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Le musée Atger à la bibliothèque universitaire de médecine de Montpellier

Hélène Lorblanchet

« De retour dans mon pays natal, après une bien longue absence, je m’empresse de réaliser ma promesse donnée plusieurs fois, durant mon séjour à Paris, de vous envoyer […] quelques dessins originaux de choix et esquisses […]. Ces divers dessins pourront, je le crois, servir autant à l’ornement de la riche bibliothèque de l’École, qu’au délassement d’esprit de cette jeunesse studieuse qui la fréquente habituellement 1. »

Par ces mots, Jean-François Xavier Atger 2 accompagne le don de 27 dessins et trois tableaux de « plusieurs de nos artistes distingués auxquels ont donné naissance nos villes méridionales ». Ce sont en fait près de mille dessins et quelque cinq mille estampes des écoles française, italienne et nordique qui forment la collection du musée Atger, constituée par les dons successifs du collectionneur entre 1813 et 1823 3.

Dès l’origine, il est entendu que les dessins, estampes et tableaux seront abrités à la bibliothèque, et que la collection sera gérée par le bibliothécaire. En fait, c’est l’existence même de la bibliothèque et son contenu qui expliquent, en grande partie, l’exceptionnel don d’Atger.

Jean-François Xavier Atger (1758-1833) : un homme, un collectionneur

Rares sont les documents sur Xavier Atger : quelques pièces d’archives, quelques lettres, deux opuscules imprimés 1, un inventaire après décès, c’est pratiquement tout. Homme discret, il consacra sa vie à la constitution patiente et passionnée de sa collection, pour laquelle il voulut, et constitua de son vivant, le musée qui porte son nom.

Né dans la bonne bourgeoisie montpelliéraine, Atger reçoit une éducation soignée : étude du latin, du français, de l’histoire et de la religion et, à l’origine sans doute de son goût pour l’art, les cours de dessin sous la houlette d’Étienne Loys, peintre « professeur » de la bourgeoisie et de l’aristocratie de la ville 2.

En 1792, il part « faire son tour » en Italie, avant de devenir secrétaire du Comité de surveillance révolutionnaire de Montpellier en 1794. En 1802, à plus de 40 ans, il « monte à Paris » embrasser la profession de vérificateur des contributions indirectes. Le séjour parisien est pour lui l’occasion d’une activité intense dans les milieux artistiques, marquée par la fréquentation assidue des salles des ventes et des marchands d’art. Pendant vingt ans, il « monte » véritablement sa collection qui, pour n’être « que » de dessins et d’estampes, à une époque où les plus fortunés s’enorgueillissaient plutôt de la possession de toiles de maîtres, n’en est pas moins impressionnante par le nombre et la qualité des œuvres 3.

En 1822, Atger choisit de revenir prendre sa retraite à Montpellier, où il mènera, jusqu’à sa mort en 1833, une vie confortable mais sans luxe, à s’occuper de sa collection et de sa donation.

Resté célibataire, il eut pour seuls héritiers ses neveux et nièces, dont on retiendra surtout leur décision de procéder à la vente de la collection de leur oncle en 1834. Son portrait, aux traits accusés et sombres, ne lui rend pas justice : homme discret, voire effacé, il n’en fut pas moins généreux et d’esprit ouvert, fidèle en amitié et particulièrement soucieux du bien public. Ce fut surtout un amateur très éclairé et un fin connaisseur de l’art classique, au jugement esthétique d’une rare sûreté.

H. L.

  1.  (retour)↑  Des avantages de l’esprit d’observation dans les sciences et les arts, avec quelques remarques relatives à la physionomie, Paris, 1809. Considérations philosophiques, remarques, observations, anecdotes particulières sur la vie et les ouvrages de Sébastien Bourdon, Paris, 1818.
  2.  (retour)↑  Atger donnera au musée 19 dessins de ce peintre méconnu (1724-1788).
  3.  (retour)↑  Au total, Atger a possédé près de 3 700 dessins et 15 000 estampes. Il en a donné environ le tiers au musée entre 1813 et sa mort en 1833. Il possédait ainsi de nombreux dessins d’artistes présents au musée (près de 200 Lafage alors que le musée en conserve 9, ou encore 56 dessins et 94 gravures des Tiepolo), mais également des œuvres d’artistes entièrement absents de notre collection, parmi lesquels quatre dessins ou gravures de Rembrandt.

Pourquoi une collection d’art dans une faculté de médecine ?

Rien de médical dans cette collection, mais des artistes, des plus célèbres au plus méconnus : et pourtant nul hasard dans cette donation, mais bien une volonté délibérée. Atger obéit à plusieurs mobiles en choisissant la faculté de médecine 4, et plus précisément sa bibliothèque, pour lieu de conservation et de mise à disposition du public – prévue dès l’origine – de sa collection.

Les premières raisons sont liées au contexte montpelliérain : aucun musée n’existe encore dans la ville, en tout cas depuis la disparition du musée départemental à la Restauration 5 ; et la faculté de médecine jouit d’un prestige intellectuel qui ne s’est pas démenti depuis le Moyen Âge et qui n’est égalé par aucune autre institution locale. Les liens personnels d’Atger avec des membres éminents de la faculté, ainsi que l’accueil très favorable réservé aux premiers dons, ne peuvent que renforcer ce contexte.

Moins circonstancielle et plus fondamentale, la raison suivante est intimement liée à la nature même du dessin : Atger y voit le lien idéal entre médecine et art, puisque les artistes doivent connaître l’anatomie autant que les étudiants en médecine les techniques du dessin scientifique, et surtout parce que le dessin, avec toute son exigence, est le meilleur moyen d’éduquer le regard, et d’exercer ainsi le praticien à développer son esprit d’observation, si nécessaire à une époque privée d’instruments. Atger a publié en 1809 sur ce thème un opuscule intitulé Des avantages de l’esprit d’observation dans les sciences et les arts, avec quelques remarques relatives à la physionomie, qui fait l’objet du tout premier don en 1813 6. L’intérêt que présente pour les étudiants en médecine l’étude du dessin d’art sera d’ailleurs développé par Jacques Lordat, doyen dès 1816, dans son Essai sur l’iconologie médicale ou sur les rapports d’utilité qui existent entre l’art du dessin et l’étude de la médecine (1833).

Une bibliothèque « toute neuve »

Enfin, la faculté de médecine jouit depuis peu d’une bibliothèque remarquable par la richesse et la diversité de ses fonds. Constituée pour l’essentiel à partir des confiscations révolutionnaires par le médecin bibliophile Gabriel Prunelle, mandaté par Chaptal, ministre de l’Intérieur de Bonaparte durant le Consulat et Montpelliérain, elle se compose en effet d’ouvrages de toutes époques et de toutes disciplines. La médecine y tient certes un rôle important – environ 45 % des ouvrages imprimés – mais nullement hégémonique : livres de science, d’histoire naturelle, mais également d’histoire, de langue, d’art, de littérature, de droit, dictionnaires et ouvrages d’érudition s’y côtoient dans une visée réellement encyclopédique. Plus encore, Prunelle a tenu à choisir pour la bibliothèque de l’école des manuscrits médiévaux – dont cinquante-neuf de l’époque carolingienne –, également de tous domaines, à commencer par la religion, suivie des belles-lettres, la médecine ne venant qu’en troisième position avant le droit ou la musique. La cohérence de cette collection, où les éditions imprimées répondent aux textes manuscrits, où les auteurs enseignés depuis le Moyen Âge à l’école de médecine de Montpellier sont entourés des monuments de l’histoire du livre, force l’admiration. Les dons ultérieurs, quoique souvent plus ouvertement médicaux, renforceront cette cohérence et cette multi-disciplinarité.

Atger exprime clairement dans ses lettres 7 sa volonté de voir sa collection de dessins et d’estampes compléter des fonds ainsi constitués : le même esprit, le même désir de proposer aux étudiants montpelliérains l’accès à un savoir large et diversifié qui, en dépassant le cadre strictement médical, enrichit utilement leur apprentissage, président au don de ses œuvres comme aux choix de Prunelle. Le papier, support de ces « documents graphiques », est aussi celui des livres imprimés, et certains ouvrages du XVIIIe siècle richement gravés de la bibliothèque ne se distinguent finalement en rien des recueils d’estampes donnés par Atger. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le collectionneur n’a souhaité donner que quatre tableaux, sur la trentaine que possède le musée : ce faisant, non seulement il marque sa nette préférence pour le dessin ou sa reproduction imprimée qu’est l’estampe, mais il reste cohérent avec les fonds d’ouvrages de la bibliothèque. De même, la valeur esthétique des enluminures trouve son écho dans celle de dessins dont les premiers remontent au XVe siècle. Quelques-uns des manuscrits – choisis parmi les plus richement enluminés – sont d’ailleurs mentionnés à la fin du catalogue des œuvres données par Atger : un catalogue 8 établi en 1830 par le bibliothécaire Marcel Henri Kuhnholz 9, en collaboration avec le donateur.

C’est donc dans un souci de cohérence et de complémentarité avec les collections de livres que le musée Atger prend forme, entre 1813 et 1833, date de la mort du donateur. Souci qui n’a toutefois pas empêché Atger de s’émanciper rapidement des contraintes de ses premiers dons, et de passer de représentations du corps humain (académies ou études) ou du visage (portraits, caricatures) à des œuvres n’ayant pas le moindre rapport avec la médecine : paysages, scènes historiques, religieuses ou littéraires, ornements, etc. À moins que l’encyclopédisme de la bibliothèque ne l’ait justement encouragé à cette diversification !

Locaux et aménagements successifs

Le lien avec la bibliothèque est également immédiat dans la localisation de la collection : celle-ci sera d’ailleurs remarquablement stable, plus même que celle de livres, dont une partie importante sera, pendant près d’un siècle, dispersée entre les différentes bibliothèques universitaires de Montpellier avant de retrouver son premier emplacement.

Dès l’origine, les dessins en feuilles sont exposés, sous verre, dans la salle dite alors « des poètes », située derrière la salle de lecture de la bibliothèque. Ils s’étendent rapidement, au fil des donations d’Atger, rejoignant les œuvres en albums dans les deux salles attenantes, où ils se trouvent encore aujourd’hui. Deux bouleversements de quelque importance seulement : en 1898, les collections sont transportées dans un local situé au deuxième étage, au-dessus de la salle de lecture, et qui n’existe plus : ce lieu fort peu propice à l’accueil des visiteurs (il fallait traverser les magasins de la bibliothèque !) est abandonné dans les années 1930 au profit d’un retour dans les salons du premier étage. Autre tribulation, plus conséquente : en 1939, les dessins sont préventivement mis à l’abri dans les grottes entourant Saint-Guilhem-le-Désert, dont ils ne reviendront qu’après la guerre, en 1947.

C’est alors que le musée connaît l’aménagement qui est encore à peu près le sien aujourd’hui, avec l’installation d’armoires-vitrines permettant de mettre en permanence à la disposition du public près de la moitié de la collection et complétées par des vitrines d’exposition. Seuls des aménagements de détail ont été effectués depuis, dont une restauration des salles en 1988. Notons qu’il s’agit de salles d’apparat décorées à la fin du XVIIIe siècle, alors que le bâtiment était encore le siège de l’évêché.

Conservation et valorisation des collections

Dès les toutes premières donations, la gestion de la collection est confiée au bibliothécaire de l’école. Depuis cette époque, bibliothèque et musée sont gérés ensemble et étroitement associés, non seulement par leurs locaux, mais aussi dans leur conservation et leur valorisation. C’est ainsi que les collections de dessins bénéficient depuis une trentaine d’années des services de l’atelier de restauration de la bibliothèque inter-universitaire de Montpellier : les actions de restauration proprement dite, mais aussi de lavage, doublage, ou conditionnement (montage sous carton neutre) sont complétées par les achats, sur les crédits de la bibliothèque, de boîtes et enveloppes de conservation permettant d’assurer de bonnes conditions de préservation des œuvres.

Au fil des ans, et surtout depuis les années 1950, différentes actions ont été entreprises par les conservateurs successifs pour mettre en valeur et faire mieux connaître les richesses du musée Atger, qui ont longtemps souffert de la difficulté à exposer au grand public un matériau aussi fragile que le dessin ou la gravure.

L’aménagement d’armoires-vitrines 10 fut l’une des réponses apportées à l’éternel dilemme : cacher pour protéger ou montrer pour faire connaître ? Quoiqu’un peu daté, et parfois contraignant par la taille des vitrines, il permet en effet de préserver les dessins de manière satisfaisante sinon parfaite tout en offrant au visiteur un contact exceptionnel avec les œuvres, qui est une des spécifi-cités très appréciées du musée Atger, et est particulièrement important pour les dessins qui exigent cette intimité du regard.

C’est à peu près au moment de leur construction que s’est développé un autre moyen efficace de faire connaître la collection : le prêt à des expositions extérieures, toujours plus fréquentes au cours des années. Un public très large et varié a pu ainsi faire connaissance avec les œuvres, plus particulièrement à l’occasion de deux expositions exclusivement consacrées au musée Atger, au Louvre en 1974 et aux États-Unis – Saint-Louis, Richmond, Louisville – en 1987. À l’heure actuelle, où les expositions de dessins – et plus généralement les dessins dans les expositions – se multiplient, la préparation et le suivi de ces prêts représentent d’ailleurs un travail croissant, mais la notoriété qui en résulte pour la collection n’est pas négligeable.

Le catalogue établi en 1830 ne détaillait pas le contenu des albums – qui renfermaient pourtant à eux seuls près de 600 dessins – ni, bien entendu, les quelques dons postérieurs. Un inventaire 11 complet fut établi en 1996 par Christiane Nicq, conservateur de la bibliothèque de médecine et du musée Atger de 1985 à 1997, et dont l’action en matière de valorisation du musée fut importante : édition de plaquettes et de cassettes vidéos et surtout publication de deux ouvrages sur les dessins 12.

Aujourd’hui, la valorisation du musée, outre le prêt aux expositions extérieures, passe entre autres par la participation à diverses manifestations : en 2002, 2004 et 2006 furent ainsi organisées par l’Association des amis du musée Fabre des expositions d’œuvres d’art contemporain dans les locaux du musée et de la bibliothèque, créant un dialogue entre dessins classiques et contemporains ; en 2005, l’Association Richarme organisait de même une exposition des dessins de l’artiste montpelliéraine (1901-1994) en relation avec les œuvres du musée Atger ; en 2006-2007, une exposition intégrale des dessins de Tiepolo de la collection 13 faisait écho à l’exposition « Venise ou la Serenissima » organisée au musée Fabre. Ce type de manifestation, qui vise un public avant tout local, permet de répondre à l’une des préoccupations du musée : très bien signalé dans les guides touristiques français et étrangers, généralement de manière flatteuse, il est en revanche méconnu des Montpelliérains eux-mêmes, et l’on pourrait croire qu’il pâtit injustement de sa condition de musée universitaire en n’étant, par exemple, mentionné sur aucun panneau indicateur dans la ville.

D’autres actions visent encore à valoriser la collection : poursuite de l’édition de cartes postales, numérisation des collections par l’atelier photographique de la bibliothèque inter-universitaire, publications d’articles, participation à des colloques, projet – en cours de réalisation – d’une base de données recensant l’ensemble des œuvres et accessible par un site web 14, etc. Les nouvelles technologies permettront de donner accès aux œuvres au plus grand nombre tout en préservant leurs conditions de conservation et, plus spécifiquement, en préservant le caractère intime du « cabinet de dessins » qui reste bien adapté à la nature de la collection.

Le musée Atger reçoit néanmoins entre 3 500 et 4 500 visiteurs chaque année, pendant les heures d’ouverture ou sur rendez-vous pour des visites guidées de groupes 15.

La collection Atger

D’une grande diversité, la collection Atger se caractérise avant tout par la qualité des œuvres sélectionnées, et ce, quelle que soit la notoriété de l’artiste. Dessins, gravures et, dans une moindre mesure, tableaux offrent un panorama de l’art classique, du XVe au XVIIIe siècle. Parmi les dessins, toutes les techniques et tous les sujets sont présents, des rapides études à la plume aux dessins très aboutis à la sanguine ou à l’aquarelle, de la mythologie à la religion et à l’histoire, du portrait au paysage et à la scène de la vie quotidienne.

La collection se répartit, de manière inégale, entre différentes écoles et sur plusieurs siècles.

L’école française

L’école française est la mieux représentée, avec quelques chefs-d’œuvre, comme les douze dessins de J.-H. Fragonard, dont les portraits (Portrait de M. Bergeret, Le Postillon, etc.) témoignent tout particulièrement de la finesse et du talent. Hubert Robert, Watteau, M. L. E. Vigée-Lebrun, Oudry et, pour le XVIIe siècle, Philippe de Champaigne ou Charles Lebrun composent un panorama varié et de grande qualité. La collection française se caractérise également par la forte présence d’artistes « méridionaux » : le Montpelliérain Sébastien Bourdon, le Nîmois Charles Natoire – dont le musée possède 67 dessins – ou le Marseillais Pierre Puget en sont quelques exemples.

L’école italienne

S’ils ne sont pas les plus nombreux (136 au total), les dessins de l’école italienne comptent néanmoins parmi les plus beaux du Musée Atger. Le Guerchin, les Carrache, Le Dominiquin, Véronèse, Le Titien ou Tintoret sont quelques-uns des plus célèbres, mais le fleuron de la collection est sans doute le Vénitien Giambattista Tiepolo, dont la verve et la vivacité exceptionnelles suffisent à faire comprendre la préférence d’Atger pour le dessin, art où il voyait « une chaleur, une énergie et une expression » rarement égalées dans les tableaux, ces « copies coloriées ».

L’école du Nord

L’école du Nord, enfin, rassemble les artistes allemands, polonais, belges ou suisses, mais surtout flamands et hollandais. On peut citer Brueghel, van Dyck, Jordaens et, bien sûr, Rubens, dont le musée possède deux dessins aux thèmes classiques.

Il faut ajouter à cet ensemble les estampes, souvent conservées dans de volumineux albums, et une trentaine de tableaux *, dont le plus marquant est celui de Michel Serre représentant un épisode de la peste de Marseille en 1720 : Le quai de la Tourette.

H. L.

  1.  (retour)↑  Seuls quatre d’entre eux, on l’a dit, ont été donnés par Atger lui-même. Les autres sont soit des achats de la Faculté, soit des dons de Bestieu (1754-1842), peintre montpelliérain, ami d’Atger : dans les deux cas, ces acquisitions sont contemporaines à la donation. Quelques dons ont été faits postérieurement, tels un Portrait du docteur Gachet – étudiant en médecine à Montpellier – par Goeneutte, ou la scène de la Peste à Marseille.

  1.  (retour)↑  Lettre à Jacques Lordat, doyen de la faculté de médecine de Montpellier, 26 mars 1823.
  2.  (retour)↑  Cf. encadré sur Jean-François Xavier Atger.
  3.  (retour)↑  Cf. encadré sur la collection.
  4.  (retour)↑  Des avantages de l’esprit d’observation dans les sciences et les arts, avec quelques remarques relatives à la physionomie, Paris, 1809. Considérations philosophiques, remarques, observations, anecdotes particulières sur la vie et les ouvrages de Sébastien Bourdon, Paris, 1818.
  5.  (retour)↑  Atger donnera au musée 19 dessins de ce peintre méconnu (1724-1788).
  6.  (retour)↑  Au total, Atger a possédé près de 3 700 dessins et 15 000 estampes. Il en a donné environ le tiers au musée entre 1813 et sa mort en 1833. Il possédait ainsi de nombreux dessins d’artistes présents au musée (près de 200 Lafage alors que le musée en conserve 9, ou encore 56 dessins et 94 gravures des Tiepolo), mais également des œuvres d’artistes entièrement absents de notre collection, parmi lesquels quatre dessins ou gravures de Rembrandt.
  7.  (retour)↑  Le musée Fabre est fondé après 1825.
  8.  (retour)↑  Il est accompagné de deux volumineux albums d’estampes, essentiellement des portraits.
  9.  (retour)↑  Treize lettres accompagnant les dons, entre juillet 1821 et février 1831.
  10.  (retour)↑  Notice des dessins sous verre, tableaux, esquisses, recueils de dessins et d’estampes réunis à la bibliothèque de la faculté de médecine de Montpellier, Montpellier, 1830.
  11.  (retour)↑  Marcel Henri Kuhnholz (1794-1877) est sous-bibliothécaire de la faculté de médecine de 1821
  12.  (retour)↑  Inspirées des aménagements du musée Gustave Moreau à Paris.
  13.  (retour)↑  Christiane Nicq, Inventaire des dessins du musée Atger, Bibliothèque interuniversitaire de Montpellier, 1996.
  14.  (retour)↑  Christiane Nicq, Petits et grands maîtres du musée Atger, t. 1 : Cent dessins français des XVIIe et XVIIIe siècles, t. 2 : Dessins italiens et nordiques des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, Bibliothèque interuniversitaire de Montpellier, 1996-1997.
  15.  (retour)↑  Avec 25 œuvres, le musée Atger conserve la plus importante collection publique française de dessins de Giambattista Tiepolo (1696-1770). Il faut y ajouter trois dessins et deux gravures de son fils Giandomenico.
  16.  (retour)↑  Des demandes ont été faites pour ce projet dans le cadre du contrat quadriennal 2007-2010 de la BIU.
  17.  (retour)↑  L’ouverture au public est assurée par un magasinier de la bibliothèque (0,4 ETP), les visites par le conservateur. Le musée Atger est ouvert le lundi, mercredi et vendredi de 13 h 30 à 17 h 45. Ces dernières années, il a également été ouvert, ainsi que la bibliothèque, pendant les Journées du patrimoine. L’entrée est libre, selon la volonté du donateur.
  18.  (retour)↑  Seuls quatre d’entre eux, on l’a dit, ont été donnés par Atger lui-même. Les autres sont soit des achats de la Faculté, soit des dons de Bestieu (1754-1842), peintre montpelliérain, ami d’Atger : dans les deux cas, ces acquisitions sont contemporaines à la donation. Quelques dons ont été faits postérieurement, tels un Portrait du docteur Gachet – étudiant en médecine à Montpellier – par Goeneutte, ou la scène de la Peste à Marseille.