C’est à une réflexion globale sur les enjeux du patrimoine en bibliothèque que nous convie ce numéro du BBF, réflexion qui sera prolongée à l’occasion du numéro 1 de la livraison 2009. La thématique de la construction renvoie tant aux dispositions et à la répartition des fonds qu’à la construction numérique qui lui est consubstantielle. Elle renvoie aussi à l’idée qu’il faut constituer de nouveaux corpus avec le matériau préexistant, d’où ce titre du dossier frondeur et a priori paradoxal, "construire le patrimoine".
Ce panorama essaiera de donner certaines précisions d’ordre technique, mais aussi de relater la variété des approches du patrimoine à numériser. D’une bibliothèque l’autre, pour reprendre le titre du petit livre d’Enis Batur, nombreuses sont les mutations engagées par les bibliothèques municipales pour la mise en place d’un fonds numérisé accessible via internet.
e-Dossier élaboré par Jeremy Jeanguenin
Les préconisations officielles en matière de numérisation du patrimoine culturel sur le site du ministère de la Culture et de la Communication (bonnes pratiques, qualité, OAI, traitement de l’image…).
A la Direction des archives de France, "Numérisation" un guide et des cahiers des charges.
Le Rapport Rigaud sur le patrimoine, dont Noëlle Balley a analysé la portée sur le monde des bibliothèques.
L’état des lieux de la numérisation en bibliothèque par Thierry Claerr (Direction du livre et de la lecture) en 2007 à l’université de Nancy-II, ici.
Gaëlle Béquet rédigeait en 1997 "La numérisation des documents patrimoniaux", feuille de route toujours pertinente.
Au sein de la BnF, la Bibliothèque numérique propose une "Charte technique du service de Numérisation".
ONU. ARMS (Section des archives et des records). Planification d’un projet de numérisation de documents, 2006.
Unesco. "Appendix E: Questions relatives à la numérisation". Programme mémoire du Monde. 1994-1996.
Ce document aborde : intérêt des documents numérisés, plan technique, méthodologie du projet, préservation et accès, diffusion des documents numérisés.
La conservation partagée en question, sur le site ConservPartage, elle aborde plusieurs domaines (la jeunesse, la musique...).
Le Plan de conservation partagée des périodiques médicaux dans les bibliothèques de l’Enseignement supérieur d’Ile-de France, présenté par Béatrice Martineau (document texte).
Guy Cobolet est intervenu également à la réunion des directeurs de bibliothèques universitaires en 2008. Son exposé au format PowerPoint.
La numérisation à Lyon sur le site de l’Association pour le Développement des documents Numériques en bibliothèques (ADDNB) : http://www.addnb.fr/La-numerisation-a-la-bibliotheque.
Base Archives et images de la bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC) à Nanterre.
Scriptae, base de manuscrits de la bibliothèque de Port-Royal.
Liber Floridus (manuscrits enluminés des bibliothèques de l'enseignement supérieur).
Mandragore (manuscrits enluminés de la Bibliothèque nationale de France).
L'Institut de recherche et d'histoire des textes.
Et Gallica, bien sûr !
Une pionnière en matière de collections numériques (1996!), la bibliothèque municipale de Lisieux.
Une bibliothèque en plein essor numérique et qui a su donner cohérence à son offre de collections : la Bibliothèque Municipale de Lyon.
La médiathèque de l’agglomération troyenne propose également sur son site une section numérique en trois parties : livres numérisés, images numérisées, librairie de colportage.
La bibliothèque numérique de Roubaix.
Le réseau des bibliothèques municipales de Reims constitue aussi ses collections numériques.
La bibliothèque municipale de Grenoble propose des livres numériques via les services de Numilog.
Une expérience de navigation dans la bibliothèque numérique de Lille.
La bibliothèque Méjanes à Aix-en-Provence (Cité du livre) lance sa bibliothèque numérique.
La bibliothèque numérique de l’université Montesquieu-Bordeaux-IV.
Les collections numérisées de la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg (BNUS).
NordNum, bibliothèque numérique d’histoire régionale du Nord-Pas-de-Calais.
Le bibliothèque électronique proposée par le Service commun de documentation de l’université de Méditerranée d’Aix-Marseille-II.
A titre complémentaire, un dossier de projet professionnel de bibliothécaire, "Développement du fonds angevin numérisé de la bibliothèque universitaire d’Angers" par Monique Etienney (Enssib, 2000).
Couperin, consortium universitaire des publications numériques, propose de guider les projets OAI en bibliothèque.
La prise de position de Jean-Noël Jeanneney, à l’origine du mouvement qui conduit à la naissance d’Europeana.
Le plaidoyer roboratif de Jean-Noël Jeanneney face à Google Books, c’était il y a à peine trois ans : à relire dans les Chroniques de la BNF.
Europeana défie Google : "A ce jour, la France, qui fournit 52% des œuvres mises à disposition, est le principal contributeur. Initié en 2005, ce projet est le fruit d'une «collaboration sans précédent» entre plusieurs centaines d'institutions culturelles de l'Union européenne."
Le débat autour de la numérisation et de Google ; une revue de presse complète disponible sur le site de la BNF.
Europeana a ouvert ses "portes" le 20 novembre 2008.
Comme on le sait désormais, après une étape de communication bien étudiée, Europeana s’est retrouvée bloquée par le trop grand nombre de connexions simultanées au site.
Sur fluctuanet, on peut lire à propos de cet engorgement et de l’avarie des serveurs : "Trop modestes, les concepteurs d'Europeana ont tablé sur 5 millions de visiteurs par heure. Or, dès le jour de son lancement, ce sont 10 millions de curieux qui cliquent sur la page d'accueil du portail, contraignant le site à fermer quelques heures en milieu de journée."
Sur Affordance, Olivier Ertzscheid, maître de conférences en Sciences de l'information et de la communication relève : "Même Google s'était pour l'occasion fendu d'un billet relayant, annonçant et se félicitant de ladite ouverture de la bibliothèque numérique européenne, et en profitant pour lancer un appel du pied appuyé (à moins qu'il ne s'agisse d'un tacle sournois)" :
"As we move ahead with Google Book Search, we look forward to finding new ways to collaborate on initiatives such as Europeana-- and taking part in what could become the biggest technological leap in disseminating knowledge since Gutenberg invented the printing press."
N’hésitez pas à parcourir le billet d’Olivier, qui a recensé les expériences d’Europeana 'avant-crash' !"
L’heure des malheurs pour Europeana, sur Bibliofrance : quid des serveurs ? "Jill Cousins, responsable de la fondation qui gère Europeana déclarait 'Europeana n'est pas une concurrence à Google' ... pas en l'état, ça c'est sûr !"
Enfin, nous vous rappelons le dernier billet du Blog du BBF signé par Lionel Maurel, "Le Livre vert et l'ombre de Google", extrait de l’article à paraître au prochain numéro papier du BBF.
Un service multilingue, Michael : "Découvrez le patrimoine culturel numérique européen. Grâce au service multilingue Michael vous avez la possibilité d'explorer les collections numériques des musées, services d'archives, bibliothèques et autres institutions culturelles de toute l'Europe. Que vous soyez amateur d'art, d'archéologie, de généalogie, ou bien intéressé par l'histoire romaine ou moderne ou encore par des projets de vacances, Michael peut vous aider à trouver les ressources accessibles."
Le Digital curation Center à Edimbourg.
Le rapport Européen sur la préservation numérique.
On ne peut décidément pas passer à côté de la vidéo Numérisation de masse à la BNF – très démonstrative – que nous avons récemment évoquée sur le Blog du BBF!
L’accès universel aux publications, en créant ses propres livres avec les « booksmobile », par Brewster Kahle, cofondateur et dirigeant de l’organisation Internet Archive (communication en anglais), sur youtube.
Vous pouvez aussi écouter l’interview d’Olivier Ertzscheid à propos du lancement d’Europeana, sur le site de Télérama (fichier baladodiffusable, ou "podcastable", si vous préférez !).
"Le livre n’est pas désintégré mais reconfiguré dans un nouvel ordre", "Tous les lieux de savoirs se valent-ils ?" : tel est le propos développé par Isabelle Aveline, fondatrice du site internet zazieweb.fr, sur la partie ressources ouvertlanuit, tenue en marge du site Tiers Livre par l'écrivain François Bon.
Ce que les éditeurs doivent savoir à propos de la numérisation, un diaporama au format SlideShare.
La BNF donne les principes scientifiques du développement du Spar dans cette partie.
Qu’entend-on par "numérisation de masse" ? C’est sur Figoblog que Manue analyse que "Le problème avec la masse, c'est que plus elle augmente, plus la qualité baisse".
La Digital preservation coalition, entité de la British Library pour le web archiving en Grande-Bretagne.
De la production à la numérisation des objets numériques, ou comment le numérique métamorphose les métiers de la conservation et du magasinage. Les étapes présentées par Lionel Micault et Laurent Duplouy à l'Ifla.
L'Initiative de Budapest pour le Libre Accès à la Recherche (BOAI - Budapest Open Access Initiative).
L’Open Content Alliance.
Le site Archives ouvertes, dont nous avons parlé récemment au détour d’un billet, qui se veut le guide des mises en œuvre d’archives ouvertes et OAI.
Pour mieux comprendre l’Open Archive initiative, rôle des OAIsters et autres moissonneurs du web expliqué par Julien Sicot, de la bibliothèque Michel-Serres.
Une présentation du protocole OAI par Emmanuelle Bermès.
"La médiathèque dématérialisée. 1, La musique." Journée d'étude du 31 mai 2007 organisée au centre culturel de Taverny.
On prêtera attention à la question provocatrice : "La musique a-t-elle encore sa place dans les médiathèques ?".
Un exposé qui date un peu, mais qui donnait déjà un aperçu très concret de l’extension au support web, par Catherine Lupovici, BnF, Direction des services et des réseaux, Département de la Bibliothèque numérique.
Sur le site Formats Ouverts, "Les fichiers numériques sont-ils pérennes?"
Eclairage wikipédien sur les mashups.
Le point d’hybridation des contenus web 2.0 fait parler de lui : "Comment créer des mashups, les exploiter, quelles sont leurs limites, quel modèle économique ?", par Guillaume Devaux.
Et plus particulièrement sur le modèle économique des mashups par Hubert Guillaud, à lire sur InternetActu.
L’Explocentre d’Orange lance un mashup de Wikipédia, c’est sur Bibliobsession.
Une entreprise qui ne manque pas d’originalité !
Gilles Pierret signait déjà dans nos colonnes en 2005 un Tour d'horizon à propos des collections de microsillons 78 tours à l’occasion de la journée d’étude organisée par l’Afas et la BnF le 27 mai 2005, et pointait la question de la reconnaissance de la valeur patrimoniale des documents sonores : "Partant du constat que les collections de documents sonores édités (bien qu’il ne s’agisse pas d’archives sonores à proprement parler) ne se sont pas encore vu reconnaître la valeur patrimoniale qu’elles méritent, la journée d’étude organisée par l’Afas (Association française des détenteurs de documents audiovisuels et sonores) et la Bibliothèque nationale de France (BnF), le 27 mai 2005, avait pour but de sensibiliser à la nécessité d’en assurer et d’en développer la conservation, qui s’impose d’autant plus aujourd’hui que l’avenir du disque est loin d’être assuré."
En complément de l’article de Gilles Pierret, sur le fonctionnement, l'historique et la conservation des supports microsillons, en français sur le site de l'Ifla.
Comment essayer de prendre un peu de recul, en revenant aux analyses d’il y a 25 ans, au grand soir du Compact Disc : "Pour la petite histoire, sachez que les lobbies de l'industrie du disque ont effectivement obtenu en 1984 une exclusion à la doctrine de la vente initiale dans le cadre de la loi sur le copyright, qui permettait de tuer dans l'oeuf le business de la location de disques."
La suite ici.
Musique numérique en bibliothèque, c’est sur le blog de Xavier Galaup, qui propose un tour d’horizon des autres manières d’écouter la musique en numérique, avec revue des plateformes (en particulier iThèque pour l’écoute en bibliothèque).
"Constituer un patrimoine oral", intervention à l' Ifla par Joëlle Garcia, un retour sur la conservation des sources orales en bibliothèque. Bibliothèque nationale de France (1999).
L’ouverture des urnes à l’Opéra Garnier (2e partie) : "Cent ans après, les urnes de l’Opéra ont parlé" est un colloque au cours duquel seront présentés des disques microsillons centenaires, restés prisonniers de leur enveloppe de métal. Les 8 et 9 décembre 2008.
"A quoi ça sert ?" Par Catherine Dhérent, Journée d’information Afnor CG 46, 7 juin 2005.
Sur les hyperarticles en ligne ("HAL"), car n’oublions pas qu’ils sont un outil de diffusion et de conservations de bases d’articles scientifiques précieux à la recherche et à la communication universitaire.
Une question plus provocatrice abordée par un étudiant de l’Ebsi : "La bibliothèque doit-elle abandonner le stockage de documents ?"
Le contenu du livre va-t-il passer du papier au téléphone en sautant la case e-book ? La signature d’un accord BnF/PhoneRead, c'est sur Bibliobsession.
Pour en savoir plus sur cet accord, c’est sur ActuaLitté.
http://souslapoussiere.org/
http://www.figoblog.org/
http://bibnum.over-blog.com/
http://bibliothequesnumeriques.20minutes-blogs.fr/
http://cyberlibris.typepad.com/blog/bibliothque_numrique/
http://bibliothequesnumeriques.over-blog.net/
Pour terminer, Olivier Ertzscheid a dressé un brillant inventaire des sites qui proposent des bibliothèques numériques, c’est sur son blog Affordance (toujours !).
Le Bulletin des bibliothèques de France est publié par l'École nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques
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