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Pour le papier recyclé

François Chartier

Aujourd’hui, tout le monde est conscient du drame de l’Amazonie, de la disparition annoncée des grands singes du bassin du Congo ou d’Indonésie, à cause de l’exploitation forestière industrielle des bois tropicaux, le plus souvent à destination des pays riches. Il en va de même pour la déforestation des forêts primaires par l’agriculture intensive, très souvent du soja pour l’alimentation des animaux en Europe ou aux États-Unis. En revanche, la destruction des forêts primaires du Nord, du Canada, de Russie ou encore du nord de la Scandinavie, est beaucoup moins connue. En effet, les pays nordiques ont la réputation de bien gérer leurs ressources et de protéger leurs forêts. Lorsque l’on fait allusion à la destruction des forêts primaires, c’est le plus souvent des forêts tropicales qu’il est question, problème que l’on associe au sous-développement, à la pauvreté, à l’absence de gouvernance ou à la corruption.

Les forêts primaires sont des écosystèmes qui n’ont jamais été exploités de manière industrielle par l’homme. Près de 80 % de la biodiversité des terres émergées de la planète s’y trouvent et des dizaines de millions de personnes y vivent. Aujourd’hui, c’est plus de 80 % des forêts primaires qui ont été détruits, la plupart lors de ces dernières décennies, et principalement par l’exploitation forestière pour le commerce du bois et pour l’industrie du papier. Les grands bassins de forêts primaires se trouvent en Amazonie, en Afrique dans le bassin du Congo, dans le sud-est asiatique en Indonésie ou en Papouasie Nouvelle-Guinée pour les forêts tropicales et équatoriales, au Canada, en Russie et, à plus petite échelle, dans le nord de la Scandinavie pour les forêts boréales.

L’industrie du papier qui a, en France, dans sa stratégie de communication, intégré les arguments environnementaux, met en avant l’argument suivant : « En France, consommer du papier fait du bien à nos forêts. »

C’est l’image d’une industrie du papier responsable, pratiquant une gestion durable des ressources forestières qui n’utiliserait que des déchets de scierie, des branches et le produit des coupes d’éclaircie, sans avoir d’impact sur la forêt. Ainsi les papetiers, en fabriquant du papier, aideraient à l’entretien des forêts, ce qui, par exemple, permettrait d’éviter les incendies. Mais si aucun bois n’est importé de forêts primaires pour la fabrication du papier en France – ce qui n’aurait aucun sens – et s’il n’y a plus aucune forêt primaire en Europe occidentale, 59,2 % de la consommation de papier en France restent cependant satisfaits par les importations.

Le papier importé

Or d’où vient ce papier importé ? Précisément, majoritairement des pays nordiques, les plus grands producteurs de papier au monde étant canadiens ou finlandais. Pour la production de papier, les forêts primaires du Nord sont ainsi détruites, souvent en pratiquant la coupe à blanc – tous les arbres d’une parcelle sont coupés. Il s’ensuit une perte irréparable pour ces écosystèmes. Même si, dans certains cas, des arbres sont replantés, la forêt primaire est irrémédiablement perdue, tout comme la biodiversité qu’elle contenait.

On est donc assez loin de l’image d’un secteur industriel qui ne couperait aucun arbre et qui n’aurait aucun impact sur les forêts primaires…

En outre, les géants de l’industrie du papier développent, depuis plusieurs années, leur activité dans les pays du Sud, notamment en Asie du Sud-Est ou en Indonésie, et en Amérique latine, exerçant une pression supplémentaire sur des forêts tropicales déjà menacées de disparition. On peut estimer que près de 20 % du papier consommé viennent des régions de forêts primaires. Cette exploitation forestière contribue activement à la destruction de la biodiversité, menace la culture et les modes de vie des peuples indigènes qui vivent dans ces régions de forêts anciennes. De plus, ces forêts primaires sont indispensables pour lutter contre le réchauffement climatique et contre l’érosion des sols.

Une industrie lourde et polluante

L’invention du papier remonte à plus de 2 000 ans, en Chine. Le papier arrive en Europe à la fin du Moyen-Âge, presque à la même époque que l’invention de l’imprimerie. C’est avec la révolution industrielle du XIXe siècle que la fabrication du papier devient une industrie lourde. À la même époque, la matière première utilisée jusqu’alors, le chiffon, est remplacée par le bois. C’est une industrie très polluante. Ces dernières décennies, l’industrie du papier a fait beaucoup d’efforts et l’évolution des législations a permis de réduire sensiblement, dans les pays occidentaux, son impact sur l’environnement. L’usage du chlore est en baisse et il n’est plus possible de rejeter les effluents dans les rivières.

En revanche, dans les pays en voie de développement, où les normes environnementales sont beaucoup moins strictes et les contrôles quasiment inexistants, l’impact des usines de papier sur l’environnement est considérable. Ce sont souvent des usines d’entreprises venues de l’Union européenne, mais qui n’appliquent pas les normes européennes lorsqu’elles s’installent en Argentine, au Brésil, en Inde ou en Chine.

On peut distinguer deux types de pollutions : la pollution atmosphérique, due à des composés sulfurés et la pollution de l’eau liée aux effluents et, en particulier, à l’usage du chlore.

La consommation de papier en France a été multipliée par dix depuis 1950 : elle atteint aujourd’hui les chiffres impressionnants de 70 kg de papier par employé de bureau et par an (soit près de trois ramettes par mois et de 183 kg de papier/carton par Français et par an). Chaque lecteur de livre a entre les mains une partie de la biodiversité de la planète. C’est pourquoi le monde de l’édition a un rôle important à jouer. Si l’édition n’est pas le plus gros consommateur de papier, les volumes sont cependant très importants et l’ensemble des papiers à usage graphique représente 44 % de la consommation globale de papier en France. Il ne s’agit ici en aucun cas de culpabiliser les éditeurs, encore moins les lecteurs, ni d’inciter à lire moins de livres ! Bien au contraire. Car il existe des moyens de ne pratiquer aucune ponction sur les dernières forêts primaires, de produire du papier avec moins d’impact sur l’environnement, en utilisant du papier recyclé.

La solution : le papier recyclé

Face aux menaces sur les dernières forêts primaires de la planète, sur l’environnement et la santé publique, l’usage du papier recyclé est une alternative sérieuse et crédible, elle permet tout simplement d’éviter toute ponction sur les forêts primaires. Une tonne de papier recyclé épargne 17 arbres, 20 000 litres d’eau, l’équivalent de 1 000 litres de pétrole et de nombreux rejets polluants, tout en diminuant de moitié la quantité de CO2 relâché dans l’atmosphère. En renonçant au papier traditionnel pour un papier 100 % recyclé, il est possible d’économiser environ 90 % d’eau et 50 % d’énergie, sans compter la diminution de la pollution de l’eau et de l’air. Avec une tonne de vieux papiers, on peut obtenir 900 kg de papier recyclé, alors qu’il faut deux à trois tonnes de bois pour fabriquer une tonne de papier classique.

La qualité de ce type de papier a nettement évolué. Il y a encore peu de temps, le papier recyclé posait beaucoup de problèmes, il n’était pas assez fiable et pas d’assez bonne qualité, surtout pour l’édition. Ce n’est plus le cas, les papiers recyclés actuels ne posent plus aucun problème pour les rotatives et offrent les qualités nécessaires pour répondre aux exigences des éditeurs.

Le papier recyclé est un produit à forte valeur ajoutée. Issu du recyclage, il est le produit de la valorisation d’un déchet. Cette économie du recyclage est une solution face à l’augmentation considérable des déchets dans les sociétés occidentales et c’est une solution beaucoup plus pertinente que la mise en décharge ou l’incinération. C’est aussi une réponse à la crise sociale que connaît l’industrie du papier.

Comme beaucoup de secteurs industriels, l’industrie du papier connaît, avec le processus de globalisation des économies, une mutation significative depuis plusieurs années. Les papetiers ont vécu une vague de rachats et de concentrations des entreprises en faveur des grands groupes scandinaves – Norvège et Finlande principalement – et du Canada.

L’industrie du papier connaît surtout un phénomène majeur de délocalisation de sa production vers les pays en voie de développement. Ce processus est tout à fait comparable au mouvement de délocalisation des autres secteurs de l’industrie dont les plus polluants, comme la sidérurgie ou le textile. Les explications sont, elles aussi, très classiques : coûts du travail et des matières premières nettement inférieurs, quasi-absence de réglementations sociales ou environnementales… Dans l’Union européenne, les mêmes entreprises qui construisent des usines en Amérique du Sud ferment les usines europé-ennes.

Les démarches en faveur de l’environnement ou du développement durable sont très souvent critiquées pour leur impact social ou économique, l’argument étant que toute contrainte environnementale sur l’industrie entraînerait immédiatement une perte de compétitivité qui aurait pour conséquence directe la diminution du nombre d’emplois. Or, le cas du papier recyclé montre que c’est exactement le contraire. En développant massivement l’usage du papier recyclé dans les pays occidentaux, on ne met pas en péril un secteur industriel et des milliers d’emplois, on les sauve d’une disparition certaine.

La logique même de production du papier recyclé, dans le cycle court du recyclage des déchets, empêche toute délocalisation. La matière première du papier recyclé – les vieux papiers – est un déchet qui est collecté et trié dans les grandes villes occidentales. Cette première activité du tri est déjà, en soi, nettement plus génératrice d’activité et de valeur ajoutée que la mise en décharge et l’incinération.

En outre, en créant une forte demande de papier recyclé, on peut inciter les usines de pâte à se reconvertir en usine de papier recyclé, évitant ainsi la délocalisation certaine et la fermeture.

Mobilisation des éditeurs

Alors, comment expliquer que le papier recyclé ait une aussi mauvaise réputation et qu’il soit aussi peu utilisé, en particulier par les éditeurs ? Difficile de répondre à une telle question : cela est-il dû au souvenir d’un papier de mauvaise qualité, à une image trop « écolo » et donc un peu ringarde ? Sans doute mais ce n’est pas suffisant. Pour beaucoup de monde, y compris des professionnels de l’édition, des responsables de fabrication ou d’achat de papier, le lien entre la destruction des forêts primaires, les menaces que cette destruction représente pour notre planète et le papier utilisé pour l’édition reste à faire. Le seul impact connu sur l’environnement de l’industrie du papier est lié à l’usage du chlore.

Un autre argument revient souvent : le public exige du papier de plus en plus blanc et trouve que le papier recyclé n’est pas assez blanc. Les mentalités ne sont pas prêtes, ou, plutôt, les éditeurs ne sont pas prêts.

Et le prix ? Dans un secteur où les marges sont très faibles, tout surcoût peut poser de gros problèmes. L’argument du prix du papier recyclé peut donc être déterminant. Actuellement, il suffit de vouloir acheter une ramette de papier recyclé pour se rendre compte qu’il est plus cher. Mais, curieusement, à la sortie de l’usine, il est moins cher, puisque le papier recyclé est moins cher à produire. En fonction des circuits de distribution, des fournisseurs, des marges ou commissions et surtout des volumes commandés, les différences de prix à qualités égales peuvent être considérables.

Ce qui signifie que, pour un groupe commandant des volumes très importants directement aux producteurs, l’argument du surcoût n’est en aucun cas valable. Pour les petites maisons d’édition, la situation est totalement différente. La plupart du temps, elles n’achètent pas elles-mêmes le papier, mais passent par leur imprimeur. Celui-ci, souvent réticent au papier recyclé, craignant – sans raison – pour ses machines, ne disposant pas de stock, va donc facturer l’achat de quelques centaines de kilos de papier avec une différence de prix rédhibitoire pour l’éditeur…

On peut donc imaginer que plus l’usage du papier recyclé se développera, plus les prix du marché vont baisser. En attendant, on ne peut qu’encourager les petites maisons d’édition – souvent les plus motivées pour adopter une attitude exemplaire en matière d’environnement – à faire un travail pédagogique à destination de leur imprimeur, à chercher à mutualiser leurs achats, par exemple avec d’autres éditeurs ou à s’adresser directement aux producteurs de papier recyclé, toujours demandeurs de nouveaux clients, surtout parmi les éditeurs où l’usage de leurs papiers est très valorisé.

Au Canada

Depuis plus de quinze ans, Green-peace mène des campagnes pour lutter contre la destruction des forêts primaires. Notamment au Canada, dans la province de Colombie-Britannique, pour mettre fin à la pratique prédatrice de la coupe à blanc.

En 2000, Greenpeace et d’autres organisations non gouvernementales (ONG), dont le Sierra Club, ont lancé, toujours au Canada, le projet « Markets Initiative ». Cette structure travaille avec les éditeurs, papetiers et imprimeurs, pour que l’usage de papier respectueux des forêts anciennes se développe dans le monde de l’édition au Canada. En 2003, cette campagne prend un nouvel essor avec la publication du précédent épisode d’Harry Potter par l’éditeur canadien Rain Coast, sur du papier 100 % recyclé. L’engagement de l’auteur du plus gros tirage de l’édition en faveur d’une attitude écoresponsable pour l’impression de ses livres a permis de faire connaître cette démarche et, depuis, plus de 60 éditeurs canadiens ont changé leur politique d’achat de papier.

Plus qu’une prise de conscience aléatoire, même pour sauver les dernières forêts primaires, la publication d’un Harry Potter 100 % recyclé a probablement beaucoup fait pour faire évoluer le monde de l’édition, au Canada, puis dans d’autres pays occidentaux. Tout d’abord, le choix d’un papier recyclé peut être valorisé par un éditeur comme un argument marketing. Se positionner clairement comme une entreprise engagée dans le développement durable peut être, pour une maison d’édition, une stratégie de communication. Si de petites maisons d’édition, souvent militantes, sont très sensibles aux menaces qui pèsent sur l’environnement, c’est plus rarement le cas pour des grands groupes. En revanche, des entreprises comme Hachette en France ou Random House en Allemagne, sont très sensibles à leur image.

Le choix qu’a fait Rain Coast de répondre favorablement aux demandes de J.K. Rowling, a montré autre chose : un auteur peut demander à son éditeur d’être édité sur du papier recyclé et cela peut marcher…

Depuis, Greenpeace a cherché à faire évoluer le monde de l’édition et à mobiliser les auteurs, dans la plupart des pays européens, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Italie, en Espagne, ou en Belgique et en France. Des auteurs comme Günter Grass, Isabel Allende, José Saramago, Niccolò Amanniti, Erri De Luca, Paolo Cuelo, Naomi Klein, Philip Pullman, Arundhati Roy, pour ne citer que ceux-là, soutiennent la campagne de Greenpeace.

En France

En France, Greenpeace a lancé en 2004 le projet Plumes vertes, qui est la déclinaison française de la campagne internationale de sensibilisation du monde de l’édition. À cette époque, pratiquement aucun éditeur n’avait adopté une politique d’achat de papier respectueuse des forêts primaires, à l’exception de petites maisons d’édition très écologistes comme Terre vivante. Le travail de sensibilisation était donc considérable, d’autant que les réticences étaient grandes et que les rares éditeurs motivés pour passer au papier recyclé avaient été découragés par les prix annoncés par leurs imprimeurs. Un an plus tard, à l’occasion du Salon du livre de Paris de mars 2005, seul Glénat avait publié une anthologie de dessins sur le changement climatique, en partenariat avec… Greenpeace.

En revanche, de nombreux auteurs commençaient à s’engager en faveur de la protection des forêts primaires. Le premier n’est pas le moins prestigieux : Claude Lévi-Strauss. On peut également citer Pierre Bordage, Christian Grenier, Jean-Pierre Andrevon, Frédéric Beigbeder, Jennifer Dalrymple, Aurélie Filippetti, Yves Frémion, Joseph Joffo, Mathias Malzieu, Amélie Nothomb, Serge Tisseron, Fred Vargas, parmi plus de 200 auteurs ayant signé en faveur du projet Plumes vertes.

En novembre 2005, les éditions Gallimard ont sorti le dernier épisode de la saga Harry Potter sur du papier certifié FSC (Forest Stewardship Council). Le FSC est une certification forestière indépendante qui garantit une gestion durable des ressources forestières. Les papiers certifiés FSC sont des papiers « classiques » à base de fibres vierges, ce ne sont donc pas des papiers recyclés. Pour les ONG comme Greenpeace ou le WWF (World Wildlife Fund), c’est la seule certification forestière crédible. Pour les éditeurs, l’utilisation de papiers certifiés FSC est une solution qui permet d’éviter la destruction des forêts primaires sans changer de qualité de papier. Évidemment, l’usage de papier recyclé est à privilégier. Mais, dans un premier temps, le développement de la certification FSC est une solution qui évite d’avoir à changer de qualité de papier tout en faisant un geste clair en faveur de la protection des forêts anciennes de la planète.

En janvier 2006, c’est au tour de l’ensemble de la collection Babel des éditions Actes Sud de basculer vers le papier recyclé, puis, en mars, le dernier roman d’Aurélie Filippetti, Un homme dans la poche, aux éditions Stock. Aujourd’hui, chez la plupart des éditeurs, au moins un livre a été publié sur du papier recyclé ou certifié FSC : le guide Planète attitude du WWF, publié au Seuil fin 2005, est sorti dans sa version adulte sur du papier certifié FSC et sur du papier recyclé dans sa version enfant. Lauréat du prix du festival du livre d’écologie, le roman de Michel Dessen, Un drap sur le Kilimandjaro, est sorti chez Rivages sur du papier recyclé et les éditions Belin viennent de sortir un manuel de géographie pour les classes de seconde, également sur du papier recyclé.

Par ailleurs, les mentalités commencent à évoluer, même si des engagements plus significatifs sont encore à attendre des éditeurs et particulièrement des géants de l’édition en France que sont Hachette et Éditis ; le lien entre choix du papier et enjeux environnementaux est maintenant fait. Il faut désormais arriver à ce que des volumes plus significatifs de papier respectueux des forêts primaires soient utilisés, comme c’est le cas en Allemagne, où près des trois quarts des livres sont certifiés FSC ou imprimés sur du papier recyclé, ou au Royaume-Uni où les principales maisons d’édition – à part Hachette UK, qui reste très fermé aux demandes des ONG, tout comme Hachette en France – ont franchi le pas.

L’avenir du papier recyclé

Il serait tout à fait pertinent que les éditeurs de manuels scolaires adoptent le papier recyclé, dans le prolongement de la démarche de Belin. C’est un secteur très concentré, les volumes en jeu sont considérables pour une durée de vie des livres assez courte. En outre, ce serait un geste qui donnerait du poids à la démarche d’éducation à l’environnement et au développement durable. Ce serait en quelque sorte joindre le geste à la parole par souci de cohérence, mais aussi comme exemple pour les élèves. Après avoir lutté pour des cartables plus légers, en faisant pression sur les éditeurs pour des livres moins lourds, les parents d’élèves pourraient se mobiliser pour des cartables plus verts !

C’est par une mobilisation de la jeunesse, des lecteurs, des auteurs, mais aussi des libraires et des bibliothécaires que les mentalités des éditeurs pourront évoluer et qu’ils pourront prendre conscience qu’adopter une démarche en faveur du papier recyclé est non seulement un geste en faveur de la protection de l’environnement, mais aussi un outil de communication et de marketing. Bref, tous les arguments en faveur d’un changement de politique d’achat de papier du monde de l’édition sont là, pour un passage à l’acte.

Juin 2006