plus qu'elles n'ont pas l'occasion d'interroger les grands fichiers d'autorité au quotidien. Celles qui les interrogent pourront en revanche en critiquer toutes les déviations à l'américaine, à l'anglaise, à la française, etc.

Les reproches que l'on pourrait faire concernent la présentation, et avant tout la typographie : les caractères trop petits rendent la lecture difficile, en particulier en raison de la présence de nombreux signes diacritiques. Un titre courant sur chaque page reprenant le nom du pays en rendrait l'utilisation plus efficace. De même, des index des langues et des noms des pays dans leur forme originale apporteraient un plus.

  1.  (retour)↑  Par exemple, le père de Marie Curie s'appelait Sklodowski, et Marie elle-même, Sklodowska ; il s'agit pourtant du même patronyme.