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Chronique des bibliothèques

Bibliothèques interuniversitaires et d'université

Bibliothèque interuniversitaire de Montpellier

Publication. - La Bibliothèque interuniversitaire de Montpellier vient de publier le Catalogue des périodiques en cours, à jour au 31 décembre 1977.

Ce catalogue commun aux cinq sections de la Bibliothèque interuniversitaire est un extrait du Catalogue collectif de périodiques informatisé CPI, géré par la Bibliothèque interuniversitaire de Grenoble. Il se présente sous la forme d'une liste alphabétique de 4 200 périodiques français et étrangers en cours. Pour chaque périodique sont indiqués le titre, le lieu d'édition, le sigle de la section, l'état de la collection, la cote. Des renvois sont faits pour les changements de titre, pour les titres multilingues, pour les périodiques publiés par des collectivités.

Bibliothèque interuniversitaire de Toulouse

Section centrale

Exposition sur l'expressionnisme et colloque sur les relations entre l'art et la société (9-27 novembre 1978). - L'exposition sur l'expressionnisme dans la littérature s'est tenue à la Bibliothèque interuniversitaire de Toulouse.

Le mouvement artistique et littéraire appelé « Expressionnisme » est né en Allemagne et dans les pays de langue allemande (notamment en Autriche avec Kokoschka) au début du XXe siècle et il dura jusqu'en 1920-1925 environ. Comme l'indique son nom, c'est essentiellement un art d'expression : il essaie de traduire par un choc pictural ou verbal la vie intérieure de l'artiste, sans aucune référence aux formes esthétiques traditionnelles. C'est à Dresde en 1905 que les peintres Hedkel, Kirchner et Schmidt-Rottluff fondèrent « Die Brücke » (= le pont). Ils créèrent ainsi un nouveau style de peinture basé sur la simplicité de la forme et une grande puissance dans la coloration.

En 1912 fut créé à Munich « Der Blaue Reiter » (Le Cavalier bleu) avec pour chefs de file Marc, Kandinsky et Macke. Et c'est entre les deux, en 1910, que l'expressionnisme apparaît en littérature, à Berlin et d'abord dans la poésie. Le pressentiment d'une guerre prochaine, l'enthousiasme pour rejeter la société bourgeoise, l'aspiration à des transformations sociales révolutionnaires, une espérance mystique en un Homme nouveau et donc en un monde nouveau rapprochèrent les poètes qui formèrent des groupes et fondèrent des Revues : « Der Sturm », « Die Aktion », « Pan », etc. Lorsque la guerre éclata en août 1914, les expressionnistes protestèrent vigoureusement dans leurs poèmes et dans leurs pièces de théâtre, ils mirent la guerre en accusation. Mais après la guerre en 1920, le subjectivisme de l'expressionnisme s'effaça devant la nouvelle objectivité et l'art se mit à rejeter le moindre petit aspect émotionnel. L'expressionnisme disparut.

En même temps que cette exposition se tenait un colloque ayant pour thème les relations entre l'Art et la Société ; il était organisé sous l'égide de l'Université des sciences sociales, de l'Université de Toulouse-le Mirail, de la Bibliothèque interuniversitaire, du Musée des Augustins, du Gœthe-Institut, et de la Cinémathèque de Toulouse.

Section Lettres - Mirail

Le Moyen âge et la bande dessinée (11-26 janvier 1979). - La Bibliothèque interuniversitaire du Mi.rail a accueilli l'exposition « Le Moyen âge et la bande dessinée ». Réalisée en juin 1978 par le Cercle d'animation culturelle de Carcassonne, cette exposition a été reprise par le Centre de promotion de la recherche scientifique et l'UER de lettres modernes de l'Université de Toulouse-le Mirail.

Des chevaliers de la Table ronde débarquant d'Amérique à Jeanne d'Arc revue et corrigée par Claire Brétecher, on observe un immense engouement de la bande dessinée pour le Moyen âge.

Que cherchent donc dans le Moyen âge les auteurs de la bande dessinée et leur public ? Quels sont leurs thèmes privilégiés ? Telle était la confrontation à laquelle était convié le visiteur : tout au long d'une vingtaine de panneaux groupés par thèmes - la vie quotidienne, le château, la chasse, la chevalerie, etc. -étaient exposés des originaux ou des fac-similés de bande dessinée de « Tintin » à « Spirou » jusqu'à des bandes dessinées d'inspiration différente comme « Aymeric et les Cathares ».

Pour compléter cette exposition, une console d'audition permettait d'écouter 3 programmes différents : deux récits « Perceval au château du Graal » en vieux français, et « La Mort de Tristan et Yseult » et des enregistrements d'émissions réalisés par René Nelli et Michel Zink professeur à l'Université de Toulouse-le Mirail.

Jules Verne : Imaginaires (5-22 décembre 1978). -La Section de littérature comparée de l'Université de Toulouse-le Mirail a présenté avec l'aide du Centre de promotion de la recherche scientifique une exposition consacrée à Jules Verne dans les locaux de la Bibliothèque interuniversitaire du Mirail à l'occasion du cent cinquantième anniversaire de la naissance de l'écrivain.

Jules Verne n'a été illustré ni par Gustave Doré ni par Gavarni. Si ses illustrateurs (Rioun, Neuville, etc.) sont moins célèbres, leurs œuvres n'en ont pas moins frappé l'imagination de générations de lecteurs et d'amateurs de Verne, au point qu'on ne peut plus les séparer du texte. Jules Verne se confond pour nous aujourd'hui avec ces beaux volumes des éditions Hetzel. Sur près d'un demi siècle, du romantisme finissant à un surréalisme involontaire, ces illustrateurs, chacun avec sa vision particulière, sous la surveillance vigilante de Jules Verne et d'Hetzel, ont su jouer du texte vernien sans l'affadir ni l'éclipser, et lui apportèrent d'infinis prolongements poétiques. L'exposition présentait des agrandissements photographiques des meilleures illustrations de l'œuvre de Jules Verne, regroupées selon les grands thèmes verniens.

Exposition : Photographies de Guy Hersant (16-31 mai 1979). - Le Centre de promotion de la recherche scientifique de l'Université de Toulouse-le Mirail a organisé dans les locaux de la Bibliothèque interuniversitaire du Mirail une exposition intitulée « La Chine quotidienne ».

Des petits métiers de Pékin aux enfants des écoles, en passant par la gare, le marché, etc., c'est tous les aspects de la vie quotidienne de Pékin principalement qui sont évoqués tout au long de cette suite de très belles photographies prises par Guy Hersant au cours d'un voyage effectué en Chine en 1978.

Un séminaire de recherche ayant pour thème « La Chine en transition », accompagnait cette exposition.

Exposition Romulo Gallegos (7-9 mai 1979). -La Bibliothèque interuniversitaire du Mirail a accueilli une exposition consacrée au grand écrivain vénézuélien Romulo Gallegos.

Présentée par le Centre de promotion de la recherche scientifique et l'Institut d'études hispaniques et hispano-américaines de l'Université de Toulouse-Le Mirail, cette exposition avait été organisée par l'ambassade du Vénézuéla en France en commémoration du cinquantenaire de la publication de « Doña Barbara », le livre le plus célèbre de l'auteur.

Grâce notamment à de très belles photos, les visiteurs ont pu retrouver ou découvrir l'atmosphère du « llano » vénézuélien où se déroule toute l'action de « Dona Barbara ».

Bibliothèque de l'université de technologie de Compiègne

Publication. - La Bibliothèque de l'Université de technologie de Compiègne a publié le Catalogue des périodiques, édition 1979.

Ce catalogue recense, par ordre alphabétique, les périodiques en cours (environ 1300 titres) reçus régulièrement par la bibliothèque et les périodiques ayant cessé de paraître ou bien dont l'abonnement est supprimé. Les notices sont composées de la façon suivante : à gauche, la cote-salle de la collection ; le titre suivi éventuellement du sous-titre ; l'état de la collection ; à droite, la cote-magasin ; à l'extrême droite, l'implantation des périodiques dans les différents points de la bibliothèque.

Bibliothèque de l'université du Maine. Section Sciences

Publication. - La Bibliothèque de l'Université du Maine a publié le catalogue des périodiques 1979 de la section sciences. Cet ouvrage recense également les périodiques scientifiques de la Bibliothèque de l'IUT. Les notices sont présentées en un seul ordre alphabétique. Un index systématique des titres placé à la fin permet de regrouper les périodiques recensés par grandes disciplines.

Bibliothèques municipales

Brest (Finistère)

Exposition Tapisseries. - Cette exposition s'est tenue à la Bibliothèque municipale jusqu'au 2 juin. Elle se composait de trois parties. Une partie était consacrée à la technique traditionnelle des Gobelins, avec présentation d'un métier de haute-lisse et son utilisation devant le public.

Une seconde partie était réservée à la bibliographie sur la tapisserie. Un certain nombre d'ouvrages en français et en anglo-saxon couvrant la technique, mais aussi l'histoire des origines à nos jours, était présenté. Des ouvrages d'Europe de l'Est montraient la tapisserie actuelle de Sheila Hicks à Jagoda Buic en passant par Olga Amaral.

Enfin en troisième partie étaient exposées des tapisseries contemporaines, d'artistes bretons et d'artistes vivant à Paris, parfois très éloignées de la technique des Gobelins. Ainsi l'on pouvait voir les tapisseries en appliqué de Majhaud Ferec, les tapisseries de technique traditionnelle de Françoise Tual ; étaient présentées également des tapisseries de Michèle Thomas, utilisant, sur fond de toile de jute, la broderie au point lancé, d'Isabelle Laforgue, plus classique dans la réalisation mais utilisant des matières synthétiques et éclatantes comme l'acétate.

Laxou (Meurthe-et-Moselle)

Ouverture de l'annexe Zola. - Officiellement inaugurée le 10 janvier 1979, par M. Thomas, Inspecteur général des bibliothèques, et M. Thirion, Maire de Laxou, la deuxième annexe de la Bibliothèque municipale de Laxou devrait permettre une meilleure pénétration du livre dans la ville.

Laxou, ville de 20 000 habitants, possède depuis 1972 une bibliothèque municipale installée dans les locaux de l'ancienne mairie. En 1978, elle comptait 1 020 lecteurs adultes, soit 6,71 % de plus par rapport à 1977, et 744 enfants. Le fonds général comprenait en 1978, 8 698 livres pour les adultes et 4 039 livres pour les enfants. Le taux de pénétration représentait 28,16 %.

Le besoin de créer une annexe à cette bibliothèque se fit vite sentir et pour diverses raisons : augmentation des lecteurs ; locaux devenus trop exigus ; difficile pénétration du livre en raison de la géographie de la commune.

En 1977, une bibliothèque annexe comprenant 4 salles est construite à Champ-Le-Bœuf, un quartier neuf de la ville.

Les chiffres sont éloquents : en 1978, l'annexe compte 488 lecteurs adultes, 617 enfants, et il en résulte une augmentation de 20 % par rapport à 1977. Le taux de pénétration est de 19,9 %. Cependant certains quartiers de la ville étaient encore mal desservis. La deuxième annexe a donc pour but de rétablir un certain équilibre. Les locaux désaffectés de l'école Emile Zola se trouvaient tout indiqués pour accueillir une nouvelle bibliothèque.

Situées au 1er étage de l'école au-dessus du Foyer des anciens, les deux salles offrent au départ aux lecteurs adultes et enfants, un choix de 3 528 livres. Ouverte trois jours par semaine, mercredi, jeudi, vendredi, cette annexe permet aux personnes des quartiers Emile Zola et cité des Provinces de s'adonner à la lecture.

En 3 mois de fonctionnement 265 lecteurs dont 122 enfants ont été inscrits. Une sous-bibliothécaire et une employée de bibliothèque parmi les 6 personnes travaillant à la Bibliothèque municipale de Laxou, ont été déléguées pour faire le prêt à Zola. La ville a dû cependant recruter une personne travaillant le mercredi après-midi pour permettre une plus grande disponibilité du personnel.

Lille (Nord)

Exposition : Le Livre des jeunes, son évolution (6 mars-23 avril 1979). - Cette exposition présentait en première partie l'historique du livre pour les jeunes : de la bande dessinée jusqu'aux classiques du XXe siècle. Les livres exposés provenaient exclusivement des collections de la Bibliothèque municipale. En seconde partie, c'est un panorama de la production actuelle des livres pour la jeunesse qui était donné. A cette occasion un petit catalogue multigraphié fut réalisé.

Riom (Puy-de-Dôme)

Animations à la Bibliothèque municipale de Riom (septembre 1978 - mai 1979). - « L'Atelier de la Lune » fonctionne depuis août 1978 : ouvert aux enfants de 4 à 10 ans environ, il propose chaque mercredi matin de 10 h 30 à 12 h des activités diverses, choisies le plus souvent avec les enfants, ou proposées par les animateurs (2 personnes travaillant à la Bibliothèque et des aides bénévoles) :

- en novembre et décembre : préparation d'un spectacle de marionnettes. Après des recherches en commun dans des livres de travaux manuels et des documents sur les marionnettes traditionnelles, les enfants ont confectionné eux-mêmes toutes sortes de marionnettes (sur tiges) ; puis certaines ont acquis à leurs yeux une personnalité et ils ont construit une histoire à partir d'un schéma très simple servant de ligne directrice ; cette histoire s'est enrichie peu à peu par le fonds musical enregistré sur cassette, puis les enfants ont enregistré toute l'histoire sur ce fonds. Les adolescents ont également confectionné une très grande affiche, à pendre dans la bibliothèque elle-même, pour annoncer la Fête.

- la Fête de Noël s'est déroulée dans la bibliothèque, pendant les heures normales d'ouverture, et en même temps que les deux expositions signalées plus loin, ce qui a permis beaucoup de découvertes pour un grand nombre de gens, dont certains n'étaient jamais venus à la bibliothèque ; c'était pour nous une façon de montrer très nettement ce que voulait être dorénavant la bibliothèque : de telles fêtes resteront rares mais en revanche de nombreuses formes d'animation se succéderont, si toutefois l'effectif du personnel atteint un niveau raisonnable. Le bilan de cette fête a été, semble-t-il, très positif malgré les imperfections inévitables du spectacle qui voulait avant tout être une fête pour les enfants, et un moyen pour eux de montrer ce qu'ils avaient fait, en particulier pour certains enfants dont les parents ne viennent jamais à la bibliothèque.

- en janvier et février, les enfants avaient pour thème le masque : même démarche initiale (recherche dans les livres que la bibliothèque possède sur le sujet, puis fabrication à partir des matériaux les plus divers que les enfants pouvaient rapporter), mais cette fois ambition plus modeste.

- mardi-gras : fête, mais pendant l'heure de l'atelier, avec seulement les enfants (et leurs amis)... et les masques.

- exposition des masques en février « mini-exposition », dans la salle de lecture.

- exposition de livres sur l'Auvergne, pendant la seconde quinzaine de décembre : à partir d'un fonds de livres prêté par la Bibliothèque centrale de prêt du Puy-de-Dôme, et agrémenté de quelques gravures, et d'ouvrages appartenant à la Bibliothèque de Riom (en particulier la réimpression des « Voyages pittoresques dans l'Ancienne France » de Taylor et Nodier, qui venait d'être achetée).

- fin décembre également «mini-exposition» : Noël : idées-cadeaux, avec surtout des livres (la plupart exposés, mais aussi quelques titres de romans), mais encore des disques, jouets, cadeaux divers, pour lesquels étaient montrés non les objets mais des revues et fascicules de sélections (pour les jouets, surtout les documents du Centre pédagogique du jouet de Lyon).

- toujours en décembre : première réunion des adolescents afin de déterminer avec eux ce qu'il était possible de faire ensemble : les relations entre adolescents et personnel de la bibliothèque rendaient nécessaire la concertation en vue de l'établissement d'une discipline librement consentie. Les pistes qui se sont dessinées après cette entrevue : un atelier de sérigraphie pour faire des affiches pour les annonces des animations en particulier, et un journal à réaliser par les adolescents eux-mêmes, et des réunions débats et sélections de livres, ainsi que la confection d'un panneau d'affichage réservé à leurs informations.

- en janvier, soirée sur le thème des veillées auvergnates d'autrefois. Auditoire malheureusement restraint, en raison surtout des fêtes encore très proches, de l'information mal faite (il faut l'avouer) et... du froid. Mais de nombreuses personnes ont depuis manifesté le désir de se réunir de temps à autre de cette façon, et les personnes présentes ont déclaré être très heureuses de la soirée. La participation d'un « diseur de contes » chevronné et très compétent sur les problèmes de coutumes auvergnates et le folklore a été précieuse.

- du 27 mars au 7 avril, exposition : « des Livres pour les enfants du monde entier », à la section enfants. Réalisée à partir de matériel rapporté de la Foire internationale du livre pour enfants de Bologne (avril 1978) cette exposition présente des albums pour enfants de différents pays du monde (en particulier la plupart des ouvrages ayant reçu des prix de graphisme à Bologne) et aussi les supports publicitaires des éditeurs étrangers (affiches, dépliants).

- en avril, la bibliothèque a accueilli une exposition d'arts plastiques réalisée par un groupe de jeunes artistes locaux.

- en avril, débat organisé avec les adolescents, sur le thème : « Holocauste ».

- du 10 au 26 mai, la bibliothèque a organisé une exposition qui était la plus importante de celles présentées depuis sa réouverture : titre : « sentir le cri des choses », sujet : la poésie dans les objets, et les arts plastiques.

- en juin, exposition photos : comme l'exposition d'avril, celle-ci était organisée par un groupe, indépendant du service qui n'était là que pour accueillir, et éventuellement faire à partir de ces expositions, des sélections d'ouvrages, débats, etc.

Strasbourg (Bas-Rhin)

1. - Hautepierre : Première annexe informatisée de la Bibliothèque municipale de Strasbourg

Le samedi 11 novembre 1978 a eu lieu, en présence de M. M'Bow, Directeur général de l'Unesco, l'inauguration d'une nouvelle annexe de la Bibliothèque municipale de Strasbourg implantée dans le centre d'action culturelle et d'animation « Le Maillon » Hautepierre. A l'heure actuelle, le nombre des annexes de la Bibliothèque municipale de Strasbourg s'élève à six, mais Hautepierre reste néanmoins la première annexe informatisée.

Travaillant en étroite collaboration avec « Le Maillon », le personnel de cette nouvelle annexe a la chance de bénéficier d'un cadre rationnel, des plus modernes, haut en couleurs. A la tenture murale ocre répond une moquette beige sur laquelle se détachent les rayonnages blancs et jaunes. Des chauffeuses et des petites tables réparties ça et là forment autant de coins de détente propices à la lecture.

La position géographique du nouveau quartier de Hautepierre et l'importance de sa population, environ 15 000 habitants, justifient pleinement cette réalisation qui marque une nouvelle étape dans le processus de décentralisation de la bibliothèque municipale.

Cette annexe a trouvé place dans quatre salles d'une superficie totale de 166 m2. L'une de ces salles (45 m2) accueille la discothèque.

Une trentaine de périodiques (quotidiens régionaux, parisiens, et revues de vulgarisation), 2 000 romans, 1 600 documentaires, des ouvrages de référence et autres usuels ainsi que 1 700 disques constituent le premier fonds de cette annexe.

Pour les livres, les acquisitions ont été ventilées de la façon suivante : 55 % de romans, 44 % de documentaires, plus des ouvrages destinés aux adolescents ou aux personnes ne lisant que l'allemand. Côté musique, 43 % des disques sont réservés à la musique classique, le reste étant consacré à la chanson française, au Jazz, à la musique folklorique et à la pop music.

Les conditions d'emprunt des livres et des disques sont les mêmes qu'à la centrale : cotisation annuelle de 10 F pour les adultes, de 6 F pour les jeunes, et gratuite pour les titulaires de la carte du 3e âge.

Un rapide bilan

Après trois mois et demi de fonctionnement, la première annexe informatisée de la Bibliothèque municipale de Strasbourg pouvait se flatter d'avoir 1 200 lecteurs effectifs.

L'ordinateur installé à la Communauté urbaine de Strasbourg et auquel est adjoint un appareil enregistreur en marche à l'annexe a fourni quelques statistiques intéressantes.

Le nombre de prêts se chiffre à 9 506 pour les livres et à 9 200 pour les disques avec un nombre de passages de lecteurs s'élevant à 5 902.

Rappelons que la moitié des lecteurs inscrits vient actuellement de la centrale.

Le fonds de livres et de disques de cette annexe est, de toute façon, en constante évolution. Rayonnages et bacs peuvent en effet supporter 9 000 livres et 2 500 disques.

En conclusion, signalons que, dans son allocution, le Directeur général de l'Unesco se plaisait à souligner : « Dans cette province où j'ai fait mes études, j'ai une profonde satisfaction à voir que le livre, malgré l'audio-visuel, a su garder toute son importance culturelle ».

2. - Une année d'expositions

4-17 février 1978 : La quinzaine du livre religieux. -Organisée par la bibliothèque municipale en collaboration avec les communautés croyantes de la ville, il s'agissait en fait d'une « première » à Strasbourg.

Regards de croyants sur des questions d'aujourd'hui : le thème de cette exposition en dit tout l'intérêt et toute la richesse. Pas loin de sept cents ouvrages publiés au cours des dernières années avaient fait l'objet d'une sélection établie par des responsables des trois communautés croyantes existant à Strasbourg.

La quinzaine du livre religieux donnait ainsi l'occasion d'animer toute une série de débats sur diverses questions religieuses : le monde orthodoxe, les traditions culturelles et les religions en Alsace, la notion de révélation aujourd'hui. Parmi les invités figuraient André Mandouze, Armand Abécassis, Mohamed Arkoun.

Autour de cette exposition, se greffait un intéressant montage audio-visuel sur 5 000 ans d'histoire du livre, histoire rendue d'autant plus palpable que la bibliothèque présentait les plus prestigieux incunables.

Le résultat de cette exposition dépassait toute espérance puisqu'en quinze jours « La Quinzaine du livre religieux » accueillait plus de 3 000 visiteurs.

« Dans un monde marqué par l'image, expliquait l'un des organisateurs, nous voulions montrer l'impact du livre dans la naissance et le développement de la foi ».

Aucune des cinq confessions, fortement représentées en Alsace : catholiques, protestants, orthodoxes, juifs et musulmans, n'est restée insensible à ce message

7-22 avril 1979 : André Malraux, la rencontre avec l'histoire. - Préparée et présentée par l'Association mulhousienne pour la culture, cette exposition présentait quatre aspects majeurs de la vie et du travail de Malraux. D'abord, l'aventure cambodgienne qui voyait le jeune archéologue qu'il était alors pénétrer l'âme asiatique dont La Voie royale et La Condition humaine devenaient les prestigieux jalons. Venait ensuite l'adhésion au comité mondial antifasciste et à la ligue internationale contre l'antisémitisme. La guerre d'Espagne, le film L'Espoir avec les libertés prises à l'égard du communisme, précédaient le quatrième volet : celui de la Résistance.

Des ouvrages, des portraits de Malraux par Masson et Brenner, des eaux-fortes de Picasso, des lithos de Zao Wou Ki, des travaux de Chagall, Braque, Tapiès, Da Silva étoffaient cette rencontre avec l'histoire.

28 avril-17 mai 1978 : Les arts graphiques en Israël. - Le 11 mai 1978 amenait le 30e anniversaire de la fondation de l'État d'Israël, et c'était d'une manière pour le moins originale que cette fête était évoquée aux yeux des Strasbourgeois.

Préparée par la direction des musées de Jérusalem, cette exposition réunissait des œuvres d'une douzaine d'artistes et donnait un aperçu de la situation actuelle des arts graphiques en Israël. On remarquait le caractère résolument occidental des œuvres présentées qui, dans l'ensemble, reflétaient les grands courants de l'art contemporain : art conceptuel, abstraction lyrique, etc.

29 septembre-27 octobre 1978 : Vie et art en Ontario. - Étrange et insolite, cette exposition présentée par le Consulat général du Canada, se composait de 21 modules affichant chacun le portrait photographique, grandeur nature, d'un artiste de l'Ontario, état vaste comme la France, l'Italie et l'Allemagne réunies, et peuplé de 7 millions d'habitants.

Ici le terme d'artistes est à prendre au sens large puisque des écrivains, des danseurs, des cinéastes voisinaient avec des photographes.

A l'intérieur de chaque boîte, un assemblage de diapositives, de photos et d'objets divers qui font partie du monde quotidien de chaque artiste. Ainsi la boîte de l'actrice Frainces Hyland renfermait une reconstitution de la loge de l'artiste, avec, suspendue à un cintre, la robe d'un de ses rôles. Autre originalité de cette exposition : il suffisait d'appuyer sur un bouton pour entendre l'artiste se raconter, commenter sa démarche... Cette déclaration était enregistrée en français et en anglais.

30 octobre-18 novembre 1978 : Connaissance de la Roumanie. - Point de départ de cette manifestation : un don de quelque 220 disques et livres offerts à la bibliothèque par l'Ambassade de Roumanie à Paris et consacrés à l'histoire, à la littérature, aux sciences et au folklore.

Autour de cette présentation s'articulait une exposition de poteries et de costumes folkloriques roumains.

Une projection de diapositives et une abondante documentation touristique étaient également offertes aux visiteurs.

Assistaient au vernissage de Connaissance de la Roumanie : M. Corneliu Manescu, Ambassadeur de Roumanie à Paris, ainsi que quelques gymnastes roumains ayant participé aux championnats du monde de gymnastique à Strasbourg. Parmi ceux-ci figurait Nadia Comaneci.

8 décembre 1978 - 4 février 1979 : Strasbourg et l'Alsace par les sceaux. - Conçue et réalisée par Charles Haudot, sigillographe de la ville de Strasbourg, cette exposition présentait, en plus de l'histoire du sceau, des écus, des heaumes, quelque mille empreintes et trois cents photographies. Les établissement religieux, les grandes familles, les ordres de chevalerie, les corporations ont revécu grâce au document archéologique du sceau.

Notons qu'à une époque où l'on recherche à définir la spécificité de chaque province, la sigillographie est bien l'un des apports les plus indiscutables à la transmission de l'authenticité.

Cette exposition, véritable fête de la couleur et des formes, affichait plus de 6 000 visiteurs, avec des personnes de qualité. Aux personnalités locales étaient venues s'ajouter des délégations étrangères, représentant le monde culturel d'Outre-Rhin, de Suisse et des Pays-Bas.

« Strasbourg et l'Alsace par les sceaux » obtenait audience non seulement des universitaires mais de nombreuses classes - une cinquantaine environ, soit un total de 1 500 élèves - pour lesquelles des visites commentées étaient organisées.

A partir du mois de mars, cette exposition sera itinérante. Diverses localités du Bas-Rhin figurent déjà sur son trajet : Sélestat, Obernai, Saverne...

Paris. Bibliothèque Mazarine

Exposition : La Mer au XVIIe siècle (février-mai 1979). - A travers les seules collections de la Bibliothèque sont évoqués les principaux aspects d'un très vaste sujet : océanographie physique, biologie marine, construction des navires, art de la navigation (et le problème de la longitude à la mer), vivre et mourir sur la mer, la marine marchande, politique de la mer, au-delà de la mer : les terres lointaines, la marine royale, la guerre sur mer, les grands hommes de la marine française, les côtes de France, démons et merveilles de la mer, la mer dans le spectacle et la littérature.

Une connaissance scientifique qui se dégage lentement de l'archaïsme s'accompagne d'une exploitation intelligente, courageuse et féconde de la mer.

  1.  (retour)↑  Les informations figurant dans la partie « Chronique » constituent les textes ou ont été établies sur la base de renseignements ou de documents, transmis à la Rédaction du « Bulletin des bibliothèques de France » par les responsables des différents établissements.
  2.  (retour)↑  Les informations figurant dans la partie « Chronique » constituent les textes ou ont été établies sur la base de renseignements ou de documents, transmis à la Rédaction du « Bulletin des bibliothèques de France » par les responsables des différents établissements.