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Chronique des bibliothèques

Bibliothèque nationale.

Exposition Atget

Une exposition Atget (1857-1929), consacrée à ses photographies de Paris de 1897 à 1915, s'est tenue à la Bibliothèque nationale de juillet à octobre.

L'exposition a été réalisée par Mlle Gambier, bibliothécaire au Département des estampes, qui a retrouvé, dispersées, les photographies de cet homme modeste et patient. Aux artistes auxquels avant 1914 Atget apportait ses photographies, il disait : « Ce sont des documents ». Documents précieux sur le Paris d'autrefois, ses cafés, ses magasins, ses intérieurs (chambre à coucher et cabinet de toilette dans toutes les classes de la société) et aussi les petits métiers, les fêtes foraines, les spectacles de Guignol où Atget montre son sens de l'humain et du populaire.

Exposition Gaignières

Les érudits réclamaient depuis longtemps la réunion des dessins exécutés à la fin du XVIIe siècle par Roger de Gaignières. Conservés au Cabinet des estampes mais dispersés dans les divers volumes de la topographie dont ils constituent la base, ils avaient été en 1894 catalogués par Henri Bouchot; Guibert en avait reproduit un certain nombre en noir, mais sa publication avait été arrêtée par la guerre de 1914; de nombreuses revues locales avaient donné des reproductions de plusieurs d'entre eux, s'en servant comme base pour l'étude d'un monument; puis, depuis Delisle et Grandmaison, c'est-à-dire depuis soixante ans, une vue d'ensemble sur l'effort de Gaignières n'avait pas été envisagée. C'est ce que fait la présente exposition réalisée par Mlle Bonnin, bibliothécaire au Cabinet des estampes, et par Mlle de Sagey. On y a groupé les dessins non par régions mais par sujets : châteaux modernes, châteaux anciens, châteaux forts, églises et cathédrales, couvents avec leurs cloîtres. Et on s'aperçoit que ces aquarelles de Boudan (topographe naïf mais exact, parent selon Mr Weigert du tireur de la chalcographie royale) donnent une vue vivante de la France de Louis XIV. On voit qu'elles ont été exécutées dans une intention pédagogique, pour présenter leur royaume aux fils de France, que Gaignières, subventionné par Mme de Montespan de la part du roi, était connu de Saint-Simon, et que son Cabinet, qu'il va léguer au Roi, était une des attractions du Paris de 1700, citée par les guides. Sa carte d'invitation reproduit un projet de mémoire que Gaignières a présenté en vain à la signature d'un ministre et qui faisait de lui un ancêtre des inspecteurs généraux des monuments historiques 1.

Une prochaine exposition montrera les dessins de pierres tombales que Gaignières a fait exécuter pour en tirer une histoire du costume « par les monuments ».

Jean Adhémar

Bibliothèques municipales.

Bourges (Cher).

Inauguration de la Bibliothèque municipale. - Installée dans l'ancien hôtel particulier du Dr Daniel Témoin, donné à la ville de Bourges par sa veuve en 1947, et dans les dépendances construites sur le terrain adjacent depuis 1960, la nouvelle bibliothèque municipale a été inaugurée la mardi 8 septembre 1964.

A II h 30, Mr Julien Cain, directeur général des bibliothèques et de la lecture publique, accompagné de Mme Cain et de MM. Jean Escande, préfet du Cher, et Raymond Boisdé, député-maire de Bourges, ancien ministre, fut accueilli à l'entrée de la bibliothèque par Mr Jenny, bibliothécaire, et se prêta aimablement au rite traditionnel en coupant le ruban symbolique. Parmi les deux cents personnes invitées à cette cérémonie, figuraient Mmes Brugère, de Gallard et de Rousiers, filles du Dr Témoin; Mr André Masson, inspecteur général des bibliothèques et de la lecture publique; Mr Marcel Pinon, architecte, et les divers entrepreneurs; les membres du Comité de la bibliothèque, dont Me André Cothenet, conseiller général, ancien maire de Bourges, et Mr Raoul Dubois, président-fondateur des « Amis de la bibliothèque »; Mr Marty, conservateur honoraire de la bibliothèque de la Chambre de commerce de Paris; Mr Fillet, conservateur de la Bibliothèque municipale de Tours; Mlle Chovin, bibliothécaire de la Bibliothèque municipale de Châteauroux; etc...

Après avoir visité la salle de lecture publique, située au rez-de-chaussée près de la loge du concierge, et où se pratique l'accès direct du lecteur aux rayons, Mr Cain s'entretint un instant avec Mr Pichon, directeur de la jeune bibliothèque centrale de prêt du Cher, dont les bureaux sont provisoirement installés dans le fond de la cour intérieure; celle-ci s'orne, en son centre, d'une pelouse dominée par la « Lecture », groupe en cuivre repoussé, par Barriot.

Les diverses personnalités parcoururent ensuite le cabinet des manuscrits, le « Salon d'accueil », le cabinet de lecture des érudits, la galerie des périodiques et firent une brève incursion dans les magasins, pour se retrouver enfin dans la salle des Sociétés savantes, où fut servi le traditionnel vin d'honneur.

Mr Raymond Boisdé, député-maire, devait alors remercier Mr Cain d'avoir bien voulu présider cette cérémonie; il salua les membres de la famille Témoin : grâce à leur mécénat, un bel hôtel berruyer du XVIIIe siècle abrite désormais les riches collections de la bibliothèque; il compara le rayonnement futur de cet établissement à celui de la jeune Maison de la culture, créée à Bourges par ses soins. « Les six kilomètres de rayonnages sont suffisants, dit-il, pour un demi-siècle à venir. » « Nous sommes, conclut-il, fiers de cette œuvre qui a conservé la noblesse, la délicatesse, la grandeur de cette demeure du siècle de Louis XV et qui, d'autre part, offre toutes les possibilités, tant pour les Berruyers qui fréquentent la bibliothèque, que pour ceux qui auront à la gérer. »

Dans sa réponse, Mr Julien Cain souligna qu'après un tiers de siècle consacré au développement des bibliothèques françaises, il présidait sa dernière inauguration en tant que directeur général « dans une ville ... qui veut lier le respect des valeurs du passé et la volonté de répondre aux exigences du monde moderne. Maintenir un équilibre réfléchi entre ces deux attitudes... a été la règle que je me suis toujours efforcé d'observer, et d'abord à la Bibliothèque nationale... » Rappelant le montant de l'aide apportée par l'État aux municipalités, il souhaita de la voir porter de 35 à 50 %. A Bourges, la naissance de la nouvelle bibliothèque a été due à la collaboration, non seulement de la municipalité et de l'État, mais aussi de généreux mécènes. Rappelant les paroles de Pol Neveux : « Jamais le mécénat ne s'est exercé avec plus de simplicité, de naturel et de prodigalité qu'en faveur des bibliothèques provinciales », Mr Cain devait ajouter : « Ces mots me sont revenus à l'esprit quand Mme Témoin m'a fait elle-même les honneurs de sa maison. Nous serons unanimes aujourd'hui pour nous incliner devant sa mémoire, pour évoquer les souvenirs qu'a laissés, dans le Berry, l'œuvre du chirurgien, de l'homme de cœur que fut son mari. A cette pensée de gratitude je tiens à associer les héritiers de Mr et Mme Témoin, Mr l'Ambassadeur Brugère et les autres membres de leur famille qui participèrent à cette noble initiative... Les salons et les boiseries d'une belle demeure du XVIIIe siècle... offrent désormais un cadre qui supporte la comparaison avec les salles d'exposition... d'Arles, d'Aix-en-Provence, de Dijon et même de Lyon ». Mr Cain s'attacha ensuite à mettre en vedette le rôle actif joué par Me Cothenet, ancien maire, « numismate et ami des arts », puis par Mr Boisdé, qui racheta « le cinéma dont le voisinage eût constitué un danger et qui offrait le complément de surface nécessaire », prescrivit « la construction des salles de lecture publique qui prolongent sur la rue l'édifice ancien, dont ils conservent le style, tout en masquant les lignes plus sèches du magasin à livres », et voulut bien « accepter les suggestions du service technique pour assurer les liaisons logiques entre les diverses parties d'un bâtiment complexe ».

Enfin, après avoir rendu hommage à l'architecte, Mr Pinon, à Mr Masson, inspecteur général, et à Mr Jenny, bibliothécaire, Mr Cain souhaita voir suivi l'exemple de Bourges, car, si les nouvelles techniques de diffusion de la pensée ont une grande importance, « le rôle de l'écrit demeure essentiel ».

La cérémonie se termina par la remise des palmes académiques à Mr Marcel Retout, rédacteur principal, employé à la bibliothèque depuis trente et un ans, dont le zèle au-dessus de tout éloge lui a valu cette décoration au moment où il part en retraite 2.

Exposition du Souvenir des deux guerres. - Du 26 septembre au 29 novembre se tient, à la Maison de la Culture de Bourges une exposition consacrée au souvenir des deux guerres, principalement sur le plan local : photographies, journaux, armes, médailles, monnaies, timbres-poste, affiches, documents concernant la Résistance, etc... L'organisation en a été confiée aux Archives départementales qui ont obtenu de nombreux prêts du Comité d'histoire de la seconde guerre mondiale et de collections privées.

La Bibliothèque municipale de Bourges a prêté une série d'affiches du temps de l'occupation allemande, ainsi qu'un petit journal de régiment de la guerre de 1914, les Boyaux du 95e.

Carpentras (Vaucluse).

Exposition : la langue provençale des origines à nos jours. - Dans le cadre du quatrième Congrès international de langue et littérature d'oc et d'études franco-provençales a été vernie, le jeudi 10 septembre 1964, au Musée Comtadin et à la Bibliothèque Inguimbertine, l'exposition « La langue provençale des origines à nos jours ».

C'est une illustration de ce parler maternel, ou paternel, dont la veille, à Avignon, avec quelle pertinence, Mr André Chamson entretenait le Congrès.

Cette exposition a été montée uniquement avec des documents de la Bibliothèque Inguimbertine. Vu la nature du Congrès, l'accent a été mis plus particulièrement sur l'ancien provençal.

Dans deux des salles du Musée et dans la salle de lecture dédiée à Mgr d'Inguimbert, fondateur de la Bibliothèque, sont exposés tout d'abord des manuscrits allant du XIIIe au xve siècle; parmi eux, les deux tomes des Rimos dei trobadors, dont le premier contient le Breviari d'amor de Matfré Ermengaud, l'Elucidarium theologiae dans sa version latine et dans sa version provençale, la Prière à la Vierge, en langue romane, éditée par Paul Meyer, la célèbre Bible des Vaudois, éditée dans la Revue des langues romanes, les Acta sanctorum publiés par Chabaneau et Reynaud, le Commentaire de Saint-Bernard sur les Psaumes.

Pétrarque, évidemment, n'a pas été oublié, et le visiteur trouvera de lui des sonnets et des rimes, auxquels a été joint un recueil de poésies italiennes, manuscrits des XIVe et xve siècles.

L'on peut voir aussi des documents aussi vénérables, mais d'un autre ordre, tels qu'un terrier en provençal, des années 1427-1435, le Traité d'arpentage d'Arnaud de Villeneuve, de la main de Bertrand Boysset, le Traité du jeu des échecs de Jacques de Cessoles, en traduction catalane, un Itinéraire d'Avignon à Saint-Jacques de Compostelle.

Mais, contrairement à ce que l'on croit peut-être, le déclin du provençal après le XVe siècle fut tout relatif. Une preuve en est donnée par le nombre et la qualité des documents exposés couvrant les XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. On y trouvera des recueils de poésies, dont ceux de Michel Tronc, de Pierre Paul, étudié il n'y a pas très longtemps par Auguste Brun, une « sirvente » de Bertrand d'Allamand, des vies de poètes provençaux par Gallaup de Chasteuil, des recueils de fables. On y trouvera aussi des chroniques, dont celle d'Honoré de Valbelle, du XVIe siècle, des recueils de cantiques et de Noëls, imprimés ou manuscrits, dont certains de Saboly, des vocabulaires et des dictionnaires, le sermon dit du cardinal-évêque de Carpentras, Jacques Sadolet, de 1517 et une poésie pieuse de l'abbé Fabre de Saint-Véran, troisième conservateur de l'Inguimbertine. On y trouvera encore des livres de raison, dont deux viennent du fonds légué récemment par le Comte Victor de Sobirats que Mr Henri Dubled, conservateur, est en train d'inventorier et d'incorporer à la série JJ des Archives de la ville. Celui de la très noble famille de Flelle, de Mazan, près de Carpentras, que Mr Dubled vient d'éditer dans le n° II de la Revue de langue et littérature d'oc, 1963, pp. 62-69, prouve que la langue provençale, aux confins des XVIe et XVIIe siècles, était parlée et écrite, y compris dans les plus grandes familles.

Mention spéciale doit être faite d'un des très rares exemplaires de la Reine Esther, en judéo-comtadin, première édition, et de certains recueils du fonds Peiresc contenant des pièces en provençal ou en catalan, telles que Lou rencontre et combat d'ung huictre et d'ung rat dina uno cousino, de Vivéty, qui a été éditée, un des manuscrits de l'Histoire de la guerre des Albigeois, un de ceux du Roman de Tersin, le Livre du Consulat de la Mer de Barcelone, ainsi qu'un certain nombre de documents diplomatiques. Au cours de ce Congrès, d'ailleurs, Mr Henri Dubled a fait à Avignon une communication sur « Peiresc et la langue d'oc, d'après ses lettres et les documents de la Bibliothèque Inguimbertine de Carpentras ».

Mention doit être faite enfin de certaines pièces plus particulièrement locales, telles que Leis embarras dou marca de Carpentras par Jean-François Fiel.

L'on arrive ainsi au XIXe siècle. Le visiteur trouvera exposées, avec des documents à proprement parler comtadins, tels qu'un manuscrit du poème d'Anrès aîné Lou pes enleva et d'autres, des lettres autographes des trois Grands du Félibrige, Mistral, Aubanel et Roumanille, d'autres de Bonaventure Laurens, peintre de Carpentras, à Mistral, quelques lettres d'autres félibres tels que Chastan, le marquis de Séguins-Vassieux, longtemps membre du Comité de l'Inguimbertine, et d'autres, une de Raspail à Denis Bonnet, peintre de Carpentras, avec un album de ce maître, des œuvres musicales de Castil-Blaze, une lettre de Mistral et une de Charloun Rieu au majoral François Jouve, ainsi qu'une édition de son livre Lou pape di fournié.

Dans la salle Inguimbert, à la Bibliothèque, sont exposés des manuscrits d'œuvres surtout carpentrassiennes ou vauclusiennes, fort intéressantes, bien que moins connues. L'une d'elles néanmoins, le Salon alarren, a été publiée dans l'Armana prouvençau.

De nombreuses personnalités de Carpentras et de l'arrondissement participèrent, avec le Congrès, à cette très importante manifestation culturelle.

Decazeville et Rodez.

Le Livre illustré français contemporain. - Une exposition permettant d'admirer un vaste panorama du livre illustré français, de 1900 à nos jours, a été organisée par les bibliothèques municipales de Decazeville et de Rodez. Elle a été réalisée grâce au Comité national du livre illustré français, qui a pu mettre à la disposition des organisateurs une centaine de cadres contenant des défets des plus beaux ouvrages illustrés par les peintres-graveurs de ce demi-siècle, et grâce à la Bibliothèque municipale de Toulouse qui leur a prêté quelque trente ouvrages récents, ainsi que quelques reliures d'art appartenant à ses collections. L'exposition a été inaugurée à Decazeville le 6 septembre, par Mr Maurice Caillet, inspecteur général des bibliothèques et de la lecture publique, en présence de Mr Rouquette, maire de la ville, et de nombreuses personnalités, puis le 27 septembre au Musée des Beaux-Arts de Rodez, où Mr Jacques Bousquet, directeur des Services des Archives départementales et conservateur du musée, avait bien voulu l'accueillir, par Mr Jacques Guignard, conservateur en chef de la Bibliothèque de l'Arsenal, secrétaire général du Comité national du livre illustré français, en présence de Mr Lamorlette, préfet de l'Aveyron, de Mr de Lapanouse, maire de Rodez, et d'une nombreuse assistance. L'inauguration a été suivie de la projection du film Graphisme. Dans ces deux villes, l'exposition a rencontré un grand succès.

Orléans (Loiret).

Exposition : l'Occupation, la résistance, la libération du Loiret. - Du 16 août au 16 octobre 1964 s'est tenue à la Bibliothèque municipale une exposition sur l'occupation, la résistance et la libération dans le Loiret. Elle a été organisée par Mr l'abbé Guillaume, historien orléanais et auteur de plusieurs ouvrages sur l'occupation et la résistance dans la région, et notamment en Sologne, et avec la collaboration du Comité d'histoire de la seconde guerre mondiale. L'exposition retraçait par panneaux successifs, au moyen de nombreux documents photographiques et de textes, le déroulement de la guerre : le nazisme et l'année 1939-40, les destructions de 1940 à Orléans et à Gien; la vie sous l'occupation : travail obligatoire, réfractaires, dénonciateurs, la propagande allemande, les fusillés et les déportés du Loiret, évoqués par d'atroces images, les mouvements de résistance et leur activité, les bombardements de 1944, la libération d'Orléans et la victoire. De nombreux documents sous vitrines, lettres, tracts, presse clandestine, objets divers ayant servi pour le combat ou la clandestinité illustraient ce rappel d'un passé aujourd'hui vieux de vingt ans. Le nombre des visiteurs, dont beaucoup de jeunes, a montré que le public ne restait pas indifférent devant cette évocation du temps de l'occupation et de la résistance et a justifié l'initiative prise par le département du Loiret et la ville d'Orléans.

Troyes (Aube).

Exposition : Urbain IV et le XIIIe siècle. - La Bibliothèque de Troyes a contribué pour une grande part, à l'exposition « Urbain IV et le XIIIe siècle » organisée par le Musée de Troyes du 23 mai au 4 octobre. Son apport a été complété par l'envoi de nombreux manuscrits de treize bibliothèques différentes. Ont été exposés :
I° pour évoquer Urbain IV lui-même et son enfance à Troyes : les manuscrits qu'il a pu voir dans la librairie des chanoines de la Cathédrale, fin XIIe siècle;
2° pour l'institution de la Fête du Saint-Sacrement, différentes copies;
3° des bulles accordant des privilèges à des congrégations religieuses et à des particuliers;
4° en ce qui concerne l'art au XIIIe siècle : les plus beaux manuscrits enluminés de la Bibliothèque de Troyes.

Bibliothèques centrales de prêt.

Eure

Publication. - Une partie des ouvrages documentaires possédés par la Bibliothèque centrale de prêt de l'Eure vient de faire l'objet d'un catalogue mis à la disposition des lecteurs du département de l'Eure 3. Les ouvrages, classés de o à 799, sont regroupés alphabétiquement, à l'intérieur de chaque division numérique, par noms d'auteurs ou au titre pour les anonymes.

Un index alphabétique des sujets étudiés termine le catalogue.

Gironde

Changement d'adresse : La Bibliothèque centrale de prêt de Gironde (autrefois rue Mably, dans les locaux de la Bibliothèque municipale de Bordeaux) est désormais installée à l'adresse suivante :
Chemin Bernos, à Talence.
Tél. : 92-55-55.

Bibliobus de l'Est

Un numéro spécial d'A Livre ouvert. - Les bibliobus de l'Est de la France viennent de consacrer aux adolescents le n° 24/25 d'A Livre ouvert, leur bulletin de liaison et d'information. Nous reproduisons ci-dessous le sommaire de ce numéro spécial qui intéresse tout particulièrement les personnes chargées d'un groupe d'adolescents et souhaitant constituer une bibliothèque :

Éditorial :

Les Adolescents, un public à conquérir, par P. Poindron, conservateur en chef à la Direction des bibliothèques et de la lecture publique.

Première partie : Des expériences vécues.

La Lecture publique et les adolescents, par G. Guillien, bibliothécaire en chef à la Bibliothèque municipale de Villeurbanne.

Les Adolescents à la Bibliothèque municipale de Tours, par M.-M. Untersteller, Bibliothèque centrale de prêt du Bas-Rhin.

Les Cours post-scolaires dans le Bas-Rhin, par M.-M. Untersteller, Bibliothèque centrale de prêt du Bas-Rhin.

Une expérience vécue...
- dans une bibliothèque d'entreprise, par Mlle Dupaquier, bibliothécaire aux Mines domaniales de potasse d'Alsace;
- dans un camp de vacances, par la Bibliothèque centrale de prêt du Rhône.

Deuxième partie : L'animation des bibliothèques.

Des Renseignements pratiques, des adresses, par J. Morlot, bibliobus de l'Aube.

Veillées de lecture, par E. Gilquin, bibliobus des Ardennes.

Lecture suivie du cycle d'observation, par J. Linglet, C. E. G. de Maubert-Fontaine.

L'Animation des bibliothèques et le bibliothécaire, par R. Cuénot, bibliobu. de Meurthe-et-Moselle.

Troisième partie : La Littérature et l'adolescent.

L'Enfant et l'adolescent dans le roman contemporain, par Jean-Jacques Kihms

Un Livre idéal : Le Livre de poche, par J. Morlot, bibliobus de l'Aube.

Littérature sur les adolescents.

Quatrième partie : Fonds permanent de livres pour adolescents.

Pour acquérir ce numéro, s'adresser à la Société des amis de la Bibliothèque centrale de prêt du Bas-Rhin, 3, place du Foin, Strasbourg. Tél. : 35-42-48.

  1.  (retour)↑  Bibliothèque nationale. Paris. - La France monumentale vers 1700, d'après les dessins de la collection Gaignières. [La collection Gaignières par Julien Cain. Roger de Gaignières par Jean Adhémar. Mémoire préparé par Gaignières...] 1964, - dépliant 3I,5 cm X 13,5 sous forme de carte d'invitation de l'exposition.
  2.  (retour)↑  Signalons que Mr Jean Favière, conservateur des musées de Bourges, avait aimablement prêté des tableaux, des tapisseries et des sculptures pour habiller les murs trop sobres de la galerie et de la salle des Sociétés savantes. Ajoutons que, dans plusieurs vitrines, dont certaines prêtées par la Maison de la culture, étaient exposées plusieurs pièces de la Réserve : un Ptolémée de 1486 (Ulm, J. Reger); le Missel de Jean Garnier (1547), premier livre imprimé à Bourges actuellement connu; le Champfleury de Geoffroy Tory; des ex-libris de Jansénius et de Lancelot, provenant de l'abbaye de Saint-Cyran; la Bible de l'Imprimerie royale (1640); le Molière illustré par Boucher, et le La Fontaine par Oudry; enfin, plusieurs ouvrages romantiques : les Légendes rustiques illustrées par Maurice Sand et les Romans champêtres illustrés par Tony Johannot, œuvres de George Sand, et l'amusant Tom Pouce, « journal de toutes les couleurs paraissant de temps en temps », imprimé à Bourges en 1846.
  3.  (retour)↑  Bibliothèque centrale de prêt de l'Eure. Évreux. - Catalogue. Documentaires classés de ooo à 799. - Évreux, Bibliothèque centrale de prêt de l'Eure, 1964. - 30,5 cm, 85 p., multigr. (Ministère de l'Éducation nationale. Direction des bibliothèques et de la lecture publique.)