L'avenir des bibliothèques : vues d'ailleurs

e-dossier élaboré par Yves Desrichard

Les articles du n° 6-2011, du « Bulletin des bibliothèques de France », « L’avenir des bibliothèques : vues d’ailleurs », comportant déjà un grand nombre de liens, le parti du présent dossier a été, essentiellement, de synthétiser les principales ressources pour chacun des pays concernés (merci aux élèves de l’Enssib de leur travail de collecte).

 

Il est impossible de proposer une sélection de sites concernant les bibliothèques américaines, mais on pourra avec profit consulter l’incontournable site de la Library of Congress, qui fait office de bibliothèque « nationale » aux États-Unis, et quelques réseaux exemplaires en matière de lecture publique, comme le réseau des bibliothèques de la ville de New York , celui des bibliothèques de Los Angeles, des bibliothèques de Chicago ou des bibliothèques de Seattle.
On se reportera aussi avec profit au site de la plus importante association professionnelle du pays, l’American Library Association.

 

L’Encyclopédie canadienne propose une présentation très bien faite des principaux types de bibliothèques au Canada. Les bibliothèques dépendent, au Canada, essentiellement des provinces et des municipalités, comme par exemple, dépendant de la province du Québec, Bibliothèques et Archives nationales du Québec (BAnQ) ou, dépendant des municipalités, le réseau des bibliothèques de Montréal, celui des bibliothèques de Toronto ou le réseau des bibliothèques de Vancouver.
Il existe néanmoins un certain nombre de bibliothèques qui dépendant du gouvernement fédéral, comme Bibliothèques et Archives Canada ou la Bibliothèque de l’Institut canadien de l’information scientifique et technique (ICIST) du conseil national de recherches du Canada. Les bibliothèques universitaires sont quant à elles largement financées par les provinces, ainsi de la bibliothèque de l'université de Laval, des bibliothèques de l’université du Québec à Montréal (UQAM) ou de la bibliothèque de l’université Mc Gill.
Il existe de nombreux outils coopératifs disponibles en ligne pour les bibliothèques canadiennes, ou initiés par elles, dont on pourra trouver une large sélection ici : Liste des sites web catalogues de bibliothèques canadiennes. On peut citer par exemple le Réseau francophone numérique (RFN), qui donne l’accès aux « richesses patrimoniales » des principales bibliothèques francophones du Canada, mais aussi du reste de la francophonie.
Le site Info*Nation recense l’ensemble de l’offre en matière de formation professionnelle, parmi laquelle on peut retenir celle de l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information (EBSI) de l'université de Montréal et celle de University of Toronto, Faculty of Information Studies.
Il existe près de 150 associations professionnelles au Canada, la principale étant la Canadian Library Association (CLA). On peut aussi citer l'Ontario Librarian Association et l’Association pour l’avancement des sciences et techniques de la documentation (Asted).

 

On trouvera sur le site de l’Office fédéral de la statistique des données sur les bibliothèques suisses, qu’on pourra compléter par un historique de la statistique suisse des bibliothèques et des données détaillées sur le « paysage bibliothécaire suisse » 2003-2009.
Les bibliothèques suisses sont très largement organisées autour d’un certain nombre de réseaux qui correspondent aux divisions linguistiques du pays : pour la Suisse germanophone, Der Informations- verbund Deutschschweiz (IDS) ; pour la Suisse francophone : Réseau des bibliothèques de Suisse occidentale (Réro) ; pour la Suisse italianophone : Sistema bibliotecario ticinese. On ajoutera à ces outils communs le catalogue Helveticat de la Bibliothèque nationale suisse, le Consortium des bibliothèques universitaires suisses, le CLP, Communauté de travail des bibliothèques suisses de lecture publique, l’Internet Clearing House Suisse, la plateforme d’information virtuelle des bibliothèques suisses, Bibliomedia, fondation de droit public et le réseau BiblioValais.
On trouvera ici un panorama des niveaux de formation qu’on pourra compléter avec le site de la Délégation à la formation I+D.
L’importante Bibliothèque Information suisse (BIS) publie la revue ARBIDO, et on peut citer aussi la revue électronique suisse des sciences de l’information, RESSI.

 

La situation des bibliothèques au Cameroun est contrastée, et peu sont présentes sur le web. On peut néanmoins citer Lucioles, bibliothèque jeunesse, mais aussi La Bonne Case, installée dans un orphelinat, ou encore la Maison des savoirs (MDS), la bibliothèque du centre culturel Francis Bebey et celle, très dynamique, du Centre de lecture et d’animation culturelle (CLAC). Enfin, on ne serait oublier l’action de l’association franco-camerounaise Kalati, on lit au Cameroun.
Parmi les bibliothèques universitaires elles aussi présentes sur le web, on peut évoquer celle de l’Université protestante d’Afrique centrale (UPAC) et celle de l’Université catholique d’Afrique centrale.
Parmi les formations professionnelles proposées au Cameroun, on peut citer celles de l’École supérieure des sciences et techniques de l’information et de la communication ou celles de l’Institut panafricain pour le développement en Afrique centrale (IPD-AC).

 

Deux départements gouvernementaux s’occupent des bibliothèques au Bangladesh, le Département de la bibliothèque nationale et des archives nationales et le Département de la lecture publique, auxquels on peut adjoindre, même s’il s’intéresse essentiellement aux bibliothèques publiques, le National Book Centre (NBC) et des University Grants Commission (UGC) qui travaillent sur la stratégie de développement des bibliothèques.
Si la National Library of Bangladesh (NLBD) n’est pas des plus modernes, quelques bibliothèques d’universités privées sont particulièrement en pointe, comme la North South University Library, la BRAC University Library ou encore la East West University Library, tout comme la bibliothèque spécialisée de l’ICDDR-B.
Il existe un certain nombre d’outils collectifs pour les bibliothèques, comme le consortium d’acquisitions Bangladesh INASP-PERI ou une plateforme proposant des livres numériques téléchargeables réalisée par le gouvernement, tout comme une encyclopédie en ligne.
Plusieurs associations se consacrent aux bibliothèques et aux sciences de l’information, la Library Association of Bangladesh (LAB) et la Bangladesh Association of Librarians, Information Scientists and Documentalists (BALID), mais aussi la Bangladesh Research and Development Association (BRADA) qui gère un catalogue collectif.

 

Comme dans beaucoup de pays, la principale bibliothèque du pays est la National Library of Australia, et l’on aura un accès large à l’ensemble des bibliothèques australiennes via l’Australian Libraries Gateway.
Comme dans beaucoup de pays anglo-saxons, il existe un grand nombre d’associations professionnelles, parmi lesquelles on peut retenir le Counsil of Australian University Librarians, mais aussi l’Australian Library and Information Association et l’Australian School Library Association.

 

Alors que, comme dans beaucoup de pays, la Bibliothèque nationale joue un rôle fédérateur en Espagne, deux organismes d’État s’occupent des bibliothèques, l’un, le Consejo Superior de Investigationes Cientificas (CSIC), plutôt pour les bibliothèques universitaires et de recherche, l’autre, le Consejo de Cooperacion Bibliotecaria (CCB), plutôt pour les bibliothèques publiques.
Les bibliothécaires espagnols ont mis en œuvre de nombreux outils collectifs en ligne, notamment sous l’égide de la Red de bibliotecas universitarias (REBIUN). On peut citer les accords collectifs autour du prêt organisés autour du portail Madroño, des catalogues collectifs comme celui du CBUA, une recension des ressources en libre accès via le portail Recolecta, mais aussi, pour les réalisations matérielles, le silo pour les documents peu demandés du GEPA del CBU (Consorci de biblioteques universitàries de Catalunya). Enfin, la promotion des fonds numérisés se fait via l’agrégateur Hispana.
Il existe différentes structures pour fédérer les professionnels espagnols des bibliothèques, la plus large étant l’ANABAD, qui est en fait une fédération de bibliothécaires, d’archivistes, etc., au même titre que la Federacion Española de Sociedades de Archivistica, Biblioteconomia, Documentacio y Museistica (Fesabib). On peut citer aussi, pour la Catalogne, le Col-legi Oficial de Bibliotecaris-documentalistes de Catalunya (COBDC).

 

Le Servizio Bibliotecario nazionale s’occupe des bibliothèques au sein du gouvernement italien. La situation des bibliothèques « nationales » est, en Italie, particulièrement complexe, qui voit cohabiter trois établissements ayant peu ou prou un rôle national, la Biblioteca Nazionale Centrale (Florence), la Biblioteca centrale (Rome) et la Biblioteca Nazionale Braidense (Milan).

 

La Bibliothèque nationale de Finlande est la principale bibliothèque du pays, en charge notamment de The National Digital Library, projet de bibliothèque numérique. La National Repository Library est quant à elle une bibliothèque nationale de dépôt. Peut citer aussi la bibliothèque du Parlement, la Viipury Library construite par le célèbre architecte Alvar Aalto, et la bibliothèque Celia à destination des déficients visuels.
L’ensemble des bibliothèques finlandaises est accessible par le biais d’un portail qui inclut notamment le méta-catalogue Franck. Parmi les autres réalisations collectives, on peut citer le service informatique du centre pour la science finlandais (CSC) qui, comme son nom l’indique, pratique le « cloud computing » à l’intention des bibliothèques finlandaises, mais aussi le consortium Linnea2 sur la gestion des SIGB et le consortium FinELib pour l’acquisition de ressources en ligne.
On pourra compléter par le site de l’Office de la statistique des bibliothèques finlandaises, par le journal de l’Association de recherche en information, Informaatiotutkimus, et par le site de la Finnish Library Association et de son journal, Kirjastolehti.

 

Le « Bulletin des bibliothèques de France » a déjà consacré, en 2004, un article à Un siècle de bibliothèques en Chine. Il existe, pour le reste, peu de ressources en ligne disponibles autrement qu’en chinois, par exemple celles consacrées à deux projets collectifs, China Academic and Library Information System (Calis) (en chinois simplifié) d’une part et National Science and Technology Library (NSTL) (idem) de l’autre. On peut aussi consulter les sites de la Bibliothèque nationale de Chine (en anglais) et de la bibliothèque municipale de Shanghai (idem).

Le Bulletin des bibliothèques de France est publié par l'École nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques
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