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Ryszard Ergetowski

Universitätsbibliotheken und Bibliotheken der Akademie der Wissenschaften in Polen

Abriss der Geschichte.

Frankfurt am Main; Bern : P. Lang, 1982. - 81 p.; 22 cm. - (Symbolae slavicae; Bd 14.)
Bibliogr. en fin de chapitre. -
ISBN 3-8204-5953-7 : SFR. 27,00.

par Louise Rapacka

L'auteur, en présentant dans son ouvrage l'histoire des bibliothèques universitaires en Pologne et celles des bibliothèques dépendant de l'Académie polonaise des sciences, a voulu montrer combien il a été difficile de sauvegarder et de développer la culture polonaise et la science sous la domination étrangère pendant la période des partages (1795-1918). Il a conduit l'examen du sort de ces bibliothèques, fruit d'initiatives privées, jusqu'au temps présent sans préciser la date à laquelle s'arrête sa documentation. Il s'est basé pour cette étude sur des travaux entrepris depuis 1946 dans les chaires de bibliothéconomie de la Pologne populaire. Chaque groupe de bibliothèques est classé chronologiquement selon la date de fondation.

Avant 1795, la Pologne possédait trois universités, qui, avec leur bibliothèque, remontent pour Cracovie à 1364, pour Wilno à 1578 (la bibliothèque a ses débuts en 1570) et pour Lwow à 1661. Cette dernière université, suspendue en 1773, a été réouverte en tant qu'université de langue allemande en 1784 (et non en 1781 comme on le lit p. 17) par Joseph II; la nouvelle bibliothèque a été créée en 1785 (date non signalée p. 17). En 1818, sous le tsar Alexandre 1er a été ouverte la bibliothèque de l'Université de Varsovie. L'indépendance acquise en 1918 permit la création d'universités à Lublin (1918, université catholique), et à Poznan (1919). A la guerre, Wilno (désormais Vilnius) et Lwôw (Lvov) furent incorporées à l'URSS, et, en 1945, Breslau devenu Wroclaw échut à la Pologne. De nouvelles universités furent établies à Lublin (université Marie-Curie-Sklodowska, 1944), à Lódz (1945), à Torun (1945), à Katowice (1968) et à Gdansk (1970).

Les bibliothèques de l'Académie polonaise des sciences (PAN) - cent six se trouvent sous sa férule -décrites dans cet ouvrage, sont celles appelées « indépendantes » : Gdansk (ancienne bibliothèque municipale fondée en 1596, dépendant de la PAN depuis 1955) l'Ossolineum de Wroclaw (bibliothèque de la fondation créée à Lwôw en 1817, déménagée en partie à Wroclaw en 1946-47, dépendant de la PAN depuis 1953), Kôrnik (bibliothèque de magnat fondée en 1826, à la PAN depuis 1953), Cracovie (bibliothèque de société scientifique - existant depuis 1856, à la PAN depuis 1953) et Varsovie, constituée par la PAN en 1952 par la fusion de 2 bibliothèques de sociétés scientifiques datant respectivement de 1907 et 1881. Pour chaque bibliothèque, l'auteur donne l'histoire des collections, des bibliothécaires, des bâtiments, mentionne les publications de la bibliothèque et les directeurs successifs, et termine par une bibliographie dont l'article le plus récent date de 1976. L'ouvrage se lit avec intérêt, une documentation importante a été rassemblée, la conclusion essaye de donner les caractéristiques générales de ces fonds, mais sans expliquer pourquoi on s'est borné à ce choix de bibliothèques. Bien d'autres, en effet, mériteraient d'être décrites à la fois pour leur histoire et pour la qualité de leurs collections.

On relève quelques inexactitudes : l'auteur n'a pas signalé p. 53 la date de fondation de la bibliothèque universitaire de Katowice : 1968. P. 59, l'auteur attribue à la bibliothèque de la PAN de Gdansk le chiffre flatteur de 740000 incunables (l'Encyklopedia wiedzy o ksiazce, 1971, donne le chiffre de 753). Plus modeste, la bibliothèque de l'Université catholique de Lublin compterait - p. 40 - 27 629 incunables (chiffre que l'Encyklopedia wspólczesnego bibliotekarstwa polskiego, 1976, ramène à 113). La mention des noms de directeurs cités n'est souvent pas à jour: p. 60, Marian Pelczar n'est plus directeur de la bibliothèque de la PAN de Gdansk depuis 1973; p. 16, W. Serczyk a cessé ses fonctions à la bibliothèque des Jagellons en août 1981; p. 41, le directeur actuel de la bibliothèque universitaire catholique de Lublin est Andrzej Paluchowski et non A. Gustaw, décédé en 1976; p. 41, la bibliographie cite deux articles de Romuald (G.). Il ne faut pas prendre le prénom pour le nom de famille; l'auteur est Gustaw (Romuald); p. 68, la bibliothèque de l'Ossolineum n'a pas été dirigée d'abord par F. Pajaczkowski et ensuite (dann) par E. Szlapak, mais le contraire; E. Szlapak est décédé en 1958; p. 79, la bibliothèque de la PAN à Varsovie est dirigée par Léon Los depuis 1975 et non plus par Mme Dembowska qui est à la retraite; p. 72, le directeur de la bibliothèque de Kôrnik PAN n'est plus Stefan Weyman, mais Marceli Kosman.

Les publications entreprises par les bibliothèques ne sont pas toujours citées. Pour la bibliothèque des Jagellons, l'auteur se borne à dire qu'après guerre ont paru (p. 16) « eine Reihe wissenschaftlicher Arbeiten » sans faire le détail de ces catalogues pourtant de première importance pour l'histoire de la culture polonaise (manuscrits, imprimés anciens, périodiques). De même pour la bibliothèque universitaire de Varsovie qui publie des Acta bibliothecae Universitatis Varsoviensis non mentionnés par l'auteur. De même pour la bibliothèque universitaire de Poznan : aucune mention des Zeszyty naukowe Uniwersytetu im. A Mickiewicza : Biblioteka parus de 1960 à 1970 ni des Prace Biblioteki Glównej UAM. La bibliothèque universitaire de Lódz édite une collection : « Wydawnictwa bibliograficzne Biblioteki Uniwersyteckiejwlodzi » dont l'auteur ne dit mot, de même qu'il ne mentionne les Libri gedanenses édités par la bibliothèque de la PAN à Gdansk. Pour la bibliothèque de la PAN à Cracovie, l'auteur ne cite pas les catalogues publiés (manuscrits, documents sur parchemin, cartes et atlas); enfin la bibliothèque PAN de Varsovie a aussi des publications, passées sous silence. Les fautes d'impression abondent. Cela commence par la première ligne du texte, où les partages sont datés de la fin du XIXe siècle. Les noms sont souvent défigurés par des coquilles, ainsi p. 8, Dzialanski pour Dzialynski, p.27 Withold Nowodwordski pour Witold Nowodworski, p. 31 Sanguszki pour Sanguszko, p. 45 Kowecka pour Kawecka, p. 53 Erlich pour Ehrlich, p. 65 Szajnoch pour Szajnocha, p. 67 Balzev pour Balser etc. Les noms de lieux sont aussi malmenés : ainsi p. 24, Glogowa pour Glogów, p. 31 Brzesk pour Brzeg (Brieg en allemand), et Krzeszowic auquel manque le e terminal, p.57, Rzeznica pour Rzeznicka, p. 62 Tarnowo pour Tarnów, p.79 Medyca pour Medyka... On regrette l'absence d'un index des noms cités. L'auteur (p. 8) pense être le premier à avoir entrepris une esquisse de l'histoire de ces bibliothèques. On peut lui être reconnaissant d'avoir abordé un sujet si intéressant; cependant, on peut facilement avoir recours aux encyclopédies sur le livre (Encyklopedia wiedzy o ksiazce, 1971; Encyklopedia wspólczesnego bibliotckarstwa polskiego, 1976) qui donnent de très nombreuses informations et dont l'édition est soignée. Nous sommes persuadés que le prochain fascicule que l'auteur consacrera à l'histoire des bibliothèques polonaises pourra être revu de plus près.