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Réunion commune du bureau du Comité consultatif international de bibliographie et des représentants du Comité consultatif international pour la documentation et la terminologie dans les sciences pures et appliquées

Une réunion commune du bureau du Comité consultatif international de bibliographie et de représentants du Comité consultatif international pour la documentation et la terminologie dans les sciences pures et appliquées s'est tenue à Paris au siège de l'Unesco du i 1 au 14 mai 1959.

Présidée alternativement par M. Julien Cain, président du Comité consultatif international de bibliographie, et M. Cummings, président du Comité consultatif international pour la documentation et la terminologie dans les sciences pures et appliquées, cette réunion avait pour objet essentiel de définir le statut et les attributions d'un nouveau comité destiné à remplacer ces deux organismes.

Assistaient aux séances; MM. Brummel, directeur de la « Koninklijke Bibliotheek », La Haye; F. C. Francis, chef du département des imprimés du « British Museum », Londres; Alexandre King, président de la Fédération internationale de documentation; M. G. Hofmann, président de la Fédération internationale des associations de bibliothécaires; Petersen, chef de la Division des bibliothèques de l'Unesco; Maller, chef de la section de bibliographie de l'Unesco; J. F. Fino, spécialiste de bibliographie à la division des Bibliothèques de l'Unesco; Mme Savova du département des sciences exactes et naturelles du département de l'Unesco; M. Holmstrom; Mme Beliaeva, bibliothécaire à la Bibliothèque de l'Unesco; Mlle Salvan, représentant la Commission nationale française de bibliographie.

M. Jean Thomas, directeur général adjoint, est venu apporter les voeux du Directeur général.

La nouvelle structure est envisagée par le département des activités culturelles de l'Unesco (représentée à la réunion par M. Salat), non seulement pour des raisons d'économie mais pour établir une meilleure coordination entre les diverses activités bibliographiques. Au cours des discussions, diverses suggestions ont été présentées et M. King, président de la F. I. D., ayant rappelé l'importance de la Conférence internationale de Washington, souligna la nécessité de coordonner les activités tendant à développer les techniques et les méthodes nouvelles pour la diffusion des informations. Il a été admis que l'Unesco devait jouer dans ce domaine un rôle essentiel et que le nouveau comité, qui devrait comprendre environ 12 membres serait appelé à conseiller le directeur général en ce qui concerne la documentation, la bibliographie, la terminologie et l'information spécialisée. Le nouvel organisme devra se tenir en liaison étroite avec les groupements qui traitent de ces problèmes, en particulier l'«International council of scientific unions» (I. C. S. U.) et le Comité international de philosophie et des sciences humaines (C. I. P. S. H.), et, d'autre part, avec les grandes organisations comme la F. I. D. et la F. I. A. B., qui doivent se réunir à Varsovie en septembre 1959.

Les membres des deux Comités ont été appelés également à donner leur avis sur les contrats de l'Unesco actuellement en cours d'exécution et sur les projets de contrats à l'étude.

M. Julien Cain a insisté particulièrement sur l'intérêt que présente la formation professionnelle des bibliographes.

Il a demandé à M. Meyriat, qui avait également évoqué cette question, de rédiger sur ce sujet un voeu qui sera soumis à la F. I. A. B. et à la F. I. D. Voici le texte de ce vœu :

Le Bureau du Comité consultatif international de bibliographie, réuni le II mai 1959 à la Maison de l'Unesco :
considérant que la mission dont il a été investi par l'Unesco, à la suite de la conférence internationale de 1950, lui impose de souligner l'importance d'un équipement bibliographique approprié pour le développement de toute activité éducative, scientifique et culturelle;
reconnaissant que cet équipement ne peut être amélioré que par le travail de spécialistes qualifiés et dévoués;
mais constatant que, dans la plupart des cas, les travaux bibliographiques d'intérêt majeur doivent être accomplis par des personnes ayant d'autres obligations professionnelles (dans les domaines de la gestion des bibliothèques, de l'enseignement, de la recherche scientifique, etc...) et obligées en fait de prendre sur leurs loisirs le temps consacré au travail bibliographique; qu'en outre ces bibliographes, qui ont souvent été contraints de se donner à eux-mêmes la formation dont ils ont besoin, ne trouvent pas pour les aider des spécialistes ayant bénéficié de l'enseignement et de l'entraînement appropriés;
émet le vœu que les instances compétentes de l'Unesco portent leur attention sur le double problème :
I. de la reconnaissance d'une profession de bibliographe, distincte de celle de bibliothécaire, pouvant être exercée dans le cadre d'une carrière organisée et offrant des garanties de traitement et de statut suffisantes pour attirer des candidats qui possèdent les dons et qualités nécessaires;
2. de l'organisation d'un enseignement spécialisé et pratique pour la formation de ces bibliographes;
et suggère que l'Unesco attire sur ce double problème l'attention de tous les États membres, pour que chacun de ceux-ci étudie et adopte les mesures propres à le résoudre sur le plan national.