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Chronique des bibliothèques

Bibliothèque nationale. Paris.

L'exposition « Le dessin d'humour du XVe siècle à nos jours ». - Le Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale est sans doute le seul endroit au monde où les dessins, gravures, affiches et photographies d'humour sont rassemblés, classés et conservés depuis les origines de la diffusion de l'image. Michel de Marolles, dont l'immense collection, vendue en 1666 à Louis XIV, forme le noyau de ce cabinet, avait déjà en effet regroupé dans deux très riches volumes un grand nombre de pièces drôles, des XVIe et XVIIe siècles, cataloguées sous le nom générique de « facéties ». Ce sont peut-être ces deux volumes qui décidèrent Louis XIV, malade et souhaitant se distraire, à acheter la collection tout entière et de ce fait à fonder le Cabinet des estampes. Ces volumes sont la tête de la série Tf de caricatures et dessins d'humour (Tf 1 et Tf 2 réserve), qui devait connaître un accroissement considérable au point de compter aujourd'hui plus de cent mille pièces. Vinrent s'ajouter des images en couleurs anglaises ou de genre anglais du XVIIIe siècle (une vingtaine de recueils), les lithographies françaises des premiers quotidiens illustrés (Daumier, Grandville, etc.), les innombrables images des journaux amusants de la fin du XIXe siècle, les dessins politiques de tous bords, les satires morales, les caricatures, les « calembours graphiques », devinettes, anamorphoses, rébus, etc.

Pour poursuivre cette tradition exceptionnelle, le système actuel qui consiste à collectionner les albums édités et à découper les dessins d'humour dans les journaux est très imparfait. Mieux vaudrait pour des raisons de conservation, de possibilités de reproductions dans l'avenir, et de simple esthétique, collectionner un échantillonnage de dessins originaux. C'est ce que peut laisser espérer, grâce aux contacts qu'elle a permis d'établir avec les dessinateurs humoristes contemporains, l'exposition actuelle de ce fonds assez particulier. Déjà quelques contacts avaient été pris. Le dessinateur Sennep, dont l'œuvre est un panorama très complet de la vie politique depuis 1920, a donné une grande partie de ses dessins au Cabinet des estampes. Jean Effel a fait de même, en conservant des dessins chez lui pour pouvoir les utiliser à son gré, mais portant déjà l'estampille du Cabinet des estampes.

A Amsterdam, le Stedelijk museum achète ce genre de dessins, et à Avignon, le musée Calvet projette l'ouverture d'une salle consacrée au dessin d'humour contemporain. A une époque où l'art en général emprunte à l'humour bien des effets et où l'humour est souvent pratiqué par des dessinateurs de grand talent, l'exposition du Cabinet des estampes peut rendre un grand service aux dessinateurs d'humour, réhabilités sous l'autorité de Bruegel, Daumier, Forain, dont les oeuvres sont conservées dans la réserve du Cabinet des Estampes.

La Bibliothèque nationale fait œuvre de précurseur en prenant l'initiative de cette exposition qui risque en effet de faire école : le pavillon de l'Humour, à Montréal, le « Metropolitain museum » de New York envisagent de reprendre l'idée. Les maisons de la culture et musées de province s'intéressent à des projets analogues. Le musée d'art moderne de la ville de Paris prépare pour l'automne une exposition de dessins d'humour contemporains. Ce genre d'exposition, tout en répondant au rôle des bibliothèques et musées de présenter au public leurs fonds les plus méconnus et de garder un contact fructueux avec les artistes, est relativement facile à réaliser grâce à l'abondance des œuvres et connaît auprès du public un succès bien compréhensible.

L'agrément du sujet a permis en effet à un public nouveau, et souvent jeune, de franchir sans appréhension le seuil de la Bibliothèque nationale. Ouverte le 10 mars 197I, l'exposition a été prolongée jusqu'au 15 juin, recevant chaque jour plusieurs centaines de visiteurs.

Le catalogue a également remporté un grand succès : composé comme un album, chaque artiste étant représenté par une reproduction au moins; il a été divisé comme l'était l'exposition en deux parties : l'une chronologique, allant du maître E. S. (vers 1466) - dont on présentait 4 planches de l'alphabet fantaisiste -à Chimulus (né en 1946), fils du dessinateur Faizant et l'un des plus jeunes dessinateurs humoristes français; l'autre consacrée aux thèmes présentés dans l'exposition sur des panneaux centraux : la Mode, la Femme, l'Argent, la Politique, l'Autorité, l'Absurde. Le choix de chacun de ces thèmes était expliqué par un commentaire historique et illustré par une dizaine de dessins 1.

Exposition : Musique et musiciens pendant la Commune de Paris. - De mars à mai 1971, le Département de la musique a présenté dans ses vitrines une série d'œuvres musicales datant de 1871 2 : chansons populaires d'inspiration patriotique et anticléricale, musique savante composée par des musiciens généralement hostiles à la Commune et chansons populaires réalisées après la Commune.

Ouverture de la galerie de photographie de la Bibliothèque nationale.

La Bibliothèque nationale a ouvert une nouvelle salle d'exposition au 67 de la rue de Richelieu. Cette salle, directement accessible aux visiteurs, est destinée à présenter les richesses photographiques du Cabinet des estampes grâce à une succession ininterrompue d'expositions. M. Étienne Dennery, administrateur général de la Bibliothèque nationale, a voulu établir un lien concret entre le public et les artistes qui contribuent à enrichir le Cabinet des estampes et doter la photographie d'un lieu où elle sera désormais officiellement consacrée en tant que création originale. Cette galerie de photographie a été inaugurée le 3 mai 197I avec une exposition de près de 100 œuvres d'une trentaine de photographes différents, représentatives des 7 000 pièces entrées depuis trois ans dans les collections. M. Jean Adhémar, conservateur en chef du Cabinet des estampes et M. Jean-Claude Lemagny, responsable de la section de photographie, entendent avec cette manifestation et celles qui lui succèderont régulièrement présenter de façon objective la diversité des œuvres qui constituent le fonds du Cabinet des estampes. Il s'agit ici de présenter l'image résumée de la vie d'une grande collection publique, de contribuer à mieux faire connaître les œuvres de grands photographes, anciens ou contemporains et de permettre également la révélation de talents neufs. Par cette formule nouvelle et vivante, la Bibliothèque nationale pourra mieux faire apparaître l'importance grandissante de la photographie dans la culture de notre temps.

Bibliothèque nationale et universitaire. Strasbourg.

Exposition : Trois siècles d'Art à Pistoia et dans sa région. - Pistoia, aujourd'hui chef-lieu d'une des plus petites provinces d'Italie, était au début du XIVe siècle une libre commune jouissant d'une puissance économique et politique non inférieure à celle des autres villes de Toscane. Pendant trois siècles elle avait connu une prospérité croissante, que révèlent les nombreux monuments qu'elle renferme dans son enceinte. Les styles roman et gothique y trouvèrent, d'après l'exemple de Pise et de Lucques, un grand épanouissement, surtout autour de la grand-place, à juste titre considérée comme l'une des plus belles d'Italie. Au milieu de cette place se dresse encore, imposant et harmonieux, le campanile qui est une synthèse stylistique de la ville. C'est ce remarquable campanile qui a été reproduit sur les affiches qu'on a pu voir en bien des points de Strasbourg, pour annoncer l'exposition. Il s'agissait de nombreuses photos reproduisant les œuvres d'art les plus significatives de l'époque romane, gothique et renaissante à Pistoia. L'exposition avait été organisée par l'Institut culturel italien de Strasbourg. Inaugurée le 10 mai 1971, elle est restée ouverte jusqu'au 25 mai à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg qui avait ajouté à l'exposition photographique une série de précieux volumes anciens de son fonds ayant trait à l'histoire et à l'art de Pistoia.

Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône).

Pose d'une plaque en l'honneur de Frédéric Mistral. - Le 16 mai 197I a été inaugurée dans la salle de lecture de la bibliothèque Méjanes une plaque en cuivre rappelant que le poète Frédéric Mistral, au cours de ses années d'étude à la Faculté de droit d'Aix-en-Provence, entre 1848 et 185I, est venu bien souvent s'asseoir dans cette salle pour lire, travailler et découvrir le glorieux passé de son pays, la Provence. La bibliothèque possède encore le registre de prêt pour la consultation sur place où son nom figure à plusieurs reprises. C'est M. Armand Lunel qui avait émis le vœu de voir sur une des tables de travail de la bibliothèque Méjanes une plaque en l'honneur de F. Mistral. Maître Ciccolini, maire d'Aix-en-Provence, avait souscrit immédiatement à cette proposition de l'auteur des Amandes d'Aix. Assistaient à cette cérémonie, M. et Mme Armand Lunel, M. Pierre Gay, adjoint, le Bailé René Jouveau, les conservateurs de la bibliothèque, le président des Amis de la Méjanes et de nombreux sympathisants du félibrige.

Chalons-sur-Marne (Marne).

Participation à l'exposition 4000 ans de Châlons. - Du 3 au 3I mai 197I, s'est tenue, à l'initiative de l'Association les Amis du vieux Châlons, l'exposition 4 000 ans de Châlons qui se proposait de faire l'historique de la capitale de la Champagne. La bibliothèque municipale s'est largement associée à cette initiative, notamment en prêtant de très nombreuses estampes et gravures. Une vitrine était réservée, en outre, à l'histoire du livre châlonnais, du pontifical du XIIIe siècle aux livres de l'imprimeur Guyot en passant par les livres d'heures et les incunables.

Cholet (Maine-et-Loire).

Expositions : La Forêt. Le Travail du Bois. - Durant les mois de février, mars et avril 197I, deux expositions, essentiellement photographiques, l'une sur la forêt et sa protection, l'autre sur le travail du bois, ont successivement été présentées dans le hall d'exposition de la bibliothèque, sur 9 panneaux double face et 5 vitrines.

La première exposition réunissait une centaine de photographies 50 X 60 cm et 30 X 40 cm, montées sur carton fort, œuvres pour la plupart d'entre elles, de Roger Perrin, reporter à Éducation et Vie Sociale, organisme auquel elles avaient été louées. S'y ajoutaient 25 photographies de haute qualité, réalisées par des Choletais appartenant à des photos-clubs et par des jeunes, inscrits à la section photos de la Maison des jeunes et de la culture. Des poèmes de Ronsard, Lamartine, Verlaine, Francis Ponge, Pierre-Jean Jouve, Maurice Courant - un Choletais - des textes de Chateaubriand, Victor Hugo, étaient ainsi illustrés par des représentations d'allées en sous-bois, de branches sur fond de ciel, de troncs curieusement enlacés, de détails de feuilles, d'écorces, d'excroissances bizarres, d'arbres pétrifiés, desséchés, de bois flotté évoquant différents animaux, des scènes d'abattage et de transport d'arbres par flottaison.

La Société mycologique du Choletais a apporté son concours à cette exposition par le prêt de caissettes contenant des mousses et des champignons. Sous vitrines, étaient présentées une documentation sur la forêt, les arbres, la pollution, la protection de la nature et quelques reproductions en couleurs d'œuvres de Fragonard, Cézanne, Monet, Pissaro.

La seconde exposition, de caractère plus concret, groupait, outre des livres et 60 photographies de grand format évoquant quelques aspects industriels ou artisanaux, utilitaires ou artistiques, du travail du bois, diverses réalisations ayant pour support le bois : sculptures modernes, statuettes anciennes, portraits en médaillons de cinq généraux vendéens, tableaux pyrogravés, panneaux marquetés, éléments de meubles sculptés, commode de style Louis XV, en cours de fabrication, pied de table tourné de style Louis XIII. Toutes ces pièces, ainsi que des échantillons de nombreuses essences de bois, avaient été aimablement prêtées par des amateurs et des artisans de la Ville.

Un public nombreux (1515 entrées pour La Forêt et 1610 pour le Travail du Bois) est venu visiter avec intérêt ces deux expositions.

Dijon (Côte-d'Or).

Exposition de livres scandinaves. - Dans le cadre du « Mai nordique en Bourgogne », ensemble de conférences et de présentation de films sur les états scandinaves, organisé par l'Association bourguignonne culturelle, la bibliothèque a exposé dans sa salle de lecture les livres par lesquels ces états étaient autrefois connus en France. En tête, l'origine scandinave des Burgondes était rappelée par le dessin fait par l'archéologue dijonnais Henri Baudot de la fibule avec caractères runiques qu'il découvrit vers 1855 à Charnay en Saône-et-Loire (une des deux inscriptions runiques trouvées en France). Puis des ouvrages contemporains comme le Bellum suecogermanicum de Chemnitz (1648) et le Theatrum europaeum (1662-1738) ou postérieurs comme le Charles XII de Voltaire et les Révolutions de Suède de Vertot rappelaient l'histoire tourmentée de l'Europe du Nord au XVIIe siècle. Les œuvres d'Olaus Magnus et de Johannes Magnus évoquaient l'histoire plus ancienne et les origines légendaires. Une série de descriptions et de relations de voyages allant du XVIIe siècle au milieu du XIXe, montraient des vues de Scandinavie et notamment les Lapons avec leurs skis. Enfin des ouvrages comme ceux de Linné et de Swedenborg, les premiers volumes des publications de l'Université de Copenhague (1778) ou de l'Académie des sciences de Suède (1740) rappelaient la place des états scandinaves dans la vie intellectuelle européenne.

Exposition de livres suisses. - La Société des libraires et éditeurs de la Suisse romande ayant présenté à Dijon du 14 au 20 mai 1971 son exposition circulante sur l'Édition suisse, 1970-197I, la bibliothèque a profité de cette manifestation pour exposer quelques-uns des plus anciens des ouvrages suisses qu'elle possède, incunables et livres du XVIe siècle où figurent entre autres les noms de Bergmann, Froben Amerbach à Bâle, Froschauer à Zurich, Apiarius à Berne, ainsi qu'un curieux calendrier pour 1597, imprimé à Bâle. Genève était représentée par un Bréviaire à l'usage de Beaune, imprimé par Jacques Vivien en 1517, suivi par les livres protestants de Marot, Calvin et Théodore de Bèze.

Dole (Jura).

Participation de la bibliothèque municipale à l'exposition : Art gothique, vie quotidienne au temps de Saint-Louis. - L'exposition itinérante Art gothique et vie quotidienne au temps de Saint-Louis organisée par la conservation des musées du Jura a été présentée du 27 février au 14 mars 1971 au Musée de peinture de Dole. Elle s'est déroulée successivement dans les villes principales du département : Arbois, Poligny, Saint-Claude, Salins, Lons-le-Saunier. La Bibliothèque nationale, les Archives nationales, le Musée de Cluny, les Archives du Jura, la Bibliothèque municipale de Dole, les Musées de Saint-Omer et de Narbonne participaient à cette exposition. Parmi les manuscrits jurassiens présentés figuraient les manuscrits 16, 18, 27 et 28 de la Bibliothèque municipale de Dole, une Bible du XIIIe siècle ayant appartenu, au XVIe siècle, à un avocat royal à Arbois, une autre Bible de la même époque provenant d'un couvent dolois et deux manuscrits du XIIIe siècle qui sont des commentaires de Pierre Lombard sur les épîtres de Paul.

Fontaine (Isère).

Exposition sur la commune de Paris de 187I. - Dans le cadre des manifestations organisées durant le mois de mai à Fontaine pour commémorer le centenaire de la Commune de Paris, la bibliothèque municipale a présenté une petite exposition de reproductions photographiques destinées à rappeler les événements les plus marquants de cette période.

Lyon (Rhône).

Exposition : Francfort au temps de Gœthe. - Dans le cadre du jumelage de Lyon et de Francfort-sur-le-Main, la Bibliothèque municipale de Lyon a accueilli durant le mois d'avril 1971 une exposition réalisée par les Musées de Francfort (Musée historique, Musée des arts décoratifs, Musée Goethe), avec le concours du Goethe Institut de Lyon. Les objets exposés, très variés, reflétaient la vie de Francfort durant la deuxième moitié du XVIIIe siècle, telle que Goethe devait l'évoquer dans Dichtung und Wahrheit : gravures, tableaux, silhouettes (très appréciées dans les cercles bourgeois de l'époque et notamment dans la famille Goethe), objets et documents relatifs au couronnement des empereurs Joseph II et Léopold II, argenterie du Conseil municipal, costumes, porcelaines de la manufacture d'Höchst ; la maison de poupée de la famille Gontard, fidèle reproduction d'un intérieur de l'époque, était certes la pièce la plus spectaculaire. L'exposition a été inaugurée le Ier avril 1971, par M. Louis Pradel, maire de Lyon, et le Dr Wilhelm Fay, bourgmestre de Francfort, qu'accompagnaient M. Umsonst, adjoint, M. Borsche, député de la Diète de Hesse et M. Trommershausen, chef du Service de la presse et de l'information de la ville de Francfort. Les édiles des deux villes jumelées devaient rappeler dans leurs allocutions les liens qui unissent Lyon à Francfort.

Redon (Ille-et-Vilaine).

Inauguration de la nouvelle bibliothèque municipale. - L'ancienne bibliothèque municipale fonctionnait jusqu'à présent au rez-de-chaussée de l'hôtel de ville, dans des locaux exigus peu adaptés à leur fonction et qui répondaient mal aux besoins du public. Aussi, souhaitant développer la lecture publique, le conseil municipal prit-il la décision, il y a quelques années, de réaliser des aménagements permettant une installation plus rationnelle. Son choix se porta sur des locaux situés au rez-de-chaussée des halles municipales, dans un emplacement central très accessible au public. Un projet fut mis à l'étude en accord avec la Direction des bibliothèques et de la lecture publique. Une subvention permit la réalisation de ce projet et le 28 mars 1971 les nouveaux locaux furent inaugurés sous la présidence de M. Poindron, inspecteur général des bibliothèques. Ces locaux spacieux, clairs, bien meublés, comprennent un hall d'entrée, un bureau pour la bibliothécaire, une salle de lecture pour les enfants et une grande salle de prêt. A peine un mois après sa mise en service, le succès remporté par la Bibliothèque municipale de Redon, confirmait l'intérêt que la population porte à cette réalisation.

Roubaix (Nord).

Exposition sur la littérature et l'art polonais. - Organisée du 3I mars au II avril 197I à la Bibliothèque municipale de Roubaix, une exposition consacrée à la littérature et à l'art polonais à travers les âges a permis de présenter un panorama de l'activité littéraire de la Pologne tout en faisant connaître les liens étroits qui ont unis à travers les siècles la Pologne et la France. L'exposition était divisée en grandes époques littéraires : littérature du Moyen âge; humanisme de la Renaissance; littérature baroque; littérature du siècle des lumières; romantisme polonais ; positivisme; néo-romantisme; néo-réalisme; néo-réalisme entre les deux guerres; littérature contemporaine.

Suresnes (Hauts-de-Seine).

Inauguration des nouveaux aménagements de la bibliothèque municipale. - Le 6 mars 1971, les nouveaux locaux de la bibliothèque municipale ont été inaugurés par M. Pontillon, conseiller général, maire de Suresnes, en présence de nombreuses personnalités. La bibliothèque, créée en 1897, était installée au rez-de-chaussée d'une maison particulière et fonctionnait dans des conditions matérielles rendues difficiles par l'accroissement des collections; riche de 30 000 volumes et de 3 ooo disques environ elle connaîtra un nouvel essor dans des locaux plus accueillants. Les travaux effectués, outre la réfection complète de l'équipement existant, ont surtout porté sur l'aménagement du premier étage. Il comprend : un hall, un bureau, une discothèque et une section enfantine de 33 m2 environ; en outre l'aménagement des sous-sols a permis l'installation de magasins indispensables à un meilleur fonctionnement de la bibliothèque.

Ouverture de la bibliothèque des Landes. - L'amicale des locataires de la cité des Landes, ensemble de 120 logements éloigné de la Bibliothèque municipale de Suresnes, s'est dotée d'une bibliothèque ouverte aux locataires de la Cité depuis le 6 février 197I. La bibliothèque municipale a prêté son concours à cette heureuse initiative en fournissant un fonds de 3 000 livres destinés aux adultes et aux enfants. De nombreux projets sont à l'étude pour créer des succursales de la bibliothèque dans les différents quartiers de Suresnes.

Yvetot (Seine-Maritime),

Transfert de la bibliothèque municipale. - La Bibliothèque municipale d'Yvetot précédemment installée au rez-de-chaussée de l'hôtel de ville a été transférée le Ier avril 197I au premier étage du Tribunal d'instance d'Yvetot en attendant la construction d'un nouvel immeuble destiné à l'équipement socio-culturel de la ville. Le nouveau local plus vaste a permis une réinstallation fonctionnelle de la bibliothèque municipale.

Valenciennes (Nord).

Legs Bauchond. - En décembre 1970, à la suite du décès de Mme Maurice Bauchond-Deswarte, veuve de Maître Maurice Bauchond, avocat et érudit local, la ville de Valenciennes a reçu une importante collection d'œuvres d'art et de livres pour son musée et sa Bibliothèque.

La donation faite à la bibliothèque comprend environ 3 ooo pièces, qui avaient été choisies par M. Paul Lefrancq, conservateur honoraire de la Bibliothèque. Il s'agit essentiellement d'imprimés : cinq incunables, des ouvrages rares ou intéressants du XVIe au XIXe siècle, des éditions d'auteurs locaux, des impressions du Nord de la France ainsi que de nombreuses études d'histoire locale. La donation comprend encore quelques manuscrits, dont un évangéliaire incomplet du XVIe siècle, et des documents d'histoire se rapportant pour la plupart à la guerre 1914-1918 dans la région de Valenciennes.

Les plus belles pièces léguées au Musée et à la bibliothèque ont été présentées au public, dans les locaux du Musée, à partir du 5 juin 197I.

Bibliothèques centrales de prêt.

Aube.

Inauguration du nouveau bâtiment. - La Bibliothèque centrale de prêt de l'Aube est installée dans un bâtiment neuf, qui a été inauguré le 26 avril 1971, sous la présidence de M. Pierre Denizot, préfet de l'Aube et en présence de M. Maurice Caillet, inspecteur général des bibliothèques, de Mlle Alice Garrigoux et de M. Jean Bleton, conservateurs en chef à la Direction des bibliothèques et de la lecture publique. Des allocutions ont été prononcées par M. Jean Lemoine, président des « Amis de la Bibliothèque de Troyes », qui, en l'absence de M. Balestie, président de l'Association du bibliobus de l'Aube, esquissa l'histoire de la Bibliothèque centrale de prêt, par M. Caillet, représentant M. Dennery, directeur chargé des bibliothèques et de la lecture publique et par M. le Préfet de l'Aube.

Lozère.

Acquisitions 1970. - La Bibliothèque centrale de prêt de la Lozère vient de publier le catalogue de ses acquisitions pour l'année 1970 3. Cet ouvrage qui comprend 3 parties (romans, nouvelles et romans policiers pour adultes; documentaires pour adultes; albums, romans, cartes et documents pour enfants) est précédé d'un index alphabétique des auteurs sur feuilles bleues pour faciliter la recherche du lecteur. Les ouvrages documentaires ont été répartis selon les grandes divisions de la classification Dewey.

Paris. Bibliothèque Forney.

Durant l'hiver 1970-197I la Bibliothèque Forney a organisé avec l'aide de la Société des amis de Forney plusieurs expositions et des manifestations culturelles :

L'Art 1925 et les Ballets suédois. - Alors que le Musée d'art moderne de la ville de Paris commémorait le centenaire des ballets suédois, la Bibliothèque Forney tentait de restituer, du 7 novembre au 12 décembre 1970, le décor de la vie quotidienne vers 1925, à l'aide de meubles, de papiers peints, de costumes, d'objets familiers appartenant à des collectionneurs ou au fonds de la bibliothèque; de nombreux livres et documents étaient mis à la disposition des lecteurs, leur donnant des renseignements sur ces années, où Cocteau et Picabia, Milhaud et Satie, Rolf de Maré et Börlin donnaient le ton de la vie artistique parisienne, contribuant à orienter la création vers la recherche collective.

L'Art populaire en Macédoine. - L'Association France-Yougoslavie, le Musée ethnologique de Macédoine - Skopje - ont présenté, du 23 décembre 1970 au 30 janvier 197I, une exposition afin de montrer aux visiteurs quelques exemples de la création artistique populaire de Macédoine : création collective et anonyme, étroitement liée à la vie quotidienne, pots de terre cuite, bois sculptés, bijoux finement ciselés et costumes délicatement brodés, perpétuant des techniques séculaires et des décors traditionnels que l'imagination des artisans vient sans cesse renouveler et enrichir.

Dix Peintres et le Livre. - Organisée par Connaissance des hommes, l'exposition a réuni, du 14 au 30 janvier 197I, dix peintres qui ont illustré des livres : Villon et Dufy, deux grands maîtres disparus, Bertholle, Chevolleau, Despierre, Marzelle, Ravel, Rohner, Sarthou et Schurr; figuratifs ou abstraits, qu'ils utilisent la plume, la gouache ou l'aquarelle, ils ont en commun le désir de mettre leur imagination et leur métier au service de l'œuvre qu'ils ont choisie d'illustrer : Ronsard, Verlaine ou Dorgelès, poètes ou romanciers... une communauté profonde d'esprit et de sentiment apparaît entre le dessinateur et l'écrivain; l'œuvre d'art qui en résulte acquiert une dimension nouvelle, s'éclaire afin de séduire le collectionneur et l'amateur.

Coiffes et costumes turcs. - Réalisée avec le concours du Comité France-Turquie et du Bureau de Tourisme et d'information de Turquie, cette exposition présentée du II février au 10 mars 197I avait pour but de dévoiler la richesse et la beauté des coiffes et costumes turcs de la collection réunie par Mme Sabiha Tanzug, au cours de ses voyages en Anatolie. « Œuvre du cœur, des mains et de l'imagination », le costume, comme la coiffe qui le parachève, raconte la femme turque, dévoile sa personnalité tout entière. Si les historiens ont été intéressés par cette leçon vivante d'ethnographie, les spécialistes de la mode féminine ont puisé dans ces modèles si divers des idées originales.

La Fleur dans le décor et le costume 1900. - L'Union française des arts et du costume et le Musée du costume de la ville de Paris avaient choisi quelques pièces dans leurs collections afin d'illustrer du 16 février au 18 mars 1971 le thème de la fleur dans le décor et le costume à la « Belle époque ». On décelait les influences du XVIIIe siècle et du « modern style » dans ces robes, ces chapeaux, ces écharpes qui s'ornent de glycines, de pensées et de lilas; si le décor se veut résolument fantaisiste, la silhouette en revanche se simplifie et le costume se rapproche de la ligne ajustée.

Dans le cadre des conférences de Connaissance des hommes, Pierre Millet a commenté le mercredi 25 novembre 1970 un film et une série de diapositives sur l'Égypte des Pharaons, de Ménès à Cléopatre VII. Trois démonstrations publiques d'art floral (occidental et japonais) ont eu lieu les 26, 27 et 28 novembre 1970, sous le patronage de la Société nationale d'horticulture de France.

Enfin, M. Joly, graveur général des Monnaies, a projeté le 24 mars 1971 une série de compositions sur verres colorés, illustrant le thème du « Combat du bien contre les forces malignes ».

  1.  (retour)↑  [Exposition. Paris, Bibliothèque nationale. 197I]. - Le Dessin d'humour du xve siècle à nos jours. [Préf. par Étienne Dennery, ... Catalogue par Jean Adhémar, ... Michel Mélot, ... Josseline Lebrigand, ...] - Paris, Bibliothèque nationale, 197I. - 22 cm, 168 p., ill.
  2.  (retour)↑  [Exposition. Paris, Bibliothèque nationale. 197I]. - Musique et musiciens pendant la Commune de Paris. Catalogue par Pierre Gaillard, ... - Paris, 197I. - 27 cm, 6 ff.
  3.  (retour)↑  BIBLIOTHÈQUE CENTRALE DE PRÊT DE LA LOZÈRE. Mende. - Catalogue des acquisitions. Année 1970. - Mende, Bibliothèque centrale de prêt de la Lozère, [197I]. - 27 cm, XXXI-149 p.