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Une base de données sur les manuscrits enluminés des bibliothèques

Collaboration entre chercheurs et bibliothécaires

Élisabeth Lalou

Les personnels de l’Institut de recherche et d’histoire des textes, laboratoire propre de recherche du Centre national de la recherche scientifique, travaillent en relation étroite avec les conservateurs des bibliothèques. La mise en place de la base de données « Initiale », consacrée aux manuscrits enluminés des bibliothèques municipales et universitaires, et surtout les dernières évolutions occasionnées et accélérées par l’arrivée de la photographie numérique fournissent un exemple du travail mené en collaboration entre chercheurs et bibliothécaires.

L’idée, la conception et le développement d’Initiale appartiennent en effet en propre à la section des sources iconographiques de l’IRHT. L’intérêt croissant porté par les bibliothécaires aux fonds patrimoniaux, l’impossibilité matérielle de traiter convenablement des centaines de milliers de documents avec un effectif réduit ont favorisé le travail fructueux de collaboration entre les bibliothèques et l’IRHT.

L’Institut de recherche et d’histoire des textes

L’Institut de recherche et d’histoire des textes est une unité propre du CNRS dont l’objet de recherche est le manuscrit médiéval. L’attention porte à la fois sur le contenu du manuscrit, le texte, et sur l’objet-livre, dans une « archéologie » du livre médiéval. Les textes étudiés sont dans l’une des cinq langues de culture du pourtour de la Méditerranée : l’hébreu, le grec, le latin, l’arabe et l’ancien français (oc et oïl). La codicologie du livre médiéval comprend l’étude des supports – du papyrus au papier en passant par le parchemin –, celle de la mise en page, sans oublier l’étude des reliures.

Le domaine de recherche s’étend à tous les manuscrits conservés dans le monde, mais les fonds des bibliothèques municipales et universitaires de France sont l’objet d’un soin particulier. Depuis plus de vingt ans, en effet, l’IRHT participe à la conservation de ces fonds de manuscrits en en réalisant la photographie. Cette opération se déroule dans le cadre d’une convention conclue, depuis 1979, avec le ministère de la Culture (Direction du livre et de la lecture) pour les bibliothèques municipales et, depuis 1992, avec le ministère de l’Éducation nationale (Sous-direction des bibliothèques et de la documentation) pour les bibliothèques universitaires. La couverture photographique en microfilms noir et blanc a traité 20 000 manuscrits médiévaux sur environ 25 000. L’ensemble sera terminé dans quatre ans environ. La photographie en couleur du décor des manuscrits enluminés et celle de la reliure ne sont pas aussi avancées : les 130 000 vues du décor du manuscrit couvrent environ la moitié des fonds, les campagnes photographiques pour la reliure n’ont débuté qu’en 1997, et ne sont réalisées ou en cours de réalisation que celles des fonds d’Autun, Vendôme et Reims.

La recherche sur les manuscrits enluminés

Pour gérer la filmothèque et la photothèque, le recours à l’informatique s’est imposé depuis plus de vingt ans. Une base de données, qui comprend un catalogage simple du manuscrit, gère l’ensemble des supports microfilms. Des bases plus spécialisées, créées pour la recherche, sont consacrées à certains types de manuscrits. Initiale est consacrée au manuscrit enluminé.

La base de données Initiale a été mise en place et conçue par l’IRHT à partir du début des années quatre-vingt-dix. La base est destinée à la recherche : les chercheurs peuvent y puiser la matière pour leurs travaux consacrés aux manuscrits enluminés du Moyen Âge.

L’IRHT regroupe les chercheurs en iconographie médiévale, en organisant séminaires et conférences 1 et en accueillant, dans ses collections, les recherches en iconographie médiévale. Une collection même est consacrée au « Corpus des manuscrits enluminés des collections publiques des départements » 2. Les deux fonds de Dijon et Chambéry y ont été traités.

Sans vouloir définir l’histoire de l’art en trois lignes, on peut toutefois regarder les productions des chercheurs de l’IRHT, ou qui travaillent sur le fonds iconographique de l’IRHT.

Des chercheurs font porter l’objet de leur travail sur des groupes de manuscrits. Certains s’intéressent à des fonds entiers de manuscrits, le fonds reflétant souvent celui de la bibliothèque d’une abbaye médiévale, comme Clairvaux à Troyes, ou Cîteaux à Dijon. Les chercheurs de l’IRHT ne travaillent pas seulement sur les fonds des bibliothèques municipales ou universitaires, plusieurs d’entre eux ont travaillé sur les fonds de la Bibliothèque nationale de France 3. D’autres étudient certains manuscrits particuliers comme les psautiers, les Évangéliaires ou les bibles moralisées 4. Certains manuscrits 5 sont suffisamment importants pour bénéficier d’une étude qui leur soit entièrement consacrée.

Les possesseurs anciens des manuscrits, abbayes ou princes, donnent une idée passionnante de la culture médiévale à telle époque et en tel endroit : ainsi la bibliothèque du comte de Champagne 6 au temps de Chrétien de Troyes fournit l’image d’une cour lettrée à Troyes au XIIe siècle.

L’étude proprement iconographique permet de retrouver et réunir les manuscrits ayant été produits dans tel centre de production 7. Les thèmes iconographiques enfin sont innombrables. Si l’échelle de Jacob ou même Dieu en personne 8 ont fait l’objet d’études, il reste aux historiens à venir des champs d’investigation très importants dans un corpus iconographique dont l’accessibilité ne devrait cesser de croître.

Le corpus

Le corpus photographique est constitué, nous l’avons dit, de 130 000 diapositives, et devrait doubler d’ici l’achèvement des campagnes. Le passage au numérique est entamé depuis cinq ans. En 1994, en effet, le financement généreusement accordé par la Région Centre a permis à l’IRHT de se doter d’une chaîne de numérisation des diapositives et d’une caméra numérique aussitôt affectée à la photographie numérique directe du fonds de la bibliothèque Mazarine, aujourd’hui terminée. À ce jour, 58 000 diapositives ont été numérisées sur les fonds propres de l’IRHT. 34 000 autres sont actuellement en cours de numérisation avec un financement de la Mission de la recherche et de la technologie du ministère de la Culture 9. À la fin de l’année 2001, ce sont donc près de 100 000 photographies numériques qui devraient être ainsi accessibles.

La base de données « Initiale »

Mais les images ne sont rien sans la clef permettant de les retrouver et de les utiliser. La base de données est la clef d’accès à cet énorme corpus.

La base a été conçue non comme une base de données sur les miniatures, mais comme une base sur le manuscrit enluminé. Les miniatures ne sont pas isolées, à l’écart de l’ensemble du manuscrit. Une part importante est faite au décor du manuscrit, aux ensembles ne comprenant pas d’iconographie. D’autre part, la base constitue un catalogue informatisé des manuscrits enluminés, complémentaire d’une base de données sur l’ensemble des manuscrits dont l’IRHT possède le microfilm.

Chaque fiche descriptive du manuscrit (comprise dans une unité « codex » et une unité « ouvrage ») comprend ainsi la description, après la référence du manuscrit, des unités intellectuelles du livre, indiquant, entre autres informations, l’attribution, le ou les possesseurs du manuscrit, sa date et sa provenance.

Ce catalogue est très précieux puisqu’il permet de regarder l’image en la replaçant dans son contexte le plus large. Ce qui concerne l’image est traité ensuite, dans une autre partie de la base nommée « Décor ». Cette partie décrit l’image en identifiant les sujets (ou « légendes »), et en lui affectant des mots clefs. Le « contexte » dans lequel se trouve l’image (début du texte, milieu de page) est aussi indiqué.

Ces deux opérations de catalogage du manuscrit et de description de l’image sont deux travaux de haute technicité qui demandent beaucoup de temps et requièrent de grandes compétences. C’est un travail de fourmi, dont l’aspect répétitif et ardu peut paraître ingrat, mais auquel les plus géniaux des chercheurs se sont toujours attelés.

Le thésaurus utilisé dans Initiale est construit à partir du Thésaurus Garnier 10. Les mots clés d’Initiale sont en perpétuelle évolution : les termes spécifiques peuvent être enrichis ou simplifiés au fur et à mesure de l’avancement de l’indexation des enluminures, mais sans prétendre au niveau de finesse et de précision que seuls des spécialistes pourraient atteindre. Leur avis est d’ailleurs très fréquemment requis : par exemple, les mots clés pour les représentations de la musique ont été revus en 1997 par des membres de l’IRPMF (Institut de recherche sur le patrimoine musical en France). Mais la base Initiale est généraliste et se veut avant tout un instrument de repérage.

Voici, en quelques mots, la configuration informatique de la base : Initiale a fonctionné avec le logiciel documentaire Taurus de 1993 à 2000. Un « viewer » d’images (Scopyr d’Avelem, aujourd’hui Netimage) lui a été joint en 1995. Initiale va migrer sous un autre logiciel courant 2001.

Cette base comprend à ce jour la description de 4 700 manuscrits (dont 3 000 avec images numériques liées) comportant des éléments de décor et la description de 29 000 vues (dont 14 000 avec images numériques liées). Plus de 670 possesseurs de manuscrits sont répertoriés. Et plus de 7 600 manuscrits enluminés sont repérés et serviront de base à l’enrichissement de ce bel instrument de travail.

Le travail avec les bibliothèques

Jusqu’à il y a une dizaine d’années, l’IRHT gérait tout seul les quelque 8 000 manuscrits enluminés : le personnel de la Section des sources iconographiques préparait les campagnes photographiques, indexait les manuscrits et faisait des travaux de recherche. Mais l’aide des bibliothécaires s’est avérée indispensable.

D’abord pour la préparation des campagnes photographiques. Il faut en effet que le photographe qui se présente dans une bibliothèque pour photographier les manuscrits enluminés ait à sa disposition la liste des manuscrits retenus et des feuillets où se trouvent les éléments à photographier. Cette préparation s’est faite longtemps sur microfilms, après la campagne photographique noir et blanc. Elle se fait désormais dans les bibliothèques sur les manuscrits eux-mêmes. Le travail est beaucoup plus agréable et fiable. Les conservateurs trouvant rarement le temps de se livrer à ce travail, pourtant passionnant, les bibliothèques ont aujourd’hui souvent recours à des étudiants en histoire de l’art, qui profitent de ce travail pour acquérir une connaissance du manuscrit enluminé.

À la bibliothèque Mazarine, deux étudiantes ont préparé ainsi l’inventaire pendant toute une année. Une convention a été passée entre l’IRHT, l’université de Lille et la bibliothèque municipale de Douai pour la préparation de l’inventaire. D’autres bibliothèques du Nord – Cambrai, Boulogne, etc. – devraient suivre.

Diffusion

Initiale est en consultation à l’IRHT. Par l’Intranet il est possible de consulter à Paris les images qui sont stockées à Orléans. Mais une plus large diffusion des données accumulées est indispensable. C’est la dernière étape du projet.

Dans un premier temps, l’IRHT a assumé la diffusion des données sur les manuscrits enluminés des bibliothèques de la région Centre : les manuscrits enluminés de Vendôme et d’Orléans sont consultables sur le site de l’IRHT. Mais cette première ébauche de vitrine destinée aux bibliothèques se trouve dans la région qui, par son financement, à parité avec le CNRS, a donné l’impulsion au projet ; elle reste à améliorer et à élargir.

En fin d’année 2000, les deux ministères déjà partenaires de l’IRHT lui ont proposé de se charger de la diffusion des données. Le ministère de l’Éducation nationale diffusera sur les serveurs du CINES (Centre informatique national de l’enseignement supérieur) les données des manuscrits appartenant aux bibliothèques universitaires : bibliothèque Sainte-Geneviève et bibliothèque Mazarine, pour le moment. Le ministère de la Culture et de la Communication hébergera la base des manuscrits enluminés des bibliothèques municipales sur ses serveurs à côté des autres bases de données consacrées aux peintures ou aux ressources des institutions dépendant de ce ministère.

Pour diffuser ces données, il faut d’une part mettre au point l’affichage et la grille d’interrogation, de l’autre pouvoir fournir des images indexées.

Le travail pour la base des bibliothèques universitaires est un véritable travail de collaboration avec la bibliothèque Sainte-Geneviève et la bibliothèque Mazarine. La structure de la base qui sera diffusée par le CINES est le résultat de réunions de travail entre les ingénieurs informaticiens du CINES, les conservateurs des deux bibliothèques, et les chercheurs de la Section des sources iconographiques de l’IRHT.

Le travail d’indexation et même la réalisation des notices reviennent à la bibliothèque (bibliothèque Sainte-Geneviève et bibliothèque Mazarine). Mais la Section des sources iconographiques fournit les outils de travail (thésaurus, modèles, etc.), une aide scientifique, des vérifications, une validation.

La future base « Enluminures » (nom encore très provisoire) diffusée par le ministère de la Culture s’inspire des bases déjà existantes, notamment Joconde, qui a fourni un modèle pour la présentation des notices et des images. Certaines bibliothèques municipales participent au travail d’indexation : c’est le cas pour la bibliothèque municipale d’Amiens. Mais, pour les fonds des bibliothèques municipales, l’essentiel du travail d’indexation et de catalogage est fait à l’intérieur de la Section des sources iconographiques à l’IRHT à Orléans, avec une aide financière du ministère.

Il peut paraître dommage de diviser ainsi Initiale en deux morceaux. Mais elle demeure, en quelque sorte, la base « mère » des deux bases administrativement distinctes. Son existence est le garant du maintien de la cohérence entre toutes les données des bibliothèques d’où qu’elles viennent. Il sera toujours possible d’y faire des recherches. Et le développement de portails sur le web permet d’espérer que l’unité pourra un jour être retrouvée.

Une diffusion pour qui ?

L’intérêt de diffuser les trésors de leurs manuscrits à peintures est évident pour les bibliothèques. Encore faut-il savoir à qui est destinée cette information.

La solution retenue pour les deux bases de diffusion permet de voir quel aggiornamento a été trouvé. La base des bibliothèques municipales présentera une notice relativement sommaire. La base de la bibliothèque Sainte-Geneviève et de la bibliothèque Mazarine proposera des notices beaucoup plus complètes. Comme la mise au point de ces notices complètes et complexes demande du temps, il a été décidé dans un premier temps de diffuser l’ensemble des images, simplement munies de leur cote (Bibliothèque, ms 00, f° 45). Il sera donc possible soit de feuilleter l’ensemble des manuscrits enluminés, soit de faire une recherche pointue sur les images renseignées.

L’autonomie des bibliothèques

Avec l’arrivée du numérique, les bibliothèques ont à cœur de valoriser leur fonds. Certaines d’entre elles ont numérisé les diapositives réalisées par l’IRHT à partir de leurs manuscrits sur des financements propres, ou bien sur des opérations particulières du ministère de la Culture. Ainsi en va-t-il de Lyon et de Troyes. La bibliothèque municipale de Lyon a travaillé de façon tout à fait autonome, numérisant, indexant et mettant en ligne les miniatures dont la photo avait été faite par les photographes du CNRS 11. À Troyes, le projet est de reconstituer la bibliothèque ancienne de Clairvaux. La bibliothèque municipale a fait une campagne autonome de photographies (en ektachromes), puis a fait numériser ces images. L’IRHT est intervenu comme conseil scientifique, notamment au stade de l’indexation.

La mise en place de la base de données sur le manuscrit enluminé est donc un exemple du travail complémentaire entre chercheurs et conservateurs des bibliothèques qui conservent les manuscrits. Ce travail partagé permet que l’outil soit mis en place rapidement et le travail en commun permet de conserver une cohérence scientifique à l’ensemble.

La diffusion prochaine des résultats de ce travail de longue haleine permettra à la France de se doter des débuts d’une bibliothèque virtuelle de manuscrits médiévaux. En effet, après les manuscrits à peintures, ce sont tous les manuscrits du Moyen Âge qui pourraient être mis en ligne, afin que les textes contenus dans ces documents soient accessibles aux chercheurs du monde entier. Le catalogage, le repérage, la numérisation et la mise en ligne de 25 000 manuscrits ne pourront là encore être menés à bien que par un travail de collaboration entre chercheurs et bibliothécaires.

  1.  (retour)↑  Séminaires de Yolanta Zaluska et François Boespflug sur la Bible moralisée. Conférences du groupe des Ymagiers. Cf. le site de l’IRHT : http://www.irht.cnrs.fr/
  2.  (retour)↑  Yolanta Zaluska, Manuscrits enluminés de Dijon, Paris, Éditions du CNRS, 1991. Anne Ritz et Caroline Heid-Guillaume, Manuscrits médiévaux de Chambéry : textes et enluminures, Turnhout, Brepols, 1998.
  3.  (retour)↑  Cf. entre autres, sur les fonds de la BnF, Claudia Rabel, avec François Avril et Isabelle Delaunay, Manuscrits enluminés d’origine germanique, Paris, BnF, 1995. Claudia Rabel, Manuscrits enluminés d’origine italienne. 2. XIIIe siècle. Paris, BnF, 1989.
  4.  (retour)↑  Yolanta Zaluska, L’enluminure et le scriptorium de Cîteaux au XIIe siècle, Cîteaux, 1989 (Cîteaux, Commentarii cistercienses. Studia et Documenta, vol. IV), 1996. Et travaux en cours sur la Bible moralisée.
  5.  (retour)↑  Yolanta Zaluska, L’évangéliaire de Remiremont : une œuvre canoniale des années 1200, Turnhout, Brepols, 1996. Patricia Stimemann, Nouveau regard sur la bible de Souvigny, exposition, Souvigny, 1999. Moulins, 1999. François Boespflug, et Eberhard König, Les Très belles heures de Jean de France, duc de Berry: un chef-d’œuvre au sortir du Moyen Âge, Paris, Éd. du Cerf, 1998.
  6.  (retour)↑  Patricia Stirnemann dir. (avec Thierry Delcourt, Xavier de La Selle, Danielle Quéruel), Splendeurs de la cour de Champagne au temps de Chrétien de Troyes, exposition, Troyes, 1999.
  7.  (retour)↑  Patricia Stimemann, Enluminures italiennes : chefs-d’œuvre du Musée Condé, exposition, musée Condé, Chantilly, sept. 2000-janvier 2001. Paris, 2000.
  8.  (retour)↑  Christian Heck, L’échelle céleste dans l’art du Moyen Âge : une image de la quête du ciel, Paris, Flammarion, 1997, coll. « Idées et recherches ». François Boespflug, Dieu dans l’Art. Paris, Éd. du Cerf, 1984, coll. « Histoire ».
  9.  (retour)↑  Christian Heck, L’échelle céleste dans l’art du Moyen Âge : une image de la quête du ciel, Paris, Flammarion, 1997, coll. « Idées et recherches ». François Boespflug, Dieu dans l’Art. Paris, Éd. du Cerf, 1984, coll. « Histoire ».
  10.  (retour)↑  François Garnier, Thésaurus iconographique système descriptif des représentations, Paris, Léopard d’or, 1984.
  11.  (retour)↑  Site de Lyon : http://sgedh.si.bmlyon.fr/dipweb2/phot/enlum.htm