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L'Information reçue par les bibliothécaires de la part des éditeurs

Alban Daumas

Le Comité International de Liaison Université-Édition (CILUE), a décidé à Liège au mois d'octobre 1973, d'organiser une enquête sur l'information reçue de la part des éditeurs par les bibliothécaires, (des bibliothèques universitaires principalement) de la francophonie. Il s'agissait limitativement de l'information imprimée qui est envoyée aux bibliothécaires à propos des livres et des périodiques pour la production courante et passée. On excluait donc de l'enquête les informations que peuvent donner verbalement les visiteurs itinérants, celles qui sont fournies par les spécimens envoyés ici ou là, celles que l'on peut trouver dans les expositions, foires ou festivals du livre, celles que l'on reçoit chez les libraires. Ce sont les résultats de cette enquête que l'on se propose d'exposer ici.

I. - L'enquête : son organisation

Il n'était pas possible d'atteindre tous les bibliothécaires de toutes les bibliothèques concernées. En outre, on ne voulait pas diffuser un simple questionnaire qui avait peu de chances de recevoir une réponse. Ce sont donc des lettres personnalisées qui ont été adressées directement à une cinquantaine de responsables, directeurs ou chargés de section de bibliothèques universitaires en France et dans les départements d'Outre-mer. Puis d'autres lettres ont été envoyées dans les pays de la francophonie.

Les questions posées à chacun disaient, avec quelques variantes, à peu près ceci :
- puisque nous disposons de bibliographies courantes publiées en tant que telles et pour que nous nous en servions, pensez-vous que les feuilles volantes, encarts, petits catalogues, fiches, catalogues généraux que nous recevons (quand nous en recevons) soient satisfaisants du point de vue de la régularité des envois, du format, des renseignements nécessaires et suffisants, pour savoir ce que contient un livre et donc si nous pouvons le commander ou non ?
- comment pensez-vous que serait, que devrait être l'information idéale que nous aimerions recevoir de tous les éditeurs ? par exemple quelque chose qui ne soit pas de la publicité, qui soit utile, pratique, qui nous dise ce que nous voulons savoir : niveau scientifique de l'ouvrage, qui est l'auteur, s'il s'agit vraiment d'une première édition ou d'une « édition entièrement refondue et augmentée » et qui nous signale aussi les index, les vraies bibliographies (que ne trouve-t-on pas sous ce vocable!)
- croyez-vous que les fiches des livres parus ou à paraître que nous recevons d'ici, de là, soient commodes ? Avez-vous le temps de les classer dans des fichiers, les utilisez-vous autrement que comme des fiches de brouillon ?

Ces questions, on le voit, étaient un peu provocantes, mais c'était évidemment pour susciter le dialogue. A noter que pour le Canada, c'est un questionnaire simple qui a été diffusé par l'intermédiaire du secrétariat général de l'Association des universités partiellement ou entièrement de langue française (AUPELF) de Montréal.

Les réponses plus ou moins longues et suivant plus ou moins le cadre de la lettre questionnaire, ont été assez nombreuses : 23 provenaient de France et des départements d'Outre-mer; 24 de l'étranger (dont 5 du Canada).

Cependant, dans ces premières réponses on parlait souvent de la Bibliographie de la France, mais rarement en précisant la présentation désirée pour ses annonces, et, si bien des critiques étaient faites à ce qui existe, peu de bibliothécaires indiquaient ce qu'ils désiraient du point de vue de la présentation des fiches ou des feuilles volantes donnant des informations sur un livre. Aussi, pour approfondir l'enquête, une nouvelle lettre a été envoyée à une vingtaine de personnes qui avaient répondu la fois précédente : on leur demandait leur avis d'une part pour un modèle d'annonce à paraître dans la Bibliographie de la France, rédigée et présentée de façon à être utile pour les bibliothécaires dans leur travail; d'autre part, pour un modèle de fiche ou de feuille volante qui serait réellement utile et facile à conserver.

Enfin, pour obtenir encore des réponses plus nombreuses, de nouvelles lettres ont été envoyées (six mois après la première) dans les bibliothèques universitaires de France et des départements d'Outre-mer. Ensuite, les mêmes questions ont été posées à une vingtaine de bibliothécaires de grandes bibliothèques municipales en France et en Suisse (bibliothèques cantonales et universitaires de la Suisse romande).

II. - L'enquête : ses résultats

La façon la plus simple de dépouiller toutes les réponses reçues a paru être de regrouper les avis et les commentaires selon le type de documents et pour chacun de ceux-ci de constater le nombre des avis favorables, défavorables ou les opinions partagées. A chaque fois, les observations, remarques et suggestions les plus intéressantes, du moins nous a-t-il semblé, faites par un certain nombre de nos collègues, seront citées.

Comme globalement les réponses envoyées par les bibliothécaires des départements d'Outre-mer et des pays étrangers sont parfois différentes de celles reçues de France, on signalera éventuellement les divergences.

a) Feuilles volantes.

Il s'agit le plus souvent de prospectus envoyés sous enveloppe par les éditeurs, avant ou dès la parution d'un ouvrage. En ce qui concerne ce mode d'information, voici les opinions exprimées : favorables défavorables opinions partagées
en France 10 3 II
départements d'Outre-mer et Étranger 3 7 4

D'emblée, nous constatons une opposition entre les réponses selon leur origine. C'est que les feuilles volantes parviennent à l'Étranger ou dans les départements d'Outre-mer avec trop de retard pour être utilisables et qu'en outre elles n'y sont pas reçues en assez grand nombre. En général, les bibliothécaires favorables à ces feuilles volantes, les trient suivant une spécialisation par matière pour leurs services intérieurs ou pour les enseignants intéressés (Clermont-Ferrand, Section médecine, Strasbourg, Rennes). Ils apprécient par exemple, les informations reçues par ce moyen de la part d'un certain éditeur (qui les distribue régulièrement sous pochette plastique). Dans ce cas, les informations donnant des précisions sur l'auteur, le contenu du livre, son niveau scientifique, le type de lecteur intéressé, la collection, les autres travaux de l'auteur, indiquent qu'il s'agit d'une thèse, d'une réédition, mentionnent les bibliographies, parfois la table des matières ou le plan de publication pour les suites. La plupart des réponses précisent l'intérêt des feuilles volantes pour signaler les publications des universités ou des sociétés savantes, les mélanges ou colloques, les souscriptions. Certains demandent que ces feuilles volantes aient le même format que le catalogue général de l'éditeur qui les envoie car elles pourraient alors servir de mise à jour jusqu'à l'arrivée du catalogue général de l'année suivante (Montpellier, Strasbourg, Reims, Amiens, Bibliothèque municipale de Marseille, Université du Québec à Trois Rivières).

A propos de ce type de document, voici quelques-unes des réponses reçues : celle envoyée par la Bibliothèque interuniversitaire de Montpellier dit « les feuilles volantes me paraissent en définitive préférables : elles frappent mieux l'attention par une mise en valeur typographique des titres annoncés, une présentation aérée, un aspect publicitaire auquel il ne faut pas se défendre d'être sensible ». D'autres bibliothécaires écrivent ceci : « c'est une documentation difficilement classable et conservable, mais intéressante par sa rapidité et sa possibilité de tri, on élimine ce que l'on pense inutile, on conserve ce qui peut servir jusqu'à la commande (Orléans, Tananarive) ». Voici encore la réponse faite par la Bibliothèque centrale de l'Université nationale du Zaïre « nous trouvons que les feuilles volantes sont nécessaires car elles jouent le rôle de mass-media pour les bibliothécaires. Ainsi, elles permettent à ces derniers de repérer rapidement un ouvrage que l'on trouverait plus difficilement dans une bibliographie courante... les feuilles volantes prédisposent les bibliothécaires et les rendent attentifs aux publications de tel ou tel éditeur. Du point de vue pratique, elles permettent d'avoir sur un ouvrage difficile, d'une matière peu connue, l'opinion d'un spécialiste ».

Il faut noter que les réponses défavorables sont parfois justifiées par des arguments contraires, soit : par le manque de temps pour dépouiller cette documentation, par la crainte de renseignements plus commerciaux que scientifiques, par le fait que les feuilles arrivent souvent en plusieurs exemplaires (Yaoundé) parce que « dans l'ensemble tout cela fait largement double emploi avec la partie " Annonces " de la Bibliographie de la France et n'apporte pas d'indications supplémentaires », parce que ce mode d'annonce contraint à des vérifications isolées et risque de provoquer des commandes répétées pour un même ouvrage (Amiens), par le retard avec lequel elles sont reçues (La Réunion).

b) Les encarts.

Par encart il faut entendre tout ce que l'on trouve inséré entre les pages d'un livre ou d'un périodique (pour un certain nombre de ceux qui ont bien voulu répondre, ce mode d'information se confond avec le précédent). Voici les opinions exprimées :
favorables défavorables opinions partagées
France 5 5 II
Outre-mer et Étranger 2 5 4

En analysant les commentaires donnés, on comprend mieux comment la majorité des bibliothécaires est peu ou moyennement favorable à ce mode d'information. Certes, les encarts arrivent bien à ceux à qui ils sont destinés et ils correspondent assez souvent au même niveau que le livre où ils sont insérés, mais ils arrivent trop tard; il s'écoule beaucoup de temps parfois entre le départ d'un volume de chez l'éditeur et le moment où un bibliothécaire va feuilleter cet ouvrage. Comme ici aussi, les formats, les supports et les modes de présentation sont très variés, on ne conservera pas tous ces papiers. Au total, leur utilité est presque nulle d'autant plus qu'ils font (puisque tardifs) double emploi avec les bibliographies courantes (ceci est signalé notamment par Brest, Alger) et bien qu'ils soient reçus parfois en trois ou quatre exemplaires. Sur ce type de document, on peut néanmoins citer certaines réponses comme par exemple celle arrivant de Strasbourg « une normalisation pourrait concerner aussi les mentions qui sont indiquées sur les encarts. Le niveau de la publication est en général donné par les éditeurs importants. Il y aurait lieu tout de même de rappeler son intérêt et surtout d'insister pour qu'on n'abuse pas du terme " bibliographie ". En dessous du minimum de cinq pages, nous souhaitons que les éditeurs ne les mentionnent pas ». La réponse qui a été envoyée de Yaoundé précise ceci : « nous recevons les mêmes encarts publicitaires en trois ou quatre exemplaires, ce qui constitue évidemment un gaspillage, d'autant plus que ce type d'information est périmé lorsqu'il arrive dans nos services ». Enfin, voici ce qu'ont écrit les responsables de la bibliothèque de l'Université Laval (Québec) : « de façon générale, les éditeurs français incluent dans des numéros de périodiques ou dans les volumes nouvellement parus les feuilles volantes ou encarts. Ces feuillets ne nous parviennent donc que lorsque nous feuilletons les nouvelles acquisitions. Or cette pratique bien qu'idéale est loin d'être courante ou régulière de notre part. En outre, un laps de temps assez long s'écoule entre l'arrivée des ouvrages et le catalogage de ces mêmes ouvrages. En ce qui concerne le contenu et l'utilisation pratique des feuilles volantes, des encarts... ils nous renseignent sur le sujet, sur la méthode d'approche et souvent ils nous fournissent la table des matières... ils peuvent nous guider davantage qu'une bibliographie qui ne répertorie que des titres. Toutefois, il est impossible d'en recevoir pour toutes les publications ».

c) Les fiches.

Les fiches sont des documents différents des précédents, d'abord par leur présentation matérielle, conséquence de ce à quoi elles sont destinées : une conservation plus ou moins longue, des manipulations plus ou moins nombreuses. Elles se présentent donc selon un certain format, assez souvent le format international mais pas toujours, loin de là, car certaines ont le format des fiches mécanographiques et d'autres sont plus grandes encore. Se pose alors le problème de la place disponible pour les renseignements que l'on veut donner, d'où souvent une impression recto et verso. Mais on trouve quelquefois des exceptions : fiches sur une page découpable, imprimée au recto seulement. En conséquence aussi, le support matériel sera relativement rigide : bristol, papier fort. Ensuite par leur contenu : ce sont des documents destinés à un public défini : libraires, bibliothécaires, universitaires, chercheurs, érudits et donnant en plus des renseignements que l'on ne trouve peu ou pas ailleurs : indices de classification, mots matières...

Voici les opinions exprimées :
favorables défavorables opinions partagées
France 10 7 10
Outre-mer et Étranger 4 6 4

Il convient de préciser immédiatement que de nombreuses réponses disent : nous utiliserions volontiers ou beaucoup mieux les fiches, si nous avions le temps de les classer. Pour ce seul type de document on trouve des oppositions défavorables tranchées : « nous n'utiliserons jamais les fiches, elles ne nous intéressent pas, elles n'apportent pratiquement rien, c'est du gaspillage ». Suivent des critiques variées et nombreuses : « les envois sont irréguliers, généralement non datés et non numérotés, d'où on ne sait pas si on a bien tout reçu et quelle est la période de publication courante chez l'éditeur concerné ». « Un grave inconvénient, la non-normalisation du format, d'où ces difficultés de classement et de conservation et aussi du contenu, notice bibliographique et autres éléments de référence. » Si bien qu'actuellement les fiches, lorsqu'elles sont utilisées, servent à connaître partiellement les nouveautés, et ensuite à l'établissement des commandes (Orléans, Metz, La Réunion, Tananarive, Alger) ou pour constituer un fichier des demandes d'achat en instance (Kisangani, Zaïre). Si les fiches étaient normalisées, de nombreuses bibliothèques les emploieraient de ces façons (Bruxelles, Yaoundé, Reims, St-Etienne, Clermont-Ferrand, Montpellier, Aix, Poitiers).

Voici certaines des réponses faites à leur propos. La réponse qui a été envoyée d'Alger dit : « l'idéal - mais est-il accessible - serait évidemment que tous les éditeurs de langue française diffusent leurs annonces d'ouvrages parus (les mentions d'ouvrages « à paraître » sont souvent sources d'erreurs) sous forme de fiches de format normalisé portant les indications bibliographiques... une présentation sommaire de l'auteur, un résumé de l'ouvrage (ou la reproduction de la table des matières), l'indication du niveau et le prix... ces fiches pourraient être envoyées aux bibliothèques en deux exemplaires, l'une servant de fiche de commande, l'autre pouvant être classée dans le fichier des ouvrages commandés... les fournisseurs recevraient certainement ainsi des demandes plus précises et plus régulières ». Cependant que la réponse en provenance de l'Université nationale du Zaïre est bien négative : « les fiches de livres qui nous sont envoyées ne sont jamais directement utilisables, car elles ne correspondent pas à la classification que nous avons adoptée - le Système Dewey - et aux règles de catalogage - anglo-américaines que nous suivons ». On peut aussi citer une réponse venant d'une bibliothèque universitaire française (Besançon) : « nous les utilisons peu...; raisons de cette faible utilisation, pour le domaine français : les annonces de la Bibliographie de la France, les critiques d'ouvrages dans la presse et les revues spécialisées nous permettent une commande immédiate à nos libraires locaux; pour le domaine étranger... nous commandons les ouvrages les plus nécessaires d'après les suggestions des enseignants concernés... une sélection de fiches d'ouvrages capitaux, par discipline et par langue de publication, serait plus utilisable qu'une masse de fiches d'ouvrages qu'il n'est actuellement pas question d'acquérir. Ces fiches s'imposeraient avant tout pour informer de la publication de répertoires, bibliographies et dictionnaires... »

Enfin, la réponse reçue de Montréal (Université, Direction des bibliothèques, coordonnateur des collections) paraît intéressante : « les fiches de livres que nous recevons à l'heure actuelle ne représentent, avec un certain retard d'ailleurs, qu'une faible partie de la production française. Les fiches des livres parus ou à paraître ne nous rejoignent pas; elles seraient utiles surtout si elles étaient du format 75 × 125 mm ».

Terminons-en avec les fiches par la réflexion qui conclut le commentaire envoyé par l'Université du Québec à Trois Rivières : « Quant aux fiches, l'immense effort nécessaire à leur normalisation ne me semble pas valoir la peine ».

d) Les catalogues partiels.

Les catalogues partiels peuvent être divisés en deux groupes : ceux qui recensent la production d'un éditeur ou d'un groupe d'éditeurs pendant un mois, trois mois, six mois et qui donnent souvent les titres à peine parus ou à paraître et ceux qui regroupent par sujets ou par matières les ouvrages : catalogues concernant les sciences sociales, le management, la littérature anglaise. Dans ce cas, ils sont parfois rétrospectifs et constituent alors une sorte de bibliographie spécialisée. Notons encore les catalogues partiels sélectionnant les ouvrages selon les niveaux de l'enseignement : pour le Diplôme d'études universitaires générales, les instituts universitaires de technologie de tel ou tel département. Mais ce dernier type est plus rare. Quoi qu'il en soit, ces catalogues partiels contiennent finalement peu de titres; aussi, assez souvent lorsqu'il s'agit de nouveautés, on y trouve une courte présentation des ouvrages proposés. Voici les opinions exprimées, en remarquant que beaucoup de bibliothécaires ont négligé ce type de document : favorables défavorables opinions partagées
France 6 1 1
Étranger 1 6 0

Le contraste des réponses favorables et défavorables entre la France et l'Étranger est étonnant. Les commentaires font comprendre pourquoi.

En dehors de la France, on trouve que ces catalogues partiels sont reçus avec trop de retard et trop d'irrégularité (Yaoundé, La Réunion, Dakar), qu'ils sont trop nombreux et que l'on n'a pas le temps de les parcourir (Tananarive, Kinshasa), qu'ils contiennent des éléments bibliographiques insuffisants (Montréal). En France, l'opinion générale est que ces catalogues ont l'avantage d'être à peu près à jour, mais que les recherches y sont longues (réponse de Limoges). Cependant, ils sont d'utilisation habituelle pour les commandes de nouveautés et la recherche des prix (Toulouse, Strasbourg, Rennes, Paris-Sorbonne, Paris-Val-de-Marne, Le Mans, Marseille (Bibliothèque municipale), Bruxelles) et sont appréciés quand ils complètent les catalogues généraux. Les catalogues concernant les réimpressions sont à placer dans ce type de document. Tous les bibliothécaires les jugent très précieux, de même que les catalogues de livres d'occasion qui « permettent de combler les lacunes » (Caen).

Au sujet des catalogues partiels, Strasbourg fournit une longue réponse : « un certain nombre d'éditeurs, de libraires internationaux, de spécialistes de livres d'occasion ou de la réimpression, diffusent une information de qualité à intervalles réguliers. Cette information comprend... des catalogues spécialisés périodiques parfois hebdomadaires, au moins trimestriels. Ces catalogues groupent les ouvrages récents et réimpressions et les annonces de publications prochaines, soit que ces ouvrages fassent partie du fonds même de l'éditeur, soit que celui-ci en assure la distribution ».

Enfin, notons comme le fait Reims, que certains éditeurs passent des feuillets séparés au catalogue partiel par regroupement de ces feuillets.

« Nous trouvons intéressante également l'initiative... qui regroupe mensuellement les nouveautés de quatre éditeurs juridiques; elles sont présentées sur des feuillets séparés... regroupés sous une couverture cartonnée, donc faciles à classer et à conserver. »

On pourrait rattacher aux catalogues partiels fournis par les éditeurs, une publication souhaitée par les bibliothécaires mais n'existant pas à ce jour : « la liste des traductions en cours ainsi que des traductions à l'étude qui permettrait souvent d'attendre l'ouvrage imprimé en français, plutôt que de commander l'ouvrage étranger » (Besançon).

e) Les catalogues généraux.

Les catalogues généraux sont au minimum semestriels mais plus généralement annuels ou pluriannuels. On n'a pas tenu compte ici des catalogues qui ne sont pas le reflet de la production complète de l'éditeur présente et passée à la date de la publication. A noter, que certains éditeurs indiquent tous les titres parus, y compris ceux qui sont épuisés alors que d'autres ne font apparaître que les ouvrages disponibles.

favorables défavorables opinions partagées
France 21 0 1
Etranger 13 0 0

Dans les deux cas, les bibliothécaires sont donc très favorables à ce mode d'information qui donne des instruments de travail indispensables. Ils regrettent que certains éditeurs ne puissent pas en faire paraître et l'un d'eux suggère que les petits éditeurs se regroupent pour pouvoir diffuser ce genre de catalogue (Clermont.) Autre remarque intéressante : « leur publication coïncide souvent avec la rentrée universitaire » (Toulouse). Les opinions favorables s'appuient sur plusieurs arguments : connaissance globale du fonds d'un éditeur (Montpellier, Clermont, Amiens, Poitiers, Brest, Strasbourg, Alger, Tananarive, Dakar, Montréal, Beyrouth), état des suites et des collections (ce qui est considéré comme très important par tous), possibilité de les conserver malgré les formats hétéroclites grâce à leur masse déjà plus importante. En outre, « on peut éliminer sans crainte les catalogues périmés quand arrive le nouveau », et « ils constituent le complément idéal des bibliographies » (Yaoundé) surtout s'ils comportent des index (c'est d'ailleurs le cas en général, mais on demande que ces index soient plus nombreux). Pourtant ces catalogues si prisés seraient à améliorer : regroupement par collections, descriptions bibliographiques plus complètes (Besançon). Plusieurs des réponses faites à leur sujet doivent être citées comme celles envoyées du Canada et d'Afrique :

de l'Université du Québec à Trois Rivières) Bibliothèque, centre bibliographique :

« Je déplore tous les jours l'absence de catalogues généraux et rétrospectifs des éditeurs français. Ils ne sont pas rendus inutiles par les bibliographies courantes, ni par le Catalogue de l'édition française et le Répertoire des livres disponibles. Ils devraient donner clairement l'état de l'édition (épuisée ou non) et être construits de façon systématique, particulièrement en donnant la liste des grandes collections, que leurs indications enfin, soient honnêtes (deuxième édition... refondue ou deuxième impression) et utiles... ceci est vrai surtout pour les presses universitaires importantes pour nous et les moins soucieuses de bonne publicité. »

de l'Université de Montréal coordonnateur des collections :

« un bon catalogue envoyé au début de chaque année par chaque éditeur répondrait bien à nos besoins. Il devrait indiquer toute la production encore disponible et celle « à paraître » dans l'année suivante. Des suppléments de format et de présentation analogues pourraient venir le compléter en cours d'année. Dans les catalogues reçus actuellement il manque trop souvent des renseignements bibliographiques importants : les prix sont parfois omis... la date d'édition absente. Chose plus grave, le vocable édition est employé... de la façon la plus ambiguë. Une deuxième édition n'est souvent qu'une nouvelle impression de sorte que, croyant nous tenir à jour, nous ne faisons souvent qu'acheter le même ouvrage une deuxième fois. Les informations concernant le nombre des pages, le type de reliure, la quantité des illustrations devraient figurer dans toute publicité. Autrement par exemple, nous pouvons commander pour notre département de géographie un livre intitulé « l'Algérie » et ne recevoir qu'un album photographique. » du Burundi (Bujumbura) :

« des raisons matérielles portent ma préférence vers le catalogue général, plus ample et dépouillé de réclames superflues... par ailleurs, ce catalogue a l'avantage d'être moins encombrant... cependant je lui reproche d'être en retard sur l'actualité, il arrive après une année entière au moins... et dans notre pays alors que les meilleurs ouvrages sont épuisés. »

d'Alger :

« les catalogues généraux ont l'avantage de présenter une mise au point, un système de publications... et permettent des retours en arrière, des acquisitions qui comblent certaines « lacunes ». Mais... « ces catalogues ne nous sont pas envoyés par tous les grands éditeurs de langue française ou nous sont envoyés irrégulièrement. Nous souhaitons particulièrement recevoir ceux des éditeurs des pays francophones qui ne présentent pas leurs publications dans la partie « Annonces » de la Bibliographie de la France. En effet, nous n'avons pas toujours l'occasion de pouvoir dépouiller les bibliographies nationales de ces pays ».

Mais ces catalogues généraux ne sont pas envoyés partout. La bibliothèque universitaire d'un département d'Outre-mer n'en a reçu que trois en 1973! (La Réunion).

Les réponses reçues de France ont été nombreuses, en voici quelques-unes : de Saint-Etienne :

« Je sacrifierais volontiers toute la publicité courante pour l'édition d'un catalogue annuel à jour, paraissant régulièrement par exemple en septembre-octobre ; ces catalogues doivent comprendre des index; l'état des collections est également très utile. »

d'Angers :

« les catalogues complets annuels rendent de grands services avec en particulier la liste des titres classés par collection; de même le regroupement des congrès. »

d'Amiens :

« le bibliothécaire a besoin d'instruments de référence durables, de catalogues par éditeur ou groupe d'éditeurs avec plusieurs types d'entrées, par collection, par discipline, avec un index par nom d'auteur et éventuellement par titre. »

de Reims :

« l'essentiel dans la documentation diffusée par les éditeurs est le catalogue général véritable inventaire des ouvrages disponibles. Nous le souhaitons annuel» (le conservateur de la section Droit se plaint justement que les éditeurs importants laissent passer plusieurs années avant de mettre le leur à jour).

Jusqu'à présent, nous avons parlé des moyens d'information reçus gratuitement par les bibliothécaires selon la bonne volonté et les moyens des éditeurs. Il faut aussi dire quelques mots des instruments qui peuvent servir au bibliothécaire, mais que celui-ci doit ou devrait pouvoir acheter. Car plusieurs correspondants ont spontanément écrit à leur propos.

1. Regroupement annuel des catalogues des éditeurs

Comme l'indiquent dans leurs réponses certains collègues de l'étranger, « on remédierait à la diffusion mal organisée, du moins ici en Afrique, des catalogues généraux par une publication analogue... à celle qui existe aux États-Unis, qui regroupe simplement les catalogues particuliers de chaque éditeur » (réponse reçue du Zaïre, Université de Kinshasa).

Cet instrument de travail n'existe pas pour le moment en France.

2. Liste des livres disponibles à une date donnée

Le souhait d'un certain nombre de collègues de l'étranger est que ce genre d'ouvrage paraisse régulièrement une fois par an ou avec une mise à jour annuelle. La bibliothèque de l'Université du Québec à Trois Rivières propose en exemple Books in print alors qu'à Montréal on constate que « la naissance récente d'assez bonnes bibliographies courantes et cumulatives a beaucoup facilité l'accès à la production française. Dans le passé, il était difficile de connaître l'existence même de nombreux livres français ». La même remarque est faite par un bibliothécaire de l'Université de Kinshasa « la première édition des Livres disponibles en français est venue combler une lacune particulièrement sensible; il faut que cet instrument continue. Du Canada encore (bibliothèque de l'Université Laval), le commentaire suivant : « Ce qui importe surtout, c'est de demander à chacun des éditeurs français de faire une mise à jour annuelle des ouvrages disponibles dans son fonds. Je comprends que le premier inventaire complet pourra exiger une somme considérable de travail. Mais la mise à jour annuelle devrait être relativement facile à faire. Ce qui importe encore davantage, peut-être, dans ce genre d'ouvrage collectif, c'est d'obtenir la collaboration entière de tous les éditeurs français, sans exception. Il faut même souhaiter que tous les éditeurs de la francophonie unissent leurs efforts pour en faire un livre de références vraiment unique, dans tous les sens du mot. »

A noter enfin qu'un périodique spécialisé du genre Forthcoming books serait le bienvenu, « ce serait un grand pas en avant ».

f) la bibliographie courante française.

Il s'agit des fascicules hebdomadaires de la Bibliographie de la France-Biblio dans sa partie « Annonces ». Elle est très souvent citée, 17 fois pour la France et 9 fois pour l'étranger. On ne peut pas parler ici d'opinions exprimées, tout le monde est favorable à ce moyen d'information mais on souhaite quand même l'améliorer.

Voici ce qu'en disent certains collègues de l'étranger et des départements d'Outre-mer pour lesquels ce mode d'information est particulièrement important

« C'est là, la seule information cohérente et surtout régulière que je reçoive (les « livres de la semaine » par avion)... J'ajoute en outre, que les informations données dans la partie « Annonces » sont en général de qualité » (Sénégal, Université de Dakar).

« Nous sommes avertis de la publication des nouveaux ouvrages par les bibliographies courantes que nous recevons régulièrement » (Cameroun, Université de Yaoundé).

« L'information idéale que la bibliothèque souhaiterait recevoir devrait être contenue dans les bibliographies nationales » (Belgique, Université de Bruxelles).

« Afin de faire mon choix dans les meilleures conditions possibles je suis évidemment abonné à la Bibliographie de la France... semaine après semaine, je pointe Les Livres de la semaine qui me servent à faire 98 % des commandes d'ouvrages français » (La Réunion).

Mais, Bibliographie de la France-Biblio devrait, pour devenir un meilleur instrument de travail, recevoir des aménagements car des critiques sont exprimées, telles celles-ci :

« Si dans la partie « Annonces » on donnait systématiquement la table des matières des ouvrages... notre choix serait facilité » (La Réunion).

« Bibliographie de la France-Biblio - rien à redire contre la formule. Par contre, je trouve le plan de classement des ouvrages trop souvent saugrenu. Jusqu'à présent, on trouvait une rubrique sciences occultes, mais rien concernant les mass media... radio et télévision sont incluses dans arts, jeux et sports! » On semble se satisfaire de divisions et de définitions poussiéreuses jusqu'à ce que l'évidence impose des modifications tardives. Je recommanderai aux éditeurs de langue française de concentrer leur énergie en vue d'augmenter et d'améliorer la valeur publicitaire de la troisième partie de la Bibliographie de la France. Voici quelques suggestions : en premier lieu, faire en sorte que la bibliographie hebdomadaire parvienne aux intéressés beaucoup plus rapidement qu'elle ne le fait actuellement; en second lieu la partie « Annonces » devrait constituer un fascicule distinct et séparé avec toujours maintenue la division en deux sections, table systématique des nouveautés et annonces ». (Canada, Québec, Université Laval).

Notons encore ce souhait :

« Nous souhaiterions que l'information donnée dans la partie « Annonces » de la Bibliographie de France soit améliorée dans son contenu et sa présentation ; présenter au moins sommairement les auteurs, indiquer précisément ce qui différencie une édition de la précédente, préciser s'il s'agit d'une thèse, noter le niveau » (Algérie - Université d'Alger).

et cette réflexion :

«Il est particulièrement regrettable que si peu d'éditeurs francophones hors de France... y annoncent systématiquement leurs volumes » (Université de Montréal).

Cependant en France, on fait peu de critiques à cette partie de la Bibliographie de la France. Pourtant, Besançon :

« déplore certaines difficultés d'informations sur les ouvrages parus en langue française dans toute l'Europe... et sur les publications arabes ou africaines en langue française. »

et Strasbourg :

« Les bibliographies nationales courantes ne donnent que de brèves notices.

Leur publication hebdomadaire... fragmente l'information pour chaque discipline ».

On l'aura certainement remarqué, beaucoup de bibliothécaires qui ont répondu, n'ont pourtant pas donné une opinion sur les documents étudiés précédemment. C'est que, sans doute, ils sont en grande majorité satisfaits de recevoir des éditeurs de l'information sous différentes formes. Les critiques portent alors avant tout sur la façon dont les feuilles volantes, catalogues, fiches sont distribués. On parle souvent de lenteur, d'anarchie, d'incohérence, de gaspillage. Et la question posée plusieurs fois est à peu près celle-ci : pourquoi une bibliothèque reçoit-elle un type de document à un moment donné, puis plus rien pendant plusieurs mois, puis deux ou trois exemplaires de tel autre document, etc... ? Au total chacun souhaite recevoir plus régulièrement sous une forme pratique des renseignements complets, clairs, sérieux, qui puissent servir dans le travail quotidien.

De sorte que si l'on avait à faire des propositions pour une information meilleure, selon les souhaits des bibliothécaires, on pourrait demander peut-être, que l'information de base qui est déjà, mais devrait être plus encore contenue dans la partie « Annonces » de la Bibliographie de la France, soit améliorée. Ainsi, les notices des Livres de la semaine seraient simplement à compléter (mentions de thèse par exemple). Dans cette « table systématique des nouveautés », il faudrait conserver la bonne habitude de mentionner entre parenthèses, le numéro de la page « Annonces » où on peut trouver une description, une analyse ou un commentaire quelconque concernant un ouvrage paru au cours de la semaine. Cependant la partie « Annonces », tout en gardant son caractère publicitaire varié et attrayant devrait pourtant être mieux conçue et réellement faite pour ses véritables utilisateurs. Car elle n'est pas destinée au grand public, mais à des spécialistes du livre, aux libraires, aux bibliothécaires, aux enseignants et aux chercheurs. Et pour le reste, on pourrait souhaiter que les moyens d'information actuels, normalisés si possible, et différenciés car ils ont des rôles distincts à jouer, soient envoyés à chacun selon son profil d'intérêt.

Il semble que l'on verrait alors l'incompréhension ou le désenchantement, qu'un responsable du Syndicat des éditeurs croyait trouver en parcourant les premières réponses de cette enquête, disparaître. Un collègue l'a fort bien dit, « cette documentation nous sert dès que l'éditeur essaie de comprendre nos besoins et d'y répondre ».

Cependant il faut remarquer que les universités hors de France se plaignent presque toutes de recevoir très peu ou pas d'informations.

« Alors que les Américains nous ont toujours inondés de leur publicité, la plupart des éditeurs français n'ont commencé à envoyer leurs annonces qu'après des efforts considérables et sans cesse renouvelés de notre part. Les catalogues, dépliants, etc... ne nous rejoignent pas régulièrement surtout lorsqu'un distributeur exclusif est nommé pour le Canada » (Université de Montréal).

Cette dernière remarque, qui est assez grave, nous semble-t-il, est reprise par l'Université du Québec à Trois Rivières :

« J'ajouterai qu'ici, les exclusivités de vente et de publicité compliquent extrêmement la recherche des catalogues ».

Pour la Bibliothèque universitaire de La Réunion aussi, le manque d'information est la première critique :

« le problème le plus épineux dans notre travail, vient de la difficulté à être informé à temps des nouvelles publications et d'autre part, d'obtenir les ouvrages choisis. Je ne parlerai de l'information reçue directement des éditeurs que pour mémoire, car pour les ouvrages français elle est pratiquement inutilisable. Comme vous pouvez le constater, je ne suis pas gêné par la masse des publications, mais au contraire par l'absence de documentation. »

Voici encore ce que dit le bibliothécaire de la Bibliothèque universitaire de Yaoundé (Cameroun) :

« En résumé, nous pouvons remarquer que nous sommes mal informés à cause de la difficulté d'obtenir les catalogues généraux de certaines grandes maisons d'éditions, de façon régulière. »

et la Bibliothèque universitaire de Dakar déplore elle aussi :

« le manque de dynamisme commercial, tout au moins au niveau de l'information des éditeurs français... »

Quoiqu'il en soit, depuis quelques années et parfois quelques mois, certains éditeurs petits ou grands ont déjà fait des efforts considérables pour que les bibliothécaires soient mieux informés sur leurs publications. Nous ne pouvons au terme de cet article, que les remercier et leur dire combien nous leur en savons gré.

  1.  (retour)↑  Je remercie tous les bibliothécaires des pays francophones, des départements d'Outre-mer et de France qui ont pris la peine de me répondre et souvent de m'écrire de longues lettres. Je remercie aussi l'AUPELF et le CILUE d'avoir pensé que cette enquête pourrait être faite et d'avoir autorisé la publication de ce rapport de synthèse dans le présent Bulletin.
    Les réponses citées dans cet article proviennent de bibliothécaires des bibliothèques suivantes :
    a) Pour la France : bibliothèques universitaires ou interuniversitaires de Montpellier, Strasbourg, Reims, Amiens, Clermont-Ferrand, Rennes, Orléans, Brest, Metz, Saint-Étienne, Aix-Marseille, Poitiers, Limoges, Toulouse, Paris-Sorbonne, Paris Val-de-Marne, Le Mans, Caen, Besançon.
    Bibliothèque municipale de Marseille.
    Département d'outre-mer : bibliothèque de l'Université de La Réunion.
    b) Pour l'étranger, les réponses citées proviennent de bibliothécaires des pays que voici : du Canada (Université du Québec à Trois Rivières, Université Laval, Université de Montréal), du Zaïre (Université nationale : campus de Lubumbashi, de Kisangani, de Kinshasa) du Burundi (Université de Bujumbura), du Cameroun (Université de Yaoundé), du Sénégal (Université de Dakar, École des bibliothécaires), de Madagascar (Université de Tananarive), d'Algérie (Université d'Alger), du Liban (Faculté française de médecine et de pharmacie de Beyrouth), de Belgique (Université libre de Bruxelles).
  2.  (retour)↑  Je remercie tous les bibliothécaires des pays francophones, des départements d'Outre-mer et de France qui ont pris la peine de me répondre et souvent de m'écrire de longues lettres. Je remercie aussi l'AUPELF et le CILUE d'avoir pensé que cette enquête pourrait être faite et d'avoir autorisé la publication de ce rapport de synthèse dans le présent Bulletin.
    Les réponses citées dans cet article proviennent de bibliothécaires des bibliothèques suivantes :
    a) Pour la France : bibliothèques universitaires ou interuniversitaires de Montpellier, Strasbourg, Reims, Amiens, Clermont-Ferrand, Rennes, Orléans, Brest, Metz, Saint-Étienne, Aix-Marseille, Poitiers, Limoges, Toulouse, Paris-Sorbonne, Paris Val-de-Marne, Le Mans, Caen, Besançon.
    Bibliothèque municipale de Marseille.
    Département d'outre-mer : bibliothèque de l'Université de La Réunion.
    b) Pour l'étranger, les réponses citées proviennent de bibliothécaires des pays que voici : du Canada (Université du Québec à Trois Rivières, Université Laval, Université de Montréal), du Zaïre (Université nationale : campus de Lubumbashi, de Kisangani, de Kinshasa) du Burundi (Université de Bujumbura), du Cameroun (Université de Yaoundé), du Sénégal (Université de Dakar, École des bibliothécaires), de Madagascar (Université de Tananarive), d'Algérie (Université d'Alger), du Liban (Faculté française de médecine et de pharmacie de Beyrouth), de Belgique (Université libre de Bruxelles).