ressources en information et documentation

Demandez à un bibliothécaire!

Hier était inauguré le service de réponse à distance pour étudiants Rue des facs à la bibliothèque Sainte-Barbe. Elle rassemble les compétences et les fonds de 13 établissements parisiens et mobilise quelque 141 bibliothécaires. Ce projet de développement des services numériques en bibliothèque a été soutenu par l'université numérique d'Ile-de-France et par la ville de Paris qui a attribué une subvention au projet.

Ce type de service "question à un bibliothécaire", calqué sur le modèle anglo-saxon, est déjà répandu à la BPI (le service Radis, Réponses à distance, puis la mise en place du réseau "Bibliosés@me"), à la bibliothèque municipale de Lyon avec son efficace Guichet du savoir (qui a la particularité de publier les réponses sous forme de fil de discussion et permet ainsi à chacun de profiter des requêtes des autres) et à la BnF avec Sindbad (dont l'existence nous est rappelée sur le nouveau blog "10 ans et après?"). Ces types de services se développent désormais sur des thématiques plus spécialisées : c’est le cas de l’Enssib et du service Questions?Réponses!, plus axé sur les connaissances en bibliothéconomie et en sciences de l’information et de la communication, qui intègre une base de connaissances mise à jour de façon trimestrielle et interrogeable par un moteur de recherche (en test actuellement).

Ces services, contrairement à ceux de type "guichet", se limitent néanmoins à des réponses d'ordre bibliographique, d'orientation et d'aide à la recherche. N'est-ce pas aussi là une manière d'endiguer, par un service d'orientation à distance, le mésusage des collections, tous médias confondus?

Notre confrère Silvère, sur Bibliobsession, il y a quelques semaines à peine, portait déjà aux nues ces nouveaux services, en regrettant que les réponses ne donnent pas lieu à des publications en ligne, à la manière du Guichet du savoir.

 

Pour une éducation à l'information

Par Jeremy Jeanguenin, le 12 novembre 2008

Dans ressources en information et documentation

Il nous a semblé intéressant de présenter ce court (mais non moins enthousiaste) manifeste "Formation à la culture de l'information", qui nous a été transmis par la Fadben (Fédération des enseignants documentalistes de l’éducation nationale). Dans la continuité des positions d'Alexandre Serres (que nous citions récemment) sur l'exigence de formation à la recherche d'informations à l'université, sans doute s’agit-il là de ce qui constitue le "nœud gordien" des professions de documentaliste et de bibliothécaire : maîtriser l’information dans une société axée sur la communication et faire connaître les méthodes.

Voici le communiqué de la Fadben :

''30 ans après un premier manifeste, il a semblé opportun à la Fédération des enseignants documentalistes de l’éducation nationale de clarifier ses positions aujourd’hui par un nouveau manifeste et par une contribution à la réforme des lycées.

Ces documents disponibles sur notre site web ont été conçus pour faire connaître au plus grand nombre les enjeux de la formation à la culture de l’information et le rôle que doivent jouer les enseignants documentalistes dans cette formation.''

Vous pourrez consulter librement le texte du manifeste sur le site de la Fadben.

Si vous avez fait l'impasse sur le texte, sachez que le manifeste propose ni plus ni moins qu'un véritable enseignement de culture de l'information, et ce de façon continue de la sixième à la terminale (titulaires d'un Capes, les documentalistes restent des enseignants). Au-delà de la démarche éducative, le professionnel de la documentation ou des bibliothèques sera tenté d'imaginer là de futurs et compétents successeurs dans leurs domaines! Peut-être une façon de susciter des vocations plus précoces. Le parti pris de la culture informationnelle sera certainement la pierre angulaire de la reconnaissance de nos professions trop mal connues, et dont la représentation sociale reste encore floue, si ce n'est difficile.

En écho à cela, le sénateur David Assouline (auteur du Rapport d'information sur l'impact des nouveaux médias sur la jeunesse), après avoir rencontré Françoise Albertini, présidente de la Fadben, relate sur son blog la nécessité d’un enseignement fondamental de recherche d’informations et de culture des médias, concluant sur l’accès à l’enseignement supérieur et sur les enjeux de citoyenneté.

Pour en savoir plus sur ce débat chez les enseignants-documentalistes, rendez-vous sur Docs pour docs.

Enfin, ne négligez pas la critique que signe Olivier Le Deuff, enseignant-documentaliste, sur son blog Le Guide des égarés.

 

Lexis Web, un nouvel outil de recherche d’information juridique gratuit

Par Jeremy Jeanguenin, le 22 octobre 2008

Dans outilsressources en information et documentation

Lexis Web, portail qui indexe plus de 4500 sites web du domaine juridique, est un nouveau service lancé par LexisNexis (groupe Reed Elsevier). Lexis Web en est encore à la version beta (d’inévitables bugs sont signalés au fil de son utilisation, mais c’est prometteur), en anglais et – en l’état - il est gratuit.

A signaler également, LexisNexis lançait récemment nouvelle version du service en ligne d’information juridique LexisNexis JurisClasseur "version 2009", voulue simplifiée, et dont l’ergonomie de l’interface a été revue.

 

Prix «mémoire et savoir» 2008 Archimag - Serdalab

Par Katell Gueguen, le 05 mars 2008

Dans métier(s)ressources en information et documentation

Nous relayons l'information parue sur plusieurs listes de diffusion ces derniers jours, l'"Opération mémoire étudiant" .

«Vous êtes fraîchement diplômé(e) de doctorat ou de master 2 (recherche ou professionnel) en infodoc ? Vous venez de soutenir votre thèse, votre mémoire ou votre rapport de stage ?
Archimag est fier de vous inviter à participer à son prix «mémoire et savoir».
Un jury de grandes figures de la doc et des sciences de l'information récompensera en juin les travaux les plus innovants.»

Pour connaitre les modalités de participation, voir les explications et le formulaire à compléter sur le site d'Archimag.

 

Parutions de revues: Code4Lib Journal, RESSI et EBSI

Code4Lib Journal
« Une nouvelle revue de bibliothéconomie a été créée qui sera sans aucun doute incontournable pour ceux qui s’intéressent à l’informatique documentaire, c’est-à-dire, selon leurs propres termes, à “l’intersection entre les bibliothèques, les technologies, et le futur”. »
Ce sont les mots de Nicolas Morin pour présenter cette revue dont le premier numéro est sorti le 17 décembre.
Voir aussi Lorcan Dempsey, xplus3 et Pintiniblog qui en parlait déjà en juillet.

RESSI
Le dernier numéro de RESSI, la revue électronique suisse en sciences de l’information et des bibliothèques, est paru début décembre (bien que daté d’octobre 2007). On y trouve notamment un article sur « les bibliothèques municipales selon leurs non-usagers », et « Une enquête qualitative auprès des publics de Bibliosciences à l'Université de Genève ».

La référence
Le journal étudiant de l’EBSI, surtout destiné à un public interne à l’école, et qui parait environ trois fois par an, vient de mettre en ligne son numéro de décembre 2007. Intitulé « Bibliothèques de l’UdeM : Mais où est donc le web 2.0 ? », tout un chacun pourra être intéressé par ce média dans lequel « les étudiants, professeurs et membres du personnel de l'EBSI peuvent (…) faire connaître leurs opinions, leurs messages, leurs réflexions. »
Sommaire du numéro et précisions sur la politique éditoriale de la revue sur le lien mentionné ci-dessus.

 

A la croisée des métiers

La question posée par Thomas Chaimbault (bibliothécaire à l’Enssib) fin octobre, Que sont les Sciences de l'Information et des Bibliothèques?, a été l’occasion, à travers commentaires et billets, de revenir sur ce qui sépare et ce qui lie les divers métiers de l’information, soit principalement les SIB (sciences de l’information et des bibliothèques) et les SIC (sciences de l'information et de la communication)… sans oublier les SD (sciences de la documentation).

Actuellement, côté universitaire, les SIC regroupent, comme leur nom l’indique, les sciences de l’information (SI) et les sciences de la communication (SC), cette coexistence se faisant au détriment des premières – voir, pour la description officielle, mentionnée en premier lieu par T. Chaimbault, le Conseil national des universités (l'instance nationale compétente à l'égard du recrutement et du suivi de la carrière des enseignants-chercheurs) et sa 71e section relative au champ des Sciences de l’information et de la communication.
Faut-il alors souhaiter un rapprochement des SI et des SIB d’un côté en les séparant des SC de l’autre, selon le modèle anglo-saxon? Ou bien n’est-il pas préférable d’intégrer toutes ces sciences dans un même champ? Et dans tout ça, quelle est la place de la documentation? La position des acteurs de l’info-com-biblio-documentation et leur compréhension de leurs champs respectifs, mettant en lumière les recoupements, rapprochements et déséquilibres notoires, ont donné lieu à de très riches échanges sur ce que sont nos métiers et ce qu’ils sont amenés à devenir – et la lecture de ce débat résiste à l’agacement ressenti par certains face à cette multiplication des sigles…

On lira donc dans l’ordre le billet de Thomas Chaimbault, qui voulait à l’origine, au-delà des ressources professionnelles (validées et francophones) accessibles sur le web listées quelques mois plus tôt, répondre plus précisément à la question de savoir ce que sont les SIB, et propose en ce sens plusieurs pistes intéressantes. Puis le billet d’Olivier Ertzscheid, la réaction en deux temps d’abord de Michel Roland-Guill, suivi d’un troisième billet suite à la protestation de Klog demandant à ce qu’on fasse une place aux sciences de la documentation (SD). Des références à de nombreux autres articles qui s’interrogent sur le métier parsèment ces divers billets, dont on n’oubliera pas de lire les commentaires.

 

Version 2007 de la brochure REPERE

Par Invité, le 07 novembre 2007

Dans ressources en information et documentationinvité

Ci-dessous un message d'Elisabeth Noël, publié par ailleurs sur diverses listes de diffusion, relatif à la parution de la nouvelle version de la brochure REPERE.


La version 2007 de la brochure REPERE (Ressources Electroniques Pour les Etudiants, la Recherche et l’Enseignement) est maintenant disponible !

Cette brochure gratuite, éditée par l’enssib, peut être utilisée pour la formation des étudiants à la maîtrise de l'information.

Tous les Services Communs de la Documentation des universités ou des IUFM ont reçu ou vont recevoir très rapidement, auprès de leur direction, un nombre d'exemplaires destinés à leurs étudiants avancés ou à leurs enseignants, pour l'année 2007-2008. Il ne sera PAS possible à ces établissements de recevoir d'autres exemplaires.
Hors SCD, vous pouvez obtenir des exemplaires en vous adressant, uniquement par mail, à Elisabeth Noël, en indiquant:
- le nombre d'exemplaires demandés
- le nom du destinataire
- son service
- son organisme (adresse obligatoire)
- son mail et son téléphone
- les étudiants auquel sont destinés les exemplaires (niveau d’étude, discipline, nombre)

Les exemplaires de la brochure REPERE vous seront alors expédiés, dans la limite des stocks disponibles!
Bonne lecture à vous et merci pour vos critiques sur ce document, afin de l'améliorer.

Elisabeth Noël

Pour info, REPERE a pour objectif de présenter l'ensemble des ressources électroniques dans leur diversité (accès, usages, coûts, acteurs, législation, typologie, technique) en privilégiant une approche liée à l'information scientifique et technique (recherche d'information sur Internet, gestion de l'information personnelle, évaluation).
La brochure est aussi disponible sur le site REPERE en version PDF.

 

Ressources sur le patrimoine

Par Katell Gueguen, le 11 septembre 2007

Dans conservation et patrimoineressources en information et documentation

Le patrimoine étant à l’honneur ce week-end, voici, et ce indépendamment des Journées européennes, quelques liens trouvés dernièrement sur le sujet.

Consortium of European Research Libraries
Raphaële Mouren signalait hier sur la liste Bibliopat (accessible aux abonnés) des nouvelles du Cerl: «j’apprends en lisant la Newsletter du Cerl qu’un nouveau "cluster" d’abonnés à la Hand Press Book Database s’est formé autour de la bibliothèque municipale de Lyon, participante "historique" à la base. Ce cluster regroupe les bibliothèques municipales de Gap, Rennes, Chalons en Champagne et Lille. Dans ces bibliothèques, ainsi qu'à la Bibliothèque nationale de France, membre elle aussi du Cerl, on peut désormais consulter la base des livres anciens, très riche, où l'on trouve parfois le livre qu'on n'a pas trouvé ailleurs. (…) Le thésaurus, qui forme une véritable liste d'autorités, est consultable librement.»

PECIA - Ressources en médiévistique
Le blog Pecia : Le manuscrit médiéval est de nouveau accessible depuis cet été, après un grave problème avec leur hébergeur qui a eu pour conséquence de détruire l'ensemble des données de leur précédent blog. C’est une mine à surveiller, avec notamment, outre les billets, de très nombreux liens répertoriés (colonne de droite) vers des portails, revues, centres de recherche, associations, bases de données, etc. A consulter également le site Pecia – le directeur de publication de ces ressources est Jean-Luc Deuffic.

Bibliothèques d’Asie du Sud-Est
Ce blog d’une conservateur en disponibilité devenue pour un temps “travelling librarian” propose une catégorie Patrimoine qui nous fait faire en couleurs le tour du monde.

Rencontres Henri-Jean Martin
Rappelons que l'Enssib et l'association Bibliopat organisent deux journées de rencontres autour du patrimoine des bibliothèques et de son actualité les 22 et 23 octobre à Villeurbanne. "Ces rencontres, placées sous l'égide d'un historien et bibliothécaire célèbre pour avoir toujours gardé sa liberté de parole, ont pour objet d'offrir aux responsables des fonds patrimoniaux un rendez-vous annuel, pour mieux se connaître et pour faire le point sur leurs pratiques professionnelles." Annonce et programme parus sur biblio-fr le 22 juillet. Entrée gratuite sur inscription: bibliopat-asso@no-log.org

Thésaurus du réseau européen du patrimoine (HEREIN)
Et enfin un dernier lien qui pourra intéresser certains bien qu’il ne concerne pas directement les bibliothèques. Le site Descripteurs présentait fin juillet le thésaurus associé au projet HEREIN et édité par le Réseau européen du patrimoine: ce thésaurus multilingue «a pour objectif de proposer, dans un premier temps en trois langues - anglais, espagnol et français -, un système terminologique relatif aux politiques nationales concernant le patrimoine architectural et archéologique au sens défini par les Conventions de Grenade (octobre 1985) et de La Vallette (janvier 1992)». Le Réseau européen du patrimoine est «système permanent d'information regroupant au sein du Conseil de l'Europe les services gouvernementaux européens responsables de la protection du patrimoine.»

 

Biblioflux : une courte présentation

Marie Guinchard (coordinatrice du contrat ville-lecture de Faches-Thumesnil (métropole lilloise)) et Willy Tenailleau (auteur du blog LaConjuration/notes) nous présentent à quatre mains le site élaboré par ce dernier, Biblioflux, «Répertoire de blogs consacré aux bibliothèques, aux sciences de l'information et de la documentation et aux technologies associées» mis en place ces derniers mois. Très intéressé par ce projet, le BBF publiera à la rentrée un article de ces mêmes auteurs décrivant de manière plus étoffée la démarche qui a entraîné la création de Biblioflux, les réflexions sur son utilité et le public à cibler en priorité, ainsi que les probables évolutions.


L'actualité récente relayée par le BBF – l’étude en ligne de PascalK et Dbourrion, l’article de Nicolas Morin et Marlène Delhaye – montre une prise de conscience du phénomène des biblioblogs. En mars dernier, plusieurs de ces bloggeurs de bibliothèques proposaient une idée de rencontre afin, en plus de faire connaissance, de lancer quelques idées de projet à mener ensemble. La page de Bibliopedia dédiée à l'événement et les discussions préparatoires associées montrent la richesse et la diversité des voix portées par ce groupe. Proposé par J.-M. Salaün, un agrégateur dédié aux biblioblogs côtoie alors les projets de formation à destination des professionnels – volonté récurrente au sein de la biblioblogosphère.

Biblioflux est né de cette double préoccupation : offrir un agrégateur clé en main pour apprendre à connaître cette communauté tout en essayant d'éclairer les novices sur les technologies et les pratiques associées aux phénomènes des blogs, en particulier les flux rss. L'outil se voit donc doté de deux faces : une sélection de sources autour du monde des bibliothèques, des sciences de l'information et de l'édition d'une part et des pages consacrées à la présentation et l'utilisation des flux rss d'autre part.

Concrètement, Biblioflux agrège 21 blogs différents et il est possible de suivre tout ou partie de ces sources. En plus d'une page pour se familiariser avec les flux rss et la syndication, un tutoriel explique étape par étape comment créer son propre agrégateur sur Netvibes. Couplées à la liste des biblioblogs disponible sur Bibliopedia, ces explications doivent permettre aux utilisateurs de faire de Biblioflux un outil de transition vers une appropriation des multiples contenus fournis par la biblioblogosphère.

La génèse de l'outil, comme expérience issue de la biblioblogosphère, montre combien la dynamique est entretenue par la communauté (cf. discussion sur Bibliopedia) mais aussi qu'il est difficile, sans cadre défini ni obligations, de porter un mouvement de réelle collaboration (sur le choix des sources par exemple).

 

Questions et ressources sur Wikipédia

Par Katell Gueguen, le 21 juin 2007

Dans internetressources en information et documentation

Malgré les critiques lancées contre Wikipédia par certains professionnels de l’information (voir par exemple Pierre Assouline ou Daniel Garcia), qui ne croient pas au projet et à la possible fiabilité d’une encyclopédie libre et collaborative modifiable par tout un chacun (et manifestement ‘vandalisée’ selon ces derniers), le site, lancé le 15 janvier 2001 en anglais par son fondateur Jimmy Wales (dans le cadre de la fondation Wikimédia) puis rapidement développé dans de nombreuses langues, s’inscrit pourtant à l’heure actuelle parmi les 20 sites les plus visités de la planète selon le baromètre Alexa.
Wikipédia est aujourd’hui déclinée dans 253 langues. On peut consulter pour la version française l’historique de la Wikipédia francophone, cette dernière comptant 13 000 contributeurs enregistrés – contre plus de 110 000 pour la partie anglophone. Notons que l’on peut se procurer Tout Wikipédia francophone sur un CD-Rom, comme c’est expliqué dans ce dernier lien.

Cette notoriété ne présume évidemment pas en soi de la qualité intrinsèque de l’encyclopédie, la fiabilité étant une question omniprésente chez les contributeurs de Wikipédia eux-mêmes ; une page a même spécialement été ouverte pour répondre aux principales objections – permettant par là même une recension de ces dernières. Pour une liste des principales critiques adressées à Wikipédia, consulter également le point 1.3 du dossier de l’INRP présenté ci-dessous.

Toujours est-il qu’on ne peut désormais plus faire l’impasse sur ce qui est devenu une des première références chez les étudiants et jeunes scolarisés, ne serait-ce que pour comprendre de quoi il retourne, quels sont les enjeux à relever, et comment appréhender et consulter cette ressource à bon escient. La politique éditoriale elle-même nécessite une vigilance et une vérification des informations constantes – de la même manière que pour n’importe quelle source, objectera-t-on. Mais, comme le souligne Jean-Michel Salaün, les plus sévères critiques de Wikipédia sont bien souvent ses meilleurs serviteurs.

Pourtant si la comparaison avec les erreurs trouvées dans l’Encyclopædia Britannica ne lui fait pas faire pâle figure (voir note 1 d’un des liens mentionnés plus haut), le problème n’est peut-être pas seulement celui du nombre d’erreurs, mais du type de produit qui s’offre à nous, et qui rend difficile l'évaluation de la teneur de l’information que l’on a entre les mains : une encyclopédie ‘classique’ offre au lecteur un produit fini, dont chaque article a théoriquement été validé par un comité scientifique, et si des erreurs peuvent subsister, du moins le degré d’expertise proposé relève d’un certain niveau minimum. Tel n’est pas le cas de Wikipédia, encyclopédie dans laquelle se côtoient des articles d’une haute teneur scientifique, et d’autres rédigés par des amateurs : or le lecteur lambda qui ne connaît pas un domaine ne peut apprécier le type d’article qu’il est en train de lire.

Vous trouverez ci-dessous quelques liens, plus ou moins récents, qui cherchent à mieux cerner ce que Wikipédia apporte de nouveau, par l'analyse des économies de Wikipédia tout d’abord, puis par des liens s’intéressant au nouveau modèle éditorial qu’elle incarne – avec pour finir quelques liens utiles.

Mise à jour du 22 juin: Le Point a publié hier un article polémique intitulé Wikipédia, une encyclopédie pas si Net, pointant les "dérives de ce système anti-élites", acompagné des points de vue de Michel Serres (pour) et Jean-Noël Jeanneney (contre).

 

Le Bulletin des bibliothèques de France est publié par l'École nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques
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