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Documentation et francophonie

sous la dir. de Suzanne Richer
La Documentation française, 1989. - 152 p.
ISBN 2 11 0022 44 2 : 95 F

par Anne Curt

Coédité par la Documentation française et l'Agence de coopération culturelle et technique, ce petit livre passe en revue les politiques documentaires francophones dans le monde.

De nombreuses institutions participent à l'organisation de la documentation francophone : organisations internationales, associations internationales pour la défense de la francophonie et de l'information scientifique et technique, organismes nationaux, réseaux d'information spécialisés, universités partiellement ou entièrement de langue française, bibliothèques, écoles en sciences de l'information. l'unicité de la langue française cimente des actions qui, a priori, semblent diverger.

Tous ces organismes affichent la volonté de travailler ensemble, de structurer leurs actions, de les coordonner, d'utiliser les outils performants, pratiques, inévitablement normalisateurs que sont les outils informatiques, ordinateurs personnels et logiciels... L'oeil voyage parmi les expériences européennes, africaines, canadiennes, mauriciennes... La documentation en français ne se heurte plus aux frontières : elle s'organise. Elle s'efforce de servir au mieux l'information scientifique et technique soit d'un pays, soit dans un domaine, soit au plan international. Elle s'appuie sur la normalisation des termes, des langages documentaires... Elle recherche la compatibilité des nouveaux systèmes de transfert de l'information, l'interconnexion des systèmes ouverts. Cependant les politiques documentaires nationales, internationales balbutient encore pour la plupart. Les réseaux se construisent. L'utilisation des nouvelles technologies se heurte à l'incompatibilité des matériels et des logiciels.

Banque d'information, politique documentaire, programme de formation des professionnels de l'information deviennent indissociables et concourent à servir l'IST (information scientifique et technique).

Les expériences relatées montrent que les politiques documentaires ne peuvent plus se contenter d'être uniquement nationales. Elles participent à la fois à des réseaux nationaux et internationaux bien structurés, avec des vocabulaires, des logiciels et des matériels compatibles, sinon les mêmes.

Ces témoignages sur l'organisation de la documentation francophone concluent en soulignant l'importance de la défense de la langue française, des normes AFNOR, des nouvelles technologies et des télécommunications. Bilan d'expériences réussies, ce petit livre est riche en enseignements sur la mise en place de politiques et de réseaux documentaires. La Fédération des associations de bibliothécaires, archivistes et documentalistes des états membres du sommet francophone (FABADEF), instituée lors du Congrès de Paris de l'IFLA en 1989, est absente. Elle a, en effet, tenu sa première assemblée générale le 27 et 28 août 1990 à Tunis, après la parution de ce livre.