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Chronique des bibliothèques

Bibliothèque nationale.

Exposition Gabriel Fauré 1.

Une exposition Gabriel Fauré a été présentée en novembre à l'occasion du cinquantenaire de Pénélope. Cette œuvre, qui malgré ses mérites ne s'est jamais maintenue au répertoire de nos théâtres lyriques, était représentée par plus du quart des documents (une centaine) exposés : programmes, affiches, photographies et portraits d'interprètes, maquettes de costumes. Autour de ce groupe, auquel l'actualité conférait la place d'honneur, on avait retracé à l'aide de quelques pièces justificatives la longue carrière du musicien, depuis ses années d'études à l'École Niedermeyer jusqu'à la période pendant laquelle il assuma la direction du Conservatoire de Paris, de 1905 à 1920. Les collections publiques et privées avaient prêté les autographes de quelques-unes des œuvres les plus marquantes de son œuvre : Barcarolles et Nocturnes pour piano, musique de chambre, mélodies. Parmi les portraits du maître, ceux de J. Sargent, J. E. Blanche, P. Mathey étaient présents, tandis que quelques lettres de P. Verlaine, M. Proust, A. Samain, I. Albeniz, C. Saint-Saëns, R. Strauss, M. Ravel, C. Debussy, etc., faisaient revivre les relations littéraires et musicales d'un des chefs de file de l'école française.

Exposition Alfred de Vigny 2.

Cette exposition organisée pour commémorer le 100e anniversaire de la mort du poète des Destinées avait été précédée, rue de Richelieu, d'un petit hommage organisé en 1947 pour le 150e anniversaire de sa naissance 3. D'une exposition à l'autre les progrès des études sur Vigny et les enrichissements de la Bibliothèque nationale apparaissent très clairement. En 1947, le Cabinet des manuscrits possédait le manuscrit de Chatterton acquis à la vente Barthou et celui du Mont des Oliviers (legs E. Champion). Depuis sont entrés rue de Richelieu deux gros dossiers provenant du fonds Ratisbonne (n. a. fr., 24984 et 25086) utilisés en partie par Mr Guillemin dans son ouvrage M. de Vigny, homme d'ordre et poète, quatre carnets ou agendas, des manuscrits de poèmes et des fragments du Journal d'un poète (don de Mme Eugène Carré). A l'occasion de l'exposition, Mme Carré a ajouté à ses dons précédents le manuscrit et le dossier de notes de Daphné relié en deux volumes. De nombreuses lettres en particulier 58 lettres adressées à Marie d'Agoult (Papiers Daniel Ollivier) sont venues enrichir la Bibliothèque nationale depuis quelques années. La contribution d'autres bibliothèques françaises a été également importante; la Bibliothèque de l'Arsenal a prêté un exemplaire « truffé » d'autographes de la Muse française et le Journal autographe de l'acteur Joanny, la Bibliothèque de Nantes, deux albums de Boulay-Paty contenant des vers de Vigny, le Musée Calvet d'Avignon quelques-unes des 95 lettres adressées par Vigny à Louise Colet (fonds Mariéton), etc...

Grâce à des collectionneurs particuliers d'importants manuscrits ont pu également être joints à ceux des fonds publics : la Maréchale d'Ancre, le 2e chant d'Eléa, le début de Servitude et Grandeur militaires. On signalera en particulier une ébauche manuscrite et un autographe complet de la Mort du loup datés de 1838.

La plupart des éditions publiées du vivant d'Alfred de Vigny sont représentées par des exemplaires portant des envois autographes de l'auteur.

Une abondante iconographie réunit la quasi totalité des portraits connus de l'écrivain. Sa biographie, ses amitiés féminines et littéraires sont évoquées par des tableaux, des dessins, des estampes et quelques objets précieux, comme un bracelet en or offert par Vigny à sa femme et une couronne d'or également offerte à Marie Dorval par des admirateurs.

Bibliothèques municipales.

Bordeaux (Gironde).

Exposition Croix-Rouge. - A l'occasion de son centenaire la Croix-Rouge a organisé, du 7 au 9 décembre, dans la salle d'exposition de la Bibliothèque municipale, une exposition philatélique et documentaire avec le concours de l'administration des postes françaises et de la Bibliothèque publique et universitaire de Genève.

Cette manifestation a été inaugurée le 7 décembre par Mr Yves Cabanne, secrétaire général des postes et télécommunications, en présence de nombreuses personnalités bordelaises représentant l'administration municipale et préfectorale, les sociétés de Croix-Rouge, les sociétés philatéliques.

Cambrai (Nord).

Exposition : Gravures sur bois japonaises. - Au cours du mois de novembre 1963, la Bibliothèque a présenté l'exposition itinérante réalisée par l'Unesco qui rassemble sous le titre « Gravures sur bois japonaises » une centaine d'œuvres. A cette exposition avaient été joints un certain nombre de livres et de gravures concernant le Japon.

Deux séances culturelles ont été organisées à l'occasion de cette exposition. Au cours de la première a été présenté le film japonais La Porte de l'Enfer. Un débat a suivi la projection portant sur les rapports entre le film et les œuvres présentées à l'exposition et sur les rapports entre l'art japonais et l'art occidental. La deuxième séance culturelle a été consacrée à la projection de courts-métrages aimablement prêtés par l'Ambassade du Japon concernant les estampes japonaises, le théâtre kabuki, la pensée zen, la vie au Japon. La projection de chacun des films a été également suivie d'un débat.

Service de prêt de disques. - Depuis le début de décembre 1963, un service de prêt de disques fonctionne à la bibliothèque. Pour l'ouverture, 450 disques de musique classique, jazz, variétés, folklore ainsi que des enregistrements parlés ont été offerts au choix des emprunteurs. Des livres sur la musique ont été placés à proximité des disques ainsi que des périodiques consacrés à la musique et au disque. Le nombre des emprunteurs sera volontairement limité afin de ménager à chacun un choix suffisant. Il ne pourra augmenter qu'en fonction de l'augmentation du nombre des disques mis en circulation.

Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).

Exposition Delille. - Une exposition consacrée à Jacques Delille eut lieu, du 9 au 30 novembre, à la salle d'exposition de la Bibliothèque municipale de Clermont-Ferrand. L'instigateur de cette manifestation, organisée par la Faculté des lettres et en particulier par Mr Paul Viallaneix, fut Mr Philippe Ausserve, étudiant de la Faculté des lettres, qui avait réuni pour un diplôme d'études supérieures sur Jacques Delille une importante documentation.

Le compte rendu que nous publions ci-dessous a été rédigé par Mr Philippe Ausserve lui-même.

Du 9 au 30 novembre à la Bibliothèque municipale et universitaire était installée une exposition consacrée à Delille. Il était permis aux Clermontois de découvrir ou de mieux connaître le plus célèbre, assurément, de leurs compatriotes, si l'on fonde la gloire sur le nombre et la qualité des honneurs qui sont faits à un homme durant sa vie et lorsqu'il meurt : Delille fut lecteur royal et académicien; on le nomma, jeune encore, à la chaire de poésie latine du Collège de France; enfin des funérailles nationales lui furent accordées, et, ce qui est mieux, sa mort causa un deuil national, il y a cent cinquante ans de cela.

Depuis 1813, on a bien négligé la mémoire de ce personnage illustre. Je crois qu'il était bon que sa patrie lui rendît enfin hommage et tentât, dans une certaine mesure, de lui rendre justice.

Le plus étonnant sans doute est qu'à ceux qui consentirent à lui faire visite, Delille est apparu bien vivant. Derrière les livres, les manuscrits, les gravures qu'on exposait, il semblait qu'une âme frémissait : certains pouvaient penser qu'ils approchaient quelqu'un; certains, je crois, ont pu, ont su rencontrer un homme. Un curieux personnage, aux cent aspects variés, voire divers.

Ainsi, une vitrine permettait d'entrevoir un grand universitaire et, tout en même temps, le moins ennuyeux, le plus aimable des hommes. Grâce à de précieux documents prêtés par le Collège de France, on découvrait le savant latiniste dont les cours étaient annoncés par des affiches, soit en latin, soit en français, Jacobus de Lisle, Gallicae Academiae socius, expliquant Horace, surtout Virgile qu'il a aimé, traduit avec amour et partant avec goût. De nombreuses éditions de la traduction des Géorgiques et de celle de l'Enéide, quelques-unes forts rares, rappelaient que son siècle fit de Delille l'interprète de Virgile, plus encore, sa réincarnation : Dorat l'a dit, en des vers un peu précieux, et Voltaire l'a illustré par un charmant sobriquet : il appelait notre poète Virgilius-Delille.

Mais ce maître des études latines au XVIIIe siècle savait aussi se montrer spirituel : les archives du Collège de France ont conservé une déclaration de non-détention d'armes à feu faite par les professeurs; les visiteurs de l'exposition pouvaient la voir et lire : « le citoyen Delille a déclaré n'avoir aucune arme à feu que la pelle et la pincette ». On était en 1794, en pleine terreur : faire de l'esprit était dangereux. Delille, qui plusieurs fois déjà s'était fait remarquer, jugea bon d'émigrer.

Nous le retrouvons à Londres où il resta plusieurs années. Pour illustrer ce moment de sa vie, l'exposition présentait une pièce très remarquable, le manuscrit des Souvenirs de Montlosier où l'on peut lire un portrait très vivant du poète. Ce document, d'un intérêt littéraire et historique considérable, était pour la première fois offert à la curiosité du public, grâce à la bienveillance de Mr le comte de Larouzière Montlosier qui le conserve dans ses archives de famille. On y trouve Delille dans sa vie privée, en proie à la sévérité de son épouse : ne l'enfermait-elle pas, chaque jour, dans sa chambre et ne lui supprimait-elle point sa culotte, tant qu'il n'avait pas livré le nombre de vers qu'elle avait fixé ?

Le priver de sortie était la seule façon d'obtenir de ce grand paresseux qu'il travaillât.

Les visiteurs de l'exposition pouvaient mieux connaître encore le ménage Delille; le peintre Danloux fit le portrait des deux époux, pendant leur séjour à Londres. Une esquisse pour ce portrait, très bien enlevée, montre le poète déjà vieux, les traits accusés, mais le regard perçant (ce qui est remarquable car il était aveugle alors), et Marie-Jeanne Vaudechamps, sa femme, fraîche et solide Vosgienne, plus jeune que lui de trente ans. Le Musée de Chalon-sur-Saône avait prêté cette toile, trop peu connue. Il faut déplorer que le Musée de Versailles et celui de Saint-Germain-en-Laye aient été dans l'impossibilité d'envoyer à Clermont les deux autres portraits connus de Delille. C'était, je crois, la première occasion depuis deux siècles de réunir tout ce qui se rapporte à ce poète inconnu et méconnu.

Il y a beaucoup de preuves que Delille a été un personnage illustre en son temps. L'exposition apportait ces preuves : la beauté des nombreuses éditions de chacune des œuvres du poète; la grande quantité de critiques et de caricatures que sa personnalité suscita; la variété et l'abondance de l'iconographie gravée.

Les manuscrits ne manquaient pas non plus; le plus précieux était sans conteste celui des Souvenirs de Mme Delille sur son mari, prêté par la Bibliothèque nationale, encore inédit.

Enfin des gravures de mode de la fin du XVIIIe siècle et des objets luxueux, parfaits représentants du goût de cette époque, tâchaient à recréer l'atmosphère plaisante où Delille vécut longtemps et pour laquelle il semblait être fait. N'a-t-on pas dit de lui qu'il était le plus indispensable meuble d'un salon ?

Par cette exposition, l'Auvergne a rendu un hommage mérité à l'un de ses plus glorieux enfants : mais cet hommage, c'est aussi, et peut-être sans le savoir, toute la France qui l'a rendu : car aux précieuses pièces que conservent les bibliothèques et les musées de Clermont, sont venues de partout s'ajouter d'autres pièces non moins précieuses : ainsi Bordeaux et Strasbourg, Reims et Saint-Dié, Rouen et Colmar, Paris et Mulhouse, Chalon-sur-Saône et Riom ont-ils contribué à tirer Delille d'un trop profond oubli. Je répète que c'est justice. Peu de poètes ont occupé en France un rang aussi élevé, une place aussi importante que celui-là; moins encore ont tenu cette place et ce rang dans l'Europe tout entière, dans son siècle. Delille, traduit dans toutes les langues et célébré dans tous les pays, n'a pas peu contribué à répandre partout la gloire de la culture française.

Il fut vraiment, on le reconnaîtra quelque jour, un poète. Aux hommes de son temps il apparut comme le poète : entre Ronsard et Hugo, Delille fut le seul à obtenir du peuple français l'honneur des funérailles nationales.

Laon (Aisne).

Exposition : Plantin et la gravure anversoise. - Au cours du mois de novembre s'est tenue à la Bibliothèque municipale de Laon une exposition sur « Plantin et la gravure anversoise », qui a connu un gros succès. Ont été exposés, provenant exclusivement du fonds local, les bibles, missels, et oeuvres des Pères, imprimés à l'officine de Plantin, avec les gravures des Gall, Abraham de Bruyn, Crispin van der Broech, etc..., les ouvrages scientifiques, les atlas d'Ortelius, les hiéroglyphes de G. Becan, les herbiers de Dodonée, les villes de Belgique de Guichardin, toutes les œuvres de Juste Lipse, et, pour terminer, les œuvres illustrées par Rubens et son élève Erasme Quellin.

Lille (Nord).

Exposition : Le Livre hébraïque. - La Bibliothèque municipale de Lille a participé à l'exposition du livre hébraïque organisée à la Faculté des lettres de Lille, du 12 au 18 décembre 1963. A côté de livres modernes d'Israël, rassemblés par les soins de l'Ambassade d'Israël à Paris, la Bibliothèque municipale a prété 30 volumes de son fonds ancien : textes hébreux, grammaires, dictionnaires, etc. des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles.

Lyon (Rhône).

Exposition : Civilisation du manuscrit. - Du 16 septembre au 15 novembre 1963, la Bibliothèque de la ville de Lyon a ouvert ses portes à une exposition : la Civilisation du manuscrit.

Profitant de la présence dans les collections de la bibliothèque des très anciens manuscrits du Scriptorium de Lyon, et ayant emprunté à Mr Lacour, directeur des services d'archives du département du Rhône, des chartes particulièrement significatives, on a pu dresser, dans une première salle, un bref panorama de l'évolution de l'écriture du ve au XVIe siècle.

Dans le salon d'honneur, d'autre part, on a exposé une centaine des plus beaux manuscrits de la bibliothèque. Une moitié de ces manuscrits provenait du fonds ancien, et une autre moitié d'accessions récentes, et notamment du fonds de l'Académie de Lyon, dont Mr Joly avait obtenu, peu avant son départ, le versement à la bibliothèque.

Les ouvrages exposés offraient un panorama de l'évolution de la décoration du manuscrit français, du xe au XVIe siècle. Certaines pièces étaient déjà célèbres comme l'Évangéliaire carolingien de Lyon (IXe s.), la Psychomachie de Prudence (XIe s.), un rituel cathare (XIIIe s.), un Missel attribué à Jean Colombe, le Livre d'heures de Marie de France et d'Henri VIII d'Angleterre. Ceux cependant, qui proviennent d'accessions récentes n'ayant pas encore fait l'objet de catalogue, il a paru intéressant, à l'issue de l'exposition, de dresser un catalogue des manuscrits à peinture de la bibliothèque. Cette tâche a été confiée à Mlle Cotton, bibliothécaire, qui a organisé cette manifestation et qui présentera les résultats de son travail au 89e Congrès des sociétés savantes avant de le publier.

Cette exposition a eu un franc succès : environ 3 000 visiteurs, sans compter étudiants et lycéens qui venaient en groupes et bénéficiaient de visites commentées.

Exposition d'œuvres graphiques d'artistes francfortois. - Au cours du mois de décembre 1963, la Bibliothèque municipale a présenté un choix d'œuvres graphiques d'artistes francfortois. Ce choix fut proposé par un jury que composaient, en partie, des représentants du syndicat des artistes peintres de la Hesse et de l'Institut français.

Le Centre des échanges culturels, qui a organisé cette exposition dans le cadre du jumelage des villes de Lyon et de Francfort, a mis à la disposition des visiteurs un catalogue intéressant tous les amateurs de gravure moderne.

La Bibliothèque municipale a présenté en même temps quelques œuvres de Jean-Jacques de Boissieu, graveur né à Lyon en 1736, mort dans cette ville en 1810, qui doit en partie à l'Allemand Wille la réussite de sa carrière. A côté des estampes et de quelques dessins prêtés par différents musées, on a exposé des cuivres acquis récemment par la Bibliothèque et le Musée de l'imprimerie, dont le plus beau est sans aucun doute un portrait de Jean-Jacques de Boissieu gravé par lui-même. On pouvait voir là une quarantaine d'estampes les plus fameuses, comme : Les Bulles de savon (1789); Les Grands tonneliers (1790) qui donnaient un aperçu assez complet de l'œuvre gravé de Jean-Jacques de Boissieu. Cette exposition a été préparée par Mme Blanchet, conservateur.

Centre lyonnais d'histoire et de civilisation du livre. - Depuis le 15 octobre dernier, le Centre lyonnais d'histoire et de civilisation du livre a commencé à fonctionner. En attendant que soit ouverte la salle de conférence du Musée de l'imprimerie, les réunions se tiennent à la Bibliothèque de Lyon. On trouvera ci-dessous le programme général des conférences de cette année.

Jusqu'ici, MM. Maurice Audin, conservateur du Musée de l'imprimerie, et H.-J. Martin, conservateur de la bibliothèque, directeur d'études à l'École pratique des hautes études, ont fait des exposés destinés à préparer la rédaction du catalogue scientifique du Musée de l'imprimerie. Mr Audin a consacré, d'autre part, deux conférences au processus de la découverte de l'imprimerie et à la technique de l'imprimerie ancienne. Mr Martin a initié les auditeurs à l'étude des incunables. Enfin, Mr Fedou, maître de conférences à la Faculté des lettres, a éclairé l'histoire de l'imprimerie lyonnaise au xve siècle par un exposé sur : Quelques aspects de la vie intellectuelle à Lyon au xve siècle.

Le second trimestre sera consacré au livre du XVIe et du XVIIe siècles, avec la collaboration de plusieurs professeurs de la Faculté des lettres.

En ce qui concerne les conférences du jeudi, Mr H.-J. Martin a consacré une série d'exposés à l'histoire de la presse au XIXe siècle et à la situation de l'édition française contemporaine. Puis MM. Lambert et Legier, tous deux professeurs à la Faculté de droit, ont accepté d'élargir les horizons des auditeurs en parlant de la sociologie du livre en Amérique du Sud et en Afrique francophone. Et les conférences du Ier trimestre se terminèrent par deux conférences, l'une de Mme Guillien, ancienne bibliothécaire en chef de Villeurbanne, sur la lecture dans les milieux industriels de la région lyonnaise, l'autre de Mlle Bernard, directrice de la Bibliothèque centrale de prêt du Rhône, sur la lecture dans les milieux ruraux de la même région.

Toutes ces enquêtes ont été conçues comme une introduction à une enquête sur la sociologie de la lecture dans la région de Lyon - enquête dont la préparation occupera les séances du 2e trimestre.

Rappel du programme général :

I. Histoire du livre ancien (XVe-XVIIIe siècle). Le mercredi à 16 h 30 : Exposés d'ensemble et préparation du catalogue scientifique du Musée de l'imprimerie.

La découverte de l'imprimerie : conditions historiques et processus technique. La presse à bras : problèmes techniques. De la presse à bras aux machines à imprimer. La naissance du livre moderne : du manuscrit au livre imprimé. L'industrie et le commerce du livre du xve au XVIIIe siècle. A l'intersection de l'industrie et de la pensée : la géographie de la presse. Liaisons commerciales et industrielles : la circulation du livre. Le livre illustré; la gravure sur bois : commerce des bois et échanges artistiques. La taille-douce et ses propriétés; le livre baroque; le livre classique. L'illustration du livre scientifique; la collaboration du savant et de l'artiste. L'évolution de la production imprimée : la statistique du livre ancien. Questions de méthode. Le livre ancien et son public : livre et classes sociales. L'homme face au livre : problèmes psychologiques.

2. Le livre dans le monde contemporain. Le jeudi à 20 h 45.

L'évolution de la production du livre français de 1810 à 1963. Position du livre dans les pays anglo-saxons, en Scandinavie, en U.R.S.S. Le Tiers-Monde et le problème du livre. La presse. Évolution générale depuis un siècle; situation actuelle. Les nouveaux moyens d'information : radio, cinéma, télévision. Les problèmes psychologiques. La pénétration du livre dans la France actuelle. Les circuits commerciaux. Les bibliothèques; la situation à l'étranger, les enquêtes sur la lecture. Les méthodes; établissement d'un programme d'enquête sur la lecture dans la région lyonnaise.

Nantes (Loire-Atlantique).

Cent cinquantenaire du théâtre Graslin. - Afin de commémorer le 150e anniversaire de la réouverture du théâtre Graslin, reconstruit après avoir été incendié, et de rappeler que cette même année 1813, Talma était venu jouer à Nantes, la Bibliothèque municipale a organisé, du 26 octobre au 26 novembre, une exposition consacrée à la fois au grand tragédien et à la vie théâtrale nantaise de 1813 à 1900.

La part importante, réservée à l'évocation de la vie de Talma - dont c'était aussi le bicentenaire - se justifiait par l'intérêt même du sujet, la présence dans les collections de la bibliothèque municipale de plusieurs lettres de Talma et du manuscrit de C. Mellinet Une Convenation avec Talma à Nantes en 1813, et enfin, par les prêts de collectionneurs nantais au nombre desquels il faut citer les descendants de Ducis.

Cette évocation a en outre bénéficié des suggestifs et amicaux conseils de Sylvie Chevalley, bibliothécaire-archiviste à la Comédie-Française, du précieux concours de la Bibliothèque nationale, de la Bibliothèque de l'Arsenal, du Musée d'Angers et plus spécialement encore de celui de la Comédie-Française. Celle-ci avait en effet consenti de nombreux prêts, parmi lesquels figuraient des objets ayant appartenu à Talma, ainsi que le célèbre portrait du comédien par Delacroix.

Mr Maurice Escande, administrateur général de la Comédie-Française, Mr Jean Meyer, Mr V. Tapié-Delhommeau, membre de l'Institut, avaient bien voulu apporter leur contribution personnelle à l'exposition.

Mr Francis Ambrière, qui avait prêté de très intéressantes lettres inédites de Talma, en particulier deux lettres écrites à Nantes, a bien voulu honorer de sa présence le vernissage de cette exposition auquel étaient également présents Mr et Mme Talma.

Une reconstitution de la loge de Talma avait été réalisée par Mme Gueret-Martin, ancienne élève de l'École des Beaux-Arts de Nantes.

La seconde partie de l'exposition, consacrée à l'historique du théâtre Graslin et à la vie théâtrale nantaise de 1813 à 1900, avait été réalisée à partir des documents conservés à la Bibliothèque municipale et aux Archives municipales.

Les Archives départementales, le Musée des Beaux-Arts de Nantes, le Musée de Nantes par l'image, le Musée Dobrée et de nombreux collectionneurs privés, parmi lesquels des descendants de la famille Graslin avaient spontanément apporté leur concours.

Ouverte fin octobre en présence et sous le haut patronage de Mr le Maire de Nantes, l'exposition s'est terminée fin novembre avec, en clôture, une conférence de Geneviève Gennari sur « Madame de Staël » (qui avait, en 1813, recommandé Talma aux bons soins de Mr de Barante alors préfet de la Loire-Inférieure).

Mr Pierre Lelièvre, inspecteur général des bibliothèques de France, a bien voulu préfacer le catalogue 4 et retracer, à l'intention du lecteur, l'histoire architecturale du théâtre Graslin.

Rodez (Aveyron).

Exposition : Trésors d'enluminure en Languedoc. - L'exposition « Trésors d'enluminure en Languedoc » a été présentée dans les locaux de la Bibliothèque municipale de Rodez, du Ier au 8 décembre 1963. Cette exposition, préparée par Mr Mathieu Méras, directeur des Services d'archives du Tarn-et-Garonne, réunit 60 manuscrits et pièces d'archives provenant des différents dépôts départementaux et municipaux du Languedoc. Selon les termes de Mr A. Chamson « Du Moyen âge à la Renaissance, du fragment enluminé d'un manuscrit du xe siècle provenant de l'église de Conques jusqu'aux Registres enluminés du Parlement de Toulouse qui datent du XVIe siècle, les plus remarquables manuscrits à peintures de cette région se trouvent ici rassemblés. »

L'exposition inaugurée le 21 octobre 1963 à Montauban à l'occasion de l'inauguration des nouvelles installations des Archives de Tarn-et-Garonne, fut présentée à Rodez le Ier décembre par Mr J. Bousquet, directeur des Services d'archives de l'Aveyron, en présence de Mr le Sénateur Bonnefous, président du Conseil général et de Mr de Lapanouse, maire de Rodez. Cette exposition, qui sera également présentée à Toulouse et à Agen, a fait l'objet d'un catalogue 5.

Rouen (Seine-Maritime).

Inauguration des nouveaux locaux. - Les nouvelles installations de la Bibliothèque municipale de Rouen ont été officiellement inaugurées le 14 décembre 1963 par le maire de Rouen, Me Bernard Tissot, en présence de Mr l'Inspecteur général André Masson, représentant le Directeur général des bibliothèques, retenu à Paris. Mr l'Inspecteur général honoraire Robert Brun et Mr Jean Bleton, conservateur à la Direction des bibliothèques de France, étaient également présents à cette cérémonie à laquelle assistèrent de nombreuses personnalités du département et de la ville parmi lesquelles Mr H. Colombier, directeur du Cabinet du préfet, Mr J. Lecanuet, sénateur, MM. Alexandre, Doudet et Magniaux, conseillers généraux, MM. Allard, Dessaint, Huret, Ragu, Rambert, Saint-Cyr, adjoints au maire, Mlles Popovitch et Chirol, conservateurs des musées des Beaux-Arts et des Antiquités de Rouen, Mr le Dr Fleury, directeur de l'École de médecine.

Les travaux entrepris entre 1960 et 1963 ont consisté essentiellement à recouper le grand volume, haut de 25 mètres, utilisé depuis longtemps comme salle de travail, bien que conçu primitivement comme salle d'expositions dans ce bâtiment achevé en 1888 et destiné à abriter la bibliothèque et le musée des Beaux-Arts. Au niveau supérieur où a été établie la nouvelle salle de lecture, les surfaces utilisables sont un peu plus grandes et l'éclairage naturel à la fois latéral et zénithal y est bien meilleur. Un mobilier moderne équipe ces nouveaux locaux auxquels on accède soit par un grand escalier qui prolonge celui qui existait, soit par des ascenseurs. Sous la nouvelle salle de lecture, deux niveaux normalisés de magasins à livres ont été aménagés qui offrent 7 000 mètres de rayonnages supplémentaires.

A l'occasion de cette inauguration, Mlle J. Dupic, conservateur, directrice des Bibliothèques de la ville de Rouen, avait exposé dans des vitrines quelques-unes des plus belles pièces du très riche fonds de livres et manuscrits anciens que possède cette bibliothèque.

Du discours prononcé, après celui de Me Tissot, maire de Rouen, par Mr l'Inspecteur général Masson, nous extrayons les passages suivants :

« En rajeunissant la bibliothèque municipale au moment où l'on construit la bibliothèque universitaire, l'administration municipale a marqué que l'une est le prolongement de l'autre. Bien loin de se faire concurrence, elles se complètent mutuellement. Aucune bibliothèque universitaire, quelle que soit l'ampleur de ses ressources, ne possédera jamais de trésors comparables à ce que la patience des siècles a accumulé ici, depuis le bénédictionnaire anglo-saxon jusqu'au manuscrit de Madame Bovary, en passant par le Livre d'Ivoire, le Décret de Gratien enluminé pour Georges d'Amboise, le Livre des Fontaines, le Graduel de Daniel d'Eaubonne. En contre-partie, à quoi serviraient de telles richesses, si elles n'étaient vivifiées par les études dont le centre sera la nouvelle université ?

« Tous ces trésors sont intacts, car le terrible incendie qui a ravagé la ville lors des bombardements de 1944 s'est arrêté très exactement en bordure de la bibliothèque. Ce qui rend plus émouvante la cérémonie d'aujourd'hui, c'est que votre Cité, cruellement éprouvée par la guerre, mais dont la bibliothèque a été épargnée, a tenu cependant à lui offrir une nouvelle parure, qui la mit à l'unisson de ces belles et grandes réalisations architecturales qui marqueront, Mr le Maire, votre administration...

« La reconstruction interne qui a été réalisée par vos architectes, MM. Flavigny et Lecourt, à l'intérieur du bâtiment édifié par Sauvageot en 1888, demandait encore plus de talent que l'édification d'un bâtiment neuf...

« La conservation et la mise en valeur des trésors de la bibliophilie, d'une part, et la participation à la vie universitaire d'autre part, ne sont pas les seules tâches qui incombent à la bibliothèque municipale. Elle doit aussi répandre la culture dans tous les milieux en ouvrant largement ses portes et celles de ses annexes de quartier à tous, en commençant par les jeunes.

« Dans ce domaine, comme dans tant d'autres, la ville de Rouen fait figure de pionnier, par la création en 1910 d'une bibliothèque populaire à Saint-Sever, doublée en 1927 par celle des Capucins. Les récentes améliorations apportées à cette dernière, la création en 1946 d'une bibliothèque de jeunes, la mise à l'étude d'une annexe aux Sapins, enfin, en toute dernière heure le projet de créer, au centre de la ville, une section de prêt d'un type moderne, sont autant d'initiatives qui font honneur à l'administration municipale et qui justifient les subventions déjà accordées par la Direction des bibliothèques de France et qui seront renouvelées dans l'avenir... »

Saint-Dié (Vosges).

Exposition : Les Vieux Métiers vosgiens. - Dans le cadre de l'exposition « Les Vieux Métiers vosgiens » organisée par la Société philomatique vosgienne, dans les salons de la Chambre de commerce de Saint-Dié, du 9 au 17 novembre 1963, la Bibliothèque municipale a présenté sous vitrine dans le stand « Imprimerie » un échantillonnage des productions typographiques de Saint-Dié et des environs, de 1725 à 1925, dont quelques pièces rares imprimées dans les abbayes d'Étival et de Senones. Pour illustrer les présentations relatives à la fonderie de cloches créée à Saint-Dié dans le courant du XVIIe siècle par un Ferry, ancêtre de Jules Ferry, et à l'ancienne tuilerie dirigée durant tout le XIXe siècle par le grand-père, puis l'oncle de Jules Ferry, le Foyer des Ferry, petit musée administré par le bibliothécaire de la ville, s'était temporairement dessaisi de cloches anciennes datées 1699, 1753, de photographies et de portraits peints à l'huile. Un enregistrement sur bande magnétique, dont les textes sur la papeterie et l'imprimerie avaient été préparés par le bibliothécaire, permettait de donner des explications techniques et historiques aux nombreux visiteurs.

Création d'une bibliothèque à la Chambre de Commerce. - A la suite d'un accord conclu entre le secrétaire général de la Chambre de Commerce et le bibliothécaire de la ville, une bibliothèque a été créée dans les locaux de l'hôtel consulaire, dans laquelle entrent tous les ouvrages et les périodiques reçus par cette institution. Les livres et les fascicules de revues sont enregistrés et catalogués par le bibliothécaire et une employée de bibliothèque en dehors de leurs heures de travail. Un catalogue sur fiches dactylographiées 75 X 125 (auteurs et matières) rédigé selon les normes en vigueur est mis à la disposition des lecteurs dans le salon de lecture de la Chambre de commerce. D'autre part, les mêmes fiches sont dactylographiées sur bristol bleu et intégrées dans le nouveau fichier de la Bibliothèque municipale. De la sorte, une riche documentation économique qui faisait défaut aux lecteurs de la Bibliothèque municipale, est désormais accessible.

Toulouse (Haute-Garonne).

Trois expositions ont été organisées à la Bibliothèque au cours des mois de novembre et de décembre 1963.

Le Livre hébraïque. - Cette manifestation se situait dans le cadre d'une exposition itinérante de livres israéliens modernes, organisée d'abord à Paris, avec, pour les ouvrages anciens, la collaboration de la Bibliothèque nationale, et qui a été présentée par la suite dans diverses bibliothèques provinciales comme nous l'avons déjà signalé.

A Toulouse, l'exposition fut préparée par le lecteur d'Hébreu de la Faculté des lettres pour la partie moderne, par les bibliothèques municipale et universitaire pour la partie ancienne. Son inauguration devait revêtir un assez grand éclat du fait du jumelage des villes de Toulouse et de Tel-Aviv. La cérémonie, qui eut lieu le 7 novembre, fut présidée par l'ambassadeur d'Israël, Mr Walter Eytan, assisté par le conseiller culturel de l'ambassade, Mr Shaanan, en présence des autorités départementales et municipales.

Cette exposition groupait un choix très varié de 400 volumes modernes choisis par le Ministère de l'Éducation nationale d'Israël et une centaine d'impressions européennes du XVe au XVIIIe siècle appartenant aux fonds des bibliothèques municipale et universitaire : bibles polyglottes ou hébraïques, ouvrages de linguistique, traités philosophiques et textes liturgiques, dont plusieurs avec de curieuses reliures contemporaines et d'intéressantes provenances.

Les murs de la salle d'exposition étaient décorés d'agrandissements photographiques montrant l'évolution de la lettre hébraïque depuis les inscriptions antiques jusqu'au Moyen âge et de reproductions en couleurs de mosaïques mises à jour dans les ruines de plusieurs synagogues de Palestine.

Le livre de poche allemand. - Le 23 novembre, Mr le Dr Simon, consul général d'Allemagne à Marseille, inaugurait à la bibliothèque cette exposition organisée par Mr Mensdorf, directeur du « Goethe-Institut » de Toulouse. Elle groupait 800 volumes, répartis d'après les maisons d'édition et qui, par la diversité de leurs sujets et l'agrément de leur présentation, donnait une idée précise de l'extraordinaire succès rencontré en Allemagne fédérale par cette formule; celle-ci, débordant largement le cadre des œuvres romanesques, embrasse des domaines aussi divers que les textes classiques, la poésie, l'histoire de l'art, la géographie et les voyages, etc.

En annexe, un choix de volumes, pris parmi les plus beaux livres publiés outre Rhin en 196I, permettait de connaître un autre aspect, non moins intéressant et varié, de l'édition allemande contemporaine. De son côté, la Bibliothèque municipale avait présenté une trentaine de précieuses éditions allemandes depuis les célèbres Chroniques de Nuremberg jusqu'aux grands traités d'histoire naturelle du XVIIIe siècle.

Le Fonds étranger ancien de la bibliothèque. - Les 7 et 8 décembre eut lieu la venue à Toulouse de 41 conseillers et attachés culturels appartenant à tous les continents sous la conduite de Mr Jean Basdevant, directeur général des Affaires culturelles et techniques au Ministère des Affaires étrangères, assisté de plusieurs de ses collaborateurs. A cette occasion, il avait été prévu une visite détaillée de la bibliothèque. La visite fut précédée d'un exposé sur le fonctionnement des différentes sections et accompagnée de la présentation d'une trentaine de vitrines contenant des ouvrages du xve au XIXe siècle, provenant des presses de pays dont les représentants participaient au voyage, ou relatifs à leur langue, leurs mœurs et leur histoire; quelques manuscrits, des reliures anciennes de même origine complétaient cet ensemble qui groupait près de 150 volumes intéressant 3 1 pays.

Bibliothèques centrales de prêt.

Rhône.

Le 28 novembre 1963 a été déclarée à la préfecture du Rhône l'Association des amis de la Bibliothèque centrale de prêt du Rhône. Elle a pour but d'aider au développement de la lecture publique dans le Rhône et le sud de l'Ain, grâce à la Bibliothèque centrale de prêt.

Siège social : 4, avenue Adolphe-Max, Lyon.

  1.  (retour)↑  Bibliothèque nationale. Paris. - Gabriel Fauré [Catalogue rédigé par F. Lesure. Préf. par Julien Cain]. - Paris, Bibliothèque nationale, 1963. - 21 cm, 16 p.
  2.  (retour)↑  Bibliothèque nationale. Paris. - Alfred de Vigny, 1797-1863. [Catalogue par Marie Cordroc'h, Roger Pierrot et Jacques Lethève. Préf. de Julien Cain.] - Paris, Bibliothèque nationale, 1963. - 20 cm, XVI-90 p., 8 pl., couv. ill.
  3.  (retour)↑  Cette exposition n'avait pas fait l'objet d'un catalogue imprimé, une liste dactylographiée recensait 107 pièces, le catalogue de 1963 contient 379 numéros.
  4.  (retour)↑  Bibliothèque municipale. Nantes. - Le Théâtre Graslin de 1813 à 1900. Exposition organisée pour le 150e anniversaire de sa reconstruction. Talma à Nantes. Bicentenaire de sa naissance. Cent cinquantenaire de sa venue à Graslin. 1763-1813-1963. Nantes, oct.-nov. 1963. [Cat. établi par Luce Courville. Introd. de Henry Villandre. Préf. de Pierre Lelièvre.] - Nantes, impr. Chiffoleau, 1963. - 23,5 cm, 55 p., 4 pl.
  5.  (retour)↑  Trésors d'enluminure en Languedoc. Préf. d'André Chamson. Introd. de Mr Durliat. - Toulouse, impr. Fournié, 1963. - 20 cm, XII-4I p., 5 pl. de fac-sim., fac-sim. en coul. sur couv.