Droit du livre, droit pour le livre

La loi du 18 juin 2003 concernant le droit de prêt permet de ne pas peser financièrement sur les emprunteurs grâce à un fort engagement de l'État, de soutenir l'édition « vivante » et les auteurs actifs grâce à l'originalité de son mode de rémunération, de favoriser le retour des libraires en région dans les marchés publics grâce au plafonnement des remises, et de contribuer généreusement au régime de retraite des écrivains grâce à un abondement de 50 %. Dès lors, il ne faut pas affaiblir inconsidérément le droit d'auteur, à l'heure où de nombreux défis devront être relevés par l'édition numérique, et la gestion des droits des oeuvres indisponibles après leur numérisation saura tirer profit de l'expérience par la mise en commun de fichiers et l'optimisation des moyens informatiques.