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Charles Albert Baatz

The Philosophy of education

a guide to information sources

Detroit, MI : Gale, 1980. - XIV-344 p. ; 22 cm. - (Gale information guide library : Education information guide series ; 6.) Index p. 273-344. - ISBN 0-8103-1452-5 : $28.

par Louis Baize

Cette bibliographie des sources pour l'histoire de l'éducation, prise dans son acception la plus large, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, est due à un universitaire américain. Dans les deux premiers chapitres, il nous explique « la position » du problème, le but de son entreprise et à quel public elle est destinée : éducateurs et historiens de l'éducation et des idées, enseignants et étudiants. Les onze autres chapitres, classés et sous-classés méthodiquement, regroupent une très grande variété de notices comportant à la fois l'identité complète des ouvrages et quelques lignes de commentaire pour en expliquer l'intérêt. A l'intérieur de chaque subdivision (désignée par une lettre et un chiffre), le sous-classement est par ordre alphabétique de nom d'auteur. Le corps de l'ouvrage est complété par trois index alphabétiques distincts et complémentaires : a) par auteurs (p. 273-290, comportant 1 500 noms environ) ; b) par titres (p. 291-314, comportant environ 1 500 titres) ; c) par sujets (p. 315-344, comportant environ 1 700 entrées). Une précision importante : un même auteur d'écrits sur l'éducation (Aristote, Platon, K. Marx...) peut se trouver dans ces deux index auteurs et sujets : dans le second cas, le renvoi est fait à une étude critique de sa pensée. Herbert Marcuse est cité dans l'index sujets sans l'être dans l'index auteurs. Bien entendu, la très grande majorité des ouvrages cités est de langue anglaise ou traduite en anglais ; d'autres sont en allemand, rarement en français (par exemple, deux titres connus de Bourdieu et Passeron). Malgré la signification extensive donnée au concept d'éducation, on pourra s'étonner de la place faite non seulement à des philosophes mais aussi à des théologiens et aux deux derniers papes (Paul VI et Jean-Paul II), ainsi qu'à saint Augustin ou à saint Thomas d'Aquin. Presque tous les titres sont postérieurs, cependant, à 1970.

Un travail de cette qualité est, pour nous Européens, l'occasion de constater que certains pédagogues ou éducateurs considérés par nous comme importants (par exemple Alain, Henri Wallon...) ne sont pas connus aux États-Unis. Cela pose la question de l'opportunité d'une traduction (dont les éditeurs français prendraient l'initiative) qui rendrait leur pensée accessible à un nouveau et plus large public.