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Fédération internationale des associations de bibliothécaires

La réunion annuelle du Conseil de la Fédération internationale des associations de bibliothécaires a eu lieu cette année en Suède, du 8 au II août 1960. Les séances avaient été réparties entre deux villes du sud du pays : Lund, où l'Université servit de cadre aux débats, Malmô où les délégués furent accueillis à la Bibliothèque publique, connue, depuis le stage organisé par l'Unesco après la dernière guerre, comme une des bibliothèques-pilotes d'Europe.

L'organisation en tous points parfaite, malgré cette dualité des lieux de réunion, avait été assurée par les dirigeants des quatre associations de bibliothécaires suédois et plus particulièrement par M. Ottervik, directeur de la Bibliothèque universitaire de Gôteborg et vice-président scandinave de la F.I.A.B.

Les participants furent particulièrement nombreux cette année : 154 personnes représentaient 24 pays et 5 organisations internationales. Les délégués français étaient MM. M. Piquard et J. Lethève, respectivement vice-président et secrétaire général de l'Association des bibliothécaires français, et Mme Duprat, conservateur de la Bibliothèque du Musem d'histoire naturelle.

Il est vrai que la Fédération a accueilli 13 nouveaux membres depuis un an et qu'elle en comporte maintenant 87. Phénomène de croissance qui ne va pas sans poser des problèmes, ainsi que le souligna le secrétaire, M. Wieder, dans son rapport moral. Mais ces problèmes se trouveront, on l'espère, en partie résolus lorsque la Fédération aura établi un secrétariat permanent à Paris, avec l'aide de l'Unesco. Cette proposition de M. Petersen, chef de la Division des bibliothèques de l'Unesco, sera facilitée par l'augmentation de la subvention accordée par cette organisation à la F.I.A.B. Ainsi peut-on espérer qu'augmentera l'efficacité du travail international de la Fédération. C'est à cet accroissement d'efficacité que songeait également le président M. Hofmann en établissant un programme à long terme, qu'il a commenté devant le Conseil, prenant position sur les tâches départies à la F.I.A.B., parallèlement à celles que la Fédération internationale de documentation a, de son côté, récemment définies.

L'utilité d'un travail accompli en liaison avec l'Unesco a été par ailleurs souligné par différentes commissions, particulièrement celle des statistiques et celle des échanges internationaux préludant à la réunion de Budapest. C'est sur le même plan que se développe le travail extrêmement actif de la commission des principes de catalogage qui devait surtout présenter le bilan des travaux de l'année et qui a souhaité une plus grande diffusion, dans les différents pays, de ses recommandations préliminaires, en attendant la grande conférence de 196I.

D'autres commissions, en revanche, ont poursuivi un chemin plus indépendant. La commission des bibliothèques nationales et universitaires, divisée désormais en deux sous-sections, cherche encore un peu, au milieu de tant de problèmes qui peuvent la solliciter, la voie menant à une action efficace.

La commission du livre ancien, devant qui est posée la question de la poursuite du Catalogue collectif des incunables, se trouve aux prises avec une délicate situation née de la guerre : elle a décidé le principe d'une confrontation d'experts.

Signalons encore, parmi les commissions qui se sont réunies pour mettre au point un plan de travail précis, celle des bibliothèques parlementaires et administratives, celle de la formation professionnelle - dont la réunion a suscité cette année un grand mouvement d'intérêt de la part des délégués -, celle des périodiques et celle des bibliothèques enfantines. Enfin une commission supplémentaire a été créée pour l'étude des constructions de nouveaux bâtiments.